Quand Obama appuie le Grand Israël
9 janvier 2009

hillary-clinton-obama-jesus-grand-israelFaut-il se surprendre l’assourdissant silence d’Obama vis-à-vis de ce qui apparaît de plus en plus comme un génocide politique au Proche-Orient, c’est-à-dire l’éviction du peuple palestinien en tant qu’entité politique pouvant gérer son propre destin et ayant simplement le droit… d’exister? Il suffit de souligner les liens de Hillary Clinton, sa secrétaire d’État aux affaires étrangères et donc une des personnes qui aura les plus lourdes responsabilités vis-à-vis du conflit israélo-palestinien, avec la Fellowship Foundation pour se convaincre que la politique étatsunienne vis-à-vis de l’État juif ne changera pas.

En effet, la Fellowship Foundation, où Mme. Clinton milite depuis plus de 16 ans, est une organisation sioniste chrétienne pour qui la création d’Israël en 1948 et son retour sur l’ensemble de ses terres ancestrales est en accord avec les prophéties bibliques préparant le retour sur Terre du Christ triomphant de l’Apocalypse. Pour ces fondamentalistes, la judaïsation complète de la Palestine prépare le retour de Jésus et le fait que les Palestiniens ont vu leur part d’Israël se réduire de 50% en 1948 à 25% en 1967, puis à 19% et finalement à 10% au début des années 2000, de même que l’assassinat de Yitzhak Rabin (signataire des accords de paix d’Oslo en 1993) en 1995 et la maladie d’Ariel Sharon (qui a laissé Gaza aux Palestiniens en 2005) sont des preuves de l’appui de Dieu à leurs projets. En clair, les sionistes chrétiens appuient indéfectiblement le projet d’un Grand Israël afin de préparer l’Apocalypse et le retour du Christ sur Terre.

Malheureusement, Clinton ne sera pas seule à prôner un appui indéfectible à Israël grâce à son nouveau poste. Elle sera appuyé par deux sous-secrétaires qui n’ont rien à lui envier de ce côté: James Steinberg, un Juif qui a écrit le discours d’Obama devant le think-tank sioniste AIPAC au lendemain de sa nomination en tant que candidat démocrate, et Jacob Lew, un autre Juif qui est vice-président et directeur des politiques étrangères de la Brookings Institution, un think-tank d’allégeance démocrate qui appuie les ingérences américaines à l’étranger sous couvert d’opérations humanitaires quand cela sied les intérêts de Washington. Il est également membre de la RAND Corporation (tout comme Condoleezza Rice et le faucon Donald Rumsfeld), un think-tank militaro-industriel offrant des analyses aux forces armées et relié au Carlyle Group (puissant groupe financier dont sont membres George H. W. Bush, la famille Ben Laden et Paul Desmarais, entre autres).

Et vous croyiez vraiment que l’élection d’Obama allait changer quoi que ce soit pour ceux qui tirent les ficelles, cet étrange amalgame d’intérêts financiers, politiques et religieux qui ont une cause primordiale en commun: la croyance qu’Israël a tous les droits et que quiconque s’oppose à ses politiques meurtrières est un ennemi des États-Unis?

Rêvez mieux!

Les vrais terroristes
7 janvier 2009

Contrairement à ce que plusieurs pensent, c’est bel et bien Israël qui a violé le cessez-le-feu avec les Palestiniens quand les forces armées israéliennes ont investi Gaza le 5 novembre dernier pour détruire un tunnel qui servait, selon la propagande officielle, à acheminer des armes aux « terroristes » palestiniens. Il ne s’agissait pas d’une action intempestive, mais plutôt, comme le souligne le quotidien Haaretz, d’un plan secret bien en place depuis des mois et qui consistait à accepter un cessez-le-feu simplement pour se donner le temps de bien cartographier Gaza et préparer la guerre. Le plan exigeait seulement que le Hamas réagisse aux violations israéliennes du cessez-le-feu en recommençant à lancer des roquettes et voilà on pouvait entrer glorieusement dans cet espèce de camp de concentration à ciel ouvert et venger la défaite libanaise de 2006.

Sauf que tout ceci, c’est de la petite histoire. La guerre existe depuis des dizaines d’années, et elle a commencé à la fin des années 40 quand les Juifs ont expulsé les Arabes de villes comme Ashkelon, située à un peu plus d’une dizaine de kilomètres au nord de la bande de Gaza, puis ont occupé leurs maisons et leurs terres, contre toute forme de droit international. Puis la situation s’est répétée suite à la guerre de 1967, quand Israël a refusé de respecter la résolution 242 de l’ONU qui l’intimait de se retirer des territoires qu’elle avait annexés. Et qu’elle annexe toujours illégalement.

Toute l’argumentation d’Israël pour défendre sa guerre sale dans Gaza se base sur la menace des roquettes palestiniennes. Si d’un point de vue légal on peut immédiatement réfuter cet argument puisque de tuer des centaines de personnes à Gaza et détruire toute une communauté ne constitue pas une réplique « proportionnée », surtout quand Israël a en premier violé le cessez-le-feu, on ne doit pas oublier ceci: plusieurs de ces roquettes visaient des villes qui autrefois étaient palestiniennes et qui ont été sauvagement volées aux Palestiniens ou des territoires qui, en vertu du droit international, n’appartiennent même pas à Israël.

On peut malgré tout objecter que tout ceci constitue de la vieille histoire et qu’Israël a le droit de protéger ses habitants. Mais affirmer cela, c’est affirmer que la force doit primer sur le droit et que l’état de fait qu’est l’occupation illégale de la Palestine par Israël serait ainsi justifié non pas par la légalité mais simplement parce qu’Israël l’occupe depuis assez longtemps. En fait, c’est la stratégie israélienne depuis longtemps: voler les meilleures terres palestiniennes (Gaza n’a aucune réserve d’eau et aucune valeur; elle peut s’en passer) et espérer qu’en conservant et en colonisant ces nouvelles acquisitions pendant assez longtemps on créera un nouvel état de fait qui lui sera favorable. Affirmer qu’Israël a le droit de défendre ses citoyens qui vivent sur des terres qui légalement devraient appartenir aux Palestiniens revient à cautionner le vol de ces terres par Israël.

Imaginons la situation suivante. J’habite une belle petite maison en banlieue et un jour on vient m’y expulser, on me force à vivre dans une tente à l’arrière-cour et on habite ma maison de force. Je me plains, j’écris des lettres, je manifeste, j’appelle la police, mais personne ne fait rien, même si le vol de ma maison est illégal. Si bien qu’au bout de quelques décennies on oublie que cette maison est la mienne et lorsque je cherche à reprendre mon bien par la force, c’est moi qu’on blâme. C’est ça qui se passe actuellement en Palestine. On a volé le pays des Palestiniens, et ça fait tellement longtemps que plus personne ne veut se souvenir qu’on a fermé les yeux sur les nombreux crimes israéliens.

Et puis, au fait, que vaut la vie d’un Palestinien aux yeux du gouvernement israélien? Comme l’a écrit Tom Segev, dans le quotidien israélien Haaretz:

Israël aurait décidé de frapper les Palestiniens dans le but de « leur donner une leçon ». C’est là une considération qui accompagne l’œuvre sioniste depuis sa genèse : nous sommes les représentants du Progrès et des Lumières, de la raison complexe et de la moralité, tandis que les Arabes sont une racaille primitive et violente, des gamins qui doivent être éduqués et remis dans le droit chemin en utilisant – bien entendu – la méthode de la carotte et du bâton, comme le fait le charretier avec son âne.

Quand Barack Obama a affirmé, le 23 juillet dernier, que « aucun pays ne pourrait tolérer qu’une pluie de missiles s’abatte sur ses citoyens » et que « si ma maison dans laquelle dorment mes deux filles, était la cible de tirs incessants, je ferais tout pour les arrêter », pensait-il une seule seconde au calvaire que doit subir tout ce peuple « primitif » qui a été dépossédé de ses biens et qui doit maintenant lancer des roquettes pour se faire entendre? Mais non. Barack Obama a livré son premier discours en tant que candidat démocrate à la présidence devant le plus puissant lobby sioniste aux États-Unis. Faut flatter le porte-feuille dans le bon sens. Et surtout ne pas tenter de faire respecter le droit international en obligeant Israël à se retirer des territoires occupés. « Yes we can », c’est bon pour les caméras pendant la campagne; quand on est élu, on doit travailler pour ceux qui détiennent le vrai pouvoir.

Aujourd’hui, devant toute cette barbarie qui se déchaîne et qui est en train d’amener Gaza vers l’âge de pierre, je me questionne: qui sont les vrais terroristes? Ceux qui veulent le respect du droit international et la fin du vol des territoires palestiniens par Israël ou ceux qui appuient la force brute et l’état de fait imposé par les armes? Quand notre propre gouvernement appuie les crimes et les violations israéliens, n’est-il pas coupable d’appuyer, en notre nom, le terrorisme?

Dire qu’il fut une époque où les voyageurs ornaient leurs sacs à dos d’un drapeau canadien car le Canada avait une réputation sans tache à l’étranger.  Aujourd’hui, nous sommes devenus les complices de l’éradication systématique d’un peuple.  Nous sommes devenus des cibles.

De la propagande conservatrice et sioniste à Cité Rock Détente!
7 octobre 2008

Je glanais par-ci par là sur le web comme à mon habitude, quand je suis tombé sur ce site: Majorité Silencieuse. À première vue, il ne s’agit que d’un énième site extrémiste de droite comme l’antagoniste ou d’autres encore. Mais en y fouillant un peu plus, j’y ai trouvé des choses intéressantes.

D’abord, le site est l’oeuvre d’une collaboration entre Audrey Pinsonneault-Grenier et Marc Nadeau. Il se trouve qu’en 2006, Marc Garneau était un candidat conservateur dans la région de Sherbrooke et que Mme. Pinsonneault-Grenier jouait le rôle d’agente officielle de sa campagne. Jusqu’ici, tout va bien.

Là où ça se corse, c’est quand on fouille un peu plus. On constate par exemple que Audrey Pinsonneault-Grenier, une fille de militaire (et qui a manifestement adopté la croyance que le fusil peut tout régler) a participé à l’organisation d’une marche d’appui envers l’agression israélienne de 2006 au Liban, à Montréal, de même qu’à la création, avec son complice Marc Nadeau, d’un think-tank pro-israélien intitulé Projet pour l’avenir d’Israël et dont le but était «d’intervenir dans les médias traditionnels pour défendre le point de vue israélien au Québec ».

En ce qui concerne Marc Nadeau, un sioniste avéré et un ardent défenseur d’Israël, il est sous enquête du Directeur général des élections et du Commissaire aux élections pour avoir participé à une tromperie pour dépasser la limite des dépenses admises lors des élections de 2006. Voici l’explication de son ancien adversaire Serge Cardin, du Bloc Québécois:

Pour ce qui est du candidat dans Sherbrooke, Marc Nadeau, on remarque des transferts de 57 531,46$ qui viennent du Fonds conservateur du Canada. Lorsqu’on regarde le rapport financier de la campagne électorale de 2006, on s’aperçoit que dans le titre « Placement médias », il y a 51 566,46 $ en dépenses publicitaires.

On sait très bien que lorsqu’on paie des dépenses électorales — parce qu’il y a pire encore dans ce cas-ci —, il faut normalement faire un chèque libellé au nom de la personne ou de l’organisation à laquelle on veut que l’argent se rende. Il y a donc une espèce de confirmation et un retour du chèque, et ces documents sont disponibles. Dans ce cas, c’est pire, parce qu’on a évidemment les factures. Une première facture a été payée. Justement en réponse à mon collègue, le whip de notre parti, qui prenait la parole précédemment et qui s’adressait au ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, il y a une facture du Conservative Fund Canada dont le titre est Candidate share of media buy. Il y a une première facture de 10 000 $ et une deuxième facture de 41 566,46 $. Toutefois, à la lecture de l’état bancaire qui nous a tout de même donné accès à l’information, on constate qu’aucun chèque n’a été émis.

Par contre, il y a eu des retraits au comptoir. Voilà qu’un autre candidat conservateur se transforme en Mulroney qui transporte une mallette d’argent contenant 51 000 $. On pourrait se poser toutes sortes de questions. L’argent s’est-il rendu à destination? Qu’est-il arrivé? Le parti a-t-il émis des directives selon lesquelles, lorsqu’on en a l’occasion, on doit faire des retraits au comptoir et traîner de l’argent comptant? Que fait-on aujourd’hui avec 51 000 $ en argent comptant pour payer des factures? C’est pour payer des factures au Fonds conservateur du Canada. On va y porter l’argent directement. Demande-t-on un reçu?

La belle histoire. On a donc deux fanatiques pro-Israël, dont l’un est président de l’association conservatrice de Sherbrooke, qui vont jusqu’à encenser Ehoud Barak (qui, pendant qu’il parlait de paix à Camp David avec Clinton et Arafat, dépeçait le territoire palestinien en y autorisant une augmentation dramatique des colonies juives) ou Ariel Sharon (cette brute responsable des massacres de Sabra et Chatila),qui se sont donnés comme mission d’infiltrer les médias afin de faire de la propagande sioniste et qui sont sous enquête pour avoir violé la loi électorale.

Et Cité Rock Détente Estrie a décidé de faire de Marc Nadeau un collaborateur quotidien afin qu’il puisse endoctriner les gentils auditeurs, ce que dénonce, avec raison, Marc Bellemare, conseiller FTQ de Sherbrooke.

Imaginons un instant tout le scandale si une radio de Montréal faisait d’un président d’association bloquiste pro-palestinien et sous enquête un collaborateur à tous les matins. Quel scandale!

En fait, c’est le deux poids, deux mesures. Un peu comme en Israël, en fait, où tous les crimes israéliens sont passés sous silence mais où les écarts palestiniens sont montés en épingle. Le Parti Conservateur nous a tellement habitué à contourner les règles, à se moquer de l’intelligence des gens en appuyant Israël lors de son attaque contre le Liban en 2006, à faire fi du plus élémentaire respect de notre démocratie en déclenchant des élections sans raison, qu’on a l’impression que les médias dorment au gaz et se laissent amadouer par la douce mélopée d’affairistes qui n’ont qu’un seul but: tromper la population et faire passer leurs idées extrémistes par tous les moyens.

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je n’écouterai plus Cité Rock Détente tant que cet individu y aura sa chronique. On peut demander son départ ici ou ici. Car avec une radio comme celle-là, pas besoin de B’Nai’Brith ou même de publicité conservatrice: le président de l’association conservatrice de Sherbrooke s’en charge!

À quand la même chance pour les représentants des autres partis politiques canadiens?

L’épuration ethnique israélienne en image
31 mars 2008

De Jérusalem à Naplouse, en passant par Jericho et sans oublier la bande de Gaza, le terrorisme israélien poursuite son entreprise d’épuration ethnique au vu et au su de tout le monde et sans que quiconque n’ose lever le petit doigt. J’espère que les défenseurs du Tibet n’oublieront pas les Palestiniens quand viendra le temps de se faire entendre lors du passage de la flamme olympique, surtout quand on sait que les échanges commerciaux entre la Chine et l’État sioniste atteignent plus de quatre milliards $ annuellement…

Pour ceux que ça intéresse, le dernier numéro de Manières de voir relate l’histoire moderne de l’État sioniste, expliquant notamment en quoi l’holocauste sert de déculpabilisation pour de nombreux Juifs dans leur entreprise d’épuration ethnique des Palestiniens. On y comprend aussi de quelle façon les extrémistes sionistes ont toujours lutté contre toute tentative de paix et comment la colonisation intensive et l’expropriation des Palestiniens est une politique constante depuis près de soixante ans. À faire lire à tous ceux qui s’interrogent sur le « pourquoi » qu’un peuple ayant autant souffert que le peuple juif est aujourd’hui en voie de répéter une partie des atrocités dont il a été victime.