Quand les Ontariens ne tolèrent pas l’alcool
22 février 2010

On en avait peu parlé, mais l’agression sauvage dont a été victime Kevin Parent a été l’oeuvre d’une dizaine d’Ontariens en visite dans notre paisible capitale. Une attaque gratuite, ou presque. Mauvais endroit, mauvais moment. Mauvais endroit: notre capitale; mauvais moment: tomber face à face avec une bande d’attardés ontariens qui ne tolèrent pas l’alcool. Fait divers?

Source de l’image
Certains sont prompts à affirmer que le fait que les agresseurs soient Ontariens ne change rien à la donne, que ça n’a pas plus d’importance qu’autre chose. Un de mes contacts Facebook a même comparé la relation entre Ontariens et Québécois à celle entre les gens de Calgary et d’Edmonton! Exit les différences culturelles! Exit les différences linguistiques! Nous ne serions qu’un magma difforme d’identités mélangées soumis aux aléas du hasard. La victime était québécoise, connue, et les agresseurs étaient tous ontariens, tous en visite. Pure coïncidence, disent les apôtres de ce multiculturalisme relativiste.
Pourtant, j’aurais envie de le dire bêtement, platement, comme ça: les différences existent. Des peuples ont certaines qualités que d’autres n’ont pas. Et certaines cultures ont des comportements qui sont étrangers à d’autres. J’aurais envie de le dire: les anglophones ne tolèrent pas aussi bien l’alcool que nous. Est-ce mal? J’en ai connu combien des anecdotes d’anglophones qui, avec un verre dans le nez, devenaient violents et écervelés? Oui, de tels Québécois existent également, mais globalement, j’ai l’impression, voire la certitude, que nous sommes beaucoup plus civilisés lorsque nous buvons.
Tenez, prenez un Québécois qui visite un pays ou une province étrangère. Il prend son trou, il parle la langue de l’endroit où il se trouve, il essaie de s’adapter à sa société d’accueil et la dernière chose qu’il souhaite, c’est de terminer sa soirée au poste de police. L’Ontarien, lui, arrive avec ses gros sabots, impose son anglais, parle fort, cherche la bataille. Ce n’est pas systématique, mais j’en ai connu tellement comme cela que je ne peux pas ne pas dire que c’est faux. À Ville Saint-Laurent, l’alcool rendait agressif; à Hochelaga, elle rend sympathique. C’est culturel ou génétique, mais ça existe; je l’ai vu de mes propres yeux.
Il y a une dizaine d’années, alors que j’étais sur la route de Détroit avec mon sac à dos, j’ai croisé un Québécois en camping prolongé à Windsor, en banlieue de Détroit. Il me contait de quelle façon il évitait systématiquement les bars en Ontario après 23h00. « Trop violent; les Ontariens ne savent pas boire. Tu reçois un coup derrière la tête parce que t’as fixé le vide un peu trop longtemps » me disait-il. Même constatation chez de nombreuses personnes d’Outaouais, qui subissent les allées-venues d’anglophones venus faire la fête au Québec après une heure du matin (heure de la fermeture de leurs bars).
La vérité, il ne faut pas avoir peur de la dire franchement: certains peuples tolèrent l’alcool, d’autres non. Nous avons des origines latines, de bon vivants, de rigolards, de fêtards, mais d’autres ont des origines saxonnes et sont plus belliqueux et arrogants. Simplement. Cela ne signifie pas qu’il faille généraliser à l’extrême (ce qui reviendrait au même que de nier ces différences, mais à l’opposé), mais simplement reconnaître qu’il y a deux peuples différents au Canada, tant par leur langue, leur culture, que leur façon d’anticiper une soirée arrosée entre amis.
Or, quand on accepte ces différences, quand on reconnaît ces spécificités, on ne peut pas ne pas considérer la nécessité pour le peuple du Québec d’avoir les moyens de mieux contrôler ce genre d’éléments nuisibles qui viennent faire la fête pendant la relâche scolaire et brutalisent un de nos meilleurs chanteurs. Il ne faut pas, comme certains excités l’affirment, utiliser les mêmes moyens et aller « taper de l’anglais ». Ce serait une erreur fondamentale. Il faut être plus intelligent et seulement démontrer que le racisme dont on affuble parfois les Québécois qui tentent de défendre leur identité, est en fait celui d’Ontariens qui, non contents de venir nous mépriser en refusant notre langue, s’en prennent ensuite à nos icônes.
L’indépendance ne réglerait peut-être pas tout, mais qui ne rêverait pas d’une frontière, avec inscription au dossier de tous les visiteurs, et capacité de suivi pour ceux qui commettent de tels actes? Qui ne rêverait pas d’un vol nolisé suivi d’une expulsion définitive du Québec pour les jeunes voyous qui n’auraient pas appris ni à nous respecter, ni à boire comme des adultes?
Souvent, l’instauration d’une barrière ne constitue pas un isolement ou un repli, mais une simple délimitation définitive de l’endroit où s’appliquent nos lois et un rappel à ceux qui la traversent de leur devoir absolu de respecter ce que nous sommes, c’est-à-dire un peuple différent, unique, qui ne tolère pas ces comportements.
À trop laisser la porte grande ouverte, à trop se considérer comme une province comme une autre, à trop vouloir s’adapter aux autres plutôt que de les forcer à s’adapter à nous, nous sommes en train de devenir une carpette de choix où de fanatiques Ontariens viennent s’essuyer leurs bottes fangeuses.
AJOUT: Kevin Parent confirme qu’il a été agressé parce qu’il est francophone.

Quand les Ontariens ne tolèrent pas l'alcool
22 février 2010

On en avait peu parlé, mais l’agression sauvage dont a été victime Kevin Parent a été l’oeuvre d’une dizaine d’Ontariens en visite dans notre paisible capitale. Une attaque gratuite, ou presque. Mauvais endroit, mauvais moment. Mauvais endroit: notre capitale; mauvais moment: tomber face à face avec une bande d’attardés ontariens qui ne tolèrent pas l’alcool. Fait divers?

Source de l’image

Certains sont prompts à affirmer que le fait que les agresseurs soient Ontariens ne change rien à la donne, que ça n’a pas plus d’importance qu’autre chose. Un de mes contacts Facebook a même comparé la relation entre Ontariens et Québécois à celle entre les gens de Calgary et d’Edmonton! Exit les différences culturelles! Exit les différences linguistiques! Nous ne serions qu’un magma difforme d’identités mélangées soumis aux aléas du hasard. La victime était québécoise, connue, et les agresseurs étaient tous ontariens, tous en visite. Pure coïncidence, disent les apôtres de ce multiculturalisme relativiste.

Pourtant, j’aurais envie de le dire bêtement, platement, comme ça: les différences existent. Des peuples ont certaines qualités que d’autres n’ont pas. Et certaines cultures ont des comportements qui sont étrangers à d’autres. J’aurais envie de le dire: les anglophones ne tolèrent pas aussi bien l’alcool que nous. Est-ce mal? J’en ai connu combien des anecdotes d’anglophones qui, avec un verre dans le nez, devenaient violents et écervelés? Oui, de tels Québécois existent également, mais globalement, j’ai l’impression, voire la certitude, que nous sommes beaucoup plus civilisés lorsque nous buvons.

Tenez, prenez un Québécois qui visite un pays ou une province étrangère. Il prend son trou, il parle la langue de l’endroit où il se trouve, il essaie de s’adapter à sa société d’accueil et la dernière chose qu’il souhaite, c’est de terminer sa soirée au poste de police. L’Ontarien, lui, arrive avec ses gros sabots, impose son anglais, parle fort, cherche la bataille. Ce n’est pas systématique, mais j’en ai connu tellement comme cela que je ne peux pas ne pas dire que c’est faux. À Ville Saint-Laurent, l’alcool rendait agressif; à Hochelaga, elle rend sympathique. C’est culturel ou génétique, mais ça existe; je l’ai vu de mes propres yeux.

Il y a une dizaine d’années, alors que j’étais sur la route de Détroit avec mon sac à dos, j’ai croisé un Québécois en camping prolongé à Windsor, en banlieue de Détroit. Il me contait de quelle façon il évitait systématiquement les bars en Ontario après 23h00. « Trop violent; les Ontariens ne savent pas boire. Tu reçois un coup derrière la tête parce que t’as fixé le vide un peu trop longtemps » me disait-il. Même constatation chez de nombreuses personnes d’Outaouais, qui subissent les allées-venues d’anglophones venus faire la fête au Québec après une heure du matin (heure de la fermeture de leurs bars).

La vérité, il ne faut pas avoir peur de la dire franchement: certains peuples tolèrent l’alcool, d’autres non. Nous avons des origines latines, de bon vivants, de rigolards, de fêtards, mais d’autres ont des origines saxonnes et sont plus belliqueux et arrogants. Simplement. Cela ne signifie pas qu’il faille généraliser à l’extrême (ce qui reviendrait au même que de nier ces différences, mais à l’opposé), mais simplement reconnaître qu’il y a deux peuples différents au Canada, tant par leur langue, leur culture, que leur façon d’anticiper une soirée arrosée entre amis.

Or, quand on accepte ces différences, quand on reconnaît ces spécificités, on ne peut pas ne pas considérer la nécessité pour le peuple du Québec d’avoir les moyens de mieux contrôler ce genre d’éléments nuisibles qui viennent faire la fête pendant la relâche scolaire et brutalisent un de nos meilleurs chanteurs. Il ne faut pas, comme certains excités l’affirment, utiliser les mêmes moyens et aller « taper de l’anglais ». Ce serait une erreur fondamentale. Il faut être plus intelligent et seulement démontrer que le racisme dont on affuble parfois les Québécois qui tentent de défendre leur identité, est en fait celui d’Ontariens qui, non contents de venir nous mépriser en refusant notre langue, s’en prennent ensuite à nos icônes.

L’indépendance ne réglerait peut-être pas tout, mais qui ne rêverait pas d’une frontière, avec inscription au dossier de tous les visiteurs, et capacité de suivi pour ceux qui commettent de tels actes? Qui ne rêverait pas d’un vol nolisé suivi d’une expulsion définitive du Québec pour les jeunes voyous qui n’auraient pas appris ni à nous respecter, ni à boire comme des adultes?

Souvent, l’instauration d’une barrière ne constitue pas un isolement ou un repli, mais une simple délimitation définitive de l’endroit où s’appliquent nos lois et un rappel à ceux qui la traversent de leur devoir absolu de respecter ce que nous sommes, c’est-à-dire un peuple différent, unique, qui ne tolère pas ces comportements.

À trop laisser la porte grande ouverte, à trop se considérer comme une province comme une autre, à trop vouloir s’adapter aux autres plutôt que de les forcer à s’adapter à nous, nous sommes en train de devenir une carpette de choix où de fanatiques Ontariens viennent s’essuyer leurs bottes fangeuses.

AJOUT: Kevin Parent confirme qu’il a été agressé parce qu’il est francophone.

Vive les bagarres!
27 mars 2008

Il semblerait que la ministre Courchesne annoncera l’interdiction des bagarres dans tout le hockey mineur au Québec. Cette décision est l’oeuvre d’une néophyte dans le hockey qui confond deux choses très différentes: agression et batailles.

En effet, les images de Jonathan Roy attaquant le gardien Bobby Nadeau ne sont pas des images de bagarres, mais bien celles d’une agression, car il est évident que Nadeau ne veut pas se battre. De telles agressions doivent être punies sévèrement.

Par contre, dans le cas de bagarres consentantes, c’est-à-dire quand les deux joueurs choisissent de se battre, on devrait les laisser vivre avec les conséquences de leurs actes. Car qu’on le veuille ou non, la bagarre fait partie du sport.

En anesthésiant le hockey comme la ministre Courchesne semble vouloir le faire, on le ramènera peut-être au rang de platitude de nombreux autres sports. Car ne nous le cachons pas: les bagarres sont une particularité du hockey et les gens AIMENT voir des bagarres, moi le premier.

Quand il y en a une, je crie, je hurle, je donne des coups dans le vide. Je frappe et je défonce par procuration; je vis à travers ce joueur auquel je m’identifie. Ça défoule, ça permet de faire sortir la pression d’une vie souvent un peu trop prévisible et diminuée. Ça fait couler la testostérone dans les veines de milliers d’amateurs sans faire de mal à personne.

Et on veut enlever ça?

On n’est quand même plus au temps des Romains, avec des décapitations publiques, des écartellements, des chrétiens dévorés par les lions et des gladiateurs s’enfonçant des pieux dans l’estomac. Mais on a besoin de violence. On en a besoin pour canaliser positivement le trop plein d’énergie destructrice présente en chacun.

On tape dans le vide, on se défoule dans l’imagination au lieu d’aller taper son prochain dans la vraie vie.

Enlever les bagarres au hockey serait une erreur monumentale. Non seulement ça rendrait ce sport pas mal plus plate, mais cette émasculation du hockey détournerait d’un enjeu beaucoup plus important: l’importance de la canalisation des énergies destructrices et l’apport positif de cette canalisation pour la société.

Au lieu de s’attaquer à ces saines bagarres, la ministre Courchesne ferait bien de se chercher une autre cause pour se faire du capital politique. Car en mettant sur un même pied des bagarres entre joueurs consentants et une agression violente inutile et gratuite, c’est non seulement au monde du hockey qu’elle s’attaque mais aussi à l’intelligence des amateurs … de politique!