Prime à la propagande?
26 avril 2007

J’avais promis de ne pas trop m’acharner sur l’ADQ, mais tout de même…

Pierre Morin, c’est-à-dire le très peu fréquentable Mister Pi, qui a passé la dernière campagne électorale à vomir sur à peu près tout le monde qui ne prêchait pas la bonne parole du parfait petite évangile adéquiste, vient d’être nommé conseiller au troisième vice-président de l’Assemblée nationale, qui sera vraisemblablement Marc Picard.

Sérieusement, il y a des coups de pied qui se perdent. Cet homme a littéralement insulté à peu près tout le monde fréquentant son blogue, fermant même ses commentaires à un moment quand les gens répliquaient. Il a agi comme un adolescent faisant un acting out en tenant un langage ordurier ne méritant même pas qu’on y réponde.

Et voilà qu’il se retrouve à conseiller le vice-président de l’Assemblée nationale.

Est-ce à dire que désormais l’insulte, la propagande simpliste et le manque de profondeur d’une analyse sont un pré-requis pour travailler à l’ADQ? Qu’il suffit à quelqu’un de faire dans le pipi-caca au quotidien pour avoir la capacité intellectuelle et la caution morale d’avoir un poste à l’Assemblée nationale du Québec?

On me rétorquera que depuis plusieurs semaines son blogue s’était adouci, qu’il avait cessé les insultes, qu’il était « moins pire ». À mes yeux, pourtant, appeler le chef d’un parti appuyé par 28% de la population d’un quolibet au quotidien n’est pas « moins pire ». Et la censure du point de vue de tous ceux qui ne pensent pas comme lui non plus.

Je ne sais pas pour vous, mais je ne veux pas de gens qui sont (soudainement) « moins pires » à l’Assemblée nationale. Je veux qu’on y envoie les meilleurs parmi les meilleurs pour nous représenter.

Cette nomination est un signe de plus de la dérive démagogique de l’ADQ. Un autre preuve que les Québécois ne savaient pas pour quoi ils ont voté le 26 mars.