La commission Bouchard-Taylor aux Québécois: ÉCRASEZ-VOUS!
17 mai 2008

C’est avec stupéfaction et une profonde tristesse que j’ai lu ce texte qui parle des conclusions éventuelles de la commission Bouchard-Taylor sur les accomodements raisonnables. Alors que le problème est clair et reconnu de tous (c’est-à-dire que les immigrants sont incapables de s’intégrer et refusent notre culture, tout en désirant des privilèges à cause de leur religion) le commission Bouchard-Taylor, dirigée par ce qu’il convient maintenant d’appeler deux traîtres de la pire espèce, s’en prend aux Québécois! Non, excusez-moi, pas aux Québécois, un peuple qui n’existe plus, mais aux Québécois francophones, cette majorité en voie de devenir une minorité, et qui l’est déjà à Montréal, dans ce grand ghetto puant et multiculturaleux. (L’un va souvent avec l’autre, malheureusement… et c’est d’expérience que je vous l’écris).

Donc, selon la commission de nos deux losers, les Juifs, musulmans et autres n’ont rien à se reprocher. Ils peuvent passer au-dessus des lois, ne pas se faire évincer de leurs logements à cause de principes religieux, se faire givrer les vitres pour ne pas voir le corps des jeunes femmes, ou ne pas se faire donner de contraventions à cause de leurs fêtes religieuses. Non, ce n’est pas de leur faute. C’est de NOTRE faute, nous les pauvres Québécois colonisés trop stupides pour avoir compris que notre loi est inférieure à leurs pratiques religieuses. Nous serions victimes de manque d’information et de fausses perceptions.

Et au lieu de souligner le recul du français et d’expliquer que le refus de s’intégrer des immigrants en est une cause plus qu’importante, la commission espère accélérer notre assimilation en nous anglicisant davantage. Au lieu de souligner que le problème est la trop grande présence de l’anglais à Montréal, elle préfère que nous apprenions davantage l’anglais. Ensuite, ce sera quoi? On deviendra musulmans et Juifs pour avoir les mêmes privilèges que ces fanatiques religieux retardés?

On nous demande encore d’être plus ouverts sur le monde. Non, c’est de la merde ça. Nous sommes le peuple le plus ouvert sur le monde, et c’est un immigrant qui m’a dit ça. Nous parlons anglais dès que nous en croisons un. Nous essayons de parler l’espagnol aussi. Nous mettons des rastas et fumons des pétards avec les Jamaïcains. Nous essayons la nourriture créole. Nous sommes tellement ouverts sur le monde que nous n’avons plus conscience de notre culture. Nous sommes déracinés, et on nous demande de l’être encore davantage.

Cette commission est un vrai scandale, une farce, une fucking joke comme disent toutes les osties de vieilles anglaises de l’ouest de Montréal qui détestent tout ce qui est francophone.

Avec des recommandations pareilles, le résultat est facilement prévisible. Dans cinquante ans le français sera minoritaire non seulement à Montréal, mais aussi dans les banlieues. Le français sera une langue morte, au même titre que le latin, et les Québécois parleront couramment l’anglais puisqu’on aura consacré cette langue comme la seule qui soit commune à tous. Au lieu de franciser les immigrants quand c’était le temps, on leur aura laissé l’opportunité de nous angliciser, de nous assimiler, et ce qui était un jour les représentants de notre culture ne seront plus qu’un ramassis gélatineux de poutine folkorique qu’on invitera en France un peu comme on invite Zachary Richard au Québec: un ancêtre, un mort-vivant d’une culture morte et qui ne survit que sur le respirateur artificiel.

C’est ça « l’ouverture sur le monde ». C’est ça davantage d’accomodements raisonnables. Et c’est ça le bilinguisme, l’ennemi numéro un de notre culture et le principal responsable du recul du français.

Personnellement, si on me demandait ce soir si je crois que le peuple québécois mérite d’être sauvé, j’aurais peut-être envie de répondre: « crève, tu ne mérites pas de survivre, peuple de lavettes colonisées. »

David, de Quand on peut halluciner à plusieurs…, voit plutôt tout ceci comme une cour de récréation où c’est le nouveau qui applique ses règles:

[…] Messieurs Bouchard et Taylor ont été nommés surveillants de la cour de récré et vont bientôt rendre leur compte rendu de la situation. Soit plus gentil avec le nouveau dans ta classe, laisse le faire ce qu’il veut, c’est son affaire. J’ai l’impression que le spectre de la censure rôde dans les alentours. L’individualisme, c’est peut-être bon pour l’économie, mais c’est très mauvais pour une société.

Oui, nous sommes dans une grosse cours d’école, et au lieu de prendre le petit nouveau et de lui apprendre à respecter les règles, on demande à l’ensemble des autres jeunes de se plier à sa volonté.

Avec une telle mentalité de perdants, comment peut-on encore s’étonner que le Québec ait un tel taux de suicide?

Le jour où nous serons vraiment fiers de nous, de notre culture, où nous refuserons de parler en anglais ou même d’accepter que qui que ce soit nous impose sa langue ou ses valeurs sera un grand jour non seulement pour nous, parce qu’il confirmera notre droit d’exister, mais aussi pour la démocratie. La dictature d’une minorité d’anglophiles se cachant sous couvert de bilinguisme et de multiculturalisme est une honte pour tout le Québec.

Oui nous sommes tolérants, oui nous sommes ouverts. Nous aimons nos immigrants intégrés et nos anglophones francisés. Nous voulons que Montréal demeure une ville francophone et nous souhaitons que les anglophones comprennent qu’ils ne sont pas les bienvenues chez nous.

p.s. Devant une telle nouvelle, on peut déjà imaginer les gros colons de Angryfrenchguy en train de danser et de fêter notre anglicisation, prélude à notre disparition. Bravo les idiots; grâce à votre travail d’anglicisation des Québécois, vous contribuez à notre disparition et appliquez ainsi à la lettre les conclusions de la commission Bouchard-Taylor.

La barbarie
12 décembre 2007

Comment appeler autrement cet infanticide, commis par un père musulman sur sa fille qui refusait de porter le hidjab? Oui, un meurtre c’est toujours crapuleux, c’est toujours inutile. Mais dans ce cas-ci, c’est bien pire.

En effet, c’est non seulement sa fille que ce père a tué, mais une partie de nous-même. Car sa fille avait le désir de s’intégrer à sa communauté d’accueil, en rejetant ce voile opprimant et dévalorisant pour la femme. Elle faisait déjà partie de nous car elle avait le désir de s’intégrer à nous. Et qu’on le veuille ou non, c’est là une des valeurs canadiennes (et québécoises) les plus importantes: on ne veut pas savoir d’où tu viens, mais on aimerait que tu t’intègres à nous et te sentes concerné(e) par notre présent et notre futur. Comme disait Falardeau: « J’veux pas savoir d’où tu viens; crisse je m’en sacre si t’es jaune, vert, ou bleu, mais je veux savoir où tu vas. »

Certains, comme Vincent Marissal, affirme que le système fonctionne bien parce que le code criminel est en place et qu’on n’aurait donc pas besoin de tout ce débat sur les accomodements raisonnables. Mais Marissal a tort: le code criminel n’a PAS fonctionné, parce qu’il n’a PAS su éviter ce meurtre. Va dire aux amies de la défunte s’ils trouvent que le système fonctionne!

Nous devons regarder la réalité en face: tant que nous lancerons le message que les immigrants peuvent immigrer ici sans adopter au moins minimalement nos valeurs, tant que nous permettrons la ghettoïsation des immigrants sous prétexte de les accomoder, de tels drames se reproduiront.

Ce n’est pas seulement le père qui est coupable de meurtre, mais nous tous, pour avoir refusé d’imposer nos valeurs aux nouveaux arrivants. C’est bien beau être ouvert aux autres, mais il y a un minimum de règles à respecter. Les immigrants qui arrivent ici doivent savoir à quoi s’en tenir et doivent être tenus de savoir que leurs enfants seront des Canadiens (ou des Québécois) et non pas des islamistes radicaux enfermés dans des ghettos en territoire canadien.

Nous devons faire savoir à quiconque entre dans notre pays que l’extrémisme – quel qu’il soit – n’est pas le bienvenue et que les barbares sont tenus de laisser leurs armes – physiques ou idéologiques – à la frontière.

Une histoire de clowns (racistes)
28 novembre 2007

Hier soir, au forum sur les accomodements raisonnables de Montréal, une bande de clowns « multiculturaleux » se sont présentés dans la salle attenante aux débats et ont chahuté afin de tenter de déranger les citoyens qui ont eu le courage d’aller participer à cet exercice démocratique. Il y a deux choses qui m’écoeurent dans cette situation.

D’abord, le but même d’une commission publique est d’entendre les gens. C’est à peu près le plus près d’une démocratie participative qu’on peut aller. C’est le moment ultime où tous ceux qui se sentent en mal d’attention ou qui se croient négligés peuvent aller exprimer leurs idées et tenter de se faire entendre.

Alors, pourquoi aller faire du tapage dans une salle à côté pour déranger les honnêtes citoyens qui viennent s’exprimer sur la question? Le tapage qui dérange, on le fait généralement quand on est exclu du débat, quand celui-ci se tient à huis clos loin de notre pouvoir. Comme au sommet des Amériques, en avril 2001, où les citoyens étaient exclus du processus de décision, par exemple. Mais hier, au contraire, on était là pour écouter le citoyen. Pourquoi déranger ainsi ceux qui veulent s’exprimer? Ces clowns n’auraient eu qu’à faire la file et à déclamer leurs idées haut et fort devant tout le monde, comme des êtres matures et cohérents.

Par ailleurs, que dire de leur message? J’ai vu cette affiche: « Racism is not reasonable » (Le racisme n’est pas raisonnable). Peut-être croyaient-ils ce message clair, mais j’adhère moi-aussi à ce message. Sauf que j’aurais envie de leur dire: « VOTRE racisme n’est pas raisonnable ». Car à mes yeux, quelqu’un d’assez idiot pour venir présenter une affiche en anglais à une commission suivie dans la quasi-totalité par des francophones fait preuve d’une sorte de suprématie langagière du genre « je me considère supérieur à vous, « fucking » francophones ». Et c’est quoi le racisme, sinon se considérer supérieur aux autres?

Ce sont eux les racistes, eux qui se pensent les bons protecteurs anglophiles d’un statu quo en pleine décomposition face à l’intransigeance de francophones – la majorité – qui commettent l’odieu crime de vouloir débattre démocratiquement d’un problème collectif.

On dit souvent qu’il y a des coups de pied au cul qui se perdent. Dans le cas de ces clowns racistes, je ne m’y risquerais même pas. J’aurais bien trop peur de salir mes souliers ou de donner un semblant de crédibilité à des imbéciles qui se discréditent eux-mêmes.

N’importe quoi… sauf Québécois!
12 novembre 2007

Un article de Katia Gagnon dans La Presse résume bien l’incapacité de la société québécoise à intégrer les immigrants. On y visite une école à Ville Saint-Laurent, et pour y travailler je n’ai pas le moindre doute sur ce qu’écrit Mme. Gagnon.

Un seul paragraphe résume bien tout le drame, à mon avis:

«Qui est québécois, ici?» a demandé Mathieu Soucy, professeur d’éthique et culture religieuse, juste avant que la journaliste entre dans sa classe. Aucune main ne s’est levée. Les 28 élèves de la classe vivent au Québec, plusieurs sont nés au Québec, mais aucun d’entre eux ne se perçoit comme québécois.

Hey oui! Des enfants qui sont nés ici, mais qui ne veulent pas être comme nous. Ils ne veulent pas s’intégrer parmi nous. N’allez surtout pas les traiter de Québécois, car vous allez les insulter. Ils sont libanais, hindous, marocains, pakistanais, sri lankais, tamouls, mais surtout pas québécois!

Mais peut-on leur en vouloir de ne pas avoir le désir de s’intégrer? Car c’est quoi, au fait, un Québécois?

Moi j’en vois souvent des Québécois. Des colonisés qui se dépêchent de parler en anglais à quelqu’un dès que celui-ci hésite sur un mot ou a le moindre accent. Cet employé avec qui je travaille, et qui parle en anglais à des clients dont je sais pertinemment bien qu’ils comprennent le français. Dites-moi, c’est ça un Québécois? C’est quelqu’un qui n’a tellement pas de fierté qu’il se prostitue dans une langue étrangère chaque fois qu’il en a l’occasion?

Arrêtons de nous en prendre aux immigrants qui refusent de s’intégrer, et ce même s’ils sont légion (surtout à ville Saint-Laurent, un véritable ghetto). C’est nous qui sommes à blâmer. C’est notre mollesse, notre attitude à-plat-ventriste, notre peur de passer pour des xénophobes (alors que j’observe des comportements xénophobes presque au quotidien chez d’autres ethnies) et notre incapacité d’être fiers de ce que nous sommes qui conduit les immigrants à nous rejeter.

Quand j’en vois un qui me parle en français, je suis heureux et je lui souris. Mais quand je vois un Québécois se prostituer en anglais pour un immigrant qui n’a pas besoin d’apprendre le français parce qu’il y aura toujours un prostitué pour lui parler en anglais, je me dis que le combat ne fait que commencer.

Les incohérences de Dumont face au projet Marois
23 octobre 2007

J’écoutais Mario Dumont ce midi en direct à RDI, lors d’une conférence de presse dénonçant le nouveau projet identitaire du Parti Québécois. En gros, le discours de Dumont se résumait en quelques points.

1) Le projet proposé par Marois est encore une ébauche et l’Assemblée nationale n’est pas un endroit où présenter des projets de lois qui n’ont pas été bien structurés;

2) Le projet est douteux d’un point de vue constitutionnel;

3) Le projet crée un malaise même chez les péquistes.

Tout d’abord, M. Dumont peut-il nous expliquer quel est le meilleur endroit où discuter des politiques d’immigration et d’intégration visant l’ensemble de notre nation, sinon à l’Assemblée nationale? Ce n’est sûrement pas à la taverne Chez Maurice, aux danseuses du Vegas ou dans le sous-sol de l’oncle Robert. C’est à l’Assemblée nationale qu’on doit en discuter. En disant qu’un projet doit être finalisé avant d’être débattu à l’Assemblée, Dumont explique de quelle façon l’ADQ fonctionne: tout est préparé dans le noir, loin des caméras, et les débats de la chambre ne sont qu’un gros show pour les nouvelles de 18 heures. C’est une insulte non seulement pour les citoyens, qui ont élu des représentants devant discuter des sujets les préoccupants, mais également pour l’institution qu’est l’Assemblée nationale.

Ensuite, quelqu’un peut-il demander à Mario Dumont de ne pas parler de constitutionnalité? De quel droit peut-il le faire, lui qui a décrété au milieu des années 90 un moratoire constitutionnel, affirmant que la question était sans importance et qu’il y avait d’autres priorités? Étrange comme les temps changent. Les priorités de Dumont, on les connaît: suivre le courant et surfer sur la vague des sondages. Sauf que quand vient le temps de se mouiller, il a peur le petit! C’est lui qui a le premier repris le débat des accomodements raisonnables, et quand vient le temps d’agir, il s’enfuie comme un lâche! Mais il a raison: si vraiment le projet est inconstitutionnel, alors les Québécois devront rejeter la constitution et voter l’indépendance. Pas facile pour un chef de parti soi-disant autonomiste qui vivote entre deux chaises depuis quinze ans.

Finalement, le malaise, il n’est pas chez les péquistes, mais chez ceux qui ont peur de prendre les moyens pour réaliser leurs objectifs. C’est facile de créer des commissions, d’appeler à l’intégration des immigrants, de se plaindre du recul du français à Montréal. Très facile. Mais beaucoup plus difficile de prendre le taureau par les cornes et de voter les nécessaires lois pour effectuer les changements souhaités. Dumont, comme à son habitude, préfère crier haut et fort et faire de grands gestes devant les caméras, mais quand vient le temps d’agir, c’est le silence radio.

Le projet de test sur les connaissances du français est une excellente idée, déjà en vigueur dans de nombreux pays, tels les États-Unis, la Suisse ou la Finlande. Grâce à un tel test, on permet d’améliorer la cohésion sociale en permettant aux immigrants de mieux comprendre leur société d’accueil et aux natifs de moins se sentir menacés par des gens qui ne s’intègrent pas toujours facilement.

D’un point de vue politique, Marois a véritablement eu un éclair de génie. J’ignore qui sont les politologues dans son équipe, mais je leur lève mon chapeau: en opposant les intérêts identitaires québécois à la constitution canadienne, on peut – enfin! – prouver que le meilleur intérêt des Québécois est l’indépendance, puisque la constitution empêche le Québec de se doter de ses propres politiques d’immigration.

Et on force également Mario Dumont à faire face à ses incohérences et à choisir sa chaise: fédéraliste et respectueux d’une constitution empêchant le Québec de protéger son identité, ou indépendantiste et désireux de sortir du cadre constitutionnel canadien contraignant.

Et puis, si le PQ bat de l’aile depuis qu’il a relégué aux oubliettes le projet indépendantiste, il peut tout de même espérer recoller les morceaux entre ses diverses factions (purs et durs, aile-gauche, aile-droite) car le ciment identitaire est tout aussi solide et important que celui de l’indépendance.

Voilà qui devrait ramener à la raison ceux qui ont entendu les sirènes adéquistes et qui ont voté pour une girouette incapable d’avoir le courage de ses ambitions.