Les crétins
15 octobre 2008

Ce n’est pas le Parti Conservateur qui a gagné les élections, mais plutôt ceux qui ne sont pas allés voter, c’est-à-dire plus de 40% des électeurs! Quand on pense qu’il y a des gens qui sont morts pour qu’on ait le droit de vote, j’ai honte.

En fait, j’ai surtout honte car nous avions tout un éventail de choix, de la gauche (Parti Communiste, Parti Marxiste-Léniniste) à la droite (Parti Conservateur) en passant par le centre-gauche (Nouveau Parti Démocratique et Bloc Québécois) et le centre-droit (Parti Libéral). Il y en avait pour tous les goûts. Que quelqu’un ait préféré rester à la maison plutôt que de faire son devoir de citoyen et voter selon ses aspirations, c’est impardonnable.

Ceci dit, on doute parfois de l’intelligence des électeurs. Comment faire autrement, quand on constate la réélection de l’incompétente Josée Verner, trop conne pour savoir qu’elle peut voter dans le comté où elle se prétente et qui n’a donc pas pu voter Parti Conservateur puisque le parti n’avait pas présenté de candidat à son lieu de résidence. Ou encore quand on voit un Maxime Bernier, qui se moque de ses concitoyens (dixit Julie Couillard) tout en « oubliant » des documents top-secret chez sa blonde-qui-doit-faire-taire-les-rumeurs-sur-son-éventuelle-homosexualité obtenir plus de 60% des voix.

Et bien, c’est ça la démocratie. Et mieux vaut voir des idiots aux urnes que des gens qui se pensent intelligents mais qui restent le cul écrasé à la maison au lieu de faire leur devoir de citoyen.

Je préfère 10 000 électeurs qui ont voté Conservateur à un seul crétin qui est resté chez lui le jour du vote.

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Philippe Couillard: une odeur de corruption
20 août 2008

Comme le souligne cet article dans La Presse, Philippe Couillard a signé deux décrets favorisant le secteur privé dans la santé, et ce, au moment où il réfléchissait déjà à la possibilité de se joindre au groupe Persistence Capital Partners.

Dans un arrêté ministériel signé du ministre Couillard le 18 juin, le gouvernement a adopté la liste officielle d’une cinquantaine de «traitements médicaux» qui pourront maintenant être dispensés dans un «centre médical spécialisé», une clinique privée. Or, dès le jeudi 19 juin, des médias ont révélé que Philippe Couillard quittait la vie politique. Le mercredi suivant, le jour où il a confirmé sa démission, le gouvernement adoptait par décret une modification au règlement sur les frais exigibles pour l’octroi d’un permis de centre médical spécialisé. En réduisant de moitié les frais demandés aux gestionnaires de cliniques privées, le gouvernement se retrouve maintenant à assumer une partie des coûts pour l’analyse des dossiers et la délivrance des permis.

Il y a désormais deux choses qui devraient maintenant être très claires pour tout le monde. Tout d’abord, si Couillard espérait un jour faire un retour par la grande porte et remplacer Jean Charest à la tête du Parti Libéral du Québec, ses chances sont maintenant nulles. On dit que les gens ont la mémoire courte; peut-être, mais ce genre de manque de jugement flagrant risque de rester longtemps dans la mémoire des analystes politiques, qui ne manqueront pas d’en reparler. Et ensuite, c’est bel et bien le mot « corruption » qui doit être utilisé pour parler de Couillard, lui qui a travesti son rà´le de défendeur de notre système pour ouvrir insidieusement la porte à ses futurs alliés du privé.

Comme le note Richard Larose… Alias le Citoyen, « Celui qui voulait nous convaincre que l’incursion du privé dans la santé été du « caca » est maintenant à la solde d’une compagnie privé en gestion de fond santé. Dans le domaine du « pas de gènes » on repassera n’est-ce pas. » Yves Archambault en rajoute:

Le système de santé à deux vitesses vient de se trouver un Super Allié. Le gars a pendant cinq ans complété sa formation de démolisseur du système de santé public tout en prétendant le défendre. Que ceux qui croient en cette fable que le privé va diminuer les listes d’attentes m’en reparlent dans 5 à 10 ans. Ces cliniques privées vont se consacrer aux 5% des gens les mieux nantis et les autres vont se trouver encore plus mal desservis qu’avant. Les médecins et les infirmières qui seront attirés par ces établissements qui donc va les remplacer dans le public? A-t-on déja oublié que nous sommes en pénurie de ce cà´té?

En effet, voilà une analyse qui se tient. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que des médecins membres de l’exécutif de la National Health Service Consultants de Grande-Bretagne ont écrit à l’Association Médicale Canadienne (AMC) pour les mettre en garde contre un système de santé s’inspirant un peu trop des désastreuses réformes britanniques, qui, contrairement à ce qui avait été annoncé, n’ont absolument pas désengorgé le système public – bien au contraire – et ont contribué à faire exploser les coûts.

Cependant, l’AMC sera-t-elle à l’écoute, ou fera-t-elle un petit discours d’apparence comme Couillard pendant qu’elle affûte ses couteaux servant à dépecer notre système national? On peut certainement se poser la question, surtout au regard des deux nouveaux nominés de l’organisation: John Rapin, ancien candidat conservateur aux élections provinciales en Ontario et ouvertement en faveur des « partenariats » public-privé (j’aime le mot « partenariat », comme si on pouvait faire collaborer le renard et les poulets) et Joanne Vézina, membre du conseil d’administration de la
compagnie d’assurance La Survivance, qui offre des assurances dans le domaine de la santé et risquerait donc de voir son chiffre d’affaire se gonfler avec une plus grande présence du privé dans le secteur.

Face à de tels attaques des carnassiers du privé, qui salivent déjà sur les profits à faire avec notre santé, le rà´le d’un ministre de la santé devrait être de défendre nos institutions et de faire preuve d’une impartialité irréprochable. Philippe Couillard, en ayant commencé ses pourparlers pour se joindre à une firme privée au moment où il était encore ministre et qu’il signait des décrets favorisant ce genre d’entreprise, a gravement manqué à son devoir de ministre.

Quelle crédibilité aura-t-il désormais, celui qui a été un des hommes les plus populaires du gouvernement Charest, et qui a menti, trompé la population et vendu notre système au plus offrant avant de partir en coup de vent se faire la piastre pour une compagnie ne désirant que la mise en lambeaux de notre système?

à€ lire: Pendant que la droite continue sa propagande…