Pour en finir avec Renart Léveillé
27 juin 2009

Ce sera mon dernier texte sur la question. Je ne perdrai pas davantage de temps avec cette personne. Non content d’avoir traîné dans la boue Patrick Lagacé, il me calomnie sur son blogue. Il m’accuse de m’accrocher à lui comme une sangsue et de parler de lui sur tous les blogues. Je vais rectifier les faits.

Je me fous de ce Pascal Léveillé dans la mesure où il me laisse tranquille. Je n’avais rien écrit contre lui depuis des mois, ni sur lui, ni quoi que ce soit à propos de lui. La seule exception fut un texte sur les blogueurs-parasites où je ne l’ai pas nommé directement.

Mais lui, de son côté… Il a essayé de lancer une campagne de boycott de mon blogue. (Il a confirmé ici que c’était bien de moi qu’il s’agissait) La raison? J’avais laissé un commentaire chez Le Satellite Voyageur où je lui recommandais, face à ses blues et à son manque d’inspiration, de se laisser un peu plus de latitude et de véritablement se laisser aller, car il avait, à mes yeux, au moins 1000 fois plus de talent qu’un Renart Léveillé se contentant d’amalgamer tout ce qui se fait ailleurs sans véritablement prendre position. Pascal Léveillé y a vu une attaque gratuite, mais il s’agissait plutôt d’un exemple que je donnais à Le Satellite Voyageur afin que son blogue continue d’être de qualité et ne devienne pas cet espèce de ragoût pré-mâché de commérages édulcorés qu’est le blogue de Renart Léveillé.

Je croyais qu’il en resterait là, qu’il se tiendrait tranquille un certain moment. Mais non. Sitôt cet épisode terminé, il a eu besoin de se trouver un autre blogueur sur qui déverser son fiel. Dans un texte intitulé Pour en finir avec le Voyou du Bayou il s’acharne contre un autre blogueur, sous prétexte que celui-ci a calomnié son amie. Renart Léveillé, le justicier du web. Toujours prêt à utiliser sa petite clique de lecteurs (toujours les mêmes, en passant) contre la cible du jour. Et comme si ce n’était pas suffisant, huit jours plus tard il traîne Patrick Lagacé, mon blogueur préféré, dans la boue en l’accusant de mentir et d’être un hypocrite écrivant des conneries sous un faux nom. Tout ça parce qu’un de ses commentaires n’avait pas été publié sur le blogue de Lagacé et qu’il avait décidé de jouer les sangsues avec lui.

Alors voilà, moi je m’indigne contre sa façon d’agir. Il agit comme un petit truand qui se croit roi de la ville et qui a le droit de décider qui mérite de vivre et qui doit crever. Il n’a rien à faire de l’éthique, comme le note Martin Comeau. Son but est de faire mal, de s’attaquer à la réputation d’autrui et de calomnier confortablement assis derrière son écran d’ordinateur. Face à face avec Lagacé, Le Voyou ou moi, aurait-il eu ce courage? Il est permis d’en douter.

Sa façon d’agir est prévisible. Il fouille le web à la recherche de nouveaux textes et il court pour être le premier à laisser un petit commentaire insipide de 2-3 mots, du genre « ah oui tu as raison ». Ainsi, la personne qui reçoit le commentaire se sent valorisée et a le goût de participer au blogue de Renart. Mais dans les faits… Comme il l’avait écrit ici, Renart n’en a rien a cirer de ces blogues:

Je ne suis pas un grand amateur de blogue perso, même si j’en lis quelques-uns, mais je n’irais pas écrire en commentaire sur un de ceux que je ne suis pas, simplement : ta vie ne m’intéresse pas!

La vérité, c’est qu’il lit à peine ces dizaines de blogues qu’il fréquente. En diagonale, au mieux. Il s’assure d’être le premier à laisser un commentaire (dès qu’il reçoit le RSS du billet dans son Google Reader) et espère ainsi grossir son capital de sympathique. Ensuite, il se contente d’appliquer les principes du blogueur-parasite pour pondre ses petits billets insipides grâce au contenu d’autrui.

D’autres conflits de Renart:

Renart contre JESOPINIONS (Anti-Pollution)
Renart contre ceux qui « volent » ses photos
Renart Le Voyou du Bayou (encore)
Renart contre Le Bum Intello
Renart contre Patrick Lagacé (encore)
Renart contre un ancien-ami et contre Patrick Lagacé
Renart s’acharne encore contre moi
Renart contre un autre blogueur
Renart contre « Daniel »
Renart contre « Daniel » (encore)
Renart contre moi (encore-encore)
Renart contre un autre commentateur
Renart contre Carl Bergeron
Renart contre Martineau (encore, encore!)
Renart contre Le Bum Intello (encore)
Renart contre Élodie
Renart contre Élodie (encore)
Renart contre un autre commentateur
Renart contre Le Bum Intello (encore-encore!)
Renart contre Le Bum Intello (re-re-re)
Renart contre Patrick Lagacé (plus soft)
Renart contre un énième commentateur
Renart contre les trolls

Je n’ai rien à ajouter. Ce type ne peut vivre sur la blogosphère sans être en conflit contre quelqu’un d’autre. À toutes les deux-trois semaines, il doit ostraciser quelqu’un, s’attaquer à quelqu’un, chercher à nuire à quelqu’un. Si ce n’est pas Patrick Lagacé, c’est Le Voyou du Bayou, c’est moi, c’est Anti-Pollution, c’est Daniel, c’est un certain commentateur, c’est Le Bum Intello, etc. Toujours quelqu’un à dénoncer, toujours quelqu’un à exclure.

Pascal Renart Léveillé n’accepte pas la critique. Purement et simplement.

C’était mon dernier texte sur le sujet. Je vais continuer de me servir de lui comme référence si je veux expliquer ce qu’est le blogue-parasitage, mais je ne répondrai plus à ses vaines insultes et à ses campagnes de diffamation. Les milliers de lecteurs de Patrick Lagacé savent maintenant qui il est et de quelle façon il n’a pas hésité à traîner ce dernier dans la boue, et pour ma part, même si je n’ai que quelques centaines de lecteurs au quotidien, j’aimerais juste leur assurer que je ne perdrai plus de temps avec ces choses dans le futur. C’est un point final. Il aura beau continuer sa diffamation et de me harceler, que ce soit sur son blogue ou en privé, pour ma part je n’ai plus rien à ajouter à son sujet. Je pense à lui et je le trouve triste. Englué dans son égo surdimensionné, c’est tout. Ce type est une plaie, et il incarne la raison première pourquoi les blogues ne sont pas pris au sérieux.

Je sais déjà qu’il va publier un texte à ce sujet, cherchant le réconfort de sa petite clique de suiveux, mais pour moi c’est terminé. Je ne perdrai plus de temps avec cet individu.

Bientôt, d’autres textes, réflexions, recherches, et peut-être des scoops. C’est plus difficile que de diffamer au gré de l’égo sur le net, mais c’est beaucoup plus valorisant. D’ici là, une pause. Salutaire.

P.S. J’ai fermé les commentaires sur ce texte. Je ne veux pas relancer le débat et repartir le bal. Pour moi, c’est réellement un point final. Qu’il vive heureux et qu’il continue à diffamer gratuitement les autres blogueurs, je ne veux plus le savoir. Je sais que vous êtes nombreux à penser comme moi (et aussi à ne pas penser comme moi), mais je ne veux plus de débat à ce sujet. Le rayon des commérages et du potinage mesquin, ce ne sera plus ici. Il y a déjà un blogue tout désigné pour cela, et je crois que vous le connaissez, maintenant.

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De L’Électron Libre à ledernierquebecois.wordpress.com
15 mai 2009

Oyé, oyé: ceci est ma destination finale. Après avoir blogué sous le nom d’Un homme en colère sous blogspot, d’Un Homme en colère , Le Dernier Québécois et L’Électron Libre, voici ma destination finale: ledernierquebecois.wordpress.com.

J’ai été au bout du chemin. J’ai décidé d’assumer à 100% tout ce que j’écris. Ce n’est peut-être pas très original, mais c’est moi et je me dote d’un nouvel espace de liberté.

En effet, avec L’Électron Libre, j’avais fait le choix de me concentrer principalement sur les enjeux sociaux. Désormais, je me réserve le droit de donner mon opinion sur le sujet de mon choix, de réfléchir sur n’importe quoi, de raconter des anecdotes personnelles si j’en ai envie et d’écrire quelques textes journalistiques si ça me plaît.

ledernierquebecois.wordpress.com sera ma résidence virtuelle pour longtemps, le bout du chemin, et si plusieurs m’ont déjà signifié que c’est moins original que L’Électron Libre, je crois cependant que c’est plus authentique!

Bienvenue chez moi, dans cette nouvelle version de L’Électron Libre, qui désormais a son chez-soi bien à lui!

S’il y a des bugs majeurs avec le nouveau site, SVP veuillez me contacter! J’aimerais notamment savoir si vous recevez toujours les textes par RSS. Merci.

Cher Jimmy…
12 novembre 2008

Jimmy St-Gelais

Cher Jimmy,

C’est avec stupéfaction que j’ai appris ton départ de la blogosphère aujourd’hui. Tu fais partie de ces grands qui ont animé les débats et posé les essentielles questions sur toutes les tribunes, dont UHEC.net, qui n’existe plus lui aussi. Tu as été un fidèle collaborateur et j’aimerais te réitérer que ma décision de mettre fin à l’aventure de UHEC n’était pas en relation avec toi, mais plutôt avec mon désir de « donner du lousse » avant, justement, d’avoir à couper la corde et quitter définitivement la blogosphère.

Tu donnes tes raisons dans un précédent billet, ce qui me donne envie de dire que ton départ était annoncé. Laisse-moi publier ici le billet en entier:

Vous entendiez quelqu’un pour vous dire vos quatre vérités? Je suis celui-ci.

Chers amis blogueurs politiques du Québec, vous avez raté le train.

Vous vouliez que les médias généraux citent vos billets en tant que référence dans leurs chroniques politiques? Cela a bien été le cas en 2007 et au début 2008, mais aujourd’hui, plus personne dans le monde journalistique ne prend au sérieux les affirmations des blogueurs politiques québécois.

Pour preuve, il est maintenant rarissime que l’on cite des billets provenant de blogueurs du Québec dans la chronique internet des Coulisses du Pouvoir de Radio-Canada. Pourtant, il y a un an, cette chronique n’hésitait à ploguer des textes de certains auteurs de blogues du Québec. On préfère désormais les blogues anglophones qui démontrent plus de sérieux.

Et pour cause.

Vous vous êtes divisés. Vous vous êtes comportés comme des enfants d’école.

Les insultes, les attaques personnelles, les luttes fratricides ont miné le peu de crédibilité que vous aviez. Ceux qui ont fréquenté le milieu des blogues politiques depuis le début de 2007 savent de quoi je parle.

Les médias traditionnels ont entendu de vous un plus haut niveau de professionnalisme mais vous avez dérivé vers un comportement enfantin, conflictuel et peu productif.

Et maintenant, vous en payez le prix. Et moi aussi.

Tu sais, Jimmy, je crois que tu prends le problème à l’envers. D’abord, il faut noter que la seule émission à parler des blogues est « Les Coulisses du pouvoir », que celle-ci est à Radio-Canada et que la direction de la SRC a décidé qu’il fallait pouvoir identifier les blogueurs par leurs noms avant d’en parler pour ne pas se faire prendre comme lorsque l’histoire de Pierre Morin, le troisième vice-président de l’Assemblée nationale, a causé tout un émoi. Mais ceci est un détail.

La vérité, à mon avis, est une question d’équilibre. Tu finis en disant « vous payez le prix » en disant que nous avons perdu de la crédibilité auprès des médias. Je vois les choses autrement: je crois que pour bloguer à long terme il faut atteindre l’équilibre entre popularité et respect de soi-même. Je m’explique.

Dans le temps de UHEC, je pouvais écrire 2-3 textes par jour. Je savais également quoi écrire pour déclencher les passions, et les passions, c’est vendeur. En fait, moins on fait de nuance, mieux c’est. À l’époque, je vérifiais le nombre de visiteurs scrupuleusement, j’organisais nos textes pour les publier aux moments opportuns; j’étais devenu le général d’un petit char d’assaut d’idées. Super, non? Oui, super, sauf que…

Sauf que je n’étais pas payé pour ça et ça me prenait beaucoup de temps. J’ai une vie en-dehors du blogue et je dois avancer dans celle-ci, c’est-à-dire travailler pour améliorer ma situation et celle de ma famille et devenir plus heureux et meilleur en tant que personne. Bref, d’un côté je travaillais fort pour que UHEC soit très connu (à un moment on avait régulièrement le triple des visiteurs de ce qu’a ce blogue-ci) mais plus j’y travaillais, plus je me dispersais et moins j’avais de temps pour améliorer ma vie. Si bien que j’ai fini par me désintéresser du blogue et vais te l’annoncer en grande primeur: si je ne fermais pas UHEC pour repartir à zéro sur un petit site no-name, j’aurais simplement arrêté de bloguer, j’en suis convaincu.

Le problème, c’est qu’on aime ça se dire qu’on change les choses. On aime ça se dire qu’on est bon, qu’on est puissant, que le monde entier nous lit. La vérité, c’est qu’on doit écrire pour soi-même et nulle autre personne, en n’ayant d’autre objectif que de se réaliser à travers ce qu’on fait. De s’arrêter et d’être fier du chemin parcouru. De lire ce qui a été écrit et de se dire « wow, je suis fier! ».

Et pour ceci, encore une fois, l’équilibre est primordial: on doit être au pivot entre expression personnelle et reconnaissance des autres. En ce sens, pour moi autant un antagoniste qu’un À mon humble avis sont dans l’erreur. Le premier carbure à la popularité et son blogue est devenu un dépotoir pour personnes souffrant de troubles mentaux. Le second a un plan de carrière politique et se censure de tout ce qui pourrait aller à l’encontre de ce plan et du parti pour lequel il milite. Le premier trône en haut des palmarès. Le second croupit quelque part en bas. Non, il y a un équilibre à atteindre, Jimmy, entre reconnaissance et expression personnelle.

Ce que j’essaie, pour ma part, c’est de me limiter à 2-3 textes par semaine (celui-ci est une exception). J’écris quand j’ai quelque chose à dire, et en me disant que ça ne changera rien, mais que j’aurai fait ma mince contribution. C’est mon truc, mais toi je suis sûr que tu pourrais trouver le tien.

C’est sûr que j’aimerais qu’on puisse refaire un collectif un jour, mais peu importe la forme que ça prendrait, il faudrait que ce soit en concordance avec le besoin de réalisation de chacun et être assez ouvert pour permettre la discordance, mais pas trop ouvert non plus (à l’image des 7 du Québec, un fourre-tout cacophonique).  Bref, avoir une ligne directrice de laquelle il serait possible de se distancer occasionnellement.

Sauf que le problème, on en revient toujours là, est que la ligne est bien mince et qu’elle n’est jamais la même pour qui que ce soit…

Je t’encourage à réfléchir à la question et à considérer, après quelques jours de repos, te repartir un nouveau blogue sous un autre nom un peu moins « je vais changer le monde » (pourquoi pas « le blogue de Jimmy »?)  et à y écrire tes pensées et tes réflexions, sans avoir le moindre désir d’être lu par beaucoup de gens ni de changer quoi que ce soit.  Tu es un blogueur Jimmy, alors blogue pour toi, pas pour les autres.

Mais peu importe ce que tu choisiras, moi je garde un souvenir extrêmement positif de notre collaboration.

En espérant qu’on aura la chance de rejaser de tous les opportunistes de l’ADQ, des suppôts du patronat du PLQ et des élitistes anti-démocratiques et snobillards du PQ!  🙂

Louis

p.s. J’aimerais beaucoup lire les expériences des autres blogueurs sur le sujet; qu’est-ce qui vous permet de continuer à bloguer et qui vous empêche de tout laisser tomber?

Changements
20 mai 2008

La vie est changement; tout change constamment. Ceux qui ne savent pas s’adapter meurent, ou plus prosaïquement se figent et restent sur place, sclérosés, avançant un peu à chaque jour sans trop savoir quel est le but à atteindre. Des zombies.

J’étais ce zombie; ça fait déjà près de quatre-cinq mois que je n’ai plus vraiment de temps à offrir à ce blogue. J’ai bien tenté de le réformer, de le transformer, mais je dois faire face à la réalité: je n’ai plus l’énergie ni le temps pour être un blogueur assidu, toujours à l’affût de la nouvelle, toujours prêt à réagir et « dans le vent ». Non, pu le temps. C’est moche comme explication, non? Mais c’est celle que donnent tous ceux qui quittent leurs blogues.

Parce qu’un blogue, c’est quoi finalement? C’est un web-log, un journal personnel. Et quand ce journal ne te sert plus, c’est-à-dire quand tu te sens forcé d’y écrire, alors il faut cesser et passer à autre chose. Car notre temps et notre énergie sont limités.

Écrire à tous les jours, ou plusieurs fois par jours sur un blogue, à mon avis ça démontre qu’on a de l’espace pour faire davantage. (Sauf si bien sûr c’est son métier ou si on aspire que ce soit son métier). On a de l’espace pour devenir de meilleurs humains, c’est-à-dire fermer ce putain d’ordinateur et aller prendre l’air un peu. Aller dans le vrai monde, réaliser ses rêves. Se réaliser. Trouver un moyen de gagner sa vie tout en ayant du plaisir; se payer une voiture, une maison, avoir une jolie femme, des enfants, une bédaine de bière ou de hamac et rester là les deux pieds dans le ruisseau à se dire que la vie est belle. Oui, la vie est belle.

Ça va en surprendre quelques-uns, car ça détonne de mon ton agressif, mais la vérité c’est que je suis heureux. Oui. En fait, peut-être pas à 100%, mais plus heureux que jamais depuis longtemps. Et c’est pour ça que UHEC était devenu une sorte de déversoir de trop-plein d’émotions négatives; n’ayant plus l’énergie pour des textes rationnels et d’analyses politiques (je mets mon énergie rationnelle ailleurs, dans un projet qui me permettra de bien vivre plus tard.. et bien vivre est un euphémisme.) je n’écrivais donc que quand quelque chose me choquait assez pour que je laisse de côté mon projet boursier pour venir écrire.

Avec le résultat qu’on a vu dans le ton.

(N.B. Je pense ce que j’ai écrit, mais le ton était souvent très peu recommandable. Mais je pense tout ce que j’ai écrit, surtout à propos du caractère urgent et pitoyable de la situation du français à Montréal, principalement dans l’ouest de la ville.)

Je ne veux plus imposer ceci à Jimmy, et à lutopium. Jimmy est un excellent blogueur et il a beaucoup de rigueur. Il mérite de pouvoir se concentrer sur son propre blogue et sa propre vie sans avoir à lire mes opinions personnelles à tous les jours. Car c’était bien ce qu’était devenu UHEC: le véhicule de mes opinions personnelles. Un véhicule qui me convenait, à moi seul et à personne d’autre.

Je tiens à remercier Jimmy pour son appui indéfectible et d’avoir été là depuis presque le tout début. Ta plume s’est beaucoup affinée Jimmy, et tu es devenu un blogueur aguerri, et j’irai régulièrement te lire, quand le temps me le permettra.

J’aimerais aussi remercier lutopium . On ne s’est pas beaucoup connu car tu es arrivé à un moment assez rock’n’roll, mais j’ai beaucoup aimé te lire et je vais continuer de le faire. Tes textes allient la précision d’une analyse approfondie doublée de l’ouverture du questionnement. C’est rare, et c’est super!

Merci aussi à Inkoghnito pour ses caricatures vraiment réussies et pour son humour qui a sû détendre l’atmosphère.

Et merci à Renart pour sa contribution pendant la plus grande partie de la vie de ce blogue. Nous nous sommes laissés d’une manière disons… euh… plutôt nulle, et j’ai plus que ma part de responsabilités. Je te pris d’accepter mes excuses si je t’ai offensé ou si j’ai trop réagi à certaines de tes commentaires à mon égard. Tu es un excellent blogueur, et j’ai vu ton potentiel quand je t’ai demandé de te joindre à UHEC. Tu fais partie de la petite catégorie de ceux que je vois devenir blogueur professionnel et qui pourraient être rémunérés pour bloguer. Je ne suis pas d’accord avec tes idées politiques, mais c’est justement le fait que tu ne prends pas position, ou jamais clairement, qui t’ouvrira les portes vers un plus grand lectorat. Bonne chance et merci de ta contribution.

Merci à tous les lecteurs habituels, passés ou présent. À Mia, à Manx, à Martin Beaudin-Lecours, à Jacques Saint-Pierre, à Philippe David, à H. Dufort, à Christian Rioux, à Tenace, à Dei Leitz (scuse j’oublie toujours comment l’écrire au complet), à Frank, et à tous les autres que j’oublie. UHEC a été un blogue vraiment mais vraiment intéressant et palpitant, avec des dizaines de commentaires chaque jour, pendant presqu’un an. Grâce à vous. Et c’est cette énergie qui m’a permis, un temps, de sacrifier beaucoup de temps pour essayer de rendre ce blogue le mieux possible, tant au niveau de l’apparence que du contenu.

Ceci dit, je ne range pas complètement ma plume de blogueur. J’ai un nouveau blogue: Le Dernier Québécois. À quoi s’attendre sur ce blogue? À n’importe-quoi. Oui. Y a pas d’étiquette, pas de limites. Je vais écrire ce que je veux, quand je le veux, et ça va saigner en masse ça c’est sûr. Et parfois ça va être plus plate qu’une toune de Mariah Carey. Et puis… Et puis quoi? Peut-être un texte par semaine, et peut-être le 8759e rang sur toutlemondetopmuchmachinchouette. Rien à cirer. J’ai décidé d’organiser ma vie différemment. Désormais, le centre de mes hobbies n’est plus l’activité de bloguer, certes intéressante mais absolument sans débouché en ce qui me concerne, mais mon programme de transactions boursières automatisées.

Le système est injuste, ça je vais toujours le dire. Il faudrait davantage répartir la richesse et taxes plus lourdement les riches, ça je ne changerai pas d’idée, même quand je gagnerai beaucoup plus d’argent. En attendant, je tente d’y faire ma place, conscient que c’est un système injuste quand même. J’ai déjà beaucoup donné côté implication sociale, et maintenant c’est le temps de récolter un peu.

Ce qui ne m’empêchera pas de continuer à faire réagir, à faire sacrer, à attirer les insultes, à faire rager, à me faire dire « je ne te lirai plus jamais » (sachant que c’est faux), à me faire traiter de borné, etc. Sauf que je le ferai en mon nom, sur mon blogue, et en ne vivant plus dans l’ombre d’un projet qui voudrait de tout coeur redevenir ce qu’il était mais dont je n’ai plus le temps et l’énergie à lui rendre.

Merci à tous!

Le Dernier Québécois

Pourquoi Renart a quitté UHEC… et la prostitution littéraire…
19 mai 2008

Bon, je ne voulais pas y revenir, mais je crois qu’il le faut. Je vais expliquer pourquoi Renart a quitté UHEC et je vais répondre par la même occasion à son dernier torchon.

Bon, commençons par le début. Renart est devenu collaborateur à UHEC parce que je lui ai dit que j’aimais son style et qu’il avait la possibilité de devenir un très grand blogueur s’il y mettait les efforts. C’était au printemps 2007 je crois. Il m’a donc soumis quelques textes, dont certains ont été refusés parce qu’ils étaient confus ou trop longs. Mais je lui ai donné quelques conseils et au bout d’un très court laps de temps il est devenu collaborateur du blogue. Même si son apport n’était pas apprécié de tous au début (plusieurs se demandaient ce qu’il faisait ici, avec sa vision apolitique, voire naïve des choses… lire à ce sujet ce commentaire, qui n’est pas exactement d’un de mes fans) je savais qu’il deviendrait un grand blogueur car sa vision naïve des choses amenait beaucoup de lecteurs. Peut-être pas des lecteurs qui avaient des opinions fortes et qui aimaient discuter, mais des lecteurs tout de même.

Ma vision de Renart a commencé a changé à partir de son texte Pourquoi je ne suis pas libertarien (mais que je suis quand même quelque peu sous le charme). Je trouvais sa position confuse, politiquement intenable, et je n’étais pas vraiment à l’aise qu’un blogueur affilié tienne des propos de droite sur le blogue. Et puis, à ce même moment, j’ai vécu une rupture et je n’avais pas trop le temps et le goût de bloguer. Alors j’ai laissé courir. Mais je commençais à me questionner sur notre collaboration, car il était clair que UHEC devait rester un blogue de gauche et un blogue politique.

Renart posait des questions, et il en pose d’ailleurs toujours. Il est bon pour ça, poser des questions. Mais il l’est moins pour trouver des réponses. Il écrivait le 20 octobre 2007:

Au-delà de la politicaillerie et des grands discours, il va bien falloir un jour trancher dans le compromis canadien, le multiculturalisme, le bilinguisme officiel insidieux, asymétrique, parasite maladroit du bilinguisme volontaire, utilitaire, qui lui s’appuie avec raison sur le statut mondialisant de la langue anglaise. Il faudra faire le tri. […] Sinon, aussi bien passer à un autre niveau et accélérer l’assimilation en intégrant la totalité des nouveaux immigrants par l’anglais et en offrant des cours d’anglais gratuits pour la population francophone.

Ce sont de bonnes questions, mais le tri, il aurait pu le faire en lui aussi, car c’est lui qui se trouvait constamment entre deux chaises, incapable de se décider sur la position à choisir. Incapable de prendre position sur le multiculturalisme, sur le bilinguisme, sur l’anglicisation rampante à Montréal. Puisque UHEC a toujours été un site « coup de gueule », disons que je commençais à trouver que ses positions étaient plus que floues et moins pertinentes. Le tri, il aurait fallu qu’il le fasse d’abord dans ses idées.

Par la suite, ce qui s’est passé est la chose suivante: j’ai compris. Oui, oui, j’ai compris. Compris qu’un blogue c’est juste des bits sur un écran. Je me suis fait une nouvelle copine (déjà cinq mois, ouhla! 🙂 ), et j’ai commencé un projet de programmation de système automatisé de transactions boursières. En quelques mois j’ai appris à programmer alors que je ne savais rien faire et que j’ignorais tout de la programmation. Depuis environ quatre mois, je passe en moyenne quarante à cinquante heures par semaine à programmer (ou en attente de résultats d’optimisations), trente heures à travailler, et je vois ma copine la balance du temps. Alors le blogue… Disons que j’ai commencé à m’en foutre. Et sérieusement.

Parallèlement, j’ai commencé à chérir l’idée de pouvoir écrire moins souvent sur le blogue, seulement de temps en temps quand je le pourrais. J’ai même pensé le fermer, et c’est venu très près que je le fasse. Mais j’ai décidé de continuer, de n’écrire que quand j’en avais vraiment envie. Renart m’a alors écrit, s’inquiétant de la baisse du lectorat et du ranking: « […] La différence entre ta présence forte sur ton blogue avant et ton silence de maintenant semble se faire ressentir au niveau des commentaires, du trafic, et surtout, de notre détermination à y participer. »

Bon, concernant l’épisode de AFG, Renart affirme que c’était de l’égocentrisme de ma part justifiée par le fait que AFG avait dépassé UHEC dans le classement de Toutlemondeenblogue. Rien n’est plus éloigné de la réalité. La vérité, c’est que UHEC était déjà quasi à l’abandon (mon texte précédent datait de presque une semaine!) et que je n’en avais rien à cirer du classement de blogue de machin-truc. Je m’en foutais éperdument. Comment je suis tombé sur le site d’AFG? Je ne m’en souviens plus. Je crois que cette semaine-là tout le monde en parlait, peut-être même Lagacé. Je ne savais même pas que AFG était plus visité que UHEC, et je m’en foutais honnêtement.

Alors, quand j’ai écrit ce que j’ai écrit à propos de AFG, je l’ai fait parce que je voulais bien le faire. Parce que j’ai fait le tri dans mes idées (contrairement à Renart) et que j’ai choisi: le bilinguisme est un ennemi car le bilinguisme dans une société minoritaire conduit à l’assimilation. J’ai choisi mes idées. J’ai pris possession de mes points, de vue, au risque de déplaire. J’ai préféré être cohérent et m’aliéner des lecteurs plutôt que d’être naïf et ignorant et de poser des questions sans jamais trouver de réponses. J’ai choisi de dénoncer le fait que d’écrire en anglais sur la vie québécoise n’incitait pas les immigrants à se franciser. Je l’ai fait, et je le referai encore. Parce que ce sont là mes valeurs. Je crois en la langue française et en l’intégration des immigrants. J’ai pris position, ce que Renart n’est pas capable de faire. (En passant, notez que Renart est son nom « d’artiste ». Personnellement si j’avais déjà été refusé de publication à 4-5 reprises je réfléchirais avant de me prendre un nom « d’artiste » et de traiter les autres d’égocentriques…)

Suite à ce texte, Renart a écrit quelque chose que je n’ai pas aimé et j’ai compris que lui et moi on ne pensait vraiment plus pareil et qu’il valait mieux terminer notre collaboration. Je n’étais plus à l’aise d’écrire à côté de ses textes naïfs et insipides et lui n’était plus à l’aise non plus avec quelqu’un qui assume ses positions. Alors nous avons décidé d’en rester là, et c’est tout.

* * *

Quand Renart m’accuse d’être égocentrique, il fait de la projection. En fait, depuis son départ, tout tourne autour de son égo. De ce qu’il a vu, à qui il a parlé, des textes qu’il a écrit sur Centpapiers ou ailleurs, de son rang dans les blogues (non mais quelle importance le « ranking », franchement!), etc. Il a écrit plusieurs textes pour me dénoncer, et il a continué ses petits textes insipides où il pose beaucoup de questions sans jamais trouver de réponses. Mais pour Renart, ce qui compte c’est d’être lu. Le ranking! Il m’avait d’ailleurs écrit cet hiver pour me signifier que UHEC baissait dans les rankings, c’est pour vous dire l’importance que ça avait pour lui. Être connu, connaître la gloire… Il semble bien parti pour réaliser son rêve, lui qui blogue à temps plein désormais.

Par ailleurs, il affirme qu’il avait changé de catégorie pour le ranking ou je-sais-pas-quoi. Il dit qu’il avait fait ça pour me faire descendre dans le ranking et que je lui avais écrit par la suite. Et bien je n’ai même pas été visité ce ranking et jusqu’à preuve du contraire il n’est pas possible de changer de catégorie, alors vraiment il est rendu bas ce Renart pour mentir comme ça!

* * *

Aujourd’hui, c’est la fête des Patriotes.

Les Patriotes, s’ils vivaient aujourd’hui, ils se révolteraient. Ils n’accepteraient pas de plier sur leur langue, sur leur culture, de devoir plier l’échine et s’angliciser inexorablement. Mais si des mous comme Renart étaient catapultés en 1837, ils seraient les premiers en avant de la ligne à dire: « mes amis, ça ne vaut pas la peine cette violence! Ce n’est pas grave si nous disparaissons, ou si nous nous faisons écraser! » Mous. Très mous. Et ils accepteraient un job de journaliste pour le compte de Sa Majesté et renieraient ensuite leur peuple pour quelques dollars.

Car c’est comme ça qu’ils sont les gens assoiffés par le prestige, le pouvoir… ou le ranking. Ils se disent indépendantistes, mais ils sont une honte, le genre de soi-disant indépendantistes qui sont en fait les pires collabos et dont les actions sont plus dommageables que plusieurs fédéralistes (qui eux au moins avance à visage découvert).

Ils posent des questions de la même manière que d’autres offrent une voiture à vendre; quand l’acheteur offre le bon prix, les réponses se trouvent immédiatement. Bref, c’est une forme de prostitution littéraire où l’auteur s’offre à celui qui lui offre le plus.

La seule chose que je regrette avec Renart, c’est de ne pas avoir suivi mes intuitions dès le début, et de l’avoir viré dès l’automne dernier, quand j’ai commencé à être mal à l’aise avec ses positions.

Ceci dit, je lui souhaite la meilleure des chances dans sa carrière de blogueur-naïf professionnel. Qui sait, il se retrouvera peut-être un jour sur Cyberpresse, à poser des questions et à ne jamais donner de réponses, sauf quand ça va dans la « bonne direction »…

La prostitution littéraire, c’est déjà mieux que de faire la rue, non?

Du nouveau pour UHEC!
22 mars 2008

Oyez, oyez, il n’y a pas que l’apparence du blogue qui a changé, même si c’est ce qui saute le plus aux yeux. Oui, les liens sont plus visibles, l’apparence est plus claire, limpide, légèrement minimaliste. Mais ce qui est nouveau, également, est le changement de nom du blogue, qui ne s’appelle plus Un homme en colère mais tout simplement UHEC.

Ça veut dire quoi, UHEC? Ce que tu veux. Je m’en fous. Je ne veux pas le savoir. Tout le monde appelle le blogue UHEC, alors son nom c’est maintenant UHEC. Ça peut être:

– Un historien et compagnie;
– Un homme en colère;
– Une haie en cèdre;
– Un hurluberlu en chaloupe;
– Etc.

Je-m’en-fous.

Il n’y a plus de ligne de conduite ou de ligne directrice sur UHEC. Je ne suis plus affilié aux blogues souverainistes, et même si j’ai conservé un lien vers les gauchistes (car on ne change pas ses valeurs profondes) j’écrirai maintenant en toute indépendance. De ce que je veux.

J’espère que Jimmy et lutopium sauront eux aussi y trouver un espace de liberté leur donnant le goût d’écrire. Je devais changer Un homme en colère parce que je ne m’y sentais plus à l’aise, plus chez moi, et ce depuis de nombreux mois (bien avant le départ de Renart).

Alors voilà, maintenant quand j’aurai du temps pour écrire j’aurai aussi le goût d’écrire ici. Et j’espère respecter mon engagement personnel à ne pas trop perdre de temps à m’obstiner dans la section « commentaires ». Je vais lire – et merci pour le feedback – mais j’essaierai de ne pas réagir, ou très rarement.

Alors voilà, Un homme en colère est mort, voici donc Lelectronlibre.net

UHEC sur RDI
18 février 2007

Merci à antipollution de me l’avoir souligné. Un Homme en colère a été cité à l’émission Les coulisses du pouvoir d’aujourd’hui. Vous pouvez voir l’émission en reprise aujourd’hui à 18h00, et il est possible de voir l’intégrale sur le web (d’ici quelques jours) à partir d’ici. La section sur les blogues est vers la 44e minute.