Criminalité: et pourquoi pas la peine de mort?
26 septembre 2008

Les Conservateurs manquent de cohérence. Ils prétendent vouloir diminuer le crime en utilisant la vieille recette de la répression, c’est-à-dire, tout simplement, en emprisonnant les criminels plus longtemps. Et peu importe si ce criminel a quatorze ans, vient d’une famille dysfonctionnelle et aurait davantage besoin de réhabilitation que de punition. Le problème, c’est qu’un jour le jeune adolescent ressortira de prison, plus fucké que jamais, plus dangereux, plus mêlé, plus violent, et fort de tous ses grades gagnés à l’université du crime.

Or, il me semble, les Conservateurs devraient tenir compte de cette sortie éventuelle de prison s’ils ne veulent pas simplement repousser de quelques dizaines d’années la violence étouffée d’une jeunesse qui a peut-être un peu trop reçu de coups de pied au cul et pas assez de câlins.

Ainsi, pourquoi ne pas pousser la logique jusqu’au bout? Si vraiment on veut empêcher qu’un tel individu se retrouve un jour en société et puisse être encore pire qu’à son entrée au pénitencier, il faut absolument imposer la peine de mort. Si vraiment on espère réduire la criminalité en emprisonnant les criminels (prochaine étape: réduire la pauvreté en emprisonnant les pauvres?) il faut s’assurer que ceux-ci ne causeront plus jamais de problème à quiconque et les exécuter. Et pas de n’importe quelle manière.

Non, non non. Car au Parti Conservateur on veut réduire la taille de l’État. Pas de niaisage, pas de fonctionnaires; on prend le jeune coupable de meurtre, et on l’attache à un mur et on laisse la population le lyncher à mort le soir-même. Ça ne coûte presque rien, c’est rapide, et le jeune ne reviendra jamais pour se venger. Efficace, propre.

Mais est-ce assez? On le sait, la justice est un peu trop molle, avec ses « sentences bonbons » que des juges un peu trop attendris donnent parfois. On devrait pouvoir court-circuiter la justice et se débarrasser du jeune criminel sans procès, dès qu’on a des doutes suffisants sur sa culpabilité. La police va le chercher, on le garde une nuit en prison, et on annonce son lynchage ou sa pendaison pour le lendemain. Et avant de le tuer, on lui offre la possibilité de s’excuser et de demander pardon à Dieu pour ses crimes.

(Ensuite, on ouvre les portes du château-fort et on laisse son corps aux chacals qui rôdent et qui font peur aux gueux et aux gueuses soumises au servage du Seigneur… Allo le Moyen-Âge!)

Sérieusement, qu’espère-t-on régler en envoyant des jeunes de quatorze ans en prison?

J’en connais une qui a commis un meurtre à cet âge. En fait, elle venait d’avoir quinze ans si ma mémoire est bonne. Elle était étrange, froide, distante. Sa mère venait d’avoir cinquante ans et celle-ci affirmait qu’elle était heureuse et qu’elle voulait mourir heureuse. Alors, la jeune adolescente est allée chercher la carabine familiale (allo le registre des armes à feu, en passant!) et a tiré sa mère à bout portant en pleine nuit.

Et bien, j’ai su ce qui était advenu d’elle par la suite. Je l’ai su parce que quelqu’un dans ma famille lui a donné un cours d’art quelques années plus tard. Elle a subi des thérapies, on l’a aidé, et par la suite elle a appris à mieux gérer ses émotions et à se servir notamment de l’art pour s’exprimer (cette maudite culture qui n’intéresse pas le monde ordinaire, selon M. Harper).

C’est ça, la réhabilitation. C’est le constat que le crime ne peut être réparé, le passé ne peut être changé, mais le futur peut l’être. Et qu’il vaut mieux donner tous les outils au criminel pour qu’il puisse obtenir une rédemption non pas par l’apprentissage à l’université du crime que sont les prisons, mais plutôt en devenant une meilleure personne, qui ne sera plus un danger pour la société.

Stephen Harper va frapper un mur avec ses mesures extrémistes. Plusieurs personnes qui, jusqu’ici, lui étaient fort sympathiques, semblent réaliser quelles seraient les conséquences d’un chèque en blanc aux Conservateurs.

Heureusement pour lui, celui-ci pourra toujours compter sur quelques châteaux-forts, surtout en Alberta, là où on espère toujours punir, réprimer, venger, et où on s’imagine le monde comme un lieu dangereux, hostile, mais où on n’a pas le courage politique de mener ses idées à leur terme et de demander l’application de la vieille loi du Talion. Oeil pour oeil, et tuons la jeunesse.

Faut que le sang coule. Faut se venger. Faut punir. Comme si ça allait changer quelque chose.

Coeur fendu…
31 juillet 2008

Ça m’a fendu le coeur. Et solidement. Quelle histoire absolument épouvantable! On dit que les parents sont là pour guider, pour protéger et éduquer leurs enfants… pas pour enlever l’amour de leur vie, l’amener dans un boisé, la violer et la tuer!

J’ai toujours cru que la prison ne réglait rien, et je continue de le penser. La preuve? L’accusé, Richard Bérard, en avait fait plus souvent qu’à son tour. Ça ne donnerait donc rien d’emprisonner plus longuement les criminels, car la prison ne leur apprend pas à être plus raisonnable.

Par contre, on devrait peut-être s’arranger pour mieux surveiller et encadrer les récidivistes. Même si on ne peut pas les contrà´ler 24 heures sur 24, les policiers devraient peut-être disposer de pouvoirs supplémentaires, comme par exemple de fouiller leurs maisons à la recherche de drogues dures… surtout quand on voit quel genre de conséquences peuvent avoir ces drogues!

J’essaie d’imaginer quelle sorte de personne pourrait violer la blonde de son fils à jeun, et je ne suis franchement pas capable. Faut être solidement intoxiqué pour le faire, et si les policiers avaient pu empêcher cette intoxication le meurtre n’aurait peut-être pas eut lieu.

Ceci dit, j’ai un doute quant à la valeur du tout-policier et du tout-répressif. Peut-être que la solution serait de mieux éduquer les jeunes sur les dangers que posent les récidivistes lorsqu’ils sont drogués – même leurs parents. Peut-être que si Alexandre Bérard avait été plus méfiant à l’égard de son père et n’avait pas laissé Mélissa Beaudin avec ce dernier, celle-ci vivrait toujours aujourd’hui.

Quand ton père est un multi-récidiviste coké jusqu’au ciel et qui bande sur ta copine, ne la laisse pas avec lui, ok?

Ceci dit, je ne veux pas blâmer le pauvre Alexandre, car nous ne connaissons pas encore tous les détails de cette histoire. Il a peut-être fait tout ce qu’il a pu pour protéger celle qu’il aimait. Personnellement, si quelqu’un faisait du mal à ma copine, je crois que je pourrais le tuer avec des épingles à linge. Mais ne laissons pas la haine nous aveugler et essayons simplement de faire ce que nous pouvons pour éviter une répétition de cet incroyablement triste événement.

La guerre vue par…
30 juillet 2008

La guerre vue par le gouvernement du Canada et son armée de tueurs en uniformes.

La guerre vue par ceux qui subissent le gouvernement du Canada et son armée de tueurs en uniformes, et qui grandiront en ayant le goût de se venger.

Sarkozy a-t-il échappé à un attentat?
28 juin 2008


Contrairement aux apparences d’ouverture et de démocratie affichées par l’élite israélienne, Israà«l est un pays qui semble de plus en plus contrà´lé par une minorité de fanatiques, prêts à tuer quiconque ne partagent pas leur vision patriotique du pays. Ces gens qui ont tué Yitzhak Rabin en 1995, alors que celui-ci tentait de signer la paix avec les Palestiniens. Ou encore ces mêmes gens qui ont appuyé Ariel Sharon, qui ont fait la guerre, et qui sont pour l’ouverture de nouvelles colonies en territoire palestinien. Bref, tous ces gens qui s’opposent à la paix.

Le président français, Nicolas Sarkozy, a livré un message devant la Knesset (assemblée israélienne) où il prà´nait la division de Jérusalem et la création d’un État palestinien y établissant sa capitale. Lors de son départ, un soldat israélien se serait apparemment « suicidé ».

Par contre, ce blogueur note à quel point ce « suicide » est étrange. S’appuyant sur un article très étoffé du journal tunisien Le Quotidien, qui se base sur des sources russes, il explique que Sarkozy aurait échappé à un attentat et qu’il semblerait que le « suicidé » aurait dans les faits été abattu alors qu’il s’apprêtait à tirer sur le président français.

Un autre blogueur se questionne également:

La version officielle dit qu’au moment où Sarkozy et ses hà´tes commencent à se serrer les mains devant les caméras, un soldat appartenant depuis des années à une unité d’élite de gardes-frontières se dit d’un coup : “il est bien temps de me tuer”.

Et juste au moment où il était en parfaite position à quelques dizaines de mètres de la cérémonie, bien posté sur un toit, les hommes politiques parfaitement dans son collimateur … il se tire une balle !

En plus, il n’a pas uniquement choisi “le bon moment pour mourir”, mais, il a pris la peine de tourner sur le toit et de se suicider face à la garde partenaire” et à deux femmes soldats qui se sont évanouies. Ces deux femmes soldats, entraînées à vivre les plus odieux des actes terroristes et que le sens du devoir empêche de montrer leurs sentiments s’évanouissent d’un coup laissant libre cours à plusieurs interrogations : avaient-elles imaginé des scénarios terrifiants si elles se décident à ouvrir la bouche et à raconter les faits, il n’y a rien de concluant…

Le scénario joué par la presse est en aucune manière digne de confiance. Une chose est sûre : ce n’est pas encore fini.” »

Et comme le note avec justesse ce blogueur, on a mené une importante simulation de sauvetage d’un avion victime d’une opération terroriste le lendemain. N’est-ce pas là un excellent moyen de camoufler les preuves? Comme c’est utile. C’est presque aussi beau et poétique que les quatre simulations de détournement d’avions qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 (assurant que les avions du NORAD seraient le plus loin possible de New York) et l’exercice au port de New York de la FEMA prévu… le 12 septembre 2001.

Moi je dis qu’il y a un qualificatif qui va à merveille à ceux qui croient à toutes les conneries relayées par les médias officiels: adeptes de la théorie des coà¯ncidences.

La barbarie
12 décembre 2007

Comment appeler autrement cet infanticide, commis par un père musulman sur sa fille qui refusait de porter le hidjab? Oui, un meurtre c’est toujours crapuleux, c’est toujours inutile. Mais dans ce cas-ci, c’est bien pire.

En effet, c’est non seulement sa fille que ce père a tué, mais une partie de nous-même. Car sa fille avait le désir de s’intégrer à sa communauté d’accueil, en rejetant ce voile opprimant et dévalorisant pour la femme. Elle faisait déjà partie de nous car elle avait le désir de s’intégrer à nous. Et qu’on le veuille ou non, c’est là une des valeurs canadiennes (et québécoises) les plus importantes: on ne veut pas savoir d’où tu viens, mais on aimerait que tu t’intègres à nous et te sentes concerné(e) par notre présent et notre futur. Comme disait Falardeau: « J’veux pas savoir d’où tu viens; crisse je m’en sacre si t’es jaune, vert, ou bleu, mais je veux savoir où tu vas. »

Certains, comme Vincent Marissal, affirme que le système fonctionne bien parce que le code criminel est en place et qu’on n’aurait donc pas besoin de tout ce débat sur les accomodements raisonnables. Mais Marissal a tort: le code criminel n’a PAS fonctionné, parce qu’il n’a PAS su éviter ce meurtre. Va dire aux amies de la défunte s’ils trouvent que le système fonctionne!

Nous devons regarder la réalité en face: tant que nous lancerons le message que les immigrants peuvent immigrer ici sans adopter au moins minimalement nos valeurs, tant que nous permettrons la ghettoïsation des immigrants sous prétexte de les accomoder, de tels drames se reproduiront.

Ce n’est pas seulement le père qui est coupable de meurtre, mais nous tous, pour avoir refusé d’imposer nos valeurs aux nouveaux arrivants. C’est bien beau être ouvert aux autres, mais il y a un minimum de règles à respecter. Les immigrants qui arrivent ici doivent savoir à quoi s’en tenir et doivent être tenus de savoir que leurs enfants seront des Canadiens (ou des Québécois) et non pas des islamistes radicaux enfermés dans des ghettos en territoire canadien.

Nous devons faire savoir à quiconque entre dans notre pays que l’extrémisme – quel qu’il soit – n’est pas le bienvenue et que les barbares sont tenus de laisser leurs armes – physiques ou idéologiques – à la frontière.