Aucun lien
8 décembre 2011

Il n’y a pas le moindre lien entre la colonne de gauche et celle de droite.

Je répète: pas le moindre lien.

Ce ne sont que des photos prises au hasard avec des définitions d’un mouvement sectaire tout aussi prises au hasard.

Il manque une photo, soit celle décrivant ce qui constituerait, dans un mouvement sectaire, la police interne chargée de sanctionner ceux qui ne disent pas comme l’orthodoxie officielle. Disons simplement qu’il aurait probablement été difficile de mettre une telle photo sans donner l’impression qu’un lien existerait entre les deux colonnes! 😉

Alors, je répète une dernière fois: aucun lien entre les deux colonnes. Simple juxtaposition d’images et de définitions.

Pur hasard.

Du moins, c’est ainsi que je l’interprète! 🙂

Source de l’image: NON AU RRQ

Carl Contant doit partir
11 novembre 2011

Dans un récent article, j’expliquais de quelle façon Carl Contant, chef de section du Réseau de résistance du Québécois (RRQ) dans Lanaudière, avait tenté de faire avorter une manifestation pour un renforcement de la Loi 101. Depuis que j’ai écrit cet article, M. Contant harcèle deux de mes amis qui ont également été témoins de ses méthodes et il a vraisemblablement demandé à ses amis du RRQ de me faire la vie dure.

Aujourd’hui, Carl Contant a décidé de poster une vidéo sur une page publique sur Facebook; puisqu’il l’a fait lui-même et que le site était ouvert à tous, je me sens justifié, légalement, de la montrer ici.

Après avoir vu cette vidéo, pouvez-vous me dire, sans rire, que cet individu devrait avoir le droit de diriger une section du RRQ? Qu’il devrait avoir le droit de représenter le RRQ?

Le bureau politique du RRQ doit mettre ses culottes et montrer la sortie à Carl Contant. On n’a pas plus le droit, quand on représente une organisation indépendantiste se voulant crédible, de chercher à faire dérailler une manifestation amie que de s’en prendre de cette manière et avec ces mots à des gens pour la simple raison qu’ils ont dénoncé l’intimidation dont ils ont été victimes.

Si Patrick Bourgeois veut montrer la crédibilité de son mouvement, il doit agir dès maintenant.

P.S. Je ne suis pas parfait moi non plus, mais je ne représente que moi-même et je ne tenterais pas d’empêcher une manifestation pour le français, pas plus que je ferais ce genre de vidéo diffamatoire.


AJOUT (12 novembre 2011): Une plainte a été déposée à la police contre Carl Contant pour menaces contre Renaud Léger. À suivre…

Les mensonges de Carlo Mosti
7 novembre 2011

Carlo Mosti est le directeur national du RRQ. Comme je l’indiquais dans ce texte, il a fait partie du groupe de dirigeants du RRQ qui aurait tenté d’intimider et de nuire à une manifestation en faveur de la Loi 101. Récidivant, il publiait aujourd’hui sur Facebook un texte rempli de mensonges. Je publie ici ses mensonges avec la vérité, par la suite.

* * *

Technique de propagande #1 : Marteler la même fausse idée jusqu’à temps qu’elle soit considérée comme vraie :

« Le RRQ a effectivement tenté de faire avorter une manifestation en faveur d’un renforcement de la Loi 101 »

« Le RRQ est un mouvement sectaire qui a perdu toute crédibilité »

« le RRQ a tenté d’empêcher une manifestation pour un renforcement de la Loi 101 »

« Mais ça ne change rien au fait que Guillaume Martin s’en soit pris à une manif pour un renforcement de la Loi 101 »

« es-tu confortable avec le fait qu’un chef de section du RRQ affirme qu’il va tenter de faire annuler une manif pour un renforcement de la Loi 101? »

« Un chef de section du RRQ qui intimide et tente d’empêcher une manifestation pour une Loi 101 plus forte. »

Ce n’est pas une fausse idée que d’affirmer que le RRQ a tenté d’empêcher et de nuire à une manifestation en faveur d’un renforcement de la Loi 101. J’ai déjà publié les commentaires haineux et d’intimidation de Carl Contant, et nous avons été plusieurs à être témoins de ceux de Carlo Mosti et, dans une moindre mesure, de l’opposition de Guillaume Martin. C’est une vérité tout à fait indéniable: qui pourrait s’opposer à une copie d’écran de l’intimidation de Contant, par exemple? Les preuves ont été étalées au grand jour.

Une organisation sérieuse se serait excusée pour les agissements de Contant et l’aurait sanctionné immédiatement plutôt que d’en rajouter.

Technique de propagande #2 : Utiliser la peur pour rallier le monde de son côté :

« un chef de section du RRQ a intimidé des militants, a fait des menaces, et qu’il a tout fait pour empêcher cette manif? »

« On a dû appeler la Milice pour nous protéger de l’intimidation du RRQ. »

Carl Contant a écrit: « mange dla marde tu veut pas arrange toi avec moé asteur bin hâte à cet manif j’aime ça dmemes (sic) ». Il a également écrit: « yen n’aura pâs de ta manif (sic) ». Et je ne parle pas d’autres paroles d’intimidation et de propos haineux contre les organisateurs et, disons-le, contre les militants.

Technique de propagande #3 : On présente un côté de la médaille :

Louis P. prétend que cette manif était un renforcement pour la loi 101, mais ne présente pas l’autre côté de la médaille, que cette manif est contre des individus. En quoi s’attaquer à des individus de moindre importance serait un renforcement de la loi 101???

Cette manifestation n’a jamais été contre des individus, mais contre leurs idées et pour les nôtres. Nous nous sommes servis de l’extrémisme de suprématistes anglophones pour rendre nos idées plus acceptables et nous avons sensibilisé nombre de citoyens quant à l’importance de mettre fin au sur-financement des institutions de langue anglaise. Nous avons fait signer plus de cinq pages d’une pétition pour le renforcement de la Loi 101, pétition que nous avons remis à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Nous avons même convaincu des Ontariens de signer, et une professeure de Concordia a parlé positivement de nos actions à ses élèves. Tout le monde n’a eut d’yeux que pour nous, et cela même si nous n’étions qu’une trentaine, conséquence d’une météo défavorable, de la présence de la deuxième journée d’Occupons Montréal et, disons-le franchement, de l’intimidation du RRQ contre cette manifestation.

Technique de propagande #4 : Rallier des personnes du camp adverse pour le déstabiliser et l’amener à son autodestruction :

Louis P. a mis en compétition l’apport à la cause entre Guillaume Martin et sa propre mère, ou encore entre 3 chroniqueurs du site du Québécois et le reste des chroniqueurs.

J’ai simplement souligné l’apport positif de la mère de Guillaume Martin à la cause grâce à un groupe Facebook que j’apprécie beaucoup et qui s’intitule « Francophonie-Québec ». J’ai également noté que Guillaume Martin se valorisait beaucoup comme un militant exemplaire mais qu’il est plus facile de trouver et de remplacer un programmeur que de remplacer des plumes talentueuses comme celles de Pierre-Luc Bégin, René Boulanger ou Bernard Desgagné.

Technique de propagande #5 : Donner l’impression qu’il n’est pas tout seul, mais qu’une multitude de personnes appuient ses idées et sa démarche :

« Des dizaines de militants ont été déçus par l’intimidation du RRQ. »

« Ah non, on a été plusieurs à en parler »

Plusieurs personnes à qui on a parlé par la suite se sont dissociés du texte Louis P…. Je suppose qu’ils avaient tous peur.

Beaucoup de gens ont peur du RRQ. Des gens associés au RRQ auraient déjà, selon certaines sources, attaqué un militant de la Milice patriotique du Québec. Quiconque n’est pas en accord avec l’orthodoxie du RRQ court d’abord un danger d’excommunication du mouvement (il devient un traître, un collabo, un agent du fédéral et autres conneries), mais plusieurs personnes préfèrent acheter la paix ou préfèrent éviter de parler publiquement des méthodes du RRQ de peur d’être ciblés.

Pourtant, les francophobes qui étaient présent à la manif du 16 oct étaient plutôt menaçants si on se fie à leur publication parkavenuegazette.com, qui ont publié à leur première manifestation contre la loi 101 de faire fusiller les tenants du français et de la loi 101. Pourtant, les dizaine de personnes qui se sont présentés à sa manif ont soudainement eu un regain de courage. Mais, soit disant intimidation de Carl Contant, qui se limite à la phrase « il n’y aura pas de manif » aurait infligé une peur bleue à la même gang. Denis Ratté y était à la manif du 16 oct. Il pourrait vous faire un compte-rendu.

Les militants suprématistes, et peu importe leurs idées dégueulasses et méprisantes, n’ont jamais menacé notre manifestation de quelque façon que ce soit. Ils s’y sont opposés, mais ils n’ont jamais affirmé que nous n’avions pas le droit de le faire. Le seul changement, depuis, est qu’ils organisent leurs manifestations haineuses en privé. Petite victoire, quand même.

Manon Arsenault qui est une militante de premier plan lorsqu’il s’agit de la langue française a été insulté par Louis P. ou un de ses acolytes (difficile à dire, ils utilisent plusieurs compte entre eux, on appelle ça la schizophrénie Facebookienne) parce qu’elle ne participait pas à SAAA manif.

Faux. J’ai simplement dit que le fait d’organiser une manifestation et de la laisser tomber à la dernière minute sans possibilité pour les gens de retrouver les personnes intéressées constituait une forme de trahison. Je ne considère pas cela comme étant une insulte; l’action était visée, pas la personne.

Guillaume Martin, Carl Contant et moi-même avons émis notre point de vue sur cette manif, qui disait essentiellement que la manif ne visait pas réellement le renforcement de la loi 101, mais plutôt à contrer Hugo Shebbeare et ses amis qui s’attaquent sporadiquement à la loi 101. Conséquemment, nous avons dit à plusieurs reprises à Renaud (surtout) et Louis que nous n’étions pas intéressés par cette manifestation. S’est suivi ensuite des harcèlements constants pour y participer, et notre refus était systématiquement essuyé d’une panoplies d’insultes loufoques.

Faux de A à Z. Renaud, moi et d’autres n’ont jamais harcelé qui que ce soit pour y participer. Nous aurions aimé que le RRQ y participe, mais Carl Contant était fâché parce que Renaud avait refusé de participer à sa manifestation contre la corruption et il a préféré faire du pipi-caca verbal plutôt que d’agir en personne digne représentante du titre qui devrait être le sien dans un mouvement crédible. Que le RRQ ne soit pas intéressé à participer à une manifestation pour un renforcement de la Loi 101, cela le regarde. Mais que Carl Contant, Carlo Mosti et Guillaume Martin viennent sur nos babillards et les inondent de propos opposés à celle-ci, avec des faussetés et des arguments ridicules, cela est autre chose.

Renaud Léger a tenté à plusieurs reprises d’avoir mon aide et celle du RRQ pour contrer Hugo Shebbeare alors qu’il était encore dans le RRQ. C’était devenu une histoire personnelle. Qui a embarqué qui dans cette aventure, Renaud qui a embarqué Louis ou vice-versa? Peu importe, cette histoire a pris des proportions gigantesques. C’est devenu un vrai vaudeville.

Renaud Léger a été sous enquête de la part de la police à cause de mensonges de Hugo Shebbeare, alors que Renaud Léger a levé le cul de sa chaise pour défendre notre langue pendant que Carlo Mosti avait le cul bien assis sur la sienne. Je crois que oui, il était normal qu’il s’attende à un peu plus d’appui de la part du RRQ. Mais la vérité qu’il a découverte, selon moi, c’est que le RRQ ne défend que son image, que ses activités et que les combats des autres Patriotes passent très très loin de lui tant que son image n’est pas attaquée. Renaud est un grand patriote parce qu’il s’est tenu debout au lieu de jouer les durs comme Carlo Mosti, bien assis derrière son ordinateur pendant que les autres agissent. Il ne suffit pas de s’habiller en RRQ de la tête aux pieds pour être un grand patriote. Renaud l’a prouvé et il fait partie d’une lignée de plus en plus longues de militants qui ont quitté le RRQ non pas à cause de ses militants (les militants du RRQ sont comme tous les autres militants: le cœur et l’âme de notre cause), mais à cause d’un mouvement mal dirigé et intransigeant à propos de ceux qui ne pensent pas comme lui.

Alors voilà, c’est ma version des faits. Vous avez le choix de croire qui vous voulez, c’est ma parole contre celle de Louis P. à ce stade-ci. Je n’ai pas de copie-collé de nos conversations comme Louis, je n’avais pas prémédité une attaque en règle de Louis P. contre moi et le RRQ par la suite. Je n’ai que le témoignage des personnes qui me lisent régulièrement, qui connaissent mon opinion et mon implication pour la cause. J’ai aussi le témoignage de toutes les personnes qui se sont fait attaquer par Louis depuis plus d’an.

Mon opinion personnelle de la situation, c’est que entre Renaud et Louis, un des deux a utilisé l’autre pour ses fins personnelles. C’est encore une fois une question d’égo. On alors c’est prémédité parce qu’il y a un agent agitateur dans le groupe. Ou encore, c’est de la bipolarité non traitée tout simplement. Mais ça reste une opinion basée sur de la spéculation. La seule chose que je sais, c’est que je n’ai ABSOLUMENT rien à me reprocher, et je n’ai pas, ni moi ni le reste du bureau politique du RRQ, d’ordre à recevoir de Louis pour infliger des sanctions. Moi je ne tords pas de bras pour participer à nos manifs et je ne tords pas de bras à personne pour rester au RRQ contre leur gré. Faites vos choix librement, moi j’ai fait le mien depuis longtemps et je ne déroge pas. NOUS VAINCRONS.

Nous vaicrons

Carlo Mosti aura beau répéter comme un mantra « Nous vaincrons », mais il ne vaincra rien du tout tant qu’il continuera à agir comme un enfant. En tant qu’individu, on peut se permettre ce genre de comportement, et votre humble serviteur l’a fait plus souvent qu’à son tour, mais quand on représente une organisation, on se doit de faire preuve de davantage de sérieux. Ce n’est pas « donner des ordres » au RRQ que de lui demander de sanctionner Carl Contant (et maintenant Carlo Mosti); c’est l’espoir que le RRQ constitue un mouvement sérieux n’acceptant pas que des membres en position de pouvoir dans son organisation tentent d’intimider d’autres militants ou de nuire à leurs manifestations.

Ce que je constate, c’est que cet espoir est de plus en plus vain: le RRQ ne donne pas l’impression qu’il va agir contre ces individus.

Et qui paie, ultimement? Les militants. Ceux qui sont dans le RRQ, car le mouvement perd de sa crédibilité. Et ceux qui n’y sont pas, parce qu’ils sont témoins de ces enfantillages.

Pour ma part, j’ai dit la vérité à ce propos et si j’y reviens, c’est parce qu’on m’y a interpellé.

Je ne me gênerai pas non plus pour continuer à critiquer le RRQ si j’ai envie de le faire, pas plus que je me gêne pour critiquer le gouvernement ou qui que ce soit d’autre.

On appelle cela la liberté d’expression.

Et ce qui fait foutrement peur, c’est de réaliser le peu d’attachement que porte le RRQ à cette liberté. Pour un mouvement qui se prétend de résistance et de libération, c’est très inquiétant.

* * *

À titre indicatif, voici quelques caractéristiques d’un mouvement sectaire.

  • Présence d’un chef charismatique autoritaire, de ses successeurs ou de ses représentants. Patrick Bourgeois, Carlo Mosti, etc.
  • Pressions sur les adeptes pour parvenir à une allégeance inconditionnelle. Ou bien on est avec le RRQ, ou bien on est contre. Pas de milieu.
  • Engagement pour un mode de vie, éventuellement par enfermement ou exil. Code vestimentaire pratiquement obligé, rencontres en cercles quasi-fermés.
  • Irréversibilité visée de cet engagement. On peut quitter le RRQ, mais si on le critique par la suite, on s’ouvre à toutes les attaques possibles.
  • Rupture des relations antérieures. Si le RRQ décide qu’un de vos anciens amis est un ennemi de « la » cause, on vous incite à lui tourner le dos.
  • Atteintes à l’intégrité physique. Menaces présumées, attaques physiques présumées (selon certains).
  • Procédés d’endoctrinement tels que [la] diabolisation de ce qui n’est pas le groupe, utilisation de sons, images ou propos répétés jusqu’à l’obsession, langage propre contribuant à isoler le groupe. L’utilisation abusive du logo du RRQ, devenant souvent plus important que le message lui-même. L’utilisation abusive du vocable « nous vaincrons ».

À titre indicatif seulement. Je ne dis pas que le RRQ est un mouvement sectaire car j’ai trop de respect pour les militants qui en sont membres. Ceci dit, il y a des dérives auxquelles il faut faire attention et la virulence des attaques de Carlo Mosti en constitue la preuve la plus concrète. J’invite tous les militants à entamer une réflexion sur ce qui doit constituer un mouvement certes radical, mais ouvert aux idées extérieures et mettant de l’avant la cause plutôt que son logo, son organisation ou son égo.

À mon avis, il y a déjà de nombreux mouvements de résistance crédibles au Québec, que ce soit la Société Saint-Jean-Baptiste, le Mouvement Québec français et ses regroupements régionaux, Impératif français et plusieurs autres. Le RRQ a sa place, mais qu’il ne commence pas à s’en prendre à ceux qui tentent de faire la leur en manifestant pour la défense de notre langue nationale.

Une autre action inutile signée RRQ
6 novembre 2011

Le Réseau de résistance du Québécois (RRQ) avait annoncé une « grande action » contre la corruption; on a encore eu droit à un pétard mouillé. Tout comme lorsqu’une simple banderole (1000$ de l’argent des militants) accrochée à un avion avait constitué une « action réussie » lors de la visite du prince l’été dernier, ou lorsqu’on a lancé du ketchup au visage du maire de Mascouche, le RRQ a la victoire facile. Hier, en occupant les bureaux très régionaux de SNC-Lavalin à Québec, le réseau a une fois de plus démontré à quel point il est déconnecté de la réalité québécoise.

Source de l’image

Le fantasme du RRQ est toujours le même: il existerait un réseau occulte, une « nébuleuse » de forces fédéralistes à l’œuvre au Québec et qui utiliseraient l’argent et la corruption pour affaiblir le mouvement indépendantiste. Cette pensée est à l’origine de la plupart des actions du RRQ. L’occupation de SNC-Lavalin, une entreprise ayant contribué massivement à la caisse du PLQ, constituait la suite logique d’une idée certes séduisante – il suffirait de détruire ce monstre caché pour réaliser l’indépendance – mais sans aucun fondement concret. Encore une fois, le RRQ se trompe de cible. Et encore une fois, après s’en être pris à un maire francophone, à des militants francophiles, c’est encore une fois à une entreprise québécoise qu’on s’en prend. Prochaine cible: Gilles Vigneault ou la Bottine Souriante?

Blague à part, l’idée directrice du RRQ est fausse et c’est ce qui contamine la plupart de ses actions. Ce n’est pas parce qu’existerait un réseau fédéraliste occulte qui manierait les médias à sa guise et dirigerait dans l’ombre nos destinées que l’idée d’indépendance ne lève pas. L’idée d’indépendance ne lève pas parce que la population y est indifférente; on ne lui a jamais appris ce que constitue réellement l’indépendance. Après des décennies de péquisteries où on parle de faire du Québec un pays pour mieux l’enchaîner aux accords internationaux ou pour utiliser la monnaie du pays d’à côté, tout en respectant scrupuleusement les privilèges de la minorité anglophone, on en est venu à considérer l’indépendance comme étant tout à fait interchangeable avec l’état actuel. En fait, plusieurs ne voient même pas en quoi l’indépendance représenterait une quelconque forme d’indépendance si on remplace un Canada mondialiste et culturellement asservi au dogme multiculturaliste par un Québec mondialiste tout aussi à genoux.

Le RRQ vit dans le passé. Le pouvoir qui nous opprime ne vient plus d’Ottawa, et à peine de Washington. L’Empire est partout; les banques ont pris le contrôle d’à peu près tous les pays, imposant leur vision purement utilitariste et commerciale des choses. Il faut relire Soral pour comprendre de quelle manière la quasi-totalité des pays soi-disant indépendants sur cette planète sont en fait devenus des subalternes des banques, qui permettent le jeu politique en autant que celui-ci ne mine pas leur pouvoir (voir également vidéo ci-bas).

« Il faudra bien déclarer l’indépendance face à Ottawa » me répliquerait-on. Ah oui? Et à quand l’indépendance face au cartel bancaire? Le RRQ – et de nombreux militants formés à son école passéiste – considèrent encore l’indépendance comme étant un simple processus de création d’un État à l’ONU et bingo! tout est réglé. Rien n’est plus faux. Même la France n’est plus indépendante. Le Front National français, malgré quelques remugles d’un racialisme n’ayant plus sa raison d’être et que Marine Le Pen tente d’éliminer, est devenu un parti tout aussi indépendantiste que le Parti Québécois l’a déjà été. Pourtant, la France est indépendante, non? Non. Elle ne l’est plus. On lui laisse gérer son petit carré de sable tant que cela ne dérange pas les banques.

Évidemment, cela ne veut pas dire que l’indépendance de papier – un pays sua mappe! – est inutile. Elle permettrait de mieux gérer notre carré de sable et de contrôler un peu mieux notre immigration et nos politiques – tant que cela ne nuit pas au cartel bancaire. Mais si cette indépendance ne mobilise plus les troupes, c’est parce que nombre de mouvements qui la revendiquent se limitent à cette gestion du petit carré de sable en faisant abstraction de toute réflexion philosophique sur la réelle signification du mot « indépendance » en ce début de vingt-unième siècle. Ils veulent faire du Québec l’équivalent des autres sans se rendre compte que cette équivalence ressemble de plus en plus à un artifice.

En occupant une entreprise québécoise comme SNC-Lavalin sous prétexte que ses employés ont contribué à la caisse du PLQ, le RRQ contribue à nous enfermer dans cette logique de l’apparence et cette idée tout à fait fausse qu’il suffirait de lutter contre la corruption et d’affaiblir les forces « fédéralistes » (au fait, combien de fédéralistes convaincus avez-vous rencontré depuis une décennie?) pour donner un nouveau souffle au mouvement. En fait, la corruption est plutôt le SIGNE du désengagement complet des citoyens de la chose publique parce que ceux-ci ont compris que les partis politiques se ressemblent tous et que leurs politiques sont équivalentes, en directe ligne avec le catéchisme du cartel bancaire. Les citoyens sont tellement désespérés qu’ils sont prêts à croire n’importe qui ou n’importe quoi qui donne une apparence de changement (NPD, Legault, etc.).

Elle est là, la vraie cible.

J’écrivais récemment qu’il faut descendre dans les livres avant de descendre dans la rue. Je crois que c’est ce que devrait faire le RRQ. Il lui faudrait mettre à jour son discours afin de cesser de lutter contre des réseaux fantômes omniscients dans l’esprit de ses dirigeants, et plutôt chercher à construire la véritable résistance de demain, qui se fera contre le système économique actuel et qui se construira sur ses ruines, avec l’aide des autres peuples, mais dans le respect des particularités de chacun.

En attendant, on doit se battre pour ne pas perdre notre langue et notre culture (où était le RRQ le 16 octobre dernier quand des citoyens ont pris la rue contre le sur-financement des institutions de langue anglaise?), et préparer une lutte non pas contre le PLQ – une simple succursale du cartel bancaire – mais contre le système en entier. On doit se battre non pas pour attirer des kodaks, mais pour développer un argumentaire permettant de construire les luttes de demain. À cet effet, on peut s’inspirer de ce qui se fait en France, notamment avec le mouvement Égalité et Réconciliation. Dans tous les cas, si on ne veut pas lutter pour une indépendance réelle, qu’on le fasse au moins pour la langue et il y a des centaines de cibles plus pertinentes qu’une entreprise québécoise comme SNC-Lavalin (à commencer par McGill et tout le réseau d’institutions de langue anglaise sur-financées).

Malgré cela, il faut féliciter les militants qui ont pris la peine de se battre pour ce en quoi ils croient. À mes yeux, c’était inutile, mais toute personne qui se tient debout est le plus beau des monuments, pour paraphraser Georges Dor. Reste à souhaiter que le dévouement et la force extraordinaire de ces militants soit mieux utilisée par le RRQ qui, incidemment, semble beaucoup plus utile lorsqu’il se limite à son nouveau rôle d’agence de sécurité lors de manifestations.

Quand un chef du RRQ attaque les militants
22 octobre 2011

La manifestation citoyenne pour une Loi 101 plus forte de dimanche dernier a été un vibrant succès. Malgré la pluie, malgré le vent, malgré le froid et malgré le fait qu’il y avait trois autres manifestations au même moment dans les rues de Montréal. Et malgré aussi, disons-le franchement, l’obstruction systématique du Réseau de résistance du Québécois (RRQ).

Source de l’image

J’avais parlé brièvement du comportement d’un de ses membres dans mon dernier billet, mais j’aimerais régler la question une fois pour toutes, car de nombreux militants du RRQ – des militants honnêtes – ne sont pas au courant des tractations qui se trament au sein de ce mouvement. En l’occurrence, et bien que je n’ai pas toutes les preuves permettant d’affirmer avec certitude que les plus hauts échelons ont été impliqués, je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que le RRQ a tenté de saboter cette manifestation pour une Loi 101 plus forte.

Réglons d’abord le cas de Carl Contant. Ces deux copies d’écran devraient le faire assez rapidement. LIEN 1. LIEN 2. Ce ne sont là que quelques extraits du harcèlement constant de M. Contant contre les divers organisateurs de notre manifestation. Notez, dans le lien 2, qu’il affirme: « y en aura pâs (sic) de ta manif ». Et c’est bien ce qu’il a tenté de faire, en écœurant à ce point les organisateurs qu’il a fallu demander la protection de la Milice patriotique du Québec (MPQ) pour assurer le bon ordre. Selon un des organisateurs, M. Contant était déçu du fait que cet organisateur ne s’était pas présenté à son événement et il a voulu se venger. Normalement, on aurait dû en rester là et Carl Contant, dans un mouvement crédible ne distribuant pas la chefferie de ses sections avec un boulier, aurait dû être suspendu de ses fonctions immédiatement ou au moins réprimandé pour avoir tenté de nuire à une manifestation de militants francophiles.

Or, ce qui s’est produit est l’exact contraire. Carlo Mosti, directeur national et coordonnateur de la section Montréal du Réseau de Résistance du Québécois et Guillaume Martin, directeur des Communications Internet, de même que de nombreux autres membres du RRQ qu’il ne vaut pas la peine de nommer ici, se sont immiscés sur les pages des activités du regroupement citoyen en tenant le même discours agressif et résolument hostile au projet de manifestation. M. Mosti s’en est pris à un des organisateurs, qui est un ancien chef de section du RRQ défroqué, et M. Martin s’est contenté de l’appuyer dans son œuvre. Nous étions plusieurs à leur rappeler qu’il s’agissait d’un événement en faveur de la langue française et que de nombreux militants y étaient impliqués; rien à faire.

La goutte qui a fait déborder le vase, si on peut dire, est la partie qu’on ne peut prouver mais à propos de laquelle on a reçu le plus d’informations via de nombreuses sources (y compris des membres en règle du RRQ en désaccord avec la manière d’agir de l’organisation). Près d’une dizaine de jours avant l’événement, une organisation importante pour la défense du français au Québec (nous ne la nommerons pas; elle est au-dessus de tout cela) avait démontré un vif intérêt pour participer à l’événement. Tout était parfait: nous étions un mouvement citoyen, nous étions pacifiques, notre discours rejoignait celui de l’organisation en question. Or, entre-temps, le RRQ a lancé sa cellule de Laval (s’appropriant les statistiques compilées par votre humble serviteur sans le nommer, mais n’allons pas les blâmer pour si peu) et au lendemain du lancement auquel a participé l’organisation francophile précitée, il n’était plus question de sa participation à notre activité. En politique, on appelle cela du tordage de bras.

Ce qui a été clair, tout au long du processus, c’est que le RRQ souhaitait que les militants pour le français se plantent. Ils nous ont d’abord ignoré, mais au fur et à mesure que les gens indiquaient leur participation, ils ont commencé à nous attaquer, d’abord d’une manière bénigne, puis jusqu’aux menaces ayant nécessité la présence de la MPQ.

Au nombre des arguments prônés par le groupuscule, il y avait celui selon lequel nous donnerions de la visibilité aux suprématistes anglophones en manifestant contre eux. Nous avons prouvé qu’ils avaient tort en orientant notre manifestation non pas comme une contre-manifestation, mais comme une activité de sensibilisation des citoyens en faveur d’un renforcement de la Loi 101. Nous avons réussi. Malgré eux. Cinq pages de pétition pour le renforcement de la Loi 101, nombre d’appuis, et la question du sur-financement des institutions de langue anglaise au cœur des débats. C’est à peine si on a vu les orangistes.

Le pire, c’est que quelques jours plus tard, hier soir en fait, j’apprends que certains des militants ayant lutté avec tant d’acharnement contre notre manifestation pour le français ont participé à une manifestation contre un groupuscule islamiste radical. Et sur la page du RRQ-Laval, Carlo Mosti a répondu: « Bravo la gang pour votre intervention rapide! ». Comprenez-vous? Manifester contre des suprématistes qui veulent abolir la Loi 101 et ainsi éliminer le fait français en Amérique du Nord, c’est trop marginal. Mais manifester contre des islamistes qui veulent l’établissement de la charia et la mort « lente et dans la souffrance » des personnes coupables d’adultère, ça ce n’est pas marginal du tout, non, non… La belle logique!

La quête de respectabilité du RRQ

La vérité, c’est que le RRQ n’a pas voulu participer au rassemblement citoyen pour le français pour deux raisons. La première parce que votre humble serviteur (qui a déjà lourdement critiqué le RRQ) et un ancien chef de section du RRQ l’organisaient, et ensuite parce qu’il n’y avait pas de « grosses caméras ». Ce sont là les deux principales motivations du RRQ: l’égo et la visibilité, qui se transforment en fait en un seul dogme: respectabilité. Et tant pis pour les militants qui se gèlent les fesses pour la cause et qui n’ont pas besoin d’exhiber le kit vestimentaire du bon petit rrquiste devant les caméras pour exister. Tant pis pour l’action de terrain.

Au printemps dernier, quand le « colonel » James Angus Brown – oui, oui, celui qui demandait la pendaison des indépendantistes – a annoncé une manifestation pour le 17 avril, j’ai immédiatement contacté Patrick Bourgeois pour lui demander d’organiser quelque chose. Sa réponse? Oui, bof, non. Pas important. Quelques semaines plus tard, on annonçait le voyage de noces du prince et le branlebas de combat du côté de Bourgeois fut spectaculaire: « Nous serons là! », « Non au prince! » etc. Qu’on comprenne: que des gens de chez nous demandent la pendaison des indépendantistes, ça ne vaut pas la peine de se déplacer. Mais qu’un prince vienne en voyage de noces à Québec, alors ça, ÇA c’est important. C’est capital. Arrêtez les presses tout le monde on a une histoire. Et c’est ainsi que Bourgeois vola de caméra en caméras, de micro en micros, se faisant entendre jusqu’en Angleterre (est-ce que ce sont les Anglais d’Angleterre qui feront notre indépendance, au fait), à propos d’une monarchie autrefois coupable de crimes contre nous… au même moment où le RRQ ne faisait rien contre un individu demandant notre pendaison!

Heureusement, des citoyens se sont levés et ont manifesté. Ils n’étaient pas beaucoup, mais ils valaient mieux que le RRQ, si vous voulez mon avis, parce qu’ils sont allés à un combat loin des caméras et où il ne suffisait pas d’investir 1000$ dans un avion et une banderole pour clamer une victoire.

Le RRQ, en fait, et de plus en plus, s’englue dans son dogme – que dis-je, sa folie – de la respectabilité. Se séparant progressivement des militants qui l’ont aidé à se forger une crédibilité dans le mouvement, il s’impose en juge de ce qu’il est légitime ou non légitime de faire. Une quantité impressionnante de ses premiers membres lui ont tourné le dos – et plusieurs ne demanderaient qu’à révéler les secrets plus sombres de l’organisation mais se taisent pour le bien du mouvement – mais le RRQ peut compter sur une équipe de recrutement faisant des merveilles dans l’art du « branding », consistant à habiller un adolescent en noir et blanc de la tête au pied et de lui faire croire qu’il est Patriote parce qu’il n’a plus un sous en poche mais des lettres RRQ du fond de culotte au dessous des bras.

Pourquoi je quitte le RRQ

Il y a presque un an, j’annonçais que je me joignais au RRQ. Après un faux-départ, j’avais décidé de laisser une chance au mouvement. Pour le bien de la cause. Parce que j’y croyais. J’ai décidé de laisser tomber mes doutes et de plonger.

Je leur ai envoyé mon 20$. Jamais eu de reçu, jamais eu de documentation, jamais eu d’invitation. Mais ils ont pris le 20$. Pas trop grave. J’ai commandé un livre. Jamais arrivé. J’ai dû insister à plusieurs reprises pour que je finisse par le recevoir. Pas la fin du monde. J’avais des informations importantes à communiquer à Patrick Bourgeois l’été dernier. Je lui ai communiqué à plusieurs reprises sur Facebook, je lui ai téléphoné à deux reprises, j’ai laissé des messages. Aucun retour d’appel. Y a rien là. Jusqu’à ce point, sérieux, je trouvais le mouvement broche-à-foin mais je continuais de le respecter et je me disais que j’avais sûrement été malchanceux ou peu importe.

Mais quand on s’attaque aux militants comme le RRQ l’a fait, comme les plus hauts échelons l’ont approuvé, je décroche. Je ne peux tolérer qu’on s’attaque à des gens comme Denis, le peintre, ou encore Alain, qui vient manifester sur son heure de dîner au travail. Je ne peux tolérer qu’on s’attaque à des gens comme Daniel, qui a participé financièrement à l’impression de nos dépliants, qui est venu avec un mégaphone et qui est de toutes les manifestations. Je ne peux tolérer qu’on s’en prenne à Renaud, qui subit les fausses plaintes d’un suprématiste anglophone pour son implication et qui a toujours été dans la rue pour notre langue. Je ne peux tolérer qu’on attaque Jennifer, qui, malgré des moments difficiles dans sa vie personnelle, s’est pointée avec nous pour la cause. Je ne peux tolérer que le RRQ attaque quelque militant que ce soit qui prend de son temps pour une cause à laquelle il croit et qui permet de nous faire avancer collectivement sans aucune autre récompense que celle d’avoir la conviction d’avoir bien agi.

C’est à ce moment précis que je décroche. Et c’est à ce moment précis que je réalise que tous les doutes, toutes les impressions (le RRQ ne ressemble-t-il pas à une secte?), tous les questionnements quant à l’importance réelle de ce regroupement au-delà des gros bras qu’il présente aux caméras en se la jouant comme des durs, me sont revenus en plein visage et justifie cette décision de quitter le RRQ. C’est facile, je n’ai même pas de carte de membre à déchirer. Ils ne me l’ont jamais envoyée.

On m’a souvent accusé par le passé de mal faire les choses ou de les faire pour les mauvaises raisons. On m’a accusé de faire passer mon égo avant la cause. On m’a accusé de ne pas être un vrai militant parce que je ne militais pas dans la rue (ce qui est faux, puisque j’ai dû participer au moins à trente ou quarante manifestations dans ma vie, bien qu’il est vrai que j’aie pris une pause dernièrement; j’avais seize ans et je manifestais déjà avec le MLNQ ou avec des organisations socialistes comme l’ADDS). Et là, je me lève avec des citoyens, des gens sans sigle, sans slogan, sans groupe officiel, sans « grosses caméras », pour la cause, mais ce ne sont plus des suprématistes anglophones voulant la pendaison des indépendantistes que j’ai dans mon chemin.

C’est le RRQ. Là. Dans nos jambes, tentant de nuire à la cause.

Et bien, j’ai des nouvelles pour vous, têtes dirigeantes du RRQ. De nombreux indépendantistes radicaux ne veulent plus rien savoir de votre mouvement. Pas parce que vous êtes radicaux – ils le sont eux-mêmes – mais parce que votre organisation est mal dirigée, centre tout sur le paraître plutôt que sur l’être et parce que vous dénigrez les initiatives qui ne viennent pas de vous.

Vous descendez, et pas seulement dans mon estime. Moi, je ne suis personne. Juste un gars qui aligne des mots et qui a des convictions. Mais les militants – dont certains sont encore membres du RRQ – en ont discuté lors de notre manifestation et ceux qui n’y étaient pas ont le droit de savoir.

Devoir de comprendre. Devoir de mémoire.

Pour ma part, j’ai dit la vérité. Je suis libéré.

Le reste ne m’appartient plus.