Ce bilinguisme qui empêche l’intégration des immigrants
8 novembre 2008

Immigrants

Il y a de ces mystérieux hasards dont on aimerait parfois comprendre le sens. Je réfléchissais à la meilleure façon de (re)parler de ces Afghans qui possèdent la fruiterie près de chez moi et de mes quelques visites à leur domicile ces derniers jours. Je cherchai donc le premier texte que j’avais écrit à leur sujet et je fus littéralement stupéfait de constater que le dit texte a été écrit il y a précisément un an, jour pour jour. Comme si le rythme des saisons offrait l’opportunité des questionnements et des bilans.

Alors oui, je connais un Afghan. En fait, je devrais être honnête: je connais des Québécois d’origine afghane, car ceux-ci sont parfaitement intégrés. Oh, certes, quand je suis allé jeter un coup d’oeil à un problème informatique chez eux j’ai appris qu’ils avaient un satellite pour regarder des programmes afghans, mais c’est une bien agréable et jolie jeune fille d’une quinzaine d’années qui me l’a expliqué, et dans un français qui ferait rougir bien des Québécois « de souche » si seulement ces derniers pouvaient avoir la conscience culturelle pour avoir honte de la piètre qualité de leur langue.

Ces gens, mes amis afghans, représentent l’apothéose de l’intégration à la culture québécoise. Le père, la mère, l’oncle, le fils, la fille; tous parlent un excellent français à peine un peu rêche à cause d’un accent persistant, tel un morceau de bois ne demandant qu’à être poli.

Ils ont immigré ici il y a un vingtaine d’années, directement dans l’Est. Ici, pas d’anglais: tout se faisait en français à cette époque avant que le bilinguisme ne soit quasi-institutionnalisé. Pas question de se faire répondre en anglais à tout moment par un Québécois soucieux d’être aimable et qui ne se rend pas compte qu’il ne rend pas service aux immigrants en les empêchant de réaliser toute l’importance de l’apprentissage de notre langue. Non, ils ont appris le français parce qu’il était nécessaire d’apprendre le français. Pas par amour romantique de la beauté de notre phonation. Parce que c’était absolument et impérativement nécessaire.

Je travaille toujours dans l’Ouest, et je vois quotidiennement les mêmes immigrants qui n’ont aucun désir d’apprendre notre langue. Pourquoi le feraient-ils, d’ailleurs? Contrairement à mes amis afghans, ils n’ont aucun besoin du français: tout le monde s’adresse à eux en anglais, depuis le caissier au dépanneur jusqu’à la dame à la banque en passant par le commis chez Jean Coutu. Pourquoi s’échineraient-ils à apprendre une langue qu’ils perçoivent comme morte et inutile?

Ces immigrants n’en ont rien à foutre de notre combat. Ils parlent la langue qui leur permet de fonctionner, et cette langue est l’anglais, car il se trouve toujours un Québécois pour leur parler en anglais.

Deux situations identiques à l’origine, et deux comportements opposés à la fin: intégration francophone dans une société unilingue francophone et repli sur soi, voire intégration en anglais dans une société bilingue francophone.

Il faut le répéter: à partir du moment où tous les petits Québécois parlent anglais, pourquoi un immigrant apprendrait-il le français?

Je pensais à tout ça en lisant certains commentateurs du blogue de Patrick Lagacé, qui reprochaient à Pauline Marois de ne pas bien parler anglais. D’une certaine manière, il y a un côté sublime dans cette perversion de l’esprit plaçant la maîtrise d’une langue étrangère comme un objectif essentiel à atteindre. En effet, comment ne pas y voir une certaine forme de beauté vicieuse, de triomphe tardif des objectifs de Lord Durham ou d’autres anglophones souhaitant notre élimination? Nous en sommes venus à considérer l’expertise de cette langue extrinsèque comme une obligation, reléguant les demandes historiques des francophones pour avoir le droit d’atteindre les plus hauts échelons sociaux dans leur langue au rang de folklore passéiste.

En somme, au lieu de réclamer le droit de pouvoir vivre en français, de travailler en français, et ainsi contribuer à la francisation des dizaines de milliers de nouveaux arrivants, nous avons décidé collectivement que le français doit jouer un rôle de figurant au sein de nos vies, une langue honteuse qu’il faut chuchoter et oublier dès qu’un anglophone nous adresse la parole.

Et bien, si mes amis afghans étaient arrivés au Québec en 2008 au lieu de 1988, ils n’auraient probablement jamais appris le français car il y aurait toujours eu un petit Québécois sans fierté et bilingue (l’un semble aller avec l’autre) pour escamoter son rôle linguistique historique et jouer le sous-fifre d’une immigration qui ne demanderait qu’à s’intégrer si on lui donnait seulement un signal clair sur l’exclusivité du français au Québec.

Il ne faudra jamais l’oublier: l’ennemi n’est pas la langue anglaise, mais le bilinguisme qu’on a décidé d’imposer à l’ensemble d’un peuple. Dans un contexte de minorité culturelle et linguistique, nous signons notre arrêt de mort dès que nous substituons l’anglais au français et que nous contribuons ainsi de par notre mollesse et notre manque de conviction, à l’anglicisation des nouveaux arrivants.

Car ceux-ci ne sont pas ici pour l’amour de nos beaux yeux, mais pour améliorer leurs conditions de vie; en leur parlant français, nous les obligeons à apprendre notre langue et nous leur lançons le message que leur élévation dans l’échelle sociale passe obligatoirement par l’apprentissage de notre langue.

Soyons fiers, parlons français partout, au travail, à la maison, sur internet, PARTOUT!


p.s. Et pour ceux qui en douteraient encore, je vais voter pour le Parti Indépendantiste, la seule organisation politique sociale-démocrate, indépendantiste et possédant une réelle volonté de protéger notre langue!

Les élections: la paix ou la démocratie?
27 octobre 2008

Démocratie ou dictature?

Ainsi, nous devrions être appelés aux urnes le 8 décembre prochain. Pendant que l’économie mondiale bat de l’aile et que chaque contrat obtenu de l’étranger se veut un baume sur la plaie béante et purulente que constitue la situation économique actuelle, notre premier ministre Jean Charest préfère penser à ses propres intérêts et annule un voyage en Chine pour espérer s’assurer une majorité lors des prochaines élections.

Charest fait la calcul suivant: on s’en va en récession, elle va être très sévère, probablement la pire depuis des décennies, et si ses pires effets pervers n’ont pas encore atteint le Québec ce n’est qu’une question de temps avant que le feu soit dans la grange et qu’on réclame la tête du coq le plus flamboyant. Car qu’on le veuille ou non, quand ça va mal on se cherche des coupables. Et si le Parti Libéral a une chance d’améliorer son sort, c’est ici et maintenant.

De quoi peut-il avoir peur?

D’un côté, l’ADQ s’en va nulle part; le parti est en train de sombrer dans la discorde interne et au rythme où vont les choses on se demande même si le parti de Mario Dumont serait en mesure de garder une vingtaine de sièges (il en a 39 présentement). Le navire coule, et déjà les rats ont commencé à le quitter.

De l’autre côté, Pauline Marois est égale à elle-même: prétentieuse, hautaine, tenant un discours creux et ayant à peu près autant de charisme que la secrétaire blasée chez votre dentiste. Donnez-lui son 4% à elle, et ça presse! Le PQ est lui aussi prêt à se faire battre, car son but premier est l’indépendance du Québec et Marois a rejeté ce principe, peu importe ce que les poèmes conventionnelo-populistes d’appels à la patrie d’une poignée de béni-oui-oui en fin de semaine laissaient croire. Le PQ de Pauline Marois a tué l’indépendance, et avec une cheffe aussi médiocre le parti n’a pas la moindre chance de gagner les élections.

Jean Charest vogue donc allègrement vers la majorité. Contrairement à Stephen Harper, qui a tenu le même pari et l’a perdu, Charest n’a pas une bande d’Albertains fanatiques à satisfaire et il ne coupera pas dans la culture à quelques semaines des élections. Il va se taper une petite campagne tranquille en martelant que son parti est le meilleur pour faire face aux problèmes économiques et on oubliera ce qu’était réellement le PLQ majoritaire: les écoles privées juives, le Suroît, le Mont Orford, les privatisations, etc.

Alors non, je ne suis pas emballé par cette campagne électorale qui s’annonce déjà ennuyante et au résultat prévisible. Mais je n’irais pas jusqu’à écrire des conneries comme Patrick Lagacé qui affirme que « Après [les élections], si le bon Dieu est bon, la paix pendant quatre ans. »

La véritable « paix », c’est-à-dire l’absence d’enjeux électoraux, c’est celle qu’offre une dictature , éliminant la démocratie… et les journalistes trop irrévérencieux; on devrait peut-être le rappeler à M. Lagacé, lui qui ne vote pas. Car le droit de voter, c’est le droit de chiâler. Quand on reste assis chez soi pendant que ce pour quoi des centaines de milliers de personnes ont donné leurs vies au travers des siècles se met en branle, on est discrédité et pour longtemps.

L’instabilité politique n’est sûrement pas la panacée, mais elle force les élus à se remettre régulièrement au diapason avec la population sous peine d’être relégués dans l’oubli. Et notre démocratie, quoi qu’imparfaite, doit être protégée de tous ceux qui croient avoir des opinions sur tout mais qui ne sont même pas capables de bouger leurs fesses une fois par année pour aller voter.

En ce sens, si la manoeuvre politique de Jean Charest est très « politi-chienne », le texte de Patrick Lagacé fait très « journal-élitiste ». Comme quoi certains ont parfois de la difficulté à s’élever au-dessus du quotidien pour voir les véritables enjeux derrière le processus électoral.


AJOUT: Mes 4-5 derniers commentaires sur le blogue de Patrick Lagacé ont été censurés mystérieusement effacés. Je me suis plains à Patrick Lagacé, qui évidemment dit qu’il n’est au courant de rien. Vraiment plate comme situation; on suit leur foutu nétiquette à la lettre et suffit qu’on soit en désaccord avec l’auteur pour que les messages « disparaissent mystérieusement »! Ah Gesca et leur censure…

Stéphane Laporte a raison!
19 mai 2008

Il faut lire le dernier texte de Stéphane Laporte. Brillant! Il explique mieux que je n’aurais pu le faire tout mon point de vue. Son texte est à lire et relire!

S’il y a une chose dont on peut être fier, c’est ben d’avoir l’esprit ouvert. C’est tout ce qu’on a, l’esprit ouvert. Si notre esprit s’ouvre encore plus, j’ai peur qu’on le perde. Qu’il casse en deux. On est tellement ouverts que les deux fois où l’on nous a offert de devenir un pays, d’avoir nos frontières, nos lois, nos pouvoirs, nos impôts, notre clé, notre serrure, on a dit NON! On veut rester ouverts. Jusqu’aux Rocheuses!

Tellement vrai! J’en parlais justement ce soir avec un ami au travail, un immigré haïtien totalement intégré et qui m’expliquait à quel point le Québec était accueillant et même trop accueillant par rapport à d’autres pays!

Bref, le jour où les Québécois vont être aussi ouverts que ce que souhaitent Bouchard-Taylor, j’ai bien peur que l’on soit open. Et que la culture française soit fermée. Ou vendue.

Tout à fait! Si nous suivons les recommandations à la lettre de Bouchard-Taylor, c’est la disparition pure et simple du peuple québécois. La consécration du vieux rêve de Lord Durham, qui avait écrit en 1840 la marche à suivre pour nous assimiler.

Je crois qu’il est temps d’arrêter de parler et de commencer à agir. Nos immigrants et nos anglophones se sont essuyés les pieds assez longtemps sur nous. Il est temps de relever la tête et de s’affirmer haut et fort, au risque de les déranger! Et s’ils ne sont pas contents, qu’ils partent! Ils en trouveront sûrement des centaines de pays où les habitants se plient à leurs exigences religieuses! Ils en trouveront sûrement des tas de pays où ils seront au-dessus des lois comme c’est le cas en ce moment!

Aujourd’hui, nous avons un choix à faire: survivre ou mourir. Si nous laissons ces deux connards de Bouchard et Taylor nous dicter la voie à suivre, les historiens pourront dans quelques siècles y voir le début de la fin du peuple québécois.

Il est temps de se réapproprier notre pays, notre ville, rue par rue, commerce par commerce, et d’éliminer de nos esprits toute référence à la langue anglaise ou toute forme d’accomodation face à ces immigrants fanatiques. Cessons de s’apitoyer sur notre sort et agissons! Montrons-leur que nous sommes les Maîtres chez nous et que ce sont des invités qui doivent se plier à nos règles ou quitter notre demeure.

Parce que quand la visite te fait chier, tu la sacres dehors. C’est peut-être là qu’il va falloir en arriver si rien ne change. Et si on ne peut pas se débarasser de ces fanatiques, on peut au moins empêcher d’en recevoir davantage, comme le suggère le Parti Indépendantiste et leur imposer un examen de français comme le suggère le PQ.

Par ailleurs, je vous invite à lire ce texte qui parle de l’utilisation intrigante du mot « Franco-Québécois ». Non, mais c’est quoi un Franco-Québécois? Est-ce la même chose qu’un Soleil de feu ou une ampoule d’électricité? Pourquoi utiliser le mot « franco » devant Québécois, tout comme on l’a déjà utilisé devant « Canadien »? Les Québécois SONT francophones, et les autres sont simplement en attente d’être intégrés. L’utilisation même de ce mot démontre une tendance à vouloir donner une place à l’anglais qu’elle ne devrait pas avoir!

C’est quoi un franco-québécois? Je ne connais pas d’Anglo-Américain. J’ai jamais entendu quelqu’un dire qu’il était un Italo-Italien. Et vous?

Chacun de nous peut agir. À chaque fois où nous refusons de parler en anglais sur le territoire du Québec, à qui que ce soit, nous lançons le message à l’autre qu’il est chez nous et que c’est à lui de s’adapter à nous. Et inversement, à chaque fois que nous nous dépêchons de le servir dans sa langue, de lui parler anglais, nous lui disons que nous ne nous respectons pas et nous lui enlevons jusqu’au désir d’apprendre le français.

Respectons-nous et n’utilisons que le français au Québec! Il en va de notre survie!

La commission Bouchard-Taylor aux Québécois: ÉCRASEZ-VOUS!
17 mai 2008

C’est avec stupéfaction et une profonde tristesse que j’ai lu ce texte qui parle des conclusions éventuelles de la commission Bouchard-Taylor sur les accomodements raisonnables. Alors que le problème est clair et reconnu de tous (c’est-à-dire que les immigrants sont incapables de s’intégrer et refusent notre culture, tout en désirant des privilèges à cause de leur religion) le commission Bouchard-Taylor, dirigée par ce qu’il convient maintenant d’appeler deux traîtres de la pire espèce, s’en prend aux Québécois! Non, excusez-moi, pas aux Québécois, un peuple qui n’existe plus, mais aux Québécois francophones, cette majorité en voie de devenir une minorité, et qui l’est déjà à Montréal, dans ce grand ghetto puant et multiculturaleux. (L’un va souvent avec l’autre, malheureusement… et c’est d’expérience que je vous l’écris).

Donc, selon la commission de nos deux losers, les Juifs, musulmans et autres n’ont rien à se reprocher. Ils peuvent passer au-dessus des lois, ne pas se faire évincer de leurs logements à cause de principes religieux, se faire givrer les vitres pour ne pas voir le corps des jeunes femmes, ou ne pas se faire donner de contraventions à cause de leurs fêtes religieuses. Non, ce n’est pas de leur faute. C’est de NOTRE faute, nous les pauvres Québécois colonisés trop stupides pour avoir compris que notre loi est inférieure à leurs pratiques religieuses. Nous serions victimes de manque d’information et de fausses perceptions.

Et au lieu de souligner le recul du français et d’expliquer que le refus de s’intégrer des immigrants en est une cause plus qu’importante, la commission espère accélérer notre assimilation en nous anglicisant davantage. Au lieu de souligner que le problème est la trop grande présence de l’anglais à Montréal, elle préfère que nous apprenions davantage l’anglais. Ensuite, ce sera quoi? On deviendra musulmans et Juifs pour avoir les mêmes privilèges que ces fanatiques religieux retardés?

On nous demande encore d’être plus ouverts sur le monde. Non, c’est de la merde ça. Nous sommes le peuple le plus ouvert sur le monde, et c’est un immigrant qui m’a dit ça. Nous parlons anglais dès que nous en croisons un. Nous essayons de parler l’espagnol aussi. Nous mettons des rastas et fumons des pétards avec les Jamaïcains. Nous essayons la nourriture créole. Nous sommes tellement ouverts sur le monde que nous n’avons plus conscience de notre culture. Nous sommes déracinés, et on nous demande de l’être encore davantage.

Cette commission est un vrai scandale, une farce, une fucking joke comme disent toutes les osties de vieilles anglaises de l’ouest de Montréal qui détestent tout ce qui est francophone.

Avec des recommandations pareilles, le résultat est facilement prévisible. Dans cinquante ans le français sera minoritaire non seulement à Montréal, mais aussi dans les banlieues. Le français sera une langue morte, au même titre que le latin, et les Québécois parleront couramment l’anglais puisqu’on aura consacré cette langue comme la seule qui soit commune à tous. Au lieu de franciser les immigrants quand c’était le temps, on leur aura laissé l’opportunité de nous angliciser, de nous assimiler, et ce qui était un jour les représentants de notre culture ne seront plus qu’un ramassis gélatineux de poutine folkorique qu’on invitera en France un peu comme on invite Zachary Richard au Québec: un ancêtre, un mort-vivant d’une culture morte et qui ne survit que sur le respirateur artificiel.

C’est ça « l’ouverture sur le monde ». C’est ça davantage d’accomodements raisonnables. Et c’est ça le bilinguisme, l’ennemi numéro un de notre culture et le principal responsable du recul du français.

Personnellement, si on me demandait ce soir si je crois que le peuple québécois mérite d’être sauvé, j’aurais peut-être envie de répondre: « crève, tu ne mérites pas de survivre, peuple de lavettes colonisées. »

David, de Quand on peut halluciner à plusieurs…, voit plutôt tout ceci comme une cour de récréation où c’est le nouveau qui applique ses règles:

[…] Messieurs Bouchard et Taylor ont été nommés surveillants de la cour de récré et vont bientôt rendre leur compte rendu de la situation. Soit plus gentil avec le nouveau dans ta classe, laisse le faire ce qu’il veut, c’est son affaire. J’ai l’impression que le spectre de la censure rôde dans les alentours. L’individualisme, c’est peut-être bon pour l’économie, mais c’est très mauvais pour une société.

Oui, nous sommes dans une grosse cours d’école, et au lieu de prendre le petit nouveau et de lui apprendre à respecter les règles, on demande à l’ensemble des autres jeunes de se plier à sa volonté.

Avec une telle mentalité de perdants, comment peut-on encore s’étonner que le Québec ait un tel taux de suicide?

Le jour où nous serons vraiment fiers de nous, de notre culture, où nous refuserons de parler en anglais ou même d’accepter que qui que ce soit nous impose sa langue ou ses valeurs sera un grand jour non seulement pour nous, parce qu’il confirmera notre droit d’exister, mais aussi pour la démocratie. La dictature d’une minorité d’anglophiles se cachant sous couvert de bilinguisme et de multiculturalisme est une honte pour tout le Québec.

Oui nous sommes tolérants, oui nous sommes ouverts. Nous aimons nos immigrants intégrés et nos anglophones francisés. Nous voulons que Montréal demeure une ville francophone et nous souhaitons que les anglophones comprennent qu’ils ne sont pas les bienvenues chez nous.

p.s. Devant une telle nouvelle, on peut déjà imaginer les gros colons de Angryfrenchguy en train de danser et de fêter notre anglicisation, prélude à notre disparition. Bravo les idiots; grâce à votre travail d’anglicisation des Québécois, vous contribuez à notre disparition et appliquez ainsi à la lettre les conclusions de la commission Bouchard-Taylor.

Pendant que la droite continue sa propagande…
9 mai 2008

Pendant que la droite continue sa propagande quant aux prétendus avantages de la privatisation des soins de santé (lire: les avantages pour Power Corporation, qui est à la fois patron de Alain Dubuc et propriétaire de la compagnie Great West, une des plus importantes compagnies d’assurance dans la santé en Amérique du Nord), en Angleterre ils font face aux conséquences désastreuses des choix pris depuis quelques décennies par tous leurs gouvernements de droite (incluant celui de Tony Blair, qui a détruit l’héritage du Parti travailliste).

Voici à lire, bien loin dans un torchon de Gesca inc., le 22 février dernier.

Étude britannique sur les soins de santé

La sous-traitance au privé est un échec
par André Noël

La sous-traitance des soins de santé dans des cliniques privées a nui au réseau de santé public en Grande-Bretagne, indique une étude qui paraît aujourd’hui dans le British Medical Journal, alors que cette réforme est en train de se mettre en place au Québec.

Le réseau de la santé britannique fonctionne sur la base de National Health Services (NHS) auxquels s’apparentent, au Québec, les agences régionales de la santé et des services sociaux. En 2003, le gouvernement britannique a demandé aux NHS de sous-traiter une partie des soins dans des centres médicaux privés, une pratique qu’encourage désormais le ministère de la Santé du Québec.

En établissant un système de sous-traitance, le gouvernement britannique a indiqué qu’il visait à accroître l’offre de services des NHS et à réduire les temps d’attente pour les chirurgies électives. Ce sont exactement les mêmes objectifs que vise le ministre Philippe Couillard, avec la création de centres médicaux associés.

<br/

« Cette politique de détourner les ressources limitées des NHS vers le secteur indépendant des centres de soins provoque la fragmentation et l’instabilité. Les lits et les services des NHS sont fermés pour que s’épanouisse le secteur privé lucratif. Malgré les assurances données par le secrétaire (ministre) de la Santé, Alan Johnson, la preuve disponible montre que le secteur privé fait des profits au détriment des patients, du public et des NHS. »

En 2006, à Londres, le comité sur la santé de la Chambre des communes a entendu des témoignages suggérant que certains centres privés offraient des soins bien en deçà des normes, ajoutent les chercheurs.

« Des organismes et des associations professionnels ont rapporté divers problèmes, comme l’utilisation de médecins formés à l’étranger et peu familiers avec les techniques chirurgicales des NHS, du laisser-aller dans la formation et la vérification, un manque de continuité des soins, et un grand nombre de litiges non résolus.

« Le Collège royal des chirurgiens d’Angleterre a fait état de preuves croissantes montrant que ces centres étaient incapables de gérer les complications, avec pour conséquence le transfert des patients dans les établissements existants des NHS. »

Les garanties initiales n’ont pas été respectées : les centres privés ont siphonné du personnel dans le réseau public, alors qu’ils n’étaient pas censés faire des embauches dans les NHS, ajoutent les auteurs. « Les définitions de pénurie de personnel ont été redéfinies pour faire en sorte que presque tout le personnel des NHS ait désormais le droit de travailler dans les centres privés. »

Les établissements publics se font parfois avoir en signant des contrats avec des centres privés, affirment les chercheurs. Ainsi, lorsque des retards ont empêché un fournisseur de services d’ouvrir un centre à temps, l’établissement public a quand même dû lui verser un million de livres (environ deux millions de dollars) pour les patients qui auraient dû y être traités pendant la durée du retard.

Source : La Presse, page A-7, 22 février 2008

Quel beau résultat. Alors que l’arrière-garde droitiste répète ad nauseam que le privé est la solution à tous les maux, on constate dans la RÉALITÉ que les arguments de ceux qui s’y opposent sont les meilleurs. Comme prévu, le personnel du public a été siphonné vers le privé. Comme prévu, il y a eu du laisser-aller dans la formation et la vérification (le but est de faire du profit, pas de former ou de vérifier, après tout). Comme prévu, le secteur privé fait des profits au détriment des patients et des contribuables. Et comme privé, la qualité des soins offerts dans le privé est inférieure à celle dans le public.

Et c’est cette pilule-là qu’on veut nous faire avaler de force?

NON MERCI!

L’éternelle croisade de Chrétien
14 octobre 2007

Quand Chrétien écrit dans ses mémoires qu’une courte victoire du OUI en 1995 n’aurait pas suffi, il fait la démonstration la plus claire de toute l’hypocrisie des forces fédéralistes, qui acceptent la démocratie en autant que celle-ci soit de leur côté.

On objectera peut-être que 50,x% des votes, ça ne fait pas un fort pays puisque 49,x% s’opposent à celui-ci. Mais inversément, si le processus référendaire a lieu, c’est que le Québec est dans un entre-deux, et serait-il plus logique qu’il retombe dans le giron canadien si la majorité – si faible soit-elle – souhaite l’indépendance?

À un moment donné, il faut trancher, et la démocratie dit 50% + 1. Car ainsi on s’assure qu’on ne nuira pas à la majorité, ce qui est déjà un bel acquis.

Car à partir du moment où on affirme que 50% + 1 n’est pas assez pour faire l’indépendance, pourquoi accepterait-on le résultat de 1995, où 50% +60 000 – des votes frauduleux, ce qui a été démontré, car le référendum aurait été gagné sans cette fraude massive – a décidé du sort de notre nation?

La démocratie doit aller dans les deux sens…

Le doute
30 mai 2007

Le scandale d’Option Canada n’est pas un pétard mouillé, n’en déplaise à Jean Charest. De l’argent a été dépensé illégalement par le camp québécois du NON et nous avons maintenant la preuve que près de 10% du budget de cette option a été obtenu de manière illégale. Si le référendum avait clairement été gagné par le NON, il y aurait peu à écrire à ce sujet, sinon dans l’optique de préparer la prochaine consultation populaire.

Cependant, puisque l’écart a été si serré, si infime – à peine un demi pour cent – il devient difficile d’évaluer le poids qu’a eu l’argent illégal et de savoir si le résultat aurait été différent si le camp du NON avait respecté les règles du jeu. Combien d’affiches a-t-on pu se payer avec cet argent? Combien de réunions? Combien de publicités? Convaincre ou ne pas convaincre seulement 30 000 personnes aurait changé le résultat du tout au tout.

Et c’est là la principale conséquence de ce rapport sur Option Canada: il devient désormais possible pour les souverainistes de remettre en cause le résultat du référendum de 1995. Puisque les règles du jeu n’ont pas été respectées par le camp du NON et que le résultat a été aussi serré, le doute s’installe. Mais il y a pire encore.

Car ce qui est le plus important dans ce rapport, finalement, ce qui compte réellement, c’est ce qu’il ne dit pas. Il y a une impossibilité totale de savoir d’où provenait l’argent du camp du NON canadien qui a servi notamment à financer le fameux love-in quelques jours avant le vote. Puisqu’on ne peut retracer la source de cet argent, celui-ci doit donc être considéré comme illégal jusqu’à preuve du contraire. Combien est-ce que ça a coûté faire venir par avions, par trains, par autobus ces centaines de milliers de personnes? Et qu’aurait pu faire le camp du OUI avec de telles ressources?

En conséquence, désormais il n’est plus possible de considérer le résultat du référendum de 1995 comme étant valable.

Et la seule façon pour les fédéralistes de vouloir relégitimer ce scrutin serait de lancer une enquête publique et indépendante fédérale sur le sujet. Mais encore faudrait-il que les fédéralistes aient intérêt à vouloir faire la lumière. Qui sait ce qu’on trouverait en fouillant un peu plus cette histoire?

Parallèlement à cela, le Bloc Québécois vient de marquer de gros points auprès de la population québécoise en prouvant son utilité: c’est le seul parti au Canada qui désire que la lumière soit faite sur ces événements. Reste à espérer qu’il pourra continuer de marteler son message et qu’une enquête publique finisse par se tenir, pour dissiper le doute…