Le torchon brûle à Outremont
3 septembre 2008

On a beaucoup parlé des accomodements religieux et de la commission Bouchard-Taylor. Si personne ne semblait s’entendre sur les causes de ce problème – certains y voyaient une exagération des médias alors que d’autres constataient un laisser-aller des autorités – tout le monde paraissait d’accord pour dire que ça prenait davantage que des ouï-dires et donc un travail journalistique plus sérieux pour bien comprendre l’étendue et les causes du problème. Bref, ça prend des journalistes citoyens.

Deux sites internet ont attiré mon attention: Accommodements Outremont et Outremont autrement.

Le premier, dont l’auteur a publié un mémoire à la commision Bouchard-Taylor, dénonce les traitements de faveur et l’apparente corruption des autorités face aux Juifs hassidiques. Il explique notamment que ces derniers reçoivent des billets de courtoisie quand ils commettent une infraction alors que les citoyens ordinaires reçoivent des contraventions, et que cette situation a été corroborée par la juge Sophie Beauchemin. Il dénonce aussi le fait que Céline Forget, ex-conseillère municipale, subit des menaces de mort, du vandalisme, du harcèlement et des poursuites multiples pour avoir fait fermer la synagogue illégale Amour pour Israël . L’auteur, qui fait face à une poursuite pour harcèlement de la part de Michael Rosenberg pour avoir pris en photo et dénoncé l‘état lamentable d’une ruelle derrière la synagogue de celui-ci, subit présentement son procès. Sauf que pendant ce temps, les Juifs d’Outremont continuent de recevoir des billets de courtoisie et de se stationner à quinze ou seize voitures devant la synagogue, sans respecter les interdictions de stationnement, et à ne pas craindre la moindre contravention… Pas même lorsqu’ils effectuent des travaux illégaux!

Le second site s’attaque plus directement à la mairesse d’arrondissement, Marie Cinq-Mars. On lui reproche notamment d’avoir utiliser son poste pour essayer d’empêcher une contravention qu’on lui décernait, de faire fi des règles d’urbanisme les plus élémentaires, d’appliquer une gestion pourrie mettant l’arrondissement dans le rouge (peut-être que si les Juifs hassidiques payaient leurs contraventions…) . L’auteur y dénonce aussi l’intimidation jusque dans la salle de conseil d’arrondissement de la part d’un proche de Jean-Richard Bélander, l’organisateur politique de Mme. Cinq-Mars, qui a traité de raciste un citoyen venu se plaindre des synagogues illégales.

Quand des citoyens doivent organiser des sites web, des manifestations, écrire des mémoires et photographier les traitements de faveur accordés aux Juifs hassidiques, c’est signe qu’il y a un problème majeur au niveau des autorités. Sans aller jusqu’à ouvertement qualifier l’administration de Mme. Cinq-Mars de corrompue, force est d’admettre qu’il y en a une forte apparence.

À Outremont, nous avons dépassé le stade du contact difficile entre une minorité de ghettoïsés refusant de s’intégrer et la majorité des Québécois désirant seulement qu’on applique la loi. Il n’y a plus de contact, purement et simplement. Les autorités se sont mis à genoux devant cette puissante minorité et ont décidé de leur accorder tous les passe-droits au monde.

Est-ce ça Outremont aujourd’hui? Si tu es blanc, francophone, tu paies et tu subis. Si tu es Juif, on t’envoie des billets de courtoisie à répétition sans la moindre conséquence?

Dieu que je suis bien dans mon trou de l’est!

Les racistes opportunistes
22 août 2008

Un texte intéressant aujourd’hui sur le blogue de l’ami Lagacé. Une femme, Éliane, qui prétend bien connaître Montréal-Nord, se lance dans un délire sur le racisme où elle tente de justifier les méfaits des voyous en blâmant le soi-disant racisme des autres:

Tout ça pour vous dire que les émeutes à Montréal-Nord ne m’ont pas surprise. Désolée, oui, mais pas surprise. Le racisme des gens du quartier n’a pas évolué d’un poil.

Étrange comme attitude, et encore plus étrange que Patrick Lagacé ait décidé de publier une telle lettre. Parce qu’on se sent exclu ou victime de racisme, cela donne-t-il le droit de s’en prendre aux biens publics et de mettre le feu au quartier? La belle logique. Est-ce que ça veut dire que si un homme blanc n’obtient pas son emploi parce que l’entreprise doit respecter un certain seuil de minorités visibles (mesure hautement raciste contre les Blancs s’il en est une) et s’il met le feu à l’entreprise et tire dans les jambes d’un policier, on va dire: « pauvre petit chou, il a été victime de racisme »?

Il y a quelque chose dans la vie qui s’appelle le libre-arbitre. Ce petit quelque-chose qui fait de nous des humains et non pas des animaux conditionnés à la petite cloche de Pavlov et dont la vie est prédéterminée depuis la naissance. Nous sommes humains et nous sommes libres parce que nous pouvons choisir. Nous pouvons nous élever au-dessus des difficultés inhérentes à notre quotidien pour devenir de meilleurs individus.

Concrètement, et même si les conditions économiques difficiles du quartier sont une des causes du problème, cela veut dire que ce n’est pas parce qu’on est pauvre et immigrant (ou descendant d’immigrant) qu’on doit nécessairement détester la police, sombrer dans le crime, devenir violent et ne pas respecter la loi. Et ce n’est pas parce que la police nous soupçonne de par notre habillement ou nos fréquentations, de violer la loi, que nous devrions effectivement le faire.

Nous avons le droit de choisir. Les plus belles fleurs poussent souvent dans le fumier.

Outre le fait d’éliminer toute notion de libre-arbitre, le délire de cette Éliane est particulièrement dérangeant lorsqu’elle attribue à la « race » le problème d’intégration des immigrants.

les Noirs ont traversé le boulevard Rolland et se sont mis à acheter les duplex et les maisons en rangée. Quelle horreur! Vite, les blancs de blancs se sont fait construire des condos et des bungalows ailleurs, déménager au plus sacrant pour fuir la plèbe! Pis les Arabes, hein, vous les avez vus les Arabes? Ils sont partout! O๠aller? où fuir? Bouchard-Taylor n’ont rien compris. Le racisme, dans mon ancien quartier, il est ordinaire, quotidien, profond, inébranlable. Pas étonnant que la police s’énerve.

Serait-il possible que les « Blancs » aient quitté le quartier non pas parce qu’ils sont racistes, mais simplement parce qu’ils en avaient assez de la musique haà¯tienne jusqu’à quatre heures du matin, des crimes, des gangs de rues, des petits attroupements, des vols? Pourquoi faudrait-il nécessairement que ce soit par racisme? Pourquoi faudrait-il vraiment que ce ne soit qu’une question de couleur de peau?

Par ailleurs – et plus inquiétant – cette Éliane propage cette idée ridicule selon laquelle l’énervement de la police serait une conséquence de ce qu’elle identifie comme du racisme. Ce raisonnement est faux: encore une fois, pourquoi faudrait-il que face à des gangs de rues, des voyous, des voleurs, et autres tares la police ne s’énerve que parce qu’ils sont Noirs? à€ mon avis la police ne craint pas la couleur de la peau. Par contre, elle ne veut pas se faire tirer dessus et elle essaie encore, malgré les difficultés, de faire régner l’ordre et d’inculquer un peu de savoir-vivre à des jeunes qui mériteraient peut-être un petit séjour à l’ombre pour leur replacer les idées.

Tout ceci est symptomatique d’une mentalité typique à certains Noirs. Tout, absolument tout ce qui leur arrive est la faute au racisme. Qu’il pleuve, neige, vente, toujours la faute au racisme. Cette minorité ne peut concevoir le monde sans le racisme. Ils se confondent en pathétiques ratiocinations sur l’irrémédiabilité du racisme blanc et justifient ainsi leur pauvreté physique et intellectuelle, leur manque de perspectives envers l’avenir et leur peur de se regarder en face, avec honnêteté. Le racisme, pour ces gens, constitue non seulement une béquille, mais un baume sur les plaies ouvertes de leur estime et leur offre la possibilité de se faire prendre en pitié plutà´t que de se prendre en mains et de faire quelque chose de leur vie.

Le Québec est une des sociétés les plus ouvertes et les moins racistes du monde. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais Normand Brathwaite, un Noir qui a tout à fait su s’intégrer et faire partie de nous. Et nous de lui.

Les Québécois ne sont pas racistes. Ils ne veulent rien savoir de la couleur de la peau de quelqu’un. Comme le disait Falardeau: « on ne veut pas savoir d’où tu viens, mais où tu vas ». Si une minorité de gens issus de minorités ethniques se sentent exclus, ce n’est donc pas par racisme, mais peut-être parce qu’ils ont épousé des valeurs de criminalité et rejet de l’autorité qui déplaisent aux Québécois qui se sont battus pour celles-ci.

à€ tous ceux-ci, et à tous les Éliane de ce monde, cessez donc de blâmer la « race » pour tout ce qui vous arrive. Vous êtes les racistes, vous qui ramenez tout à la couleur de la peau au lieu de réaliser qu’il n’est pas question de race mais de comportement. Et commencez par respecter nos valeurs et nos lois. Vous verrez, soudainement, le grand satan blanc raciste n’existera plus pour vous.

Une histoire d’Arabes et de femme enceinte
13 juillet 2008

Ça s’est passé samedi après-midi, à l’hà´pital Sainte-Justine. On annonce qu’une femme qui accouche et a de graves complications doit y être héliportée. Mais puisque le toit de l’hà´pital est en reconstruction, on doit appliquer le plan B, qui consiste en une entente avec le Collège Brébeuf où celui-ci s’engage à rendre son terrain de soccer, face à l’établissement (et juste de l’autre cà´té de la rue de l’hà´pital), disponible pour l’atterrissage d’urgence d’un hélicoptère.

Ainsi donc, la sécurité du Collège Brébeuf fut contactée et l’agent de sécurité est allé demander aux joueurs de soccer présents sur place – et qui n’avaient pas réservé le terrain – de se retirer pour une trentaine de minutes. Pour une des deux équipes, pas de problème. Mais pour l’autre, composée majoritairement d’Arabes, là ce fut une autre histoire.

En effet, quelques-uns de ces Arabes sont devenus agressifs et ont refusé de quitter le terrain, prétextant qu’ils s’étaient échauffés et que ce serait à refaire. L’agent de sécurité a dû leur expliquer au moins cinq fois que c’était une urgence pour quelqu’un qui devait obtenir des soins rapidement, rien à faire! Après, un ambulancier de l’hà´pital est arrivé sur place et a essayé de faire comprendre la situation aux Arabes, mais sans succès. Il a donc fallu appeler la police. Et la police est venue. Et les Arabes de s’obstiner avec la police, de chiâler, de bougonner…

Par la suite, l’hélicoptère est atterri. Et pendant qu’on sortait la femme en danger de mort sur une civière, les Arabes ont recommencé à jouer, à s’envoyer le ballon, sans le moindre respect.

Y a une femme qui peut mourir, mais eux, ils jouaient au ballon. Faut pas les déranger. Et si on les avait écoutés, on aurait appelé le mari de la femme: « Excusez-nous, monsieur, mais on ne peut pas envoyer votre femme à l’hà´pital car il y a de jeunes Arabes qui jouent au soccer et ils ne veulent pas s’enlever. » Brillant!

C’est ça le problème au Québec en ce moment. Dès que ce sont des minorités ethniques qui font les cons, on prend des gants blancs, on les ménage. Si ça avait été un Québécois de souche – quoi que je doute qu’un Québécois de souche aurait été con à ce point – on l’aurait sorti manu militari avec un coup de pied dans le cul. Mais quand c’est un Arabe, on discute, on s’obstine, on parlemente.

Y serait peut-être temps de se tenir debout un peu. Cette fois-ci, l’opération s’est bien passée malgré l’obstruction de ces petits voyous égoà¯stes. Mais la prochaine fois, qu’en sera-t-il?

Personnellement, c’est la tête de ces putains d’imbéciles que j’aurais aimé frapper, et pas seulement leur ballon.

p.s. Il se trouvera sûrement des gens pour me répondre quelque chose du genre « oui, mais il y a des cons de toutes origines ethniques ». Oui, c’est vrai. Mais travaillant dans l’arrondissement le plus multi-ethnique de Montréal, je peux vous assurer que certaines nationalités ont une tendance à inclure beaucoup plus de cons dans ce genre que d’autres. Et quand, au travail, j’ai à appeler la police, c’est rarement pour embarquer un Tremblay ou un Gagnon.

AJOUT: J’ai eu la confirmation que les Arabes s’obstinaient surtout parce qu’ils voulaient continuer à jouer au soccer jusqu’au moment où l’hélicoptère atterrirait et qu’ils ne voulaient pas laisser les infirmiers et les paramédics préparer le terrain pour qu’il n’y ait pas de perte de temps à l’atterrissage. Étant donné qu’il était impossible de leur faire comprendre à quel point chaque seconde était vitale pour sauver la vie de l’enfant et de la femme, il a fallu appeler les policiers pour essayer de leur montrer c’est qui qui a le gros bout du bâton.

La barbarie
12 décembre 2007

Comment appeler autrement cet infanticide, commis par un père musulman sur sa fille qui refusait de porter le hidjab? Oui, un meurtre c’est toujours crapuleux, c’est toujours inutile. Mais dans ce cas-ci, c’est bien pire.

En effet, c’est non seulement sa fille que ce père a tué, mais une partie de nous-même. Car sa fille avait le désir de s’intégrer à sa communauté d’accueil, en rejetant ce voile opprimant et dévalorisant pour la femme. Elle faisait déjà partie de nous car elle avait le désir de s’intégrer à nous. Et qu’on le veuille ou non, c’est là une des valeurs canadiennes (et québécoises) les plus importantes: on ne veut pas savoir d’où tu viens, mais on aimerait que tu t’intègres à nous et te sentes concerné(e) par notre présent et notre futur. Comme disait Falardeau: « J’veux pas savoir d’où tu viens; crisse je m’en sacre si t’es jaune, vert, ou bleu, mais je veux savoir où tu vas. »

Certains, comme Vincent Marissal, affirme que le système fonctionne bien parce que le code criminel est en place et qu’on n’aurait donc pas besoin de tout ce débat sur les accomodements raisonnables. Mais Marissal a tort: le code criminel n’a PAS fonctionné, parce qu’il n’a PAS su éviter ce meurtre. Va dire aux amies de la défunte s’ils trouvent que le système fonctionne!

Nous devons regarder la réalité en face: tant que nous lancerons le message que les immigrants peuvent immigrer ici sans adopter au moins minimalement nos valeurs, tant que nous permettrons la ghettoïsation des immigrants sous prétexte de les accomoder, de tels drames se reproduiront.

Ce n’est pas seulement le père qui est coupable de meurtre, mais nous tous, pour avoir refusé d’imposer nos valeurs aux nouveaux arrivants. C’est bien beau être ouvert aux autres, mais il y a un minimum de règles à respecter. Les immigrants qui arrivent ici doivent savoir à quoi s’en tenir et doivent être tenus de savoir que leurs enfants seront des Canadiens (ou des Québécois) et non pas des islamistes radicaux enfermés dans des ghettos en territoire canadien.

Nous devons faire savoir à quiconque entre dans notre pays que l’extrémisme – quel qu’il soit – n’est pas le bienvenue et que les barbares sont tenus de laisser leurs armes – physiques ou idéologiques – à la frontière.

N’importe quoi… sauf Québécois!
12 novembre 2007

Un article de Katia Gagnon dans La Presse résume bien l’incapacité de la société québécoise à intégrer les immigrants. On y visite une école à Ville Saint-Laurent, et pour y travailler je n’ai pas le moindre doute sur ce qu’écrit Mme. Gagnon.

Un seul paragraphe résume bien tout le drame, à mon avis:

«Qui est québécois, ici?» a demandé Mathieu Soucy, professeur d’éthique et culture religieuse, juste avant que la journaliste entre dans sa classe. Aucune main ne s’est levée. Les 28 élèves de la classe vivent au Québec, plusieurs sont nés au Québec, mais aucun d’entre eux ne se perçoit comme québécois.

Hey oui! Des enfants qui sont nés ici, mais qui ne veulent pas être comme nous. Ils ne veulent pas s’intégrer parmi nous. N’allez surtout pas les traiter de Québécois, car vous allez les insulter. Ils sont libanais, hindous, marocains, pakistanais, sri lankais, tamouls, mais surtout pas québécois!

Mais peut-on leur en vouloir de ne pas avoir le désir de s’intégrer? Car c’est quoi, au fait, un Québécois?

Moi j’en vois souvent des Québécois. Des colonisés qui se dépêchent de parler en anglais à quelqu’un dès que celui-ci hésite sur un mot ou a le moindre accent. Cet employé avec qui je travaille, et qui parle en anglais à des clients dont je sais pertinemment bien qu’ils comprennent le français. Dites-moi, c’est ça un Québécois? C’est quelqu’un qui n’a tellement pas de fierté qu’il se prostitue dans une langue étrangère chaque fois qu’il en a l’occasion?

Arrêtons de nous en prendre aux immigrants qui refusent de s’intégrer, et ce même s’ils sont légion (surtout à ville Saint-Laurent, un véritable ghetto). C’est nous qui sommes à blâmer. C’est notre mollesse, notre attitude à-plat-ventriste, notre peur de passer pour des xénophobes (alors que j’observe des comportements xénophobes presque au quotidien chez d’autres ethnies) et notre incapacité d’être fiers de ce que nous sommes qui conduit les immigrants à nous rejeter.

Quand j’en vois un qui me parle en français, je suis heureux et je lui souris. Mais quand je vois un Québécois se prostituer en anglais pour un immigrant qui n’a pas besoin d’apprendre le français parce qu’il y aura toujours un prostitué pour lui parler en anglais, je me dis que le combat ne fait que commencer.