Pause estivale
21 juin 2010

Je prends une pause du blogue pour quelque temps. J’ignore combien de temps. J’ai d’autres projets dans des casseroles bouillonnantes sur le rond du poêle de mon imagination et je ne trouve pas la moindre inspiration pour écrire des textes de qualité présentement. J’aime mieux ne rien écrire que de me rabattre sur une écriture rapide, médiocre, simple lien avec vous, lecteurs, qui méritez mieux qu’une façade artificielle de pensée décharnée. Je planche présentement sur un projet de roman (après quinze ans à y penser et cinq ans à y rêver) et je fais le choix de ne pas trop m’éparpiller.

Ce n’est pas un adieu, ni même un au revoir. Une simple pause, salutaire. De toute façon, l’été, la politique tourne au ralenti, et je ne crois pas que quelques semaines plus tranquilles changeront grand chose dans le contexte de la disparition du peuple québécois, de sa langue, de sa culture, de ses valeurs, de son histoire, de ses villes, de ses campagnes, de son identité, de son essence. Nous continuerons de nous effacer devant le rouleau-compresseur anglomane et multiculturel un peu plus tard cet automne. Nous serons toujours aussi à genoux devant tout ce qui vient d’ailleurs et méprise nos valeurs, nous serons toujours aussi veules, mollassons et il sera toujours tout autant temps plus tard de constater notre manque de courage collectif afin de prendre des décisions courageuses assurant la survie de nos idéaux.

Je souhaite un bon début d’été à tous mes lecteurs, et à bientôt!

Louis P.