Loi 101 ou financement proportionnel?

La possibilité de plus en plus sérieuse que le Parti Québécois puisse inclure dans son programme l’application de la Loi 101 au cégep ne saurait être passée sous silence. Si le PQ allait vraiment jusqu’au bout avec cette idée, ce serait une grande victoire pour la nation québécoise. Ceci dit, il y a une autre avenue qui mériterait d’être étudiée: le financement en fonction du poids démographique des anglophones.

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On ne saurait assez le répéter: l’idée d’appliquer la Loi 101 au cégep est une bonne idée, une excellente idée. On réussit, à l’aide d’une loi, à assurer ce qui va de soi dans la quasi-totalité des pays industrialisés: l’enseignement public dans la langue commune. La Loi 101 permet cela, et ce n’est pas rien. Elle nous permet d’exister. Avant son application au primaire et au secondaire, en 1977, 85% des immigrants allaient à l’école anglaise; grâce à elle, nous repoussons encore un peu notre disparition.

Malgré tout, elle possède une faiblesse intrinsèque: c’est une loi. Et, comme toute loi, elle implique des pénalités à ceux qui ne la respectent pas. En d’autres mots: elle est coercitive. Même s’il va de soi que les lois sont utiles et permettent un meilleur vivre-ensemble, elles donnent parfois l’impression d’empêcher les gens de vivre comme ils le désirent. En appliquant la Loi 101 au cégep, plutôt que de parler de l’intégration maximale des immigrants qu’elle permettrait d’accomplir, n’importe quel anglomane de service arrive à marquer des points, si faibles soient ses arguments, en rappelant que la Loi empêcherait les uns ou les autres de profiter d’un service auquel ils prétendent avoir droit. Bref, qu’importe si la loi est bénéfique et souhaitable, elle demeure une loi et à une ère de l’individualisme triomphant et du « j’existe donc je peux », n’importe quelle mesure qui « empêche » est mal vue.

Pour un financement proportionnel au poids démographique

La solution n’est ni nouvelle ni bien compliquée. Plutôt que d’avoir un réseau public anglophone bien financé dont on prive d’accès les francophones et les immigrants, il suffit d’établir un financement proportionnel au poids démographique de la population de langue maternelle anglaise.

Déjà, en 1970, le Parti Québécois le proposait dans son programme:

Le Québec entend reconnaître les droits scolaires de la minorité anglophone. Le chiffre de cette population sera déterminé par un recensement général qui aura lieu tous les cinq ans. Ce chiffre permettra d’établir la proportion du budget du ministère de l’Éducation qui doit être consacrée aux établissements scolaires anglophones, de l’école élémentaire à l’université, que ce soit pour leur création, leur maintien, leur développement ou leur budget annuel de fonctionnement.

En clair, en ce moment, les anglophones de langue maternelle forment 8,2% de la population, mais ils reçoivent près de 19% des subventions pour leurs cégeps et 27% pour leurs universités. En finançant ces institutions en fonction du nombre d’inscrits, on ne fait que perpétuer la domination séculaire de la langue anglaise sur la française. La Loi 101 agit comme un pansement sur une plaie qu’on se refuse à bien cautériser.

Chaque année où nous continuons à sur-financer les établissements anglophones est une année où les allophones et les francophones de langue maternelle viennent gonfler le nombre d’anglophones de langue d’usage.

Si on désire vraiment régler le problème, une fois pour toutes, il faut se sortir de toutes les acrobaties juridiques et législatives. Revenons à la base. Les anglophones forment 8,2% de la population; qu’on finance leurs cégeps et leurs universités à 8,2% du budget total. Et qu’on donne la balance aux institutions francophones.

Renverser la vapeur

Une telle politique, qui mettrait fin au sous-financement des institutions francophones tout en respectant le poids démographique de la minorité historique anglophone, permettrait naturellement de franciser les études supérieures. Les institutions anglophones perdraient rapidement de leur superbe en étant obligées de faire face à l’importance numérique réelle des anglophones au Québec et les établissements francophones disposeraient des moyens nécessaires afin d’assurer un enseignement de la plus haute qualité. C’est d’un renversement total de la situation dont on parle.

Ainsi, l’étudiant francophone désireux de poursuivre ses études collégiales en anglais pourrait le faire, mais son choix impliquerait qu’il choisisse un réseau anglophone plus modeste et qu’il tourne le dos à un réseau francophone mieux financé.

On passe d’une logique de coercition avec une Loi 101 qui empêche le choix à une logique rationnelle qui incite naturellement le Québécois à poursuivre ses études dans un réseau qui est financé à la hauteur de son poids démographique.

On passe du « tu ne peux pas faire cela » à « fais ce qu’il te plaît », mais dans un contexte où l’État cesse de sur-financer le réseau anglophone.

La carotte plutôt que le bâton.

Et la fin de la victimisation des « pôvres » anglophones tellement opprimés par les méchants nazis et leur LOI…

Malgré tout, si le PQ allait de l’avant avec la Loi 101 au cégep, ce serait un pas dans la bonne direction. Il s’agirait d’une victoire, mais qui ne doit pas nous faire oublier les autres luttes à mener, notamment celle pour mettre fin à une situation où le gouvernement finance des études dans une langue qui nous menace à deux ou trois fois la hauteur de la minorité traditionnelle de cette langue.

Et, de la même manière, que nous, Québécois, disposons d’un réseau scolaire moins bien financé que ne le justifie notre poids démographique.

Les boeufs sont lents, mais la terre est patiente, disait Pierre Falardeau. Quarante ans après que le PQ ait pour la première fois proposé de mettre fin au sur-financement des écoles anglaises, il serait peut-être temps de remplacer les boeufs par des tracteurs mécaniques et de labourer en grand cette terre qui attend toujours la première récolte.

Tant que nous accepterons de vivre chez nous comme des citoyens de seconde classe, les autres nous traiterons comme tel.


Ajout: Joignez-vous au groupe Facebook qui propose de mettre fin au sur-financement des institutions scolaires anglophones!

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33 Réponses

  1. Je suis bien d’accord avec un financement proportionnel. Ce n’est que justice et il y a longtemps que cela aurait dû être fait.

  2. L’argent, nerf de la guerre linguistique? Une chose est sûr ta proposition touche le genre de nerf qui fait mal. Pourtant, elle ne devrait rien avoir de révolutionnaire: un financement proportionnel à la population est tout ce qui a de plus normal. S’ils ont pu dire Rep by pop, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait répondre Cash by pop!

  3. […] This post was mentioned on Twitter by deprenyl selegiline, Louis P.. Louis P. said: Loi 101 ou financement proportionnel? https://ledernierquebecois.wordpress.com/2010/06/09/loi-101-cegep-financement-proportionnel […]

  4. Cela va détruire la communauté anglophone. Imaginez si cela a été appliqué dans le reste du Canada? C’est ridicule.

  5. Ça a été appliqué dans le ROC contre la communauté francophone !

  6. Et encore… seulement « où le nombre le justifie ».

  7. Comme Louis, je crois que la quantité de l’anglais enseigné dans les écoles du Québec doit être réduit ou éliminé.

    Je suis un québécois anglophone et la connaissance de l’anglais me donne un avantage concurrentiel sur les québécois francophones unilingues. Plus d’unilingues francophones = plus de $$$ pour les personnes bilingues comme moi. Il ya 310 millions d’anglophones unilingues en Amérique du Nord. Aucune loi québécoise ne peut changer le fait que l’anglais est une compétence important.

    Si les gens de l’Allemagne, le Brésil, l’Algérie, l’Inde et tout les autres pays apprennent l’anglais, pourquoi pas les Québécois? Quelle arrogance!

    Toute culture qui essaie de survivre par la promotion de l’ignorance finira par disparaître.

    Si les francophones du Québec veulent préserver et promouvoir leur culture, ils devraient:

    1) Promouvoir leur culture en Amérique du Nord a l’extérieur du Québec. Offre des programmes d’échange avec les américains et canadiens (anglophones) qui veulent apprendre le français.

    2) Promouvoir une économie forte au Québec. L’economie fonctionnera toujours mieux que la législation pour protéger la langue française. Vous vous demandez pourquoi des millions de gens essaient d’apprendre l’anglais? Parce qu’il ya un intérêt économique la. Si le Québec avait une plus grande importance économique, la loi 101 ne serait pas nécessaire. L’économie québécoise a stagné pendant 40 ans et il n’y a pas insentive économique pour apprendre le français pour quiconque à l’extérieur du Québec. Cette situation est totalement différente que celle de l’anglais où tout le monde veut l’apprendre partout sur la terre.

    3) Arrêtez d’être si anglophobe. Des centaines de milliers d’anglophones (et les gens qui parlent d’autres langues) viennent au Québec chaque année comme touristes. Chaque fois qu’un québécois dit « Ici Québec … parle le francais … Go back to Ontario! » ils ont l’impression que les Québécois sont intolérants et fermés. Ils se disent: « Pourquoi apprendre une langue parlée par les gens arrogants et impolis, les peuples espagnol sont beaucoup plus conviviale et sortir de leur manière de m’aider à comprendre … ». J’ai rencontré des Américains qui m’ont dit qu’ils trouvaient que les Québécois sont racistes et fermés. Ils n’ont jamais revenir au Québec. Est-il bon pour le français en Amérique du Nord? Pour le français dans le monde?

    Les Québécois sont un peuple magnifique avec une langue et culture riche, mais ils doivent construire des ponts, pas des murs …

    Mais je suppose que je ne suis pas un Québécois réel de toute façon … juste un bloke!

  8. C’est vraiment n’importe quoi ce commentaire. Aucun peuple dont la langue est faible n’a survécu en se bilinguisant avec la langue forte. Ça n’arrive pas ces choses-là.

    Et je te ferai remarquer que quand je vais aux États-Unis, ils me disent également qu’ils parlent anglais là-bas et je ne les considère pas racistes pour autant. Il est normal que dans chaque nation on parle langue de la nation. Il est tout autant normal d’exiger le français au Québec que d’exiger l’anglais aux États-Unis ou l’allemand en Allemagne. Ce n’est pas avec des échanges interculturels et une économie basée sur le déni de son identité qu’on protège une langue: c’est en l’imposant partout sur ton territoire et en en faisant la seule et unique langue commune sur ce territoire.

    Ton commentaire pue le racisme anti-francophone et la fermeture d’esprit à la diversité culturelle mondiale. C’est à cause de gens comme toi que le monde s’uniformise et que les peuples disparaissent. Les anglomanes dans ton genre sont ceux qui, du haut de leur prétention d’imposer leur langue impériale à tous, méprisent la pluralité et conduisent au recul de la diversité humaine.

  9. “Ce n’est pas avec des échanges interculturels et une économie basée sur le déni de son identité qu’on protège une langue: c’est en l’imposant partout sur ton territoire et en en faisant la seule et unique langue commune sur ce territoire.”

    Une langue ne peut être imposée, une langue doit être adopté. Nous adoptons une langue à cause des besoins économiques. C’est pourquoi j’ai appris le français.

    La question n’est pas de savoir si la langue officiel au Québec est le français, mais si les Québécois devraient avoir accès à l’enseignement en anglais. Encourager des millions de Québécois de demeurer unilingue est irresponsible. Pour un francophone unilingue les horizons sont limitées. Les unilingues francophones ne peuvent pas vivre en Amérique du Nord a l’extérieur du Québec. Est-ce que Julie Payette sera une astronaute, si elle ne parlait pas anglais? Est-ce que Céline Dion serait la plus grande célébrité dans le monde si elle ne parlait pas anglais?

    “Ton commentaire pue le racisme anti-francophone et la fermeture d’esprit à la diversité culturelle mondiale”

    Je fais la promotion du multilinguisme. C’est pourquoi j’ai choisi d’apprendre le français, une langue riche et belle. J’ai appris le français pour élargir mes horizons. C’est vous qui favorise l’unilinguisme et de l’ignorance. C’est vous qui favorise l’isolement et un esprit fermé. Loin d’être francophobe, je suis francophile.

    “C’est à cause de gens comme toi que le monde s’uniformise et que les peuples disparaissent”

    Faux. Le fait que l’anglais est la langue internationale n’a rien à voir avec moi. Les gens du monde entier apprennent l’anglais, car elle leur permet de communiquer au niveau international. Si quelques millions de Québécois ne veulent pas apprendre, tant pis, mais le reste de la planète a déjà decide.

    “Les anglomanes dans ton genre sont ceux qui, du haut de leur prétention d’imposer leur langue impériale à tous, méprisent la pluralité et conduisent au recul de la diversité humaine.”

    Demandez à un Algérien son point de vue sur l’impérialisme linguistique française. Demandez à un Rwandais ce qu’il pense de la langue française? En passant, comment se porte le français au Rwanda?

    Le français est une langue impériale aussi. Le français a été imposée dans ces pays. L’impérialisme linguistique française existe depuis des siècles. Je n’ai pas à imposer l’anglais à personne. L’anglais est là pour rester. La vraie question est de savoir si les Québécois vont être isolés du reste de la planète.

    Vous vous cachez derrière la «diversité humaine », mais en fait vous êtes fermé à toute culture non française, en particulier l’anglais. Pour vous, Louis, l’unilinguisme = ouverture d’esprit. Heureusement, seule une mince minorité de personnes pensent comme vous.

  10. Une langue est adoptée parce qu’elle est nécessaire. Pour qu’elle soit nécessaire il faut qu’elle permette de travailler. C’est ainsi que la Loi 101, en permettant aux Québécois d’atteindre les plus hauts échelons, a aussi permis d’intégrer les gens au français.

    Il n’est pas irresponsable d’encourager les Québécois à… demeurer des Québécois. Ce qui serait irresponsable serait de financer notre propre disparition, parce qu’aucun peuple dont la langue est aussi menacée que la nôtre n’a réussi à survivre en se bilinguisant. Le bilinguisme institutionnel, c’est la mort rapide des Québécois. Si quelqu’un désire apprendre une langue étrangère, ce n’est pas à l’État de payer pour ça. 95% des gens dans leur travail n’auront pas à faire affaire directement avec l’étranger. Bilinguiser de force ces gens-là, du mécanicien de Saint-Meu-Meu jusqu’à la coiffeuse de Gaspé porte un nom: assimilation.

    L’anglais est peut-être la langue des affaires ou celle inter-nationale, mais elle n’est pas trans-nationale, c’est-à-dire que ce n’est pas parce que des hommes d’affaires communiquent présentement dans cette langue (et demain en mandarin) que nous avons à l’imposer de force à nos enfants. Ce faisant, nous réduisons leur capacité à bien parler français (les études démontrent que le bilinguisme en bas âge entraîne un niveau plus faible dans les deux langues) et nous minons notre capacité collective à survivre.

    Pour le reste, tu disjonctes complètement. Comparer le français actuellement à l’anglais est stupide, simplement. Nous sommes 2% de l’Amérique du Nord et nous avons le droit de nous défendre. Nous sommes la diversité. C’est vous qui êtes fermé mon ami; votre propos est même proche du racisme et chauvinisme, car vous reprochez aux Québécois de ne pas parler une langue étrangère devant un touriste mais vous ne demandez pas à l’Américain de parler notre langue quand il est chez lui. C’est le deux poids, deux mesures.

    La survie du Québec, c’est la diversité. Notre disparition, c’est l’uniformité.

    Tu dis que le reste de la planète apprend l’anglais. C’est archi-faux. Je te mets au défi, d’ailleurs, de trouver un seul pays qui finance autant que nous l’apprentissage dans une langue étrangère à celle de la majorité sur son territoire donné. Aucun. Les autres pays l’ont compris: L’ÉDUCATION NATIONALE SE FAIT DANS LA LANGUE NATIONALE. Et ici cette langue c’est le français. L’apprentissage d’une langue étrangère est un choix personnel.

    Heureusement que la vaste majorité des Québécois sont attachés à leur Loi 101 et aux arrangements linguistiques nous permettant de survivre. Ils ont compris la nécessité d’intégrer les immigrants en français. Avec des commentaires chauvins, méprisants et racistes comme le tien, on reculerait de 40 ans. Non, pire on disparaîtrait.

    Réveille, c’est toi la minorité ici. Heureusement d’ailleurs. J’aurais envie de te dire: si tu n’aimes pas ça ici, vas vivre ailleurs. Tu as tout l’Amérique du Nord pour imposer ton anglomanie et mépriser ceux qui ne te parlent pas dans ta langue impériale. Salut.

  11. Si l’apprentissage de langues étrangères est facultatif ailleurs, comment ça se fait alors qu’il faut les réussir pour obtenir son diplôme dans pratiquement tous les pays? En Allemagne, ils ont même rajouté deux ans d’enseignement de « 2ième langue étrangère ».

    Mais au fond Louis, tout s’explique quand on comprend ta préférence pour le collectif. Pour toi, la diversité, c’est que plusieurs peuple vivent dans leur langue. Dans ma tête, c’est tout le monde qui adoptent individuellement tout ce qui est nécessaire à profiter à fond de cette extraordinaire chance que nous avons de vivre dans un monde sans frontière.

    Je comprends qu’une coiffeuse de Gaspé n’a pas à parler anglais ou chinois pour vivre, mais pourquoi elle ne pourrait pas avoir cette chance? Où est cette idée que les gens ne pourraient pas, justement au nom de l’égalité des chances, avoir cette possibilité de devenir bilingues? À 10 ans, qui peut dire que le prochain Secrétaire général de l’ONU n’est pas dans une classe de 4ième année de Sept-Iles?

    Au lieu de dire qu’il a tort de penser que les francophones s’isolent par l’unilinguisme, tu devrais plutôt féliciter Dave d’avoir appris le français. Tu dis toi-même qu’on peut mener une excellente vie au Québec sans avoir à dire bonjour…

    Et sache que l’unilinguisme, tel qu’il soit, est une tare dès que l’on quitte son pays. En Islande, j’ai du intervenir dans certains commerces parce que j’étais le seul du groupe qui parle islandais. Pourtant, tu dois bien te souvenir qu’on nous « radote » que les Scandinaves sont tous des Justin Trudeau.

    La français me tient à coeur mais pas au point de me priver d’opportunités (sale égoïste!). Une fois au bureau de poste allemand, la dame me disait de remplir en anglais la déclaration sur le colis pour la douane canadienne… j’ai dit « Jamais dans 100 ans madame! » et elle n’a probablement jamais compris pourquoi je ne voulais rien savoir.

    Il faut savoir tracer la limite. Je refuse de parler anglais dans un commerce au Québec si je suis client mais comme employé, ça ne me dérange pas. Pas d’anglais non plus avec le gouvernement fédéral hors Québec, ni avec un médecin en Ontario par exemple. Si je vivais à Ottawa, je saurais où je peux parler français dans tel commerce et je l’encouragerais. Ce sont mes droits constitutionnels, je les fais respecter.

    Mais ne parler qu’une langue dans ma vie? Non. Trop plate 🙂

  12. Tout le monde a le droit d’apprendre une langue étrangère. Ce n’est pas interdit. Mais ce n’est pas à l’État de financer l’apprentissage d’une langue étrangère. Aucun pays civilisé digne de ce nom ne finance un réseau parallèle dans une langue autre que celle de la majorité sur un territoire donné.

    Ce n’est pas à l’État québécois de financer notre propre disparition. Si la coiffeuse de Gaspé désire parler une langue étrangère, qu’elle l’apprenne dans ses temps libres.

    Le rôle de l’État, c’est de renforcer la cohésion sociale et d’améliorer la compréhension de la langue nationale, de favoriser une meilleure écriture de notre langue commune.

    Si un individu désire faire partie de l’élite économique mondiale et faire du commerce avec les États-Unis, cela le concerne, mais le bilinguisme institutionnalisé, c’est notre disparition. Ce n’est pas à l’État de financer notre disparition.

    Que chaque peuple, chaque nation parle sa langue et le monde n’en sera que plus riche. C’est ça, la diversité.

    À terme, il faudrait abolir le réseau scolaire anglophone, mais en attendant, la Loi 101 au cégep et un financement proportionnel au poids démographique permettrait de mettre fin à l’injustice qui touche les Québécois, dont le réseau est moins bien financé que celui des anglophones vivant sur leur territoire.

  13. Merde ça devient ruff ton affaire!

    « À terme, il faudrait abolir le réseau scolaire anglophone, »

    Pourquoi faudrait-il abolir le réseau scolaire anglophone????

    « mais en attendant, la Loi 101 au cégep et un financement proportionnel au poids démographique permettrait de mettre fin à l’injustice qui touche les Québécois, dont le réseau est moins bien financé que celui des anglophones vivant sur leur territoire. »

    Quoi les anglophones ne sont pas Québécois???
    Ce ne sont que des anglophones qui vivent sur le territoire de qui?
    des francophones???

    Merde c’est quoi ça?
    Ça ressemble à du nazisme ton affaire!!!
    Pis l’anglais n’est pas une langue étrangère au Québec. Elle fait partie de sa culture, de son histoire et de son développement – passé et futur.

    Ça fait peur de lire tes textes maintenant. Tu deviens un genre de gestapo du français et anglophobe.

    Protégez le français, je suis bien d’accord mais là tu franchis des limites auxquelles je m’inscrit en faux.

    Wow les moteurs!!!!

  14. Pourquoi abolir le réseau anglophone? C’est simple: parce que ce n’est pas à l’État de payer pour enseigner dans une langue autre que la langue nationale. Ça n’a rien de « naziste », de « gestapo » ou de quoi que ce soit d’autre. C’est ainsi que ça fonctionne dans la quasi-totalité des pays de la planète. Il ne s’agit que de rétablir une situation normale. La France n’est pas plus radicale parce qu’elle ne finance pas un réseau public en allemand ou l’Allemagne en turc que le Québec s’il cessait de gaspiller ses ressources dans un réseau parallèle.

    En passant, oui l’anglais est une langue étrangère. Il n’y a qu’une seule langue nationale, commune et officielle au Québec et c’est le français. Il est temps de finir notre décolonisation et de se donner les moyens d’assurer un futur en français.

    Les anglophones qui vivent ici sans s’intégrer au Québec ont toute l’Amérique du Nord pour vivre dans leur langue. Ici, c’est en français que ça se passe, et nous n’avons pas à financer un réseau parallèle dans une langue autre que celle de la majorité.

    Pour le moment, mettons fin à l’injustice qui vise les Québécois et qui font que leur réseau est moins bien financé que celui des anglophones, et ensuite on verra s’il est approprié de rattraper notre retard en éliminant un réseau parallèle coûteux et source de dislocation sociale.

  15. Je trouve difficile de comparer des exemples de sociétés homogènes où la diversité est récente avec un endroit comme le Québec où deux communautés se côtoient depuis 1760. L’Anglophone du Québec, comme le Franco-Manitobain, dispose de droits historiques que les Turcs d’Allemagne ou les Irakiens de Suède ne peuvent aucunement se prévaloir. D’ailleurs, la Suède a des écoles publiques en finnois pour ceux qui ont fini du mauvais côté de la frontière.

    Par ailleurs, l’école française serait définitivement plus populaire si elle enseignait mieux l’anglais. En région, c’est la principale plainte envers le système d’éducation. Si, en échange de cela, on ajusterait le financement via un recensement, je pourrais me rallier.

    Cela dit, comme tu n’as pas de gêne à sacrifier les droits des francophones hors-Québec, peut-être que tu préférerais la « solution belge » où on n’a à peine le droit de rêver dans la langue de l’autre une fois qu’on a changé de région.

  16. Donc les pays africains où les « langues européennes » (le français y étant aussi impérialiste que l’anglais) sont essentiels à la réussite sociale n’ont pas terminé le processus de décolonisation?

  17. « En passant, oui l’anglais est une langue étrangère. Il n’y a qu’une seule langue nationale, commune et officielle au Québec et c’est le français. »

    Je suis sûr que les Autochtones du Québec sont d’accord avec vous que l’anglais est une langue étrangère, mais pas le français…Que les Anglais sont imperailists mais pas les français…

  18. Il faudrait aller dans leurs réserves et leur demander. Il reste que la Loi est claire: une seule langue officielle au Québec et c’est le français.

  19. Je suis bien d’accord avec Louis. Laissons les riches apprendre l’anglais et les pauvres le français! C’est tellement sensé! 🙂

  20. C’est sûr que c’est frustrant qu’en on voit que le réseau anglophone au secondaire réussit mieux que le réseau francophone… C’est quoi la solution alors selon nos amis de la SSJB? Abolissons le réseau anglophone, comme ça celui qui réussira le mieux sera le réseau francophone… puisque ce sera le seul mais bon, ça y faut pas le dire trop fort!

  21. Pour avoir travaillé au cours de mes études au service de gestion de carrières d’une université francophone de Montréal, je peux vous affirmer que la quasi-totalité des emplois de niveau universitaire exige une maîtrise de l’anglais. À vrai dire, pour une majorité d’entreprises de Montréal recrutant sur les campus, c’est plutôt le français qui est facultatif. Évidemment, pour la plupart de la population sans éducation (dont M. Préfontaine fait parti, si je ne m’abuse), la connaissance de l’anglais est probablement superflue. Par contre, pour la plupart des emplois universitaires, c’est un atout essentiel.

    Petite anecdote. À la fin de ma maîtrise, j’ai été convoqué à environ une dizaine d’entrevues à Montréal. Une seule s’est déroulée en français (et seulement pour la première moitié de la rencontre!). Heureusement que l’État m’avait contraint à apprendre l’anglais.

  22. On appelle cela être colonisé. Plutôt que de vous battre pour pouvoir travailler dans votre langue, vous vous empressez d’apprendre une langue étrangère.

    S’il faut le répéter, répétons-le: ce n’est pas l’État d’apprendre une langue étrangère aux jeunes Québécois.

    95% des emplois n’ont pas besoin de contacts avec des pays étrangers anglophones et ils n’ont pas à exiger l’anglais ou une autre langue étrangère.

    En passant, j’ai une formation universitaire, pauvre type. Ce qui ne m’empêche pas d’être conscient de la nécessité de défendre ma langue et ma culture.

  23. Et le fait que votre langue maternelle soit baffouée de la sorte ne semble pas vous troublez outre mesure…Pauvre colon va!Piètre culture que la vôtre (culture de vendu) même si vous possèdez un doctorat.

  24. Même si j’ai grandi à Montréal, je ne suis pas originaire du Québec, et le français n’est pas ma langue natale.

    Aussi, je n’ai donné aucune opinion, je n’ai que relevé un fait. Moins de 3% (de mémoire) de la population nord américaine est francophone, et à moins d’être une coiffeuse de Gaspé (pour reprendre un des exemples ci-haut), il est fort probable que la plupart que la clientèle de votre entreprise soit anglophone. Il n’y a donc rien d’étonnant dans le fait que les entreprises du Québec (mêmes des « piliers » du Québec comme BCE et la Banque Nationale) préfèrent un unilingue anglophone à un unilingue francophone. Après tout, 97% du marché est anglophone.

    PS. Une simple divergence d’idées et vous sautez aussitôt aux attaques ad hominem. C’est désolant.

  25. @Sébastien:C’est justement pour faire face aux anglomanes et aux mollassons linguistiques comme toi qu’on a voté la Loi 101. 95% des emplois n’ont aucun besoin de parler une langue étrangère, car faisant affaire seulement au Québec. Il faut se battre pour permettre aux Québécois d’atteindre les plus hauts échelons de la société dans leur langue. Et s’il faut se battre contre les anglomanes dans ton genre qui nous font reculer collectivement et qui nous appauvrissent culturellement, grand bien nous fasse. Vous trouverez les Québécois sur votre chemin, Monsieur-dont-le-français-n’est-pas-la-langue-natale-et-qui-ne-veut-rien-faire-pour-le-protéger.

  26. @Sébastien

    On les connait les faits et c’est justement la raison pourquoi on se bat et maintient le cap de ceux (certains) qui nous ont précédé.
    Personnellement je méprise tous ceux qui ont tendance a se rallier trop facilement au plus fort (dans ce cas-ci, aux plus nombreux)comme les petits qui existent et ont toujours existé dans toutes les cours d’école du Québec et d’ailleurs.

  27. Mon commentaire est en « attente de modération » depuis trois jours.

  28. Mais Monsieur Préfontaine, le Québec est une réalité pluraliste et bilingue depuis toujours. D’unilingue anglais qu’il était à sa création en 1763 par la Couronne britannique, il est devenu bilingue en 1774 et l’est redevenu lors de son relèvement en 1867. Les lois 63 et 101 n’y ont rien changé. La Loi 99 consacre même formellement les droits des Nations autochtones, de la communauté anglophone et l’apport constitutif des Québécois et Québécoises de toute origine. Le français est officiel certes, mais n’a pas légalement l’exclusivité. Disons plutôt que le français a obtenu la primauté. Mais cette dernière, vous le constatez comme moi, devient avec le temps de plus en plus malaisée à défendre. La francité du Québec n’est donc pas une chose acquise, car malgré les apparences, elle ne va pas de soi. En regard de son histoire et du droit, le Québec actuel, même indépendant, ne pourrait que très difficilement devenir un État «français». Il faudrait peut-être sans rendre compte, avant que d’avoir tout perdu.

  29.  »En regard de son histoire et du droit, le Québec actuel, même indépendant, ne pourrait que très difficilement devenir un État «français». Il faudrait peut-être sans rendre compte, avant que d’avoir tout perdu ».

    Effectivement, toutes choses qui en vallent la peine ne peuvent s’acquérir facilement. La solution du statu quo a déja été tenté et elle n’est d’aucune aide pour protéger le français. Il est peut-être temps d’essayer autre chose. Un Québec indépendant présenterait l’avantage d’envoyer un message clair aux nouveaux arrivant à l’effet que la société d’accueil est française. Finies les ambiguïtés!

    Par ailleurs, je ne crois pas que d’abolir le réseau scolaire anglophone est une solution valable, raisonnablement et historiquement. Près de 75 pourcent d’entre eux sont bilingues et ils ont fait le choix de vivre dans une société francophone.

    En lisant les commentaires précédents, on se rend vite compte que les moyens pour protéger le français au Québec ne font pas et ne ferons jamais l’unanimité. Il faut toutefois se rendre compte que le rayonnement de la langue officielle du Québec passe par la contribution de chaque québécois, peut importe l’origine ethnique et linguistique. Nous avons la chance d’être différents, soyons-en fier.

  30. @ Martin D.

    En fait, ce que je voulais vous dire est que l’indépendance du Québec ne signifierait pas la fin des ambiguïtés. Le Québec est de manière intrinsèque, ambigu. Pour la plupart des nationalistes, il réfèrerait à la seule identité culturelle de sa «majorité historique» francophone. Mais qui dit majorité, dit minorité(s) historique(s). Le Québec réfère donc nécessairement à d’autres identités et notamment à l’identité anglo-québécoise. Plus encore, le Québec est, par essence et par définition, l’État bilingue d’une population bilingue et «pluri-identitaire» depuis sa création en 1763-74. Si donc on veut faire en sorte que le français y soit seule langue d’accueil, il faudra changer fondamentalement la charge identitaire du Québec, ce que l’indépendance ne fait pas.

  31. La supériorité divine de la civilisation anglo américaine…

    Dave dit :
    11 juin 2010 à 14 h 41 min
    Il y a 310 millions d’anglophones unilingues en Amérique du Nord. Aucune loi québécoise ne peut changer le fait que l’anglais est une compétence important.

    Il suffit de ne pas dire pourquoi ses unilingues Américains, fermés sur eux-mêmes, n’apprennent pas une langue seconde, comme on veut le faire aux Québécois, pour abrutir les lecteurs.

    Le Québec fait parti des trois Amériques et la première langue de ces Amériques c’est l’espagnol et non l’américain. Soit, 50% plus de locuteurs espagnols que d’américains.

    Il y a 32 millions de locuteurs espagnols vivant aux USA et 90 millions au Mexique. Ajouter 328 millions en Amérique centrale et du sud. Pourtant l’espagnol est interdit au Québec. Interdite dans les écoles et collèges de langue française, en lieu de l’américain.

    Pourquoi les Québécois limitent-ils leur ouverture à l’américain ? Quant il y a 50% plus de locuteurs espagnols, juste au sud de leur frontière.

    Parce qu’ils sont encore asservis par un régime politique et d’éducation colonialiste à l’école et collège de langue française.

    Si les gens de l’Allemagne, le Brésil, l’Algérie, l’Inde et tout les autres pays apprennent l’anglais, pourquoi pas les Québécois? Quelle arrogance!

    Tous ses pays offrent aussi l’apprentissage du français et de l’espagnol, deux langues internationales reconnus par Microsoft, Google, Yahoo, Twitter, IBM, HP, l’ONU et la FIFA. Pourquoi faut-il de l’anglais pour communiquer avec le Québec et les Québécois ?…

    Toute culture qui essaie de survivre par la promotion de l’ignorance finira par disparaître.

    C’est exactement ce que font les unilingues du Canada et des USA.
    Prédisez-vous la disparition du Canada et des USA ? Puisqu’ils sont unilingues américains à 97 %.

    Si les francophones du Québec veulent préserver et promouvoir leur culture, ils devraient:

    Les francophones du Québec qui veulent préserver et promouvoir leur culture sont des imbéciles.

    Puisqu’ils sont la majorité absolue dans leur terre natale, ils n’ont qu’à occuper le terrain et se faire respecter par les minorités et les immigrants. À la santé, à l’éducation, à la culture, aux médias, aux services gouvernementaux, aux sports et au travail.

    Les Québécois n’ont qu’à casser le régime d’apartheid canadian de deux sociétés d’accueil, imposé par Ottawa au Québec. Puis procéder à l’intégration de la minorité anglophone. Tout comme l’Ontario l’a fait pour sa minorité francophone, sans aucune interférence d’Ottawa.

    Les Québécois n’ont qu’à casser les règles que le CRTC applique au Québec. En obligeant les médias à diffuser uniquement la culture qui correspond à leur licence de diffusion. Fini les médias de licence en langue française qui diffusent de la culture anglo-américaine. Pour cette dernière, ils n’auront qu’à s’acheter une fréquence et une licence en langue anglo-américaine.

    Le plus bel exemple de cette application de préservation de la culture, c’est la radio montréalaise italienne, CFMB. Qui ne diffuse que de l’actualité culturelle et sportive dans sa langue italienne.

    L’économie québécoise a stagné pendant 40 ans et il n’y a pas insentive économique pour apprendre le français pour quiconque à l’extérieur du Québec. Cette situation est totalement différente que celle de l’anglais où tout le monde veut l’apprendre partout sur la terre.

    De la foutaise fasciste.

    Le français est déjà une langue internationale avec l’anglais, enseignée partout sur la terre, dans les meilleures institutions et sur tous les continents.

    C’est la seule langue, avec l’anglais, diffusée dans 202 pays par le réseau satellitaire de TV5.

    La preuve… C’est une langue de toutes les multinationales Américaines et Européennes. Tel que IBM, HP, Microsoft, Google, Yahoo, Twitter, l’ONU, RIO, FIFA, l’union postale internationale, etc… Plus internationale que ça, tu meurs.

    3) Arrêtez d’être si anglophobe.

    C’est un transfert. Vous accusez les autres de ce que vous êtes vous même.

    Arrêter de faire croire que vous êtes un descendent de Dieux. Et que votre culture et civilisation ne peuvent pas être aussi merdique que les autres.

    D’ailleurs, vous voyez, elle est totalement inutile votre langue et culture, puisque vous écrivez votre commentaire en français et non en « anglais ».

    Vous n’avez pas les tripes pour l’écrire en « anglais », n’est-ce pas ?…

    Chaque fois qu’un québécois dit « Ici Québec … parle le français … Go back to Ontario! » <

    Vous prenez les lecteurs pour de imbéciles. C’est encore un transfert.

    C’est pourtant exactement ce qu’on me dit, au Canada et chez Air Canada, lorsqu’on leur parle en français.

    J’ai rencontré des Américains qui m’ont dit qu’ils trouvaient que les Québécois sont racistes et fermés

    C’est curieux. C’est pourtant bien ça que tous les francophones de la terre découvrent des Canadiens lorsqu’ils voyagent avec Air Canada.

    Il ne manque que le commissaire aux langues officielles pour écrire dans ses rapports que, face à la langue française, il n’y a que du fasciste lorsqu’ils nous répondent « je ne parle pas français » . Après voir compris ce qui a été dit en français, évidemment.
    CH

  32. […] passe non seulement par la fin du sur-financement des institutions anglophones – un sur-financement qui lance le message selon lequel l’anglais […]

  33. […] passe non seulement par la fin du sur-financement des institutions anglophones – un sur-financement qui lance le message selon lequel l’anglais […]

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