Quand un chef du RRQ attaque les militants
22 octobre 2011

La manifestation citoyenne pour une Loi 101 plus forte de dimanche dernier a été un vibrant succès. Malgré la pluie, malgré le vent, malgré le froid et malgré le fait qu’il y avait trois autres manifestations au même moment dans les rues de Montréal. Et malgré aussi, disons-le franchement, l’obstruction systématique du Réseau de résistance du Québécois (RRQ).

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J’avais parlé brièvement du comportement d’un de ses membres dans mon dernier billet, mais j’aimerais régler la question une fois pour toutes, car de nombreux militants du RRQ – des militants honnêtes – ne sont pas au courant des tractations qui se trament au sein de ce mouvement. En l’occurrence, et bien que je n’ai pas toutes les preuves permettant d’affirmer avec certitude que les plus hauts échelons ont été impliqués, je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que le RRQ a tenté de saboter cette manifestation pour une Loi 101 plus forte.

Réglons d’abord le cas de Carl Contant. Ces deux copies d’écran devraient le faire assez rapidement. LIEN 1. LIEN 2. Ce ne sont là que quelques extraits du harcèlement constant de M. Contant contre les divers organisateurs de notre manifestation. Notez, dans le lien 2, qu’il affirme: « y en aura pâs (sic) de ta manif ». Et c’est bien ce qu’il a tenté de faire, en écœurant à ce point les organisateurs qu’il a fallu demander la protection de la Milice patriotique du Québec (MPQ) pour assurer le bon ordre. Selon un des organisateurs, M. Contant était déçu du fait que cet organisateur ne s’était pas présenté à son événement et il a voulu se venger. Normalement, on aurait dû en rester là et Carl Contant, dans un mouvement crédible ne distribuant pas la chefferie de ses sections avec un boulier, aurait dû être suspendu de ses fonctions immédiatement ou au moins réprimandé pour avoir tenté de nuire à une manifestation de militants francophiles.

Or, ce qui s’est produit est l’exact contraire. Carlo Mosti, directeur national et coordonnateur de la section Montréal du Réseau de Résistance du Québécois et Guillaume Martin, directeur des Communications Internet, de même que de nombreux autres membres du RRQ qu’il ne vaut pas la peine de nommer ici, se sont immiscés sur les pages des activités du regroupement citoyen en tenant le même discours agressif et résolument hostile au projet de manifestation. M. Mosti s’en est pris à un des organisateurs, qui est un ancien chef de section du RRQ défroqué, et M. Martin s’est contenté de l’appuyer dans son œuvre. Nous étions plusieurs à leur rappeler qu’il s’agissait d’un événement en faveur de la langue française et que de nombreux militants y étaient impliqués; rien à faire.

La goutte qui a fait déborder le vase, si on peut dire, est la partie qu’on ne peut prouver mais à propos de laquelle on a reçu le plus d’informations via de nombreuses sources (y compris des membres en règle du RRQ en désaccord avec la manière d’agir de l’organisation). Près d’une dizaine de jours avant l’événement, une organisation importante pour la défense du français au Québec (nous ne la nommerons pas; elle est au-dessus de tout cela) avait démontré un vif intérêt pour participer à l’événement. Tout était parfait: nous étions un mouvement citoyen, nous étions pacifiques, notre discours rejoignait celui de l’organisation en question. Or, entre-temps, le RRQ a lancé sa cellule de Laval (s’appropriant les statistiques compilées par votre humble serviteur sans le nommer, mais n’allons pas les blâmer pour si peu) et au lendemain du lancement auquel a participé l’organisation francophile précitée, il n’était plus question de sa participation à notre activité. En politique, on appelle cela du tordage de bras.

Ce qui a été clair, tout au long du processus, c’est que le RRQ souhaitait que les militants pour le français se plantent. Ils nous ont d’abord ignoré, mais au fur et à mesure que les gens indiquaient leur participation, ils ont commencé à nous attaquer, d’abord d’une manière bénigne, puis jusqu’aux menaces ayant nécessité la présence de la MPQ.

Au nombre des arguments prônés par le groupuscule, il y avait celui selon lequel nous donnerions de la visibilité aux suprématistes anglophones en manifestant contre eux. Nous avons prouvé qu’ils avaient tort en orientant notre manifestation non pas comme une contre-manifestation, mais comme une activité de sensibilisation des citoyens en faveur d’un renforcement de la Loi 101. Nous avons réussi. Malgré eux. Cinq pages de pétition pour le renforcement de la Loi 101, nombre d’appuis, et la question du sur-financement des institutions de langue anglaise au cœur des débats. C’est à peine si on a vu les orangistes.

Le pire, c’est que quelques jours plus tard, hier soir en fait, j’apprends que certains des militants ayant lutté avec tant d’acharnement contre notre manifestation pour le français ont participé à une manifestation contre un groupuscule islamiste radical. Et sur la page du RRQ-Laval, Carlo Mosti a répondu: « Bravo la gang pour votre intervention rapide! ». Comprenez-vous? Manifester contre des suprématistes qui veulent abolir la Loi 101 et ainsi éliminer le fait français en Amérique du Nord, c’est trop marginal. Mais manifester contre des islamistes qui veulent l’établissement de la charia et la mort « lente et dans la souffrance » des personnes coupables d’adultère, ça ce n’est pas marginal du tout, non, non… La belle logique!

La quête de respectabilité du RRQ

La vérité, c’est que le RRQ n’a pas voulu participer au rassemblement citoyen pour le français pour deux raisons. La première parce que votre humble serviteur (qui a déjà lourdement critiqué le RRQ) et un ancien chef de section du RRQ l’organisaient, et ensuite parce qu’il n’y avait pas de « grosses caméras ». Ce sont là les deux principales motivations du RRQ: l’égo et la visibilité, qui se transforment en fait en un seul dogme: respectabilité. Et tant pis pour les militants qui se gèlent les fesses pour la cause et qui n’ont pas besoin d’exhiber le kit vestimentaire du bon petit rrquiste devant les caméras pour exister. Tant pis pour l’action de terrain.

Au printemps dernier, quand le « colonel » James Angus Brown – oui, oui, celui qui demandait la pendaison des indépendantistes – a annoncé une manifestation pour le 17 avril, j’ai immédiatement contacté Patrick Bourgeois pour lui demander d’organiser quelque chose. Sa réponse? Oui, bof, non. Pas important. Quelques semaines plus tard, on annonçait le voyage de noces du prince et le branlebas de combat du côté de Bourgeois fut spectaculaire: « Nous serons là! », « Non au prince! » etc. Qu’on comprenne: que des gens de chez nous demandent la pendaison des indépendantistes, ça ne vaut pas la peine de se déplacer. Mais qu’un prince vienne en voyage de noces à Québec, alors ça, ÇA c’est important. C’est capital. Arrêtez les presses tout le monde on a une histoire. Et c’est ainsi que Bourgeois vola de caméra en caméras, de micro en micros, se faisant entendre jusqu’en Angleterre (est-ce que ce sont les Anglais d’Angleterre qui feront notre indépendance, au fait), à propos d’une monarchie autrefois coupable de crimes contre nous… au même moment où le RRQ ne faisait rien contre un individu demandant notre pendaison!

Heureusement, des citoyens se sont levés et ont manifesté. Ils n’étaient pas beaucoup, mais ils valaient mieux que le RRQ, si vous voulez mon avis, parce qu’ils sont allés à un combat loin des caméras et où il ne suffisait pas d’investir 1000$ dans un avion et une banderole pour clamer une victoire.

Le RRQ, en fait, et de plus en plus, s’englue dans son dogme – que dis-je, sa folie – de la respectabilité. Se séparant progressivement des militants qui l’ont aidé à se forger une crédibilité dans le mouvement, il s’impose en juge de ce qu’il est légitime ou non légitime de faire. Une quantité impressionnante de ses premiers membres lui ont tourné le dos – et plusieurs ne demanderaient qu’à révéler les secrets plus sombres de l’organisation mais se taisent pour le bien du mouvement – mais le RRQ peut compter sur une équipe de recrutement faisant des merveilles dans l’art du « branding », consistant à habiller un adolescent en noir et blanc de la tête au pied et de lui faire croire qu’il est Patriote parce qu’il n’a plus un sous en poche mais des lettres RRQ du fond de culotte au dessous des bras.

Pourquoi je quitte le RRQ

Il y a presque un an, j’annonçais que je me joignais au RRQ. Après un faux-départ, j’avais décidé de laisser une chance au mouvement. Pour le bien de la cause. Parce que j’y croyais. J’ai décidé de laisser tomber mes doutes et de plonger.

Je leur ai envoyé mon 20$. Jamais eu de reçu, jamais eu de documentation, jamais eu d’invitation. Mais ils ont pris le 20$. Pas trop grave. J’ai commandé un livre. Jamais arrivé. J’ai dû insister à plusieurs reprises pour que je finisse par le recevoir. Pas la fin du monde. J’avais des informations importantes à communiquer à Patrick Bourgeois l’été dernier. Je lui ai communiqué à plusieurs reprises sur Facebook, je lui ai téléphoné à deux reprises, j’ai laissé des messages. Aucun retour d’appel. Y a rien là. Jusqu’à ce point, sérieux, je trouvais le mouvement broche-à-foin mais je continuais de le respecter et je me disais que j’avais sûrement été malchanceux ou peu importe.

Mais quand on s’attaque aux militants comme le RRQ l’a fait, comme les plus hauts échelons l’ont approuvé, je décroche. Je ne peux tolérer qu’on s’attaque à des gens comme Denis, le peintre, ou encore Alain, qui vient manifester sur son heure de dîner au travail. Je ne peux tolérer qu’on s’attaque à des gens comme Daniel, qui a participé financièrement à l’impression de nos dépliants, qui est venu avec un mégaphone et qui est de toutes les manifestations. Je ne peux tolérer qu’on s’en prenne à Renaud, qui subit les fausses plaintes d’un suprématiste anglophone pour son implication et qui a toujours été dans la rue pour notre langue. Je ne peux tolérer qu’on attaque Jennifer, qui, malgré des moments difficiles dans sa vie personnelle, s’est pointée avec nous pour la cause. Je ne peux tolérer que le RRQ attaque quelque militant que ce soit qui prend de son temps pour une cause à laquelle il croit et qui permet de nous faire avancer collectivement sans aucune autre récompense que celle d’avoir la conviction d’avoir bien agi.

C’est à ce moment précis que je décroche. Et c’est à ce moment précis que je réalise que tous les doutes, toutes les impressions (le RRQ ne ressemble-t-il pas à une secte?), tous les questionnements quant à l’importance réelle de ce regroupement au-delà des gros bras qu’il présente aux caméras en se la jouant comme des durs, me sont revenus en plein visage et justifie cette décision de quitter le RRQ. C’est facile, je n’ai même pas de carte de membre à déchirer. Ils ne me l’ont jamais envoyée.

On m’a souvent accusé par le passé de mal faire les choses ou de les faire pour les mauvaises raisons. On m’a accusé de faire passer mon égo avant la cause. On m’a accusé de ne pas être un vrai militant parce que je ne militais pas dans la rue (ce qui est faux, puisque j’ai dû participer au moins à trente ou quarante manifestations dans ma vie, bien qu’il est vrai que j’aie pris une pause dernièrement; j’avais seize ans et je manifestais déjà avec le MLNQ ou avec des organisations socialistes comme l’ADDS). Et là, je me lève avec des citoyens, des gens sans sigle, sans slogan, sans groupe officiel, sans « grosses caméras », pour la cause, mais ce ne sont plus des suprématistes anglophones voulant la pendaison des indépendantistes que j’ai dans mon chemin.

C’est le RRQ. Là. Dans nos jambes, tentant de nuire à la cause.

Et bien, j’ai des nouvelles pour vous, têtes dirigeantes du RRQ. De nombreux indépendantistes radicaux ne veulent plus rien savoir de votre mouvement. Pas parce que vous êtes radicaux – ils le sont eux-mêmes – mais parce que votre organisation est mal dirigée, centre tout sur le paraître plutôt que sur l’être et parce que vous dénigrez les initiatives qui ne viennent pas de vous.

Vous descendez, et pas seulement dans mon estime. Moi, je ne suis personne. Juste un gars qui aligne des mots et qui a des convictions. Mais les militants – dont certains sont encore membres du RRQ – en ont discuté lors de notre manifestation et ceux qui n’y étaient pas ont le droit de savoir.

Devoir de comprendre. Devoir de mémoire.

Pour ma part, j’ai dit la vérité. Je suis libéré.

Le reste ne m’appartient plus.

Hommage aux militants
4 février 2010

Je regardais cette photo de partisans de Hugo Chavez, le président vénézuelien, qui s’unissent et descendent dans la rue pour s’opposer aux manipulations d’une opposition largement financée et orchestrée par des intérêts financiers qui ne sont pas étrangers à ceux de Washington. Je la regardais, et je je me suis demandé s’il n’y avait pas, de Montréal à Caracas en passant par toutes les capitales et les nations du monde, un pouvoir suprême, plus élevé que celui du parlement, soit celui de la rue? Ces militants qui prennent la voie publique pacifiquement, qui ajoutent leur maigre voix individuelle à celle de leur voisin, ne sont plus de simples citoyens anonymes, mais de véritables héros, des instruments s’accordant sur le pouls collectif et devenant de véritables vecteurs de changement.

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Quand la population est amorphe, impuissante, qu’elle préfère se plaindre dans les lignes ouvertes ou sur les blogues, mais qu’elle continue immanquablement de vivre sa petite routine, les militants deviennent le nécessaire grain de sable dans l’engrenage des puissants et se font l’écho de ces passions inexprimées qui couvent, telle une braise ne pouvant être éteinte, sous la quotidienneté. En osmose avec le citoyen lambda, ils organisent, fomentent, expriment, écrivent, chantent, hurlent, jouent, tapent, scandent. Ils réussissent, de par leur profond engagement pour le changement, de la nécessaire prise de conscience collective de la nécessité de se questionner sur le monde qui nous entoure, à nous sortir de nos habitudes et à nous mettre au diapason des luttes essentielles qui nous unissent. Les militants sont ces réverbérateurs qui réfléchissent la conscience collective et la canalise dans une action concrète porteuse de sens.

En 2003, ce sont ces militants qui ont organisé les manifestations monstres contre la guerre en Irak. Près de 100 000 personnes à Montréal dans la rue; croyez-vous que cela n’a pas influencé la décision de Jean Chrétien? Mais les manifestations ont-elles besoin d’attirer autant de citoyens? L’action ne se vaut-elle pas en elle-même, de par l’implication de chacune de ses parties?

Je pense à Hugo, croisé lors du spectacle de l’Autre St-Jean et qui, comme simple citoyen, était venu clamer pacifiquement son affront de constater la bilinguisation de notre fête nationale.

Je pense à Luc, qui a fait le voyage jusqu’à Québec pour entendre la lecture du manifeste du FLQ au Moulin à Paroles.

Je pense à Amélie, rencontrée dans une manifestation d’appui à la loi 104, et qui se bat pour le sort des femmes et l’indépendance du Québec.

Je pense à Marc-André, avec qui j’ai pu discuter en regardant la magnifique bannière « Génocide culturel » de la Société Saint-Jean-Baptiste, lors d’une action contre la venue du prince Charles l’automne dernier, et qui milite au Parti Québécois pour changer les choses.

Je pense à Danièle, avec qui j’ai participé à une émission de radio à CISM en décembre et qui se bat d’arrache-pied contre le Centre hospitalier anglophone qui doit être construit à même nos taxes et impôts pour la minorité anglaise.

Je pense aux dizaines de citoyens qui sont allés distribuer des bons de contournement de la loi 104, déguisés en juges de la Cour suprême, dans le métro de Montréal en décembre dernier.

Je pense à Mario, à Stéphane, à Gilles, à Jean-Pierre, à Philippe, à Normand, à Charles, à Frédéric, à tous ceux qui travaillent au quotidien pour la revalorisation de la culture québécoise et la protection de notre langue commune.

Ces militants, ces combattants, ces citoyens qui s’acharnent à construire un monde meilleur pour nos enfants, proviennent de toutes les couches de la société et leur combat n’a d’égal que la force de leurs spécialités respectives. Certains se concentrent sur les statistiques, d’autres avec l’organisation d’actions ciblées, d’autres avec la rédaction de textes, d’autres avec l’écriture de slogans, mais tous se rejoignent à un moment ou un autre dans la rue; peu importe leurs capacités, ils ont tous en commun de se faire les canalisateurs des frustrations de tout un peuple portant en son sein une profonde envie de vivre et de survivre dans un environnement anglophone nord-américain hostile.

Ce n’est que tous unis, chacun derrière nos talents, chacun dans nos mouvements, ouvert aux critiques, toujours en mesure de se remettre en question, de reconstruire notre discours et de respecter l’apport des autres qui visent le même but que nous, que nous réussirons.

Du Vénézuela au Québec, contre les puissants argentiers payés par Washington ou à la solde de Power Corporation, se trouvent ces activistes pacifiques mais actifs, résolus mais réceptifs aux arguments d’autrui, combattifs mais civilisés, confiants mais respectueux des lois, qui se battent contre la censure des grands et des petits et qui donnent leur talents, leur temps libres et une grande partie de leur vie à une cause qui nous dépasse tous et qui nous réunit en même temps: le Québec.

Le PQ ne veut pas le pouvoir
16 novembre 2008

Je me posais sérieusement la question ce matin, en écoutant un analyste à RDI: le Parti Québécois veut-il vraiment le pouvoir?

Ça fait des mois que l’objectif semble avoir été fixé: redevenir l’opposition officielle. Le PQ me fait penser à une équipe sportive dont le but n’est plus la victoire, mais seulement de ne pas finir les derniers. C’est une mentalité de perdants et personne n’aime les perdants.

Pourtant, on pourrait miser sur le fait que le Québec aurait la chance de se retrouver avec la première femme à sa tête, par exemple. On pourrait proposer du nouveau, être imaginatifs, oser. On a plutôt l’impression que le PQ, qui est entré dans cette campagne de reculons, préfère ne pas se retourner pour faire face à la musique et se contenterait de terminer deuxième. Marois empocherait son chèque, les députés béni-oui-oui également, et tout le monde serait heureux.

Malheureusement pour eux – et même avec la chute libre de l’ADQ – toute leur stratégie du « ne rien faire » est fausse. Karl Rove, alors stratège du Parti Républicain états-unien en 2004, l’avait bien compris: quand le taux de participation à une élection est faible, il est plus important de mobiliser sa base que de convaincre les indécis. Ça se comprend: le plus grand danger est la démobilisation de ceux qui sont déjà convaincus.

En ce sens, le Parti Québécois fait l’exact contraire dans une situation où l’écoeurement et le désabusement pourrait faire toucher un creux historique au niveau de participation à ces élections: il s’en est pris ouvertement à sa base la plus militante et souverainiste pour faire plaisir aux éditorialistes de La Presse et aux indécis. Au lieu de raffermir des appuis qu’il avait déjà, il s’est mis à dos ses propres militants sans pour autant être convaincu que l’appui des indécis se transformerait en « X » sur le bulletin de vote.

On comprend que le Parti Québécois ne nage pas dans l’argent, mais il aurait sûrement pu se trouver des conseillers de meilleure qualité et qui auraient pu l’aider à prendre le pouvoir plutôt qu’à se contenter d’essayer d’être un clone des deux autres partis de droite.

Ceci dit, en tant qu’indépendandiste et social-démocrate, la défaite annoncée du parti de Pauline Marois me ferait doublement plaisir…