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Et si on limitait le « droit » au divorce ?
2 mars 2020

Texte publié dans Le Harfang.

Comment savoir quand une société est prisonnière d’un paradigme ? Elle l’est lorsqu’elle refuse, même face à l’intransigeance des faits, de considérer une manière différente de faire les choses.

 

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Le divorce, par exemple. Nous « fêtons » le cinquantième anniversaire de son boom. Suite à sa légalisation par le gouvernement Trudeau (père) en juillet 1968, s’est opérée une véritable course à la séparation. L’indice de divortialité est rapidement passé de 9 pour 100 mariages, en 1969, à 14 en 1970, 36 en 1975, 41 en 1982 et il oscille entre 50 et 54 depuis 1995. Pour donner une idée de la révolution opérée, il est intéressant de noter qu’il y a eu, dans le district judiciaire de Montréal, 253 divorces entre 1795 et 1879, contre 11 030 entre juillet 1968 et septembre 1970 !

Jour après jour, on parle du haut taux de suicide québécois, de la faible natalité, du problème des valeurs, de l’indiscipline des enfants à l’école, des maladies mentales, de la confusion identitaire, de l’anxiété, etc. Ces problèmes ne sont pas apparus comme par magie. Même si ces troubles sont complexes, a-t-on encore le droit de faire les liens qui doivent être faits et de considérer froidement les faits ?

En effet, la destruction de la famille et le fréquent passage à la monoparentalité sont à la base d’une augmentation du suicide chez ceux ayant vécu cette situation étant enfants. On remarque également une hausse marquée des risques de problèmes psychiatriques ou reliés à l’alcool et aux drogues. Ces enfants sont également plus agressifs, plus soumis ou moins assertifs que les enfants étant élevés par leurs deux parents. Ils ont aussi des résultats scolaires plus faibles et fréquentent l’école moins longtemps. Rien de très joyeux !

Mais chut, c’est un secret.

En effet, il est périlleux de tenir un tel discours de nos jours. Car, voyez-vous, s’attaquer au « droit » de divorcer, c’est s’attaquer aux sacro-saints « droits » de la femme. Considérant que la plupart des études démontrent qu’entre 70% et 90% des ruptures sont initiées par des femmes, le fait de revenir à la valeur première de l’engagement du mariage (« jusqu’à ce que la mort nous sépare ») heurterait de plein fouet nos chères amies féministes, toujours prêtes à défendre des droits, mais plus rarement des responsabilités.

Et quelles responsabilités sont plus importantes que celles impliquant les enfants du couple se séparant ? Pensons-y : connaissez-vous beaucoup de contrats où celui qui le viole s’en tire sans conséquences, reçoit des subventions gouvernementales et où les victimes de ce bris — les enfants — n’ont aucun recours ?

La gauche féministe rétorque qu’on peut  limiter les dégâts avec une garde partagée et des ressources (car que peut faire la gauche, à part lancer à tout-vent l’argent des contribuables dans des ressources ?), mais peut-être serait-il temps de ne plus limiter, mais plutôt empêcher ?

Le génial Jordan Peterson écrit, dans son formidable livre 12 règles pour une vie :

« Était-ce vraiment une bonne idée, par exemple, de libéraliser à ce point le divorce dans les années 1960 ? Je ne suis pas sûr que ce soit l’avis des enfants dont l’existence a été déstabilisée par la liberté hypothétique que cela était censé amener. Derrière les murs si sagement érigés par nos ancêtres sont tapies l’horreur et la terreur. Nous les abattons à nos risques et périls. Inconsciemment, nous patinons sur la fine couche de glace d’un lac gelé où, dans les eaux glaciales, des monstres indescriptibles attendent notre moindre faux pas ».

Pendant des milliers d’années, et après d’autres milliers d’années d’essais et d’erreurs, nos ancêtres ont découvert qu’une façon optimale de faire fonctionner la société consiste à… * roulement de tambours *… assurer la présence du père et de la mère, ensemble, au sein d’une cellule familiale stable et durable. L’assaut féministe contre la forteresse de l’institution du mariage a peut-être temporairement réussi, mais qui peut, sans rire, affirmer que nous sommes, collectivement, plus heureux qu’il y a plus de cinquante ans ? Qui peut dire, sans sourciller, que nos enfants s’épanouissent tout aussi bien, que la courroie des valeurs de nos ancêtres à nos descendants se transmet tout aussi normalement ? Que la famille se porte bien au Québec ?

Le yin et le yang

Eckhart Tolle, écrivain et conférencier canadien dans le domaine de la spiritualité, affirmait récemment qu’un des gros problèmes dans le monde, actuellement, consiste en une trop grande préséance du yin sur le yang. Le yin, associé au féminin, représente notamment l’inconnu, le chaos ; le yang, masculin, est relié au connu, à l’ordre.

Depuis la révolution féministe, notre société, dans son ensemble, se désintègre. Le chaos a gagné ; tout ce qui était stable a été déstabilisé. La matrice nous avale. Même nos mots sont devenus interdits. La guerre masculine, globale, rationnelle, basée sur des idéaux, a été remplacée par une vengeance aveugle féminine, où le mariage est devenu un outil de prise de possession par la femme de l’homme, un outil d’asservissement et d’accaparement des ressources masculines par la femme. C’est un lieu de bataille où les enfants représentent des dommages collatéraux, des victimes à qui on refuse même le droit d’exprimer la cause de leurs malheurs.

Si un enfant devait, par exemple, blâmer sa mère d’avoir fait éclater sa famille, ne lui offrirait-on pas simplement des services psychologiques — généralement octroyés par une femme — et ayant comme finalité de rappeler à l’enfant la nécessité de respecter le « choix » de sa mère ? Ce choix (yin), qui constitue souvent, selon le psychologue Yvon Dallaire, une incapacité de la femme à s’adapter au quotidien après la lune de miel, devrait-il avoir préséance sur le devoir (yang) de respecter l’intégrité familiale permettant d’assurer le meilleur développement possible des enfants ?

Cette préséance du yin a transformé notre société d’un lieu où on reconnaissait certaines responsabilités et certaines limites à un lieu où tout est permis, où le chaos intérieur qui rôde en chacun de nous peut librement se transformer en destruction. Le devoir, loin d’être célébré comme le sain rempart des désirs éparpillés, est devenu un mot honni, car limitant l’hédonisme ambiant et empêchant la réalisation de tous les fantasmes. Dieu, dans son église, devant qui chaque marié devait s’agenouiller et se soumettre, est devenu un cadre kitsch où on consomme une illusion qui peut éclater à tout moment et tout emporter avec elle. La cérémonie du mariage sonne faux parce que le mariage est devenu faux ; le contrat éternel devant Dieu et les hommes a été rendu caduc et temporaire par un État s’étant substitué à la présence divine, aux valeurs diamétralement opposées à celles qui ont été les nôtres depuis des milliers d’années et qui ont servi de base à la civilisation et au peuple dont nous sommes les tributaires.

A-t-on le droit, en tant que nation, de tolérer cette désintégration, avec tout le malheur et les coûts sociaux qu’elle entraîne ? Combien d’enfants et de familles ont ainsi été sacrifiés au nom d’un idéal égoïste de liberté individuelle ? Ne serait-il pas temps de réintroduire un peu d’ordre et de responsabilité dans ce chaos, et de mettre des limites au « droit » au divorce ?

Les enfants du futur nous remercieront.

Le féminisme contre le mariage
12 septembre 2019

Comment sait-on qu’une idéologie a atteint sa limite extrême ? Quand elle nuit même à la ceux (celles !) qu’elle devait porter au pouvoir. Ainsi en est-il du féminisme. Une nouvelle étude étatsunienne affirme que la baisse du taux de mariage est causée par un manque d’hommes ayant un statut économique intéressant.

Contrairement à certaines croyances, le mariage est avant tout une transaction économique. Un homme, accompli, recherche une femme (souvent plus jeune et belle) pour fonder une famille et offrir le maximum de chances de survie à ses enfants ; une femme, tributaire de millions d’années d’évolution et poussée vers l’hypergamie, cherche systématiquement à se mettre en couple avec un homme d’un statut économique supérieur, afin d’assurer les meilleurs gènes possibles à son enfant.

Or, ce que cette étude démontre, c’est qu’il y a maintenant un manque d’hommes ayant un statut économique intéressant. Le féminisme ayant gangrené le système d’éducation et permettant qu’aujourd’hui la très grande majorité des universitaires soient des femmes, empêche ainsi l’hypergamie inscrite dans les gènes féminins. En d’autres mots : les femmes réussissent mieux que les hommes et ne peuvent donc pas trouver d’hommes qui réussissent mieux qu’elles pour assouvir leur instinct les poussant à se servir de leur sexe pour gravir les échelons sociaux.

Le résultat ? Des femmes éduquées et malheureuses, seules, trouvant tous les hommes autour d’elles insuffisants. Et des hommes sous-éduqués, malheureux, seuls, trouvant toutes les femmes autour d’eux inaccessibles. La belle réussite féministe !

Oser la tradition

Traditionnellement, l’homme travaillait et gagnait un salaire parce qu’il était plus disposé, génétiquement, à le faire. Et sa femme restait à la maison à s’occuper des enfants pour les mêmes raisons. La folie féministe consistant à dire que les deux sexes seraient égaux (ce qui est rigoureusement et scientifiquement faux) et qu’une femme serait ainsi aussi bonne qu’un homme dans n’importe quel métier tandis qu’un homme serait aussi adroit à s’occuper des jeunes enfants, prive la société de nombreux talents.

En effet, de nombreux hommes sont prisonniers d’emplois sous-payés ou dégradants parce que d’autres emplois plus intéressants sont occupés par des femmes ; à l’inverse, de nombreuses femmes pourraient se réaliser bien davantage à la maison, avec des enfants, qu’à travailler toute la journée. Doit-on rappeler qu’il y a à peine un demi-siècle un seul salaire réussissait à faire vivre toute une famille ? À qui a profité la révolution féministe ? Certainement pas aux familles !

Si les gens ne se marient plus, s’ils n’ont plus assez confiance pour s’engager les uns envers les autres (et devant Dieu… ou devant son simulacre laïc), ce n’est pas une mince affaire.

Legault affirmait vouloir stimuler la natalité au Québec ; comment cela peut-il être possible sans s’attaquer aux dogmes féministes ? Si on veut stimuler la natalité, il faut donner de bons emplois aux hommes et permettre ainsi aux femmes de trouver satisfaction à leur hypergamie innée.

Si on veut stimuler la natalité, il faut s’attaquer au féminisme.

Mais Legault en aurait-il le courage ?

Le travail des femmes et les dérives du féminisme
19 mai 2019

Après un demi-siècle de ravages féministes, où on a tenté de convaincre les deux sexes qu’ils étaient égaux et avaient les mêmes capacités — ce que n’importe quel parent ayant un enfant de chaque sexe sait être faux —, qu’ils devaient poursuivre les mêmes buts et faire les mêmes tâches indépendamment des prédispositions attribuées naturellement à leurs sexes, ne serait-il pas temps de faire un bilan ? Qu’est-ce que le travail généralisé des femmes a amené à la société, à la famille en général ? Ne serait-il pas temps de reconsidérer le rôle de femme au foyer ? Ou à tout le moins de laisser le choix, plutôt que de pousser les jeunes filles vers la voie de l’école et des études supérieures ?

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Chute des salaires

Il s’agit d’une simple réalité mathématique : si vous doublez du jour au lendemain le nombre d’individus disponibles pour travailler, vous diminuez la valeur de leur travail de moitié. Ce serait l’équivalent, pour le Québec, d’importer actuellement du jour au lendemain 8 millions de travailleurs étrangers ; la pression sur les salaires des Québécois serait intenable. C’est cela qui s’est produit.

À titre personnel, mon grand-père, jusque dans les années 70, travaillait pour une compagnie de boucherie, rien de bien glorieux, rien de très prestigieux. Avec son unique salaire, il faisait vivre une femme à la maison et quatre enfants dans une belle demeure en banlieue de Montréal, dans un quartier très convenable. Qui peut se vanter d’en faire autant aujourd’hui ?

Auparavant, il était possible de survivre sur un seul salaire ; l’homme travaillait, pendant que la femme s’occupait des enfants, des repas, et chacun jouait selon les forces et faiblesses propres à leur nature, fruit de l’évolution de millions d’années (ou de la création divine, comme vous voulez).

asservissement de la femme à son lieu de travail

Les féministes aiment bien parler de la « libération » de la femme. Elles présentent la femme des derniers siècles comme étant prisonnière de sa maison, obligée de s’occuper de ses enfants, de préparer les repas, la grosse misère. Mais quelle est la réalité d’aujourd’hui ? Au lieu d’être à l’écoute des besoins de leur mari, elles sont à l’écoute de ceux de leur patron ; au lieu de s’occuper de leurs enfants, elles travaillent toute la journée et leurs enfants sont éduqués par des gens ayant des valeurs complètement différentes des leurs. Vous appelez cela une libération ?

Il y a une certaine ironie dans cette situation, car à l’origine les féministes se sont battues pour que les femmes puissent travailler, afin qu’elles aient ce « choix ». Or, aujourd’hui, le choix n’existe plus. À cause de la diminution de la valeur du travail causée par leur arrivée massive sur le marché, les femmes n’ont plus réellement le choix, sauf dans de rares cas, de travailler ou de rester à la maison. La société exige d’elles qu’elles travaillent et 90% des hommes qu’elle rencontrent n’ont pas les moyens de faire vivre toute une famille avec leur seul seul salaire.

Les femmes, pendant des siècles, avaient le choix de travailler ou de rester dans la sécurité d’un foyer où le mari prenait les choses en charge. Maintenant, pour qu’une minorité de femmes jouent les jeunes cadres dynamiques avec un tailleur et des talons hauts, la vaste majorité passent leurs journées à la caisse d’un supermarché ou dans des emplois qui leur offrent moins que ce qu’elle pourraient avoir à la maison, avec leurs enfants, dans leur famille.

maison vide

Ce travail à l’extérieur au quotidien crée ce qu’on peut appeler le problème de la maison vide. Avec le père et les mère au boulot, qui s’occupe des enfants ? Des sous-traitants, voilà. On envoie les enfants à la garderie, et en fait c’est l’ensemble de la société qui doit assumer ces frais avec leurs impôts, que ce soit dans un CPE ou dans une garderie subventionnée. Qui, ici, pourrait dire sérieusement que des enfants sont mieux éduqués par des étrangers que par leurs parents ?

J’ai la chance d’avoir deux enfants fantastiques qui ont passé presque toute leur enfance à la maison. À peu près toutes les personnes qui voient mes enfants n’en reviennent pas de leur maturité, de leur politesse, de leur savoir-vivre, de leur calme, de leur capacité d’agir, de leur développement, etc. Je me suis fait demander à plusieurs reprises quel était le secret ? Il est simple : des enfants passant le plus de temps possible avec leurs parents et dans leur maison. C’est tout, simple comme ça.

Le phénomène de la maison vide, causé par l’arrivée des femmes sur le marché du travail, provoque des problèmes durables chez les enfants et affaiblit le lien entre ceux-ci et leurs parents. Les parents ne sont plus que des pourvoyeurs, qu’ils voient en vitesse le soir la semaine et la fin de semaine. Ce sont des parents à temps partiel, qui ne participent plus qu’officieusement à l’éducation des enfants, une éducation qui a été entièrement sous-traitée. Cette situation où les parents n’éduquent plus leurs enfants — une situation unique dans le règle animal — a créé toute une génération d’enfants émotionnellement plus fragiles.

L’école de l’état

L’absence de la femme du foyer interdit, de facto, l’école à la maison. Alors que la supériorité de l’éducation à la maison sur le système public a été démontrée par presque toutes les études, et que les enfants ayant été éduqués de cette façon réussissent non seulement mieux du côté académique mais sont également plus heureux en général, cette option devient maintenant impossible. Donc, au lieu de pouvoir partager non seulement les valeurs qui nous intéressent à nos enfants, mais également notre compréhension du monde et de la réalité, on laisse l’école publique — contrôlée par les féministes, ne l’oublions pas — décider ce qui doit être ou ne pas être enseigné aux enfants. Comme en URSS, c’est l’État tout-puissant qui détermine les priorités et qui s’organise pour qu’elles soient enseignées.

Auparavant, il existait un choix, c’est-à-dire qu’une femme plus manuelle ou ayant moins de capacités pour éduquer ses enfants pouvait envoyer ses enfants à l’école, mais aujourd’hui ce choix est quasi-obligatoire. L’éducation à la maison est bien évidemment permise, mais qui en a le temps, pris entre deux parents qui travaillent toute la semaine (quand ce n’est pas la fin de semaine) ? Encore une fois, le choix des hommes et des femmes a été diminué.

Et pour compenser, on laisse à l’État le choix d’éduquer nos enfants, encore une fois en sous-traitance, et à partir de nos impôts.

TAUX DE NATALITÉ

On se plaint un peu partout que le taux de natalité est trop bas et on importe même des immigrants à tous les ans pour « remplacer » la population de souche. Or, qu’est-ce qui explique ce faible de taux de natalité, sinon la carrière des femmes ?

Si on regarde les choses froidement, une femme est fertile à peu près de l’âge de 15 à 40 ans, avec un pic de fertilité autour de 19 ou 20 ans. Or, pour beaucoup de femmes, le choix d’une carrière implique qu’elles ne sont pas établies avant la trentaine, et même à ce moment, elles doivent continuer de faire leurs classes, de jongler avec des horaires difficiles, etc. Là où il y aurait eu l’occasion d’avoir trois, quatre ou cinq enfants, il n’y en a plus que deux, un, et même parfois aucun.

Et plus une femme attend pour avoir ses enfants, le plus le risque de maladies génétiques augmente.

Et je ne parle même pas ici du meurtre légal d’enfants dans le ventre des femmes, qu’on appelle avec euphémisme « avortement ».

oser le conservatisme

Quand on va quelque part et qu’on fait fausse route, la meilleure chose à faire n’est pas de continuer parce qu’on a fait un choix, mais de retourner à l’embranchement qui a été manqué et de faire, désormais, le bon choix. S’il y a de plus en plus de personnes qui réalisent que le féminisme fut une erreur, il ne suffit pas de se dire qu’on ne peut rien faire, qu’il faut accepter cette dépossession et la subir stoïquement. Il faut, au contraire, agir.

Cette action, elle se fait au quotidien. Elle se fait par des choix politiques (appuyer des partis s’opposant au féminisme, à l’avortement, encourageant la natalité, luttant contre l’invasion immigrante), mais également par des choix personnels. En tant qu’hommes et de femmes, nous avons le choix, chacun, de refuser de nous laisser dicter nos valeurs par une idéologie qui a fait état de ses échecs. Nous avons la possibilité de mettre de l’avant des valeurs traditionnels, de faire valoir qu’une société n’est pas seulement composée d’individus ayant des droits mais qu’il existe des responsabilités, face à soi-même, mais également face à ses prochains.

L’idéologie féministe, à la base, constitue une dérive de l’individualisme, opposant deux sexes n’ayant pas à être mis en opposition, mais plutôt en complémentarité. À chacun de nous d’agir pour reconquérir notre vraie liberté d’hommes et de femmes !

Et si cette liberté doit passer par une diminution du travail des femmes et un retour au foyer, tant mieux ! La prochaine génération nous remerciera.

La fierté de tuer
11 mai 2019

Il y a quelque chose de surréaliste dans le commentaire du maire d’Ottawa, Jim Watson, qui se dit « fier » qu’on enlève le drapeau pro-vie de l’hôtel de ville, lui qui avait été hissé pour une journée dans le cadre d’une grande marche contre l’avortement. Il aurait simplement pu annoncer son retrait, mais pourquoi cette « fierté » ? Et pourquoi cette levée de boucliers contre la nouvelle politique de l’État d’Alabama, aux États-Unis, qui criminalise définitivement l’avortement ? Même Radio-Canada parle du « droit » à l’avortement qui serait menacé.

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En fait, il n’y a ni « fierté » à enlever un drapeau protégeant la vie ni « droit » à tuer autrui. Un fœtus, c’est un enfant. L’avortement, c’est un meurtre. Il ne peut même pas y avoir de débat sur ces points. Le fœtus ne constitue rien d’autre qu’un enfant n’ayant pas encore l’âge et la constitution lui permettant de s’opposer à son propre meurtre. Mais s’il l’avait, croyez-vous qu’il dirait : « Oh oui, bonne idée maman, tue-moi, car c’est vrai que la vie est dure, que tu es jeune, que tu as été violée, que… » Non. S’il pouvait parler, il hurlerait à la vie de toutes ses forces, il s’accrocherait de ses petites mains à cette vie si chère que tous, sans exception, nous protégeons pour nous-mêmes.

Qui a le droit de décider de la vie et de la mort d’un être humain ? Contrairement à l’habituelle propagande féministe, il ne s’agit plus seulement du corps de la femme et donc de sa seule décision ; dès qu’il y a un autre humain qui est dans l’équation — et même si celui-ci est trop jeune pour être consulté — il est du devoir de la société de le protéger, même contre sa mère. Comment des gens peuvent-ils d’un même souffle s’indigner de la mort atroce d’une fillette de Granby, complètement abandonnée par les gens qui devaient s’occuper d’elle, mais de l’autre tolérer qu’on assassine près de 100 000 êtres humains par année au Canada dans le ventre de leur propre mère, là où ils devraient être le plus en sécurité et se développer en prévision de leur première goulée d’air frais ? Voyez-vous la logique ? Moi non plus, je ne la vois pas. Ou la vie est sacrée, peu importe son stade de développement, ou elle ne l’est pas.

L’argument des « pro-choix » (comme si le meurtre pouvait être un choix…) tient à ce qu’il serait mieux, dans certains cas, de tuer l’enfant avant sa naissance pour lui éviter des souffrances plus tard (handicaps, familles instables, mère immature). Or, qu’y a-t-il de pire, comme souffrance, que la mort ? Il y a là encore un illogisme : on commet la pire des souffrances contre un individu dans le but de lui éviter quelque souffrance future et hypothétique ?

Et surtout, comment savoir ce que deviendrait l’enfant qu’on exécute aussi lâchement ? Si ça se trouve, on assassine le prochain Mozart, le futur Gandhi, un homme ou une femme qui changeraient positivement ce monde. Et s’il est handicapé, cela veut-il dire pour autant qu’il n’a pas le droit à la vie ? Je connais une femme qui a eu une enfant trisomique et qui dit que ce fut la plus belle chose qui lui soit arrivée. Encore une fois : ou la vie est sacrée, ou elle ne l’est pas. Qui sommes-nous pour décider qu’à tel niveau de handicap, on peut tuer impunément et qu’à tel autre on doit laisser vivre ?

Ou la vie est sacrée, ou elle ne l’est pas. Ou on tolère le meurtre ou on ne le tolère pas. Et s’il faut un drapeau ou des lois pour protéger la vie, la véritable fierté devrait être de le hisser bien haut et de les voter.

Le reste nous déshumanise.