Le Québec : à genoux devant l’anglais
1 octobre 2012

Dans une lettre publiée dans Le Devoir le 21 septembre dernier, Stephen Jarislowsky pourfendait l’aménagement linguistique du Québec en affirmant que nous étions en train de devenir un « État-ermite » n’étant pas en phase avec ce qui se fait ailleurs. Ces propos relèvent davantage de préjugés que de faits.

D’abord, M. Jarislowsky affirme que la Suisse a quatre langues, mais ce qu’il oublie de signaler, c’est que chaque canton a sa propre langue : il y a quatre cantons unilingues français, quatorze cantons unilingues allemands et un canton unilingue italien. Ainsi, et même si la grande majorité des Suisses ont l’allemand comme langue maternelle, il n’y a pour ainsi dire aucun service public en allemand dans le canton de Vaud ou de Neuchâtel, par exemple.

En fait, et contrairement aux propos de M. Jarislowsky, le Québec ne constitue pas une exception à cause de son aménagement linguistique assurant la préséance de sa langue nationale, mais il constitue plutôt une anomalie parce qu’il est une des rares nations, indépendante ou dans un cadre fédératif, à financer davantage les services de sa minorité que ceux dans la langue nationale. Comme je le démontre dans mon livre « Apartheid universitaire » (Louise Courteau éditrice, 2012), les universités de langue anglaise du Québec reçoivent 29% du financement pour une minorité anglophone historique de moins de 6% de la population. Une telle situation est inédite sur la planète ; partout ailleurs on vise l’intégration à la langue majoritaire.

Les propos de M. Jarislowsky relèvent d’une vieille vision anglocentriste du monde selon laquelle il n’y a pas de salut en-dehors de l’apprentissage de la langue anglaise. Ce n’est rien de nouveau ; on tenait le même discours jusqu’aux années 1960. Selon cette vision du monde, l’Angleterre d’abord, puis les États-Unis maintenant, forment le centre du monde, et il convient d’apprendre leur langue pour atteindre une forme de réussite individuelle, peu importe les conséquences pour la communauté.

Dans un premier temps, cette vision fait abstraction de la différence entre l’apprentissage d’une langue nationale (comme le prône le Parti Québécois) et l’apprentissage d’une langue étrangère, qui doit être utilisée en-dehors de nos frontières. Dans un second temps, elle ne reconnaît pas les changements globaux qui sont en train de se produire et qui sont en train de remettre en question l’hégémonie américaine sur le monde, alors même que de nombreux pays asiatiques délaissent le dollar américain au profit de leurs monnaies nationales et font du mandarin la langue principale de leurs échanges. Le Québec, dans cette situation, fait bien de renforcer son aménagement linguistique et de s’éloigner de l’hégémonie de l’anglais.

Quant au recul du français, il ne constitue pas un mythe, contrairement aux propos de M. Jarislowsky, mais une réalité démontrable et quantifiable. La seule chose qui nous sépare de l’assimilation est notre aménagement linguistique. Celui-ci, loin de faire de nous un « État-ermite », est plus faible que celui de la plupart des autres nations. À nous de cesser d’avoir peur et d’avoir le courage de faire face à ceux propagent des préjugés sans fondement.

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L’incroyable racisme de la minorité la plus choyée au monde (image)
5 septembre 2012

« Je n’entretiens aucun doute sur le caractère national qui doit être donné au Bas-Canada; ce doit être celui de l’Empire britannique, celui de la majorité de la population de l’Amérique britannique, celui de la race supérieure qui doit à une époque prochaine dominer sur tout le continent de l’Amérique du Nord. Sans opérer le changement ni trop vite ni trop rudement pour ne pas froisser les esprits et ne pas sacrifier le bien-être de la génération actuelle, la fin première et ferme du Gouvernement britannique doit à l’avenir consister à établir dans la province une population de lois et de langue anglaises et de n’en confier le gouvernement à une Assemblée décidément anglaise. »

— Lord Durham

« C’est à notre existence même qu’on en veut et nous serons d’autant plus attaqués que nous serons plus dignes de vivre. »

— Olivar Asselin

« Ici, plutôt que de diminuer en s’élevant dans la hiérarchie – signe d’une intégration vers la langue commune – les services à la minorité s’élargissent et intègrent à eux une partie de la population de la langue majoritaire. Cette situation, selon notre analyse et au mieux de notre connaissance, est quasi-unique au monde. Nulle part ailleurs ne trouve-t-on une juridiction nationale détenant le pouvoir dans le domaine de l’éducation et utilisant ce pouvoir pour favoriser l’intégration dans une langue minoritaire. Le socio-linguiste Jacques Leclerc n’hésite pas à affirmer que d’une manière globale, mais également en relation aux services scolaires qu’ils reçoivent, « cette communauté jouit d’une situation sociale tout à fait exceptionnelle pour une minorité » (Leclerc, 2010). »

Apartheid universitaire, Éditions Louise Courteau, 2012.

Apartheid universitaire : mettons fin au sur-financement
30 avril 2012

Il ne reste plus que quelques jours avant la sortie de mon livre. Voici une vidéo où je parle de quelques-uns des nombreux sujets traités dans cet essai, notamment :

1) Les institutions universitaires de la minorité de langue anglaise du Québec sont sur-financées par rapport à son poids démographique ;

2) Les étudiants étrangers ne paient pas le plein prix et on pourrait facilement aller chercher ces sommes avant de hausser les frais de scolarité ;

3) Le Québec constitue une anomalie : aucune nation sur cette planète, qu’elle soit souveraine ou dans un cadre fédératif, ne finance davantage les services à sa minorité que le Québec.

APARTHEID UNIVERSITAIRE, en vente dans toutes les bonnes librairies le 9 mai prochain.

Le chemin de croix
4 avril 2012

Défendre le français au Québec – et donc la pluralité linguistique dans le monde – ressemble de plus en plus à un chemin de croix. À chaque jour ou presque, on lacère encore davantage notre langue. Il y a quelques semaines, c’était Stéphane Gendron qui se moquait de notre aménagement linguistique. La semaine dernière, on découvrait que les jeunes anglophones méprisent notre langue. Il y a quelques jours, on apprenait que Québec finance les cours d’anglais des immigrants. Aujourd’hui, on découvre que les séances d’accueil aux immigrants se feront désormais en anglais. Encore aujourd’hui, on apprend que l’anglais est largement sur-représenté dans les emplois du secteur public. Il ne manque que la crucifixion et on peut fermer les livres.



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Chacune de ces attaques contre la langue nationale des Québécois est assez grave en soi, mais c’est le nombre et l’intensité de celles-ci qui a de quoi surprendre. On dirait qu’il n’y a plus rien pour nous sortir de notre torpeur. Un peu comme si, intérieurement, nous avions déjà capitulé. Un peu comme si nous avions décidé, après des années d’auto-dénigrement, de dévalorisation, de haine de nous-mêmes, que nous n’avions plus le droit d’aspirer à assurer notre futur collectif. Nous avons cessé de rêver.

Cette incapacité à concevoir un futur dont nous serions les maîtres nous a transformés en champions de la servitude. Face à une idée originale ou insolite, nous n’avons plus la moindre curiosité ; nous sommes sceptiques. Nous ne souhaitons plus « briller parmi les meilleurs », mais nous conformer à ce qui se fait ailleurs. Nous ne souhaitons plus avoir une éducation accessible parce que cela rejoint nos valeurs ; nous voulons nous adapter à la moyenne canadienne. Nous ne voulons plus nous donner les moyens d’exister ; nous voulons nous « adapter » à la réalité nord-américaine. Nous ne désirons plus avoir une société plus juste ; nous souhaitons suivre les recettes économiques états-uniennes ayant échouées. Nous n’aspirons plus à la vie ; nous désirons passer inaperçu. Nous sommes des prostitués longeant les murs.

Notre problème n’est pas seulement linguistique, mais onirique. Nous ne rêvons plus, ou bien nous rêvons de manière sectorisée. Nous pouvons imaginer quelques petites originalité éparses, que ce soit une éducation accessible, une langue française qui nous regroupe tous, une politique économique différente, mais peu de gens sont en mesure de rêver à grande échelle. Chacun vit enfermé dans son propre petit monde. Chacun fait ses propres petits combats. Pas question pour les étudiants de se battre pour la langue nationale. Pas question pour les francophiles de lutter contre l’enfoncement à droite de la société québécoise. Chacun vit pour soi.

Ces attaques contre la langue française sont donc d’autant plus faciles qu’aucun mouvement de masse ne peut s’y opposer. Nous regardons, l’air béat, notre langue et nos valeurs reculer et nous saluons de la main, capitaines sur le bateau de nos rêves, le naufrage de nos idéaux.

Nous contemplons notre chute en silence.

Prioriser

Au cœur de toutes les vicissitudes de notre quotidien, nous devrions pourtant reconnaître une nécessité : protéger l’avenir. Mettre les graines qui pourront un jour germer à l’abri et préparer la relève. Reconnaître que si de nombreux débats ont leur importance au Québec, un seul est incontournable : celui de notre langue. Car si notre langue disparaît, nous disparaissons. Le cœur, l’âme de notre identité, surtout depuis la Révolution tranquille et la chute de notre foi, c’est notre langue. Si nous la perdons, nous avons tout perdu.

Il nous faut donc prioriser, choisir nos luttes. On peut appuyer les étudiants, on peut lutter pour une société plus juste, on peut se battre pour l’environnement, on peut œuvrer à une foule d’enjeux locaux, nationaux ou mondiaux, mais la jonction de toutes ces causes doit être la langue française ; une éducation plus accessible ne nous servirait à rien si nous n’étions plus là ; une planète plus propre ne nous serait d’aucune utilité si nous n’existions plus. La langue doit être le combustible qui enflamme toutes les autres causes.

À la face de l’ethnocide du français en Amérique du Nord, et parce que nous constatons que l’anglomanie et le sur-financement des institutions des anglophones au Québec atteignent des sommets, il nous faut mettre le français au centre de toutes nos luttes et refuser le moindre compromis sur cette question.

Le peuples accommodants ne représentent qu’une astérisque dans un livre d’histoire.

Multiplions les luttes et les solidarités, mais exigeons le français, et uniquement le français, en toutes circonstances et pour toute occasion.

Accepter le contraire, c’est légitimer le dénigrement de ce que nous sommes et c’est porter nous-mêmes la croix sur laquelle on nous crucifie jour après jour dans tous les médias.

Citoyens de seconde classe
30 mars 2012

On aurait tort de sous-estimer l’importance de ce fait divers. L’incapacité de l’hôpital Royal Victoria à soigner une Québécoise dans la langue nationale et l’obligation pour cette dernière d’engager un interprète pour se faire servir en français constitue la démonstration la plus probante que les Québécois, en 2012, sont redevenus des citoyens de seconde classe.

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On ne pourrait imaginer pareil scénario nulle part sur cette planète ; les Québécois constituent encore une fois une anomalie parce qu’ils tolèrent qu’on méprise leur langue et qu’on le fasse en utilisant leurs fonds publics. Le bilinguisme qu’on consent à notre minorité surfinancée se transforme entre ses mains en un unilinguisme ravageur.

L’hôpital Royal Victoria fait partie du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et jouit de la dérogation 29.1 de la Charte de la langue française, ce qui permet d’assurer une forte présence anglaise dans tout l’appareil de l’administration. Malgré celle-ci, l’hôpital a le devoir de soigner les patients en français.

Or, l’hôpital ne respecte pas ce droit. La concession que la loi 86 a accordée en 1993 aux hôpitaux de langue anglaise visait à protéger la minorité de langue anglaise en introduisant davantage d’éléments de bilinguisme. Ce que la réalité nous démontre avec cet exemple, c’est que le bilinguisme prôné par les anglophones ne constitue qu’un cheval de Troie permettant de mettre en place un unilinguisme anglais par la suite. Le français n’y devient qu’une langue minoritaire parmi d’autres, une langue facultative de surcroit.

Il faut franciser les hôpitaux montréalais

La dérogation 29.1 n’est attribuée qu’aux hôpitaux desservant une majorité de locuteurs d’une même langue étrangère. Même si les données sur la langue des utilisateurs des hôpitaux jouissant de cette dérogation à Montréal ne sont pas disponibles, on peut douter de la pertinence d’attribuer cette dérogation à treize hôpitaux sur l’île de Montréal.

Comme le montre l’image ci-dessus (cliquez dessus pour l’agrandir), non seulement un grand nombre d’hôpitaux jouissent de cette dérogation, mais en plus près de 35% des lits de santé physique à Montréal sont attribués à ces hôpitaux. Dans l’ouest de l’île de Montréal, tous les lits y sont soumis.

Or, comme on peut le voir dans l’image ci-dessous, la proportion de la population de langue maternelle anglaise est inférieure au 50% requis pour obtenir la dérogation. Même dans les très anglophones banlieues de l’île, l’anglais est en situation minoritaire.

La question est la suivante : si l’article 29.1 doit être appliqué uniquement dans les hôpitaux où la population est majoritairement de langue anglaise, comment se fait-il qu’il y ait treize hôpitaux jouissant de celle-ci alors que la population de langue anglaise n’atteint que 12% dans la RMR de Montréal, 13% à Montréal, 18% sur l’île de Montréal et 47% même au cœur des banlieues les plus anglophones ?

Cette sur-représentation des anglophones (et la sous-représentation des Québécois, son corollaire) s’explique notamment par une disposition de la loi stipulant que la dérogation 29.1 ne peut être retirée qu’à la demande du conseil d’administration de l’hôpital et avec l’appui du gouvernement. Cette nuance a permis au Quebec Community Groups Network, un puissant lobby anglophone recevant plus de 4 millions de dollars d’argent public annuellement pour combattre la Loi 101, d’élaborer une stratégie prônant l’occupation des différents conseils d’administration des établissements de santé au Québec.

En 2009, par exemple, la fusion de deux hôpitaux, l’un francophone, l’autre anglophone, pour former l’Institut de réadaptation de Montréal, a donné lieu à une croisade pour étendre la dérogation 29.1 au nouvel établissement. Cette proposition émanait de Catherine Duff-Caron, une ancienne avocate du groupe de pression anglophone Alliance Quebec, qui a déposé une telle demande à l’OQLF, même si celui-ci sert une majorité de patients francophones.

Une guerre linguistique

De nombreux Québécois ne le réalisent pas, mais la guerre linguistique bat son plein à Montréal. Pendant que les francophones parlent de paix linguistique et « d’ouverture » à l’anglais, les anglophones utilisent le pouvoir de l’argent pour faire des pressions politiques, occuper leurs institutions et assurer que la suprématie de leur langue continuera de s’imposer dans la métropole.

Et pendant ce temps, le gouvernement regarde dans l’autre direction sous la supervision complice d’un Parti Québécois s’improvisant comme défenseur du français mais ayant renié sa promesse de 1994 d’annuler la loi 86.

Tant que nous n’aurons pas le courage de nous attaquer aux privilèges de la minorité de langue anglaise, tant que nous tolérerons le sur-financement et la sur-représentation de ses institutions, tant que nous refuserons de comprendre que nous sommes en pleine guerre linguistique et que nous avons le devoir de nous positionner fortement pour défendre notre langue nationale, on continuera de violer les droits fondamentaux de ceux qui ont contribué toute leur vie à payer avec leurs impôts les hôpitaux des anglophones et qui aujourd’hui se font cracher au visage par une minorité n’étant même pas en mesure de parler la langue nationale.

Plus que jamais, nous sommes des citoyens de seconde classe.

Qu’attendons-nous pour agir et mettre fin aux privilèges de la minorité la plus choyée au monde ?

Loi 101 : le courage de Curzi
28 mars 2012

« Tout homme qui se tient debout, est le plus beau des monuments ».
-Georges Dor

C’est son testament politique que livre aujourd’hui Curzi en proposant de renforcer la Charte de la langue française. Partant du constat maintes fois démontré que le Québec est en voie d’anglicisation, il dépose à l’Assemblée nationale un projet courageux, mais qui ne s’attaque pas au cœur du problème : le surfinancement des institutions de langue anglaise.



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En effet, l’essentiel de ses propositions concerne des mesures périphériques, symboliques ou coercitives. Par exemple, Curzi modifie l’article 1, qui spécifie que le français est la langue officielle du Québec, en y ajoutant : « Et la langue commune de tous les Québécois ». C’est un ajout important, mais symbolique. Idem pour la francisation des raisons sociales, avec ajout obligatoire d’un préfixe ou suffixe dans la langue nationale. Idem pour l’article 7, qui définit le droit de tous les citoyens à l’apprentissage du français.

En soi, le symbolisme n’est pas mauvais. Toutes ces actions constituent autant de petits drapeaux qu’on plante sur notre territoire et qui signifient : « C’est chez nous ! ». Le problème, c’est que la Loi 101 est devenue essentiellement symbolique depuis qu’elle a été dépecée plus de deux cent fois, notamment par la Cour suprême du Canada. On s’obstine sur la grosseur des caractères pendant qu’on laisse de grands pans de notre nation s’angliciser en silence. Le symbolisme satisfait essentiellement les gouvernements en place parce qu’il permet d’acheter la paix auprès de la frange plus sensible de la population tout en refusant de toucher aux privilèges de la minorité anglophone.

Ceci dit, il y a plusieurs mesures intéressantes dans ce projet. Que ce soit l’obligation de communiquer dans la langue nationale avec les immigrants, la nécessité pour les employeurs de justifier leur exigence d’une langue étrangère lors d’une offre d’emploi, l’application de la Loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés ou l’augmentation du financement de l’OQLF, ce sont là des propositions positives, mais qui restent néanmoins très sectorisées et qui ajoutent à la complexité de notre aménagement linguistique. En plus, elles ignorent l’éléphant dans la pièce : le 1,6 milliard de dollars annuellement pour les universités de langue anglaise et le 1,5 milliard pour le méga-hôpital anglophone.

Ce projet perpétue donc l’attitude schizophrénique des Québécois qui, par toutes sortes d’entourloupettes, essaient de protéger les privilèges de leur minorité tout en faisant la promotion de la langue nationale. En utilisant une approche essentiellement bureaucratique, Curzi poursuit dans la veine d’une loi devenue coercitive parce qu’elle n’a jamais eu le courage d’être assez simple pour attaquer de front les anglophones.

La Loi 101 n’a pourtant pas besoin d’être complexe et d’impliquer nombre de contrôles et d’ajustements. Les solutions simples sont souvent les meilleures. En conclusion d’APARTHEID UNIVERSITAIRE, je propose notamment de financer les institutions de la minorité anglophone historique proportionnellement à son poids démographique.

La minorité anglophone historique – les anglophones nés ici, et y ayant donc des racines – forme 5,6% de la population québécoise. Il suffit simplement de financer ses institutions à 5,6% du budget total. Oubliez le 29% de financement des universités ou le 14% de financement des cégeps anglais. Oubliez le 45% pour le méga-hôpital. Oubliez les schémas complexes et les dérogations, oubliez la paperasse !

Aurions-nous besoin d’une Loi 101 tellement complexe si Bishop’s, McGill et la moitié de Concordia étaient francisés ? Aurions-nous besoin de faire tant des plaintes sur l’affichage si le méga-hôpital anglophone ressemblait à une petite clinique de banlieue plutôt qu’au monstre qui se construit actuellement dans la cour Glen ?

Il faut sortir des lieux communs. Notre refus de nous attaquer directement au surfinancement des institutions de langue anglaise est la cause principale de nos ennuis actuels.

Curzi est un des rares députés à avoir le courage de proposer un renforcement de la Loi 101. Si ses propositions ne s’attaquent pas encore au cœur des prérogatives léonines de notre minorité, elles jettent les bases d’un débat non plus basé sur la protection d’acquis insuffisants, mais sur la conquête de nouveaux pouvoirs permettant d’assurer le futur de notre langue.

C’est une étape fondamentale.

Le racisme croissant des jeunes anglos
23 mars 2012

Le sondage CROP commandité par L’Actualité est catastrophique mais peu surprenant : 74% des jeunes anglophones du Québec s’opposent aux dispositions centrales de la Loi 101, 77% voient d’un bon œil l’anglicisation de Montréal et un spectaculaire 79% croient qu’ils n’ont pas à contribuer à la vitalité de la langue française au Québec. Aurait-on voulu mieux illustrer le racisme croissant de la minorité anglophone du Québec qu’on aurait eu de la difficulté à le faire.

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Fait intéressant : les positions des jeunes anglophones à l’égard du français sont beaucoup plus radicales et hostiles que celles des anglophones plus âgés. Oubliez la vieille madame de chez Eaton ou le Rhodésien de Westmount : le racisme et la haine anti-québécois se vivent maintenant en plein jour au cœur de quartiers historiquement populaires. Alors que leurs aînés semblent ressentir tout au moins une petite gêne à l’idée qu’on puisse mépriser les valeurs de la nation québécoise, les jeunes anglophones du Québec exposent leur haine du Québec français comme un étendard.

Quiconque connaît moindrement notre histoire ne devrait pas se surprendre d’une telle situation. Depuis des siècles, le racisme anti-québécois de cette minorité repue et satisfaite a constitué la toile de fond où se tramaient les vicissitudes de leur quotidien. En 1849, par exemple, ce sont ces mêmes suprématistes haineux qui ont mis le feu au parlement de Montréal parce que celui-ci voulait indemniser les agriculteurs victimes des troubles reliés à la Révolte des Patriotes. En 1900 après la victoire des Anglais dans la guerre des Boërs, les mêmes orangistes reliés à l’Université McGill ont commis une émeute, arrachant tout ce qui était le moindrement francophone, chantant le Rule Britannia et hissant l’Union Jack à l’Hôtel de Ville. En 1970, les mêmes racistes se félicitaient qu’on suspende la liberté de tout un peuple, qu’on emprisonne des poètes, des syndicalistes, des leaders étudiants, des politiciens.

Quiconque n’apprend pas de son passé est condamné à le revivre, dit l’adage. Qu’avons-nous appris, exactement, quand nous tolérons que des anglophones vivant ici continuent, en 2012, de mépriser nos valeurs fondamentales ? Qu’avons-nous appris quand nous acceptons de cohabiter avec des gens qui n’ont ni le désir de respecter nos lois, ni le désir de participer à notre existence et encore moins le désir de nous voir survivre en tant que collectivité ?

Nous n’avons rien appris parce que nous avons oublié que nous sommes un peuple en lutte. Nous agissons comme si nous étions souverains, mais pour l’anglophone qui vit ici nous ne sommes qu’une province, du latin pro victis qui signifie territoire des vaincus. Le jeune anglophone qui vit ici ne voit pas en nous une nation, mais une simple minorité canadienne ayant le culot de tenter d’imposer un aménagement linguistique comparable à ce qui se fait ailleurs dans le monde. Pire : cet anglophone est témoin de ceux des nôtres qui, profondément aliénés, contribuent à affaiblir la portée de notre langue.

Nous ne comprenons pas que le jeune anglophone n’a aucun désir de s’intégrer. Il voit notre langue et il voit une langue faible. Il regarde notre peuple et il voit un peuple vaincu. Pour lui, la Révolution tranquille ne constitue qu’une parenthèse dans l’histoire d’un peuple ne méritant que de disparaître en silence. Le français, la Loi 101, nos valeurs ? Rien à foutre. Jour après jour, il se nourrit des immondices haineuses publiées dans un torchon comme The Gazette. Il s’éduque dans une université surfinancée comme McGill. Il se fait soigner dans sa langue dans des hôpitaux surfinancés. Il voit un mégahôpital anglophone de près de 1,5 milliard de dollars s’ériger dans la cour Glen. Sa langue est maîtresse.

Pierre Falardeau disait que lorsqu’on se tient debout, on ne se fait pas aimer, mais on se fait appeler « monsieur ». Voilà notre problème. Nous avions appris à toute une génération d’anglophones à nous respecter. Or, depuis 1977, nous n’avons cessé d’édulcorer notre Loi 101, de réduire jusqu’à l’insignifiance la portée de notre aménagement linguistique, de faire le dos rond aux anglophones, de leur montrer patte blanche, de cochonner de bilinguisme tout ce que nous touchons. Nous nous croyons un peuple mature en paix avec sa minorité anglophone, mais nous oublions que cette minorité québécoise se considère comme une majorité canadienne et que celle-ci n’aura de paix que lorsque sa langue sera la seule valable sur tout ce continent.

Cette haine et ce racisme anti-québécois doivent servir à quelque chose : nous rappeler que l’objectif du peuple québécois ne doit pas être d’être aimé, mais d’être respecté. Nous n’avons pas à obtenir l’assentiment de notre minorité pour quelque décision que ce soit. Nous n’avons pas à continuer à tolérer le surfinancement de ses institutions ou le mépris de nos valeurs et de nos lois.

Nous avons le devoir d’agir avec force, vigueur, et d’imposer le respect à cette minorité de racistes non seulement en renforçant la Loi 101, mais également en mettant la hache dans les institutions permettant la transmission de leur mépris.

Le droit des Anglais
21 mars 2012

Je remarque un trait commun à tous les débats touchant la langue au Québec : alors que les Québécois ont des positions modérées et variées, la minorité anglophone est quasi unanime à dénoncer la Loi 101 et à déverser sa haine – voire son racisme – sur le peuple québécois. Cette attitude, loin d’être normale, constitue plutôt la conséquence d’une sorte de complexe de supériorité issue de ce qu’on peut considérer comme étant le « droit des Anglais ».

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Comme il en est question au chapitre 2 d’APARTHEID UNIVERSITAIRE, le droit des Anglais a été exprimé par Edmund Burke au 18e siècle en réponse aux Lumières françaises. Cette attitude de supériorité découlait d’une forme de darwinisme social qui valorisait l’application des théories biologiques de Darwin au niveau politique. En clair, on considérait qu’il était légitime pour le plus fort de dominer le plus faible et les Anglais considéraient donc qu’ils avaient non seulement le droit, mais le devoir de dominer les autres peuples, qu’ils considéraient comme inférieurs. C’est ce « droit des Anglais » qui a inspiré les politiques ethnocidaires de Durham à l’égard de la nation québécoise dans les années 1840.

Aujourd’hui, après près d’un demi-siècle de rapports linguistiques basés sur des aménagements structurés, on semble revenir à l’idée d’un rapport de force brut entre les langues. L’anglais étant la langue la plus puissante d’Amérique du Nord – et de loin – on considère donc qu’il est normal, voire nécessaire, de l’imposer à toutes les autres, considérées comme inférieures.

Se croyant investis du devoir d’imposer la supériorité présumée de leur langue, nombre d’anglophones vivant au Québec considèrent comme une hérésie la seule pensée que puisse exister une puissance étatique leur imposant une langue qu’ils considèrent inférieure. À leurs yeux, il n’y a qu’un pas entre l’obligation d’afficher en français ou d’envoyer les enfants d’immigrants à l’école française et les camps de concentration de Dachau ; ils perçoivent le contrôle de leur langue non pas comme une mesure nécessaire pour protéger une langue française minoritaire sur ce continent, mais comme un affront que fait le faible au fort simplement en pensant qu’il pourrait imposer des règles dépassant le simple rapport de force.

Ce complexe de supériorité de la minorité de langue anglaise ne serait pas si dangereux en soi s’il n’arrivait pas à s’imposer de plus en plus à une grande partie des Québécois. Ceux-ci, éduqués à l’école du laisser-faire économique et identitaire, en viennent non seulement à se montrer indifférents à l’égard de leur langue, mais même à la détester et à ne plus se considérer, collectivement, qu’à travers le prisme déformant et haineux de la majorité anglophone continentale.

Le Québec, à leurs yeux, ne constitue plus le territoire physique de la nation québécoise, mais une simple limite géographique où vivent des humains ayant la particularité de parler une langue considérée comme inférieure, possédant une culture considérée comme inférieure, des valeurs considérées comme inférieurse, un système politique considéré comme inférieur, alouette ! Ces Québécois ayant adopté la vision du « droit des Anglais » ont appris à haïr leur propre peuple précisément parce que le Québec s’est doté d’un aménagement linguistique permettant de faire triompher le faible aux dépens du fort.

Les idées de droite qui soufflent sur le Québec depuis environ trois décennies commencent à donner leurs fruits. Tout en laissant une Loi 101 de façade de plus en plus affaiblie, on a travaillé à affaiblir ses fondations en enseignant à nos jeunes à détester tout ce qui n’est pas issu du « laisser-faire ». L’idée même de légiférer pour autre chose que pour protéger les « libertés » individuelles devient de plus en plus étrangère pour nombre de jeunes.

Nous vivons donc à la pire des époques. Non seulement nous rapprochons-nous de plus en plus du précipice de l’assimilation, mais nous le faisons dans un contexte où l’État est systématiquement émasculé et où la simple conviction que puisse exister en Amérique du Nord un peuple riche et ayant une langue méritant d’être protégée est anéantie à la fois par le racisme d’une minorité d’anglophones surfinancés et par l’ignorance et l’endoctrinement d’une majorité de Québécois ayant appris à détester tout projet collectif.

Stéphane Gendron est un ignare (2e partie)
13 mars 2012

Dans la première partie de ce texte, je démontrais de quelle manière Stéphane Gendron est un ignare parce qu’il ignore tout des aménagements linguistiques dans le monde. Il ne comprend pas de quelle manière la Loi 101 est une loi linguistique FAIBLE en comparaison de ce qui se fait ailleurs sur cette planète parce qu’il est centré sur son propre nombril. Son ignorance, pourtant, va plus loin que cela : il est également totalement ignorant de ce qui se passe au Québec, voire dans sa propre ville !

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Dans un texte publié en anglais dans un torchon anti-Québécois habituel, il fait encore état de son ignorance.

Quelques citations, et ma réponse. Toutes les traductions du texte original en langue étrangère ont été effectuées par le service de traduction de Google.

« Lorsque une communauté a 44 pourcent de sa population parlant anglais, comment pouvons-nous l’ignorer ? »

Personne n’ignore cette population. Elle a des services de santé en anglais, des écoles en anglais (sur-financées, doit-on le rappeler), elle peut parler sa langue, elle se fait servir en anglais un peu partout. La Loi 101 stipule que c’est à partir de 50% de citoyens d’une ville ayant une langue étrangère comme langue maternelle qu’une ville peut s’adresser à eux dans leur langue. Huntingdon ne remplit pas ces critères.

« Même si la plupart des anglophones de Huntingdon parlent et comprennent le français, nos valeurs nous enseignent que nous ne faisons pas la promotion d’une langue en en écrasant une autre. L’épuration linguistique n’aura pas lieu sur notre territoire. Jamais. »

De un, le fait de s’adresser aux citoyens dans la langue nationale n’implique pas d’écraser une autre langue. Est-ce que les résidants hispanophones du Texas se sentent « écrasés » parce qu’on s’adresse à eux en anglais ? Est-ce que les citoyens russes d’Allemagne se sentent « écrasés » parce qu’on s’adresse à eux en allemand ? Non, la normalité, partout dans le monde, est d’utiliser une langue rassembleuse et commune. Au Québec, cette langue est le français.

Ensuite, quand Gendron parle d’épuration ethnique, il fait abstraction d’une réalité incontournable : ce sont les francophones qui sont en danger dans sa ville ! Alors que sa population de langue anglaise intègre à elle quantité de francophones et d’allophones, le taux d’assimilation des francophones atteint 7% ! L’épuration linguistique est déjà en marche à l’encontre des francophones de Huntingdon, et Stéphane Gendron ne semble pas s’en formaliser.

« De quoi le Québec a-t-il peur ? La population anglophone des régions québécoises diminue. »

La vérité, c’est que la population anglophone est en pleine croissance ! Il y avait 564 752 anglophones de langue maternelle au Québec en 2001, contre 607 163 en 2006, soit une augmentation de 7,5%. Au même moment, la population de langue maternelle française n’augmentait que de 1,3%. Stéphane Gendron dit N’IMPORTE QUOI.

« Les écoles et les églises de langue anglaises ferment à travers la province. La population est vieillissante. Nous sommes sur le bord de perdre un héritage culturel important. »

Les écoles de langue anglaise sont sur-financées et la vitalité de la langue anglaise au Québec est la plus forte AU CANADA, ce qui démontre une intégration rapide DES JEUNES vers l’anglais. Ce n’est pas le signe d’une population vieillissante. Quant à l’héritage culturel, il suffit de prendre sa voiture et de faire quelques kilomètres vers le sud ou l’ouest pour trouver une mer de plus de 300 millions d’anglophones. Ce sont les Québécois qui constituent un héritage culturel important à protéger, pas les anglophones ! Nous sommes la pluralité et la diversité sur ce continent, et nous avons le droit de nous défendre face à ceux qui veulent travailler à nous éliminer !

« À tous les jours, le Québec fait des efforts considérables pour accommoder les nouveaux arrivants du monde extérieur (sic), mais crache à la face du frère anglophone avec lequel il a partagé des siècles d’existence. C’est un non-sens ! »

Le Québec fait des efforts pour intégrer les immigrants, oui. Et quel est l’obstacle à cette intégration ? Le repli sur soi encouragé par le multiculturalisme prôné par les anglophones et la langue anglaise elle-même. Quant à l’histoire du frère anglophone, on pourrait commencer par 1759, continuer par 1837, et terminer par 1970 pour se rendre compte que cette histoire a toujours été celle d’une minorité anglophone d’oppresseurs contre une majorité québécoise d’opprimés. Rien n’a changé, sinon que nous nous opprimons désormais nous-mêmes en sur-finançant systématiquement les services de notre minorité.

« Le complexe d’infériorité culturelle du français (sic) continue de nuire au développement du Québec moderne. Pendant que nous avons peur des autres, l’Ontario et les provinces de l’ouest se développent à grande vitesse. »

L’Ontario va beaucoup moins bien que le Québec et les provinces de l’ouest se développent à cause du pétrole. La démagogie de Gendron va très loin, mais les faits existent pour les contrecarrer.

Dans le reste de son texte, Gendron explique de quelle manière il entend contourner la loi en instaurant un journal faussement indépendant pour communiquer avec ses citoyens. Bref, après avoir écrit un texte en entier de faussetés sur le Québec et après s’être plaint de ne pas pouvoir avoir de bonnes relations avec le « frère anglophone », il crache désormais au visage du « frère Québécois » qui appuie la Loi 101 et désire son application.

En méprisant ainsi les Québécois, qui démontrent leur fort attachement à la Loi 101 sondage après sondage, Stéphane Gendron met cependant sa ville sur la ligne de feu. Il est à prévoir que beaucoup de Québécois, comme mon ami, feront un pèlerinage à Huntingdon pour faire des plaintes à l’OQLF pour chaque virgule de travers. Si Gendron se permet de mépriser l’esprit de la loi en la contournant, nous sommes tout à fait justifiés d’utiliser la même loi pour prendre chacun de ses commerçants en défaut sur de petits détails.

Les plaintes ont déjà commencé à être envoyées. Des lettres aux commerçants, leur expliquant qu’ils peuvent remercier Gendron pour ces plaintes, le seront sous peu. D’autres expéditions sont prévues à Huntingdon. Si dérapage il y avait, Gendron en serait le coupable.

La seule chose que le mépris de Gendron a réussi à obtenir, c’est de mettre fin à la relative paix linguistique au Québec.

D’une manière assez tordue, on pourrait le remercier. Il est plus que temps de relancer le débat linguistique, de renforcer la Loi 101 et de mettre fin aux privilèges indus de la minorité la plus choyée au monde.

Si l’ignorance et l’anglomanie de Stéphane Gendron peuvent servir à quelque chose, c’est à ça.

Qu’attendons-nous pour enfin devenir une nation normale et mature, fière d’elle-même et n’ayant pas besoin de se mettre à genoux devant sa toute-puissante minorité pour exister ? Qu’attendons-nous pour réellement faire de notre langue nationale… une langue nationale ?

Nous sommes la diversité sur ce continent et nous avons le droit d’exister.

Ce ne sont pas les mensonges de Gendron, sa haine ou son désir d’éradiquer tout un peuple en s’attaquant à sa loi la plus fondamentale qui nous en empêcheront.

Comment s’opposer à Stéphane Gendron sans se fatiguer
12 mars 2012

Stéphane Gendron est un traître. Y a-t-il un autre mot pour le décrire ? Traiter la Loi 101 de raciste, alors que c’est la seule loi qui nous sépare de l’anglicisation, alors que son adoption en 1977 a permis d’assurer un futur en français aux générations qui suivent et de mettre fin à l’intégration en anglais de 90% des immigrants, constitue un acte de trahison envers tous les Québécois. Oui, bien sûr, il démontre son ignorance quand il traite de raciste un aménagement linguistique beaucoup plus faible que ce qui se fait ailleurs dans le monde, mais cela ne l’empêche pas d’être une nuisance et de contribuer à renforcer la position de l’anglais dans une ville qui assimile déjà ses francophones à une hauteur de 7%.

Source de l’image

Question : comment s’opposer à Stéphane Gendron et lui enlever le soutien dont il semble jouir dans sa municipalité ? Très simple : il faut opposer les commerçants locaux (qui aspirent à la tranquillité et aux bonnes affaires) à Stéphane Gendron. Même si Gendron a déjà annoncé son départ prochain de la mairie de Huntingdon, cela contribuerait à lui enlever le soutien dont il a besoin pour être une telle nuisance.

Voici de quelle façon on peut couper ce soutien :

  1. Il faut faire des plaintes à l’Office québécois de la langue française (OQLF). Beaucoup de plaintes. Et pour la moindre virgule de travers. Vous allez à Huntingdon avec un appareil photo, vous prenez des photos ; vous allez dans les commerces et vous notez. Vous ratissez la ville de long en large. Par la suite, envoyer la plainte à l’OQLF est très facile et cela peut même se faire par courriel.
  2. Il faut envoyer une lettre au commerçant à propos duquel on a fait une plainte. Dans cette lettre, polie, on lui explique simplement qu’il peut remercier Stéphane Gendron pour cette plainte et que c’est grâce aux propos de Stéphane Gendron qu’il devra rendre des comptes à l’OQLF.
  3. Vous mettez la photo ou les informations des commerces récalcitrants en ligne. Une page Facebook très intéressante intitulée Pour que Huntingdon respecte la Loi 101 a été créée à cet effet.

Pas plus compliqué que cela. On lance le message suivant aux citoyens de Huntingdon : « Vous voulez avoir la paix ? Remettez votre maire à sa place et forcez-le à se rétracter. »

Un ami a commencé à faire des plaintes. Il m’a envoyé une carte indiquant, en rouge, les rues visitées (cliquer sur l’image pour l’agrandir). Il est suggéré de revisiter périodiquement ces zones, mais ce sont surtout les endroits qui n’ont pas encore été visités qui devraient l’être le plus rapidement possible.

Comment être certain que cette stratégie fonctionne ?

Regardez ceci :

Gendron commence déjà à sentir la soupe chaude. Il SAIT que les plaintes ont commencé à affluer et il est possible que des commerçants l’ait déjà contacté à ce propos.

Notons au passage qu’il est assez cocasse que des citoyens soucieux de faire respecter les lois se fassent traiter de talibans. On se demande si le maire Gendron traite de taliban le policier qui l’arrête pour excès de vitesse au volant de sa mustang ou s’il traite de taliban le citoyen qui dénonce un parent battant son enfant. Il semble qu’au-delà de l’ignorance crasse de Stéphane Gendron à propos des aménagements linguistiques dans le monde, celui-ci aurait également de la difficulté avec le respect des lois.

Cela est particulièrement drôle quand on y pense. D’un côté, Gendron veut se battre à mort contre une loi et traite de talibans ceux qui veulent qu’on applique les lois. De l’autre, il pleure comme une madeleine et crie à l’intimidation quand des Québécois se lèvent contre sa sottise.

C’est quoi son truc, dites-moi ? Fuck les lois… sauf si c’est à son avantage ? Une loi est bonne quand elle protège Stéphane Gendron et une autre loi est mauvaise parce que Stéphane Gendron est en désaccord ? Louis XIV, Gendron, même combat !

Chacun de nous, Québécois, pouvons faire notre part contre Stéphane Gendron. Il suffit d’avoir un appareil photo et un moyen de transport. Il est non seulement possible, mais également un devoir de contribuer à faire respecter la Loi 101 à Huntingdon et de mettre fin à l’anglicisation de nos concitoyens, victimes d’un maire anglomane semblant préférer flatter son narcissisme devant les médias que de travailler à protéger les lois au cœur de sa petite ville, un patelin en décroissance constante depuis qu’il est à sa tête.

Nous aurions tort de croire que la cause n’est pas importante parce qu’elle concerne une petite municipalité en région. Tout est question de symbole et quand Gendron insulte la loi fondamentale du Québec français, il doit en subir les conséquences. Nous devons, collectivement, relever la tête et ne pas accepter de se laisser mépriser par la première carpette venue.

Qu’attendons-nous pour ratisser sa ville et montrer à ses citoyens qu’ils feraient mieux de tourner le dos rapidement et définitivement à l’ère Gendron ?