Inclusion, exclusion
30 mai 2007

Avez-vous lu cette nouvelle? Une femme s’est fait exclure du bar Le Stud, haut-lieu du night-life gai à Montréal, pour la simple et bonne raison qu’elle est… une femme. C’est injuste, illégal, stupide; tout le monde est d’accord.

Mais ça pose à mon avis un débat des plus importants: que faire avec les gens « indésirables »? Que faire avec ceux qu’on n’aime pas, pour quelque raison que ce soit? Les gais ont peut-être des raisons de vouloir être entre eux, mais que pourraient-ils faire pour le faire sans que ce soit illégal ou immoral?

De même, que faisons-nous avec les criminels qui ont purgé leur sentence? Légalement ils sont libres, mais nous n’en voulons pas… Peut-on leur refuser un logement ou de les servir en public pour autant?

Et les sans-abris, et les pauvres. Doit-on les tolérer dans les bibliothèques publiques, par exemple, même s’ils dérangent les autres?

Évidemment, on doit toujours faire primer la loi et la moralité au-dessus des intérêts particuliers. Les patrons du bar Le Stud ont eu tort de se ghettoïser comme ils l’ont fait et ils devront faire face à la justice.

Mais le blogueur que je suis se demande parfois… Que faire avec les mal-élevés, ceux qui vous crache à la figure à chaque phrase, à chaque petite virgule, qui rendent la discussion lourde, qui font dévier les sujets, qui sont agressifs, agressants, et qui dérangent les autres? Ceux qui font de l’attaque ad hominem leur raison d’être, qui tronquent la réalité, qui stigmatisent et insultent. Vous savez de qui je parle, et vous êtes plusieurs à m’en avoir glissé un mot.

Que faire avec ces indésirables? Ceux qui enlèvent parfois le goût d’écrire à cause de leur haine, de leur mépris, de leurs calomnies et de leurs mensonges…

Ici ce n’est pas le Stud; je suis ouvert aux suggestions!