Laissez brûler, laissez pourrir
8 avril 2008

Le manège militaire de Québec a brûlé. So what, comme disent les soldats, dans la langue qu’on leur impose. Laissez brûler, laissez pourrir. La terre retourne à la terre. Et bon débarras!

Il y a quelque chose de triste, voire de pathétique, dans tous ces appels de Québec à la reconstruction de « notre » manège militaire. Il se trouve même des gens pour reprocher à RDI et TQS de ne pas avoir diffusé en direct des images du feu de joie.

Non, mais soyons sérieux une minute. Le manège militaire de Québec symbolise l’armée canadienne, une institution francophobe qui fait des guerres impopulaires et injustes, auxquelles s’opposent toujours une majorité de Canadiens-français (puis de Québécois, maintenant que les Canadiens-français ont presque tous été assimilés). La sauvage répression des Patriotes, la guerre des Boers, la première guerre mondiale, la deuxième guerre mondiale, et maintenant la guerre en Afghanistan. Une insitution 100% canadian qui envoie fièrement des petits Québécois de chez nous se faire trucider au front.

Et vous voulez reconstruire le symbole de notre statut de peuple conquis, colonisé, auquel on impose les décisions du vainqueur?

Moi je dis laissez brûler, laissez pourrir, et qu’on regarde les ruines en se rappelant que ce qui peut paraître très impressionnant et tout-puissant peut disparaître du jour au lendemain, avec un peu de volonté… ou quelques bidons d’essence.