La poubelle volante
13 novembre 2007

Hier, le premier Airbus 380 s’est posé à Dorval. Véritable cité volante, cet avion d’une hauteur équivalente à un édifice de huit étages et de la largeur d’un terrain de football a fait l’objet d’une intense couverture médiatique. À son bord, les « célébrités » se cotoyaient les unes les autres, se surpassant en inepties pour décrire leur voyage dans ce Titanic des airs. Mais la palme de la pire citation revient à l’explorateur Bernard Voyer:

« Si on peut construire un avion comme ça, imaginez ce qu’on peut faire comme voitures pour améliorer l’environnement! » (citation approximative)

Bon, je ne suis pas de ceux qui s’énervent avec le CO2. Certains disent que l’humain est responsable du réchauffement, moi je suis plus tenté de croire à l’importance des cycles à long terme ou à moyen terme. Mais quand quelqu’un adopte la croyance selon laquelle nous devons réduire notre consommation de C02, il me semble que la moindre des choses serait de faire preuve d’un minimum de cohérence.

En effet, selon le site climatecare.org, un aller-retour Paris-Montréal en avion émet 1,5 tonne de CO2 par personne dans l’atmosphère. Ce n’est quand même pas rien, quand on y pense. Tout ce kérosène brûlé pour divertir nos gentilles vedettes du ciel, qui se la jouent en bons protecteurs de l’environnement tout en polluant allègrement les cieux.

Ça va être quoi la prochaine fois? Les Hummers sont une progression pour l’humanité car leur robustesse fait qu’on a moins besoin de les remplacer souvent et qu’ainsi on économise l’acier?

Je ne sais pas, car moi je ne crois pas trop à tout ça. Mais au moins, me semble, quand tu crois à ça, la moindre des choses c’est de ne pas parler d’environnement quand tu as ton petit cul bien assis sur une poubelle volante qui laisse derrière elle une longue traînée polluante…

Mais c’est tellement plus facile de critiquer les autres que de regarder ses propres déficiences!