Green Shit
10 juillet 2008

Il y a des limites à la protection des marques, non? Cette poursuite d’une entreprise ontarienne contre le Parti Libéral du Canada parce que ce dernier a utilisé l’expression « Green Shift » pour décrire son plan vert est d’un ridicule incroyable.

En effet, « Green Shift » est plus près d’être une expression que d’une marque. C’est un tournant vert, et pourquoi le PLC ne pourrait-il pas parler d’un « tournant vert »? Quelle sera la prochaine étape? Je me pars une compagnie et je l’appelle « Air pur » et je poursuis Greenpeace ou quiconque utilise cette expression? Ou encore: j’enregistre « Cibles climatiques » et je poursuis le G8?

Ces poursuites frivoles doivent cesser et j’espère que le juge qui entendra cette cause prendra une décision rapide et convaincante en faveur du PLC.

Car à force d’enregistrer des marques et de les protéger follement, on finira par ne plus pouvoir rien dire du tout.