Jack the Munt et l’éléphant francophone
9 juin 2008

Aujourd’hui je pourrais vous parler du cancer de Claude Béchard (le sort s’acharne sur lui on dirait), de l’à -plat-ventrisme pathétique de Stéphane Dion et de ses Libéraleux qui permettent encore une fois au Parti Conservateur de faire la pluie et le beau temps à Ottawa ou même du prix du litre d’essence à 1,51$, une énième étape vers les 3-4$ le litre, inévitable considérant le pic pétrolier.

Mais non, ça ne me tente pas. Aujourd’hui, je vais vous parler de ma visite au zoo.

Le belz-couple est donc allé faire sa visite au zoo de Granby, en cette chaude journée où les visiteurs étaient presque absents (après midi il y avait peut-être cinquante ou cent personnes dans tout le parc), et a donc pu voir les animaux de près. Une aventure banale? Pas du tout! Plusieurs choses nous ont émerveillés. En voici deux.

D’abord, notre ami Jack the Munt, le petit muntjac perdu au fond d’un sentier et seul dans sa grande cage. Puisque nous étions seuls avec l’animal, j’ai donc décidé de lui faire la conversation, et voir ce qu’il penserait. Mais faut dire qu’à être seul chez soi dans sa grande cage, on développe des routines, et on peut avoir l’air légèrement asocial… J’ai fait un petit vidéo de notre ami:

Après avoir visionné le vidéo à peu près dix fois, je ne suis toujours pas capable de ne pas rire. Le pire, c’est qu’il avait fait ce même parcours à peu près quinze fois de suite avant que je sorte ma caméra! Très sympathique, l’animal!

Voici notre deuxième rencontre marquante. Un vrai éléphant de « cheu nous », comme on les aime, Québécois jusqu’au bout de la trompe. Il a l’air de rien comme ça, mais… Immédiatement après avoir pris cette photo, je me suis approché et j’ai commencé à lui parler: « Salut, ça va mec? » Aucune réponse. Hmm, il ne parle peut-être pas français. « Yo, habla espaà±ol? Como esta? » Il me regarde alors assez furieusement et fait un bruit avec sa mâchoire ou sa jambe (pas clair tellement il est gros). Je me risque alors: « Do you speak english? » Croyez-le, ou croyez-le pas, mais l’éléphant à relevé sa trompe et nous a garoché une roche grosse comme une énorme patate et si nous ne nous étions pas enlevé de là nous l’aurions eu sur la tête!

Voici la pierre qui a failli nous assommer. Nous l’avons remise à deux employés (qui n’en finissaient plus de s’excuser et de dire que c’était la première fois que ça arrivait et qu’il n’y avait généralement pas de roches accessibles pour l’éléphant), mais nous aurions peut-être dû la garder. Honnêtement, vous connaissez beaucoup de personnes qui se sont fait lancer une roche par un éléphant, vous?

En tout cas, moi des éléphants qui se respectent assez pour exiger de se faire parler dans leur langue, ça me donne chaud au coeur. Il y a une profonde source d’inspiration pour nous là -dedans. à€ vos roches!

Je sais pas s’il y a une morale à cette histoire. Mais une petite heure de char, un petit trente dollars et voir un muntjac faire le zouave, se faire lancer une roche par un éléphant, suivre un paon qui se promène un peu partout, passer à quelques centimètres de bébés kangourous en liberté et voir des hippopotames nager, je trouve que ce n’est vraiment pas cher!

En finissant, voici notre coup de coeur des jolies bêtes:

Alors si vous passez par Granby cet été, n’oubliez pas d’aller saluer Jack the Munt, l’éléphant francophone et tous nos nouveaux amis!