L’ADQ mange toute une claque!
25 septembre 2007

L’ADQ et son candidat Conrad Harvey ont mangé toute une claque lors des élections partielles se tenant dans Charlevoix. Pauline Marois a emporté les élections haut-la-main avec près de 60% des votes. Voilà qui devrait redonner confiance au Parti Québécois et inciter l’ADQ à davantage de réflexion.

Il faut le dire, Mario Dumont a misé gros en rompant avec la tradition politique en opposant un candidat contre la cheffe du PQ. D’habitude, on joue de politesse et on laisse le chef d’un parti adverse se faire élire et on lui fait face à l’Assemblée Nationale. Mais le fair-play ne semble pas faire partie des habitudes de Mario Dumont, et le voici bien pénalisé.

Ce qui ajoute l’insulte à l’injure, ce n’est pas seulement les votes accordés à Marois, mais bien plutôt l’incapacité de l’ADQ d’aller chercher les votes fédéralistes. Avec un maigre 37% des résultats, la coalition fédéraliste qui aurait pu voir le jour entre les soi-disant autonomistes (fédéralistes) de l’ADQ et ceux du PLQ n’a pas vu le jour. Bref, c’est dire à quel point l’ADQ n’a pas pu séduire les électeurs de Charlevoix!

Le défi maintenant pour Mario Dumont, c’est de panser ses plaies. Il doit réfléchir à son programme politique et à son incapacité d’avoir pu rallier les votes fédéralistes dans Charlevoix. Car si Dumont a pu se maintenir assez longtemps entre les deux chaises du fédéralisme et de l’indépendantisme, il devra finir par se positionner au risque de s’aliéner les deux antagonistes.

Quant à Pauline Marois, elle devra maintenant occuper la place publique, se faire voir, proposer des idées, des politiques, et innover. Elle devra entendre l’appel des régions et ne pas avoir peur de remettre en question certains des dogmes du PQ, notamment le multiculturalisme.

Ce nouvel élan du Parti Québécois, associé à l’indifférence générale vis à vis des Libéraux et à ce récent échec de l’ADQ laisse entrevoir un automne politique des plus intéressants!