Les meilleurs quartiers où élever une famille à Laval
31 mai 2019

La ville de Laval constitue la troisième ville la plus populeuse au Québec, avec plus de 437 000 habitants. Arrivant au quatorzième rang des pires villes de la région métropolitaine de Montréal pour y élever des enfants, elle est si vaste et ses secteurs y sont si variés qu’on y trouve de très bons et de très mauvais quartiers pour élever une famille. Que ce soit pour planifier l’achat d’une propriété ou simplement pour en savoir plus à propos des gens vivant près de chez soi, cet article permet de mieux connaître la ville et de savoir quels sont les quartiers les plus intéressants pour fonder une famille… et ceux à éviter !

La carte ci-dessous (qu’il est possible de cliquer pour agrandir) est compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016). Elle fait état des meilleurs et des pires quartiers de Laval pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les secteurs en vert sont jugés meilleurs que ceux en rouge, mais seulement à l’intérieur des limites de la ville de Laval. Ainsi, un secteur en vert à Laval pourrait être en jaune dans une ville comme Boucherville, par exemple.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

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Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de considérer la moyenne des secteurs adjacents au secteur choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats. Ainsi, un secteur rouge entouré de secteurs verts serait possiblement plus intéressant, tandis qu’un secteur vert au centre de nombreux secteurs rouges serait peut-être à reconsidérer.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage, la proportion de la population ne faisant pas partie d’une minorité visible et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

La première chose qu’on remarque en observant la carte, c’est à quel point les zones rouges et vertes sont bien délimitées. Contrairement à une ville comme Repentigny, par exemple, où les zones vertes et rouges se côtoient et se croisent, les secteurs sont relativement bien délimités à Laval : vert à l’ouest, au nord et au nord-est ; rouge au sud et au sud-est, jaune ailleurs.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque secteur de Laval. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

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LES TROIS MEILLEURS SECTEURS

Les trois meilleurs secteurs sont tous situés dans Sainte-Rose (voir tableau plus bas).

  1. Le secteur 587 (situé dans Sainte-Rose, près du boulevard Sainte-Rose E. et de la voie ferrée) constitue le paradis des enfants : près de 35% de la population a moins de quinze ans ! De plus, le taux de monoparentalité est très bas (seulement 8%) et la situation financière du quartier est excellente, alors que 0% des ménages dépensent plus de 30% des revenus. Il s’agit également d’un quartier très stable, car 85% des ménages n’ont pas déménagé depuis plus de cinq ans. Même si on aurait aimé constater une plus haute proportion de la population ayant notre langue comme langue d’usage, les autres données sont si bonnes que ce secteur se classe au premier rang des quartiers de Laval !
  2. Le secteur 629 (situé en plein centre de Sainte-Rose) se situe au deuxième rang des meilleurs secteurs de Laval, avec 23% de sa population ayant moins de quinze ans, de même que d’excellentes statistiques quant à la cohésion sociale et à la situation financière (aucun logement nécessitant des réparations majeures). Notons que près d’un travailleur sur quatre fait son trajet domicile-travail en moins de quinze minutes.
  3. Le secteur 632 (situé dans le même secteur que le secteur 629) se situe au troisième rang des meilleurs secteurs de Laval. Avec seulement 5% de familles monoparentales, il offre des conditions optimales pour le développement des enfants. De plus, le taux de chômage, au moment du recensement, était de seulement 2%. Un quart des travailleurs vont travailler à en transport en commun, à pied ou à vélo. Un quartier intéressant !

Voici ci-bas un tableau faisant état des vingt meilleurs secteurs de Laval où élever une famille. Il est intéressant de noter que le quartier Sainte-Rose est l’hôte de onze des vingt meilleurs secteurs à Laval !

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

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LES TROIS PIRES SECTEURS

Il n’est pas besoin de chercher bien loin sur la carte pour trouver les pires secteurs de Laval : ils sont presque tous dans Chomedey !

  1. Le secteur 341 (au coin de Notre-Dame et du boulevard Chomedey) constitue le pire secteur de la ville de Laval. Avec 27% des familles qui sont monoparentales, seulement 45% de la population née au pays — le lecteur qui se questionne quant à la pertinence des données sur l’immigration ou par rapport au statut de minorité visible peut lire les études scientifiques disponibles dans la méthodologie et qui établissent clairement de quelle façon une trop grande hétérogénéité diminue la confiance qu’ont les citoyens entre eux au sein d’un quartier — 38% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger et seulement 40% parmi ceux-ci n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, ce secteur constitue le pire quartier de la ville de Laval pour élever des enfants.
  2. Le secteur 401 (au coin de Notre-Dame et du boulevard Curé-Labelle) constitue le deuxième pire secteur de la ville de Laval. Seulement 30% de la population a le français comme langue d’usage et un hallucinant 42% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger. En outre, seulement 43% parmi ceux-ci n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le secteur 342 (au coin de Chomedey et du boulevard Curé-Labelle) constitue le troisième pire secteur de Laval. La situation financière de ce secteur est tout à fait déplorable, alors que 27% des ménages se situent dans le décile inférieur des revenus tandis que le taux de chômage y était de 24% au moment du recensement. Il est également à noter que près de 36% des adultes ont le diplôme d’études secondaires comme plus haut diplôme obtenu, ce qui démontre une très faible scolarité.

Comme le montre le tableau ci-bas, dix-huit des vingt pires secteurs de Laval sont situés dans Chomedey. Si Chomedey ne faisait pas partie de Laval, cela changerait véritablement l’image de cette ville.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

EN CONCLUSION

Si on fait exception du quartier Chomedey (et de quelques autres endroits plus défavorisés, comme Pont-Viau ou certaines parties de Laval-des-Rapides), la ville de Laval offre dans son ensemble des conditions très intéressantes pour élever des enfants. Il est à noter que les secteurs plus ruraux du quartier Saint-François constituent tous des endroits intéressants, tout comme la plupart des quartiers situés au nord de l’autoroute 440. À l’aide de ces données et en s’assurant de choisir le bon quartier, une famille désireuse d’élever des enfants mettra toutes les chances de son côté en s’établissant dans les meilleurs secteurs de Laval !

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Terrebonne
9 mai 2019

Terrebonne constitue la dixième ville en importance au Québec. Depuis les fusions de 2001, alors qu’y ont été intégrées les anciennes municipalités de La Plaine et Lachenaie, la ville s’étend sur un large territoire avec de nombreuses zones habitées entrecoupées de zones agricoles ou industrielles. Quelles sont les meilleurs quartiers pour y fonder une famille ? La réponse ici.

La carte ci-dessous (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir), compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016), fait état des meilleurs et des pires quartiers de Terrebonne pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Une zone rouge à Terrebonne peut constituer un meilleur endroit qu’une zone verte dans d’autres secteurs plus défavorisés.//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js

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Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de regarder la moyenne des quartiers adjacents au quartier choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

En regardant la carte, on remarque une distribution assez équitable des quartiers plus avantagés et désavantagés. Bien qu’on remarque certains secteurs clairement avantagés (dans le nord-est de l’ancienne ville de La Plaine, par exemple) ou d’autres clairement désavantagés (au centre-ville, à l’est de la rue Masson), les autres secteurs sont assez diversifiés, alors que des quartiers moyennement avantagés côtoient des quartiers moyennement désavantagés.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque quartier de Terrebonne. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

LES CINQ MEILLEURS QUARTIERS

Contrairement à une ville comme Sainte-Thérèse, où les meilleurs quartiers sont presque tous situés dans le même secteur, les meilleurs quartiers de Terrebonne sont situés dans plusieurs secteurs différents.

  1. Le quartier 119 (délimité par les rues Saint-André, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Joseph, du Pont, Chapleau, la rivière des Mille Îles et la rue Saint-François-Xavier) constitue un quartier tout à fait exceptionnel à plusieurs points de vue. Bien qu’il serait toujours plus avantageux pour quiconque désire s’installer dans un quartier de considérer les quartiers adjacents, et que les quartiers voisins du 119 ne sont pas nécessairement les meilleurs, les statistiques du 119 sont plus qu’intéressantes. Malgré une faible proportion d’enfants, on doit noter qu’il n’y a pas de famille monoparentale, qu’il y a une excellente homogénéité sociale, que les logements sont en excellent état, que 0% des ménages dépensent plus de 30% pour se loger, que seulement 10% de la population adulte a le diplôme d’études secondaires (DES) comme plus haut diplôme obtenu, que le taux de chômage au moment du recensement était de 0% et qu’un spectaculaire 50% des travailleurs fait son trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à bicyclette.
  2. Le quartier 90 (délimité par les rues de Grondines, Duroches, des Ardennes, Robert, des Artisans, Germain et Dollard des Ormeaux) constitue un quartier de choix pour élever des enfants. Une personne sur cinq y a moins de quinze ans, seulement 1% des ménages se situe dans le décile inférieur des revenus et 79% des habitants n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le quartier 2 (délimité par le boulevard Laurier, le chemin Gauthier, la limite municipale de Sainte-Anne-des-Plaines et la limite municipale de Sainte-Sophie) constitue un excellent quartier plus rural avec beaucoup d’enfants (20% de la population) et une très grande stabilité, alors que plus de quatre ménages sur cinq y habitent depuis plus de cinq ans. On y dénote cependant un plus grand stress financier alors que 24% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement.
  4. Le quartier 170 (délimité grosso modo par la montée Dumais, le boulevard des Rives, la rue de l’Île de Mai, la rue de l’Île des Lys, la rue Florent et la rivière Mascouche) constitue un quartier très intéressant, avec 28% de la population ayant moins de quinze ans, 70% des adultes en couples mariés ou d’union libre et 80% des résidents n’ayant pas déménagé depuis cinq ans. Ce quartier se situerait probablement plus haut dans le classement si son homogénéité sociale y était plus intéressante ; seulement 86% de la population a le français comme langue maternelle.
  5. Le quartier 89 (délimité par les rues Paquin, Lorraine, Chiasson, Birch, de Beaurivage, de Deauville, de Ristigouche et Durocher) est limitrophe du quartier 90 et jouit sensiblement des mêmes avantages. Le chômage y est quasi-inexistant, les logements sont en excellent état et près d’un travailleur sur quatre se déplace en transport en commun, à pied ou à bicyclette.

LES CINQ PIRES SECTEURS

Rappelons encore une fois que la notion du « pire » est relative, c’est-à-dire qu’un quartier étant considéré comme étant le pire de Terrebonne pourrait néanmoins constituer un meilleur quartier que d’autres endroits dans d’autres villes. Il s’agit simplement des pires quartiers à Terrebonne et en comparaison des meilleurs.

  1. Le quartier 116 (situé sur l’île Saint-Jean et délimité par les rues Thomas Lapointe, François-Paquin, le boulevard J. S. Archambault et la rue Marier) constitue le pire quartier de Terrebonne pour élever une famille. Avec près d’un tiers des familles qui sont monoparentales, un tiers des adultes dont le plus haut diplôme est le DES et seulement 7% des travailleurs dont le trajet entre leur domicile et leur lieu de travail prend moins de quinze minutes, ce quartier n’est vraiment pas optimal pour y avoir des enfants. Ce n’est donc pas une surprise de constater que seulement 31% des citoyens n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  2. Le quartier 141 (délimité par les rues Saint-Germain, Piché, John F. Kennedy, le boulevard des Seigneurs, la rue Arthur Sanscartier, et la rue Paul VI) constitue un quartier où les ménages ont un grand stress financier, alors que 31% de ceux-ci dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement. En outre, le taux de chômage au moment du recensement y atteignait 19%.
  3. Le quartier 127 (délimité par le boulevard de Terrebonne et les rues Saint-Louis, Gagnon et Langlois) constitue le paradis de la famille monoparentale, avec 63% des familles qui sont dans cette situation ! De plus, 35% des ménages sont dans le décile inférieur des revenus.
  4. Le quartier 13 (délimité par les rues du Hêtre, de la Fléole, Stéphane, de l’Herbe bleue, de la Jonquille, du Faucon et de l’Hortensias) constitue le quartier le moins avantageux du secteur La Plaine pour élever des enfants. Il y a 38% de familles monoparentales, et seulement 83% de la population a le français comme langue maternelle. De plus, 23% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement et un famélique 4% des travailleurs font leur trajet domicile-travail en moins de 15 minutes.
  5. Le quartier 37 (délimité par les rues de Bruyères, du Bocage, des Balsamines, Philippe-Chartrand, le boulevard Laurier, la rue Guillemette, la montée Major et la rue de la Berge) constitue le cinquième pire quartier de Terrebonne pour élever une famille, avec, comme pour le quartier précédent, 38% de familles monoparentales. Il y a également 27% des adultes dont le plus haut diplôme est le DES et seulement 6% des travailleurs font leur trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à bicyclette.

en conclusion

Terrebonne offre plusieurs secteurs intéressants pour élever une famille. Les quartiers avantagés et désavantagés sont généralement éparpillés sur le territoire, sauf quelques exceptions. En choisissant un quartier avantagé au centre d’un secteur comprenant d’autres quartiers du même genre, on peut mettre toutes les chances de son côté pour élever une famille dans les meilleurs conditions possibles.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Repentigny
28 avril 2019

La ville de Repentigny constitue la 13e ville en importance du Québec, avec une population dépassant 85 000 individus. Issue de la fusion avec la ville de Le Gardeur, en 2002, la nouvelle ville est composée de 137 différentes aires de diffusion, la plus petite unité géographique de recensement de Statistique Canada. J’ai analysé et comparé chacune de ces unités selon plusieurs facteurs pour déterminer quels sont les meilleurs quartiers où élever une famille.

Voici les résultats, ci-bas (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir). Plus un quartier est imprimé en vert, meilleures sont les conditions pour y élever des enfants. À l’inverse, le rouge constitue un avertissement comme quoi les conditions ne sont peut-être pas les meilleures. Notez que les divisions sont choisies selon les aires de diffusion de Statistique Canada et non par l’auteur. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quinze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Homogénéité sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage, la proportion d’immigrants, la proportion de minorités visibles) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

Contrairement à des villes comme Saint-Jérôme ou Sainte-Thérèse, on constate, en regardant la carte, que les secteurs sont beaucoup mieux répartis, c’est-à-dire que sauf quelques exceptions, il y a du vert et du rouge un peu partout. À l’inverse de Saint-Jérôme, par exemple, où quatre villes inégales avaient été fusionnées en une seule, l’ancienne ville de Le Gardeur offre elle-même une certaine diversité dans ses quartiers.

Malgré cette pluralité quant à la composition des quartiers, où des aires de diffusion plus favorables aux familles côtoient d’autres qui le sont moins, on peut néanmoins remarquer quelques secteurs qui se démarquent.

  1. Meilleur secteur. Le secteur longeant la rivière L’Assomption, à l’intérieur du quadrilatère incluant le boulevard industriel et l’autoroute 40, est particulièrement favorable y établir une famille.
  2. Pires secteurs. Le secteur situé dans le quadrilatère composé des boulevards Industriel, Iberville, Brien et de l’autoroute 4o est, au contraire, tout à fait défavorable pour élever des enfants. Idem pour celui entre Iberville et le fleuve, jusqu’à Brien.

Voici, ci-bas, le tableau complet avec chaque facteur, de même que le classement de chaque quartier (on peut cliquer pour agrandir l’image).

Les 5 meilleurs quartiers

Quatre des cinq meilleurs quartiers sont situés dans le meilleur secteur, tel que déterminé plus haut.

  1. Le quartier 47 (délimité par les rues Papineau, de Providence, Pascal, Paradis et le boulevard de l’Assomption) constitue le grand gagnant. Avec près d’un citoyen sur cinq ayant moins de 15 ans et près de trois adultes sur quatre qui sont en couple, il s’agit d’un quartier familial de choix. Le taux de chômage y était également de 0% au moment du recensement.
  2. Le quartier 46 (délimité par les rues Préfontaine, Prieur, Primeau, Provençale, Papineau, le boulevard de l’Assomption, et la rue de Percé) est limitrophe du quartier 47 et jouit sensiblement de la même situation avantageuse.
  3. Le quartier 50 (délimité par le boulevard Brien, les rues Marquis, Marceau, Larivée et les boulevards de la Rochelle et de l’Assomption) a une population plus faible d’enfants et de couples (9% et 53%), mais cela est compensé par un très fort enracinement local (94% des habitants n’ont pas déménagé depuis cinq ans) et près d’un travailleur sur quatre va travailler en transport en commun, à pied ou à vélo. Le taux de chômage y était également à 0% au moment du recensement.
  4. Le quartier 2 (délimité par la rue Saint-Paul, le chemin de la Presqu’île et les villes de Terrebonne et Mascouche) est situé en milieu plus rural et a donc une proportion beaucoup plus faible de travailleurs n’utilisant par leur voiture pour aller travailler. Par contre, il jouit d’une homogénéité sociale très intéressante, avec 98% de sa population ayant le français comme langue d’usage ou étant née au pays.
  5. Le quartier 48 (délimité par les rues Paradis, Pascal, de Providence, Marquis, le boulevard Brien et le boulevard de l’Assomption) se place en excellente position avec son 21% de sa population ayant moins de 15 ans et son 74% de la population étant constitué de couples mariés ou en union libre.

les pires quartiers

Les cinq pires quartiers sont dans les deux pires secteurs identifiés plus haut.

  1. Le quartier 60 (délimité par Notre-Dame-des-Champs, Notre-Dame et la rivière L’Assomption) constitue le pire quartier de Repentigny pour élever une famille. Même s’il y a 16% d’enfants, on y trouve 35% de familles monoparentales et un ménage sur trois dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. Le taux de chômage y était également, au moment du recensement, de près de 14%. Près de 23% des ménages se retrouvent dans le décile inférieur des revenus.
  2. Le quartier 92 (délimité par les rues Laroche, Laurendeau, Landreville et Leclerc) n’est guère beaucoup mieux, avec 31% de ses ménages qui dépensent plus de 30% de ses revenus pour se loger et seulement 36% de couples mariés ou en union libre. En outre, il y a une plus forte population immigrante.
  3. Le quartier 69 (délimité par les rues Rupert, Tracy, Guy, Lévesque, Notre-Dame, Jean-Talon et le boulevard Iberville) constitue un des quartiers où la population a le plus de difficulté à payer son loyer ; plus de 44% de ses ménages y dépense plus de 30% de leurs revenus ! Avec 18% des ménages dans le décile inférieur des revenus, il s’agit d’un quartier très pauvre.
  4. Le quartier 67 (délimité par les rues Jean-Talon, Notre-Dame, du Bord-de-l’eau, Maricourt, Pierre-Rivière, Bonaventure et le boulevard Iberville) est situé exactement au sud du quartier 69 et a sensiblement la même signature, si ce n’est qu’il y a davantage d’immigrants et que la population y est légèrement plus stable (54% n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, contre 42% pour le quartier 69).
  5. Le quartier 90 (délimité par les boulevards Industriel, Iberville, les rues Laroche, Leclerc, Louvain, Lafontaine, Le Breton, Laurendeau, Langelier, Lamontagne, Lamartine, Leblanc, Leclerc (encore), le boulevard Brien et l’autoroute 40) est semblable aux autres quartiers défavorisés : situation financière précaire, déménagements fréquents, beaucoup de familles monoparentales…

mentions spéciales

Les quartiers longeant la voie ferrée, au centre de l’ancienne ville de Le Gardeur, offrent, sans être parmi les meilleures, des conditions favorables pour y élever une famille. Le quartier 31 est particulièrement intéressant, avec près du deux tiers de la population adulte en couple et seulement 1% des ménages étant dans le décile inférieur de revenu. On doit également mentionner le quartier 7, où une personne sur quatre a moins de quinze ans !

D’autres quartiers plus centraux, notamment dans les environs de l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur (quartier 101), sont intéressants pour y élever des enfants. Je pense par exemple aux quartiers 102 et 103.

en conclusion…

Repentigny constitue une ville relativement homogène, où, sauf quelques exceptions, les quartiers plus favorisés pour élever une famille côtoient ceux qui le sont moins. Plusieurs des secteurs font état d’un enchevêtrement de ces quartiers, contrairement à d’autres villes où les secteurs favorisés et défavorisés sont beaucoup mieux délimités.

En faisant le bon choix de quartier, une famille désirant s’établir à Repentigny ou un couple souhaitant avoir des enfants mettront toutes les chances de leur côté pour assurer le meilleur développement possible à leur progéniture.