Le grand changement?!
5 novembre 2008

On s’est tellement fait encrasser les oreilles par des médias asservis à l’image de Barack Obama depuis des mois quant au caractère « historique » de cette élection présidentielle qu’il convient, selon moi, de regarder de plus près ce « grand changement ». En fait, la grande question est celle-ci: qu’est-ce qui a changé?

On a échangé un président texan contre un hawaïen, un buveur de bière contre un dégustateur de vin et un cowboy amoureux de la nature contre un urbain amoureux des gens. Ok, next?

On s’est débarrassé d’un colonisateur d’Irak pour le remplacer par un envahisseur de Pakistan. Changement? Continuité.

On a perdu un dirigeant acoquiné avec la haute-finance pour le remplacer par un autre qui a fait financer sa campagne à 100% par des dons privés (allo le retour de l’ascenseur!) et a reçu des sommes considérables notamment de Goldman Sachs, Lehman Brothers, JP Morgan & Chase, DLA Piper, National Amusements Inc., Ubs Ag., etc. Changement? Continuité.

On se démunit d’un Bush jouant à fond la carte de la guerre au terrorisme pour masquer les visées impérialistes des États-Unis pour le remplacer par… un Obama qui joue à fond la carte de la guerre au terrorisme pour les mêmes raisons. Changement? Niet!

On troque un président appuyant la répression israélienne contre les Palestiniens contre un président qui a affirmé son soutien indéfectible à Israël lors de son premier discours public en tant que candidat devant un des plus virulents lobbies juifs aux États-Unis, l’AIPAC. Et même politique intransigeante contre Cuba! Changement pour les Palestiniens ou pour les Cubains? Non!

On a dit adieu à un président qui a fait des baisses d’impôts consenties aux plus nantis une carte-maîtresse de sa politique économique ayant mené au fiasco actuel. Et on le remplace par un Obama qui ne rejette pas ces réductions d’impôts et qui entend les baisser davantage pour des personnes gagnant jusqu’à 250 000$! (On est loin de la classe moyenne à ce salaire…) Changement? No, my friend!

Vous vouliez du changement? Vous en avez! Le ton est différent, plus soft, moins hargneux, plus ouvert. L’attitude ressemble moins à celle d’un fermier qu’à un homme de la ville, moderne, soi-disant tourné vers l’avenir. Mais les idées, elles, sont résolument du passé et quasi-identiques à celles de George W. Bush, et ce n’est donc qu’un masque que place devant les caméras le vrai pouvoir, celui qui n’est jamais élu.

La « marque » Bush et son intransigeance avaient fait leur temps. Place au retour du grand sourire Mickey Mouse et du dialogue d’ouverture pendant qu’on vous vole vos maisons ou qu’on bombarde vos amis.

Que de progrès! Même les Soviétiques n’auraient pu imaginer meilleure dictature.

De la propagande conservatrice et sioniste à Cité Rock Détente!
7 octobre 2008

Je glanais par-ci par là sur le web comme à mon habitude, quand je suis tombé sur ce site: Majorité Silencieuse. À première vue, il ne s’agit que d’un énième site extrémiste de droite comme l’antagoniste ou d’autres encore. Mais en y fouillant un peu plus, j’y ai trouvé des choses intéressantes.

D’abord, le site est l’oeuvre d’une collaboration entre Audrey Pinsonneault-Grenier et Marc Nadeau. Il se trouve qu’en 2006, Marc Garneau était un candidat conservateur dans la région de Sherbrooke et que Mme. Pinsonneault-Grenier jouait le rôle d’agente officielle de sa campagne. Jusqu’ici, tout va bien.

Là où ça se corse, c’est quand on fouille un peu plus. On constate par exemple que Audrey Pinsonneault-Grenier, une fille de militaire (et qui a manifestement adopté la croyance que le fusil peut tout régler) a participé à l’organisation d’une marche d’appui envers l’agression israélienne de 2006 au Liban, à Montréal, de même qu’à la création, avec son complice Marc Nadeau, d’un think-tank pro-israélien intitulé Projet pour l’avenir d’Israël et dont le but était «d’intervenir dans les médias traditionnels pour défendre le point de vue israélien au Québec ».

En ce qui concerne Marc Nadeau, un sioniste avéré et un ardent défenseur d’Israël, il est sous enquête du Directeur général des élections et du Commissaire aux élections pour avoir participé à une tromperie pour dépasser la limite des dépenses admises lors des élections de 2006. Voici l’explication de son ancien adversaire Serge Cardin, du Bloc Québécois:

Pour ce qui est du candidat dans Sherbrooke, Marc Nadeau, on remarque des transferts de 57 531,46$ qui viennent du Fonds conservateur du Canada. Lorsqu’on regarde le rapport financier de la campagne électorale de 2006, on s’aperçoit que dans le titre « Placement médias », il y a 51 566,46 $ en dépenses publicitaires.

On sait très bien que lorsqu’on paie des dépenses électorales — parce qu’il y a pire encore dans ce cas-ci —, il faut normalement faire un chèque libellé au nom de la personne ou de l’organisation à laquelle on veut que l’argent se rende. Il y a donc une espèce de confirmation et un retour du chèque, et ces documents sont disponibles. Dans ce cas, c’est pire, parce qu’on a évidemment les factures. Une première facture a été payée. Justement en réponse à mon collègue, le whip de notre parti, qui prenait la parole précédemment et qui s’adressait au ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, il y a une facture du Conservative Fund Canada dont le titre est Candidate share of media buy. Il y a une première facture de 10 000 $ et une deuxième facture de 41 566,46 $. Toutefois, à la lecture de l’état bancaire qui nous a tout de même donné accès à l’information, on constate qu’aucun chèque n’a été émis.

Par contre, il y a eu des retraits au comptoir. Voilà qu’un autre candidat conservateur se transforme en Mulroney qui transporte une mallette d’argent contenant 51 000 $. On pourrait se poser toutes sortes de questions. L’argent s’est-il rendu à destination? Qu’est-il arrivé? Le parti a-t-il émis des directives selon lesquelles, lorsqu’on en a l’occasion, on doit faire des retraits au comptoir et traîner de l’argent comptant? Que fait-on aujourd’hui avec 51 000 $ en argent comptant pour payer des factures? C’est pour payer des factures au Fonds conservateur du Canada. On va y porter l’argent directement. Demande-t-on un reçu?

La belle histoire. On a donc deux fanatiques pro-Israël, dont l’un est président de l’association conservatrice de Sherbrooke, qui vont jusqu’à encenser Ehoud Barak (qui, pendant qu’il parlait de paix à Camp David avec Clinton et Arafat, dépeçait le territoire palestinien en y autorisant une augmentation dramatique des colonies juives) ou Ariel Sharon (cette brute responsable des massacres de Sabra et Chatila),qui se sont donnés comme mission d’infiltrer les médias afin de faire de la propagande sioniste et qui sont sous enquête pour avoir violé la loi électorale.

Et Cité Rock Détente Estrie a décidé de faire de Marc Nadeau un collaborateur quotidien afin qu’il puisse endoctriner les gentils auditeurs, ce que dénonce, avec raison, Marc Bellemare, conseiller FTQ de Sherbrooke.

Imaginons un instant tout le scandale si une radio de Montréal faisait d’un président d’association bloquiste pro-palestinien et sous enquête un collaborateur à tous les matins. Quel scandale!

En fait, c’est le deux poids, deux mesures. Un peu comme en Israël, en fait, où tous les crimes israéliens sont passés sous silence mais où les écarts palestiniens sont montés en épingle. Le Parti Conservateur nous a tellement habitué à contourner les règles, à se moquer de l’intelligence des gens en appuyant Israël lors de son attaque contre le Liban en 2006, à faire fi du plus élémentaire respect de notre démocratie en déclenchant des élections sans raison, qu’on a l’impression que les médias dorment au gaz et se laissent amadouer par la douce mélopée d’affairistes qui n’ont qu’un seul but: tromper la population et faire passer leurs idées extrémistes par tous les moyens.

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je n’écouterai plus Cité Rock Détente tant que cet individu y aura sa chronique. On peut demander son départ ici ou ici. Car avec une radio comme celle-là, pas besoin de B’Nai’Brith ou même de publicité conservatrice: le président de l’association conservatrice de Sherbrooke s’en charge!

À quand la même chance pour les représentants des autres partis politiques canadiens?

Pendant ce temps à Outremont…
15 juin 2007

Pendant que la crise politique à Québec était à son summum, que RDI diffusait en direct et qu’on se demandait si le gouvernement Charest allait être défait ou non, pendant que le PQ jouait le rôle d’une opposition adéquiste absente, que faisait Mario Dumont? Il rencontrait les lobbies juifs de Montréal!

Quand même, n’est-ce pas là une autre démonstration du peu d’intérêt du chef de l’ADQ pour l’administration du gouvernement? Alors qu’il aurait dû être à Québec et négocier serré avec le gouvernement libéral minoritaire, il lève un peu sa jupette et se laisse courtiser par le haut-gratin de la crème des lobbies d’intérêt privés.

Ces mêmes groupes de pression qui ont eu la peau d’Yves Michaud. Ces mêmes propagandistes qui organisent des marches pour supporter l’État sioniste, le seul État monoethnique du monde et qui impose un apartheid aux Palestiniens depuis des décennies. Ces mêmes lobbies qui crient à l’antisémitisme à chaque fois qu’un Juif se fait agresser ou qu’une tombe est renversée (les non-juifs ne sont surtout jamais victimes d’agression et leurs cimetières ne sont jamais vandalisés…). Ces gens, oui. Ces lobbies qui représentent le un peu plus de 1% de Québécois de confession juive. C’est cette minorité que M. Dumont rencontrait pendant que se jouait la plus importante joute politique de l’année au parlement.

Il disait vouloir faire de la politique différemment, le Dumont. Il affirmait vouloir se différencier des « vieux partis ». Et bien, depuis sa quasi-élection, il n’a réussi qu’à changer d’idées à plusieurs reprises au gré des sondages et à choquer profondément la population québécoise par son manque de leadership et son intransigeance durant la crise du budget.

Ses électeurs devraient peut-être lui rappeler pour quelle raison ils ont voté pour lui: ils veulent le voir gouverner, pas jouer à la prostituée de luxe dans Outremont ou Westmount pendant que notre avenir se joue à Québec.

« Casher » moi ce sein…
24 mars 2007

Château CartierUn nouveau cas d’accomodement raisonnable aujourd’hui. Se passe-t-il une journée sans qu’il n’y en ait, ou sommes-nous simplement plus attentifs? Toujours est-il qu’un hôtel de Gatineau va fermer son centre sportir à ses clients réguliers pour accomoder des clients juifs. Et comme si ce n’était pas suffisant, l’hôtel va placarder les fenêtres pour empêcher les deux sexes de voir l’autre nager, et les employés de l’hôtel devront être sélectionnés selon leur sexe pour accompagner leurs clients juifs.

Si le centre sportif n’était utilisé que par des clients de l’hôtel et que cet hôtel était complètement réservé par ces Juifs, il n’y aurait pas de problème, puisque aucun client ne serait lésé. Mais comment expliquer et accepter que des gens soient privés de leur club Santé Spa sous prétexte que d’autres ne veulent pas les voir et préfèrent rester « entre eux »?

Par ailleurs, n’est-ce pas du sexisme que d’exiger que les employés supervisant les différentes activités à la piscine soient choisis selon leur sexe? Au Québec, on a établi, après des décennies de luttes, que les hommes et les femmes sont égaux, et il est écrit dans la charte des droits et libertés que nulle discrimination ne doit être acceptée quand il est question du sexe d’un individu. Mais est-ce que la charte est suspendue sous prétexte qu’un groupe de Juifs vient séjourner à l’hôtel? Comment peut-on expliquer cela à un employé qui voit son nombre d’heures de travail diminuer à cause de cette décision? « Ah, désolé si tu n’arrives pas à boucler ton budget, mais ce sont les Juifs qui ont décidé… »

Peu importe qui sera le prochain premier ministre du Québec et quel sera son pouvoir réel au sein d’un parlement minoritaire. Il faudra que celui-ci fasse le ménage dans toutes ces histoires et qu’on trouve une manière adéquate de déterminer ce qui acceptable ou non.

Assez c’est ASSEZ!
22 mars 2007

NiqabDes Juifs qui veulent qu’on givre une vitre parce qu’ils sont offensée de voir des femmes en petite tenue au YMCA. Ok, disons que c’est du bon voisinage. Des Musulmans qui s’approprient la piste de danse d’une cabane à sucre pour faire leurs prières. Ok, disons que c’était déplacé, sans plus. Mais là… Le DGE qui affirme qu’il est possible d’aller voter avec le voile intégral, sans jamais se montrer le visage pour identifier la personne qui vote, là c’est allez beaucoup trop loin.

Assez c’est assez! Les femmes portant le niqab ne devraient pas pouvoir voter, croit Boisclair. Et il a raison! Jusqu’où sommes nous prêts à aller ainsi?

Le niqab est un symbole de soumission, d’inégalité entre les hommes et les femmes. C’est une grosse flèche rouge dirigée vers celle qui le porte et où il est écrit « Négligée », comme dans les annonces du Parti Québécois. C’est le signe d’une infériorité, acceptée ou non; si une femme accepte d’être traitée ainsi dans son quotidien, ça la regarde. Mais notre processus démocratique est ce qui est le plus cher, le plus important. Allons-nous permettre qu’on le bafoue en permettant à la religion de faire son entrée dans les bureaux de vote?

Le DGE se défend en disant que ce n’est pas un accomodement raisonnable, puisque ça s’applique à tous les Québécois. Quelle belle logique! Je pourrais donc me mettre une cagoule, et aller voter avec de fausses pièces d’identité parce qu’un ti-coune dans la rue aura accepté de dire que je suis celui que je prétend être. C’est d’un ridicule consommé.

Il faudra tracer une ligne entre ce qui est acceptable et ne l’est pas. Clairement, aller voter en se cachant le visage n’est pas acceptable. C’est une preuve de manque de respect pour nos institutions et d’un refus de s’intégrer à notre communauté.