Archive for the ‘famille’ Category

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Laval
31 mai 2019

La ville de Laval constitue la troisième ville la plus populeuse au Québec, avec plus de 437 000 habitants. Arrivant au quatorzième rang des pires villes de la région métropolitaine de Montréal pour y élever des enfants, elle est si vaste et ses secteurs y sont si variés qu’on y trouve de très bons et de très mauvais quartiers pour élever une famille. Que ce soit pour planifier l’achat d’une propriété ou simplement pour en savoir plus à propos des gens vivant près de chez soi, cet article permet de mieux connaître la ville et de savoir quels sont les quartiers les plus intéressants pour fonder une famille… et ceux à éviter !

La carte ci-dessous (qu’il est possible de cliquer pour agrandir) est compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016). Elle fait état des meilleurs et des pires quartiers de Laval pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les secteurs en vert sont jugés meilleurs que ceux en rouge, mais seulement à l’intérieur des limites de la ville de Laval. Ainsi, un secteur en vert à Laval pourrait être en jaune dans une ville comme Boucherville, par exemple.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

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Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de considérer la moyenne des secteurs adjacents au secteur choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats. Ainsi, un secteur rouge entouré de secteurs verts serait possiblement plus intéressant, tandis qu’un secteur vert au centre de nombreux secteurs rouges serait peut-être à reconsidérer.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage, la proportion de la population ne faisant pas partie d’une minorité visible et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

La première chose qu’on remarque en observant la carte, c’est à quel point les zones rouges et vertes sont bien délimitées. Contrairement à une ville comme Repentigny, par exemple, où les zones vertes et rouges se côtoient et se croisent, les secteurs sont relativement bien délimités à Laval : vert à l’ouest, au nord et au nord-est ; rouge au sud et au sud-est, jaune ailleurs.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque secteur de Laval. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

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LES TROIS MEILLEURS SECTEURS

Les trois meilleurs secteurs sont tous situés dans Sainte-Rose (voir tableau plus bas).

  1. Le secteur 587 (situé dans Sainte-Rose, près du boulevard Sainte-Rose E. et de la voie ferrée) constitue le paradis des enfants : près de 35% de la population a moins de quinze ans ! De plus, le taux de monoparentalité est très bas (seulement 8%) et la situation financière du quartier est excellente, alors que 0% des ménages dépensent plus de 30% des revenus. Il s’agit également d’un quartier très stable, car 85% des ménages n’ont pas déménagé depuis plus de cinq ans. Même si on aurait aimé constater une plus haute proportion de la population ayant notre langue comme langue d’usage, les autres données sont si bonnes que ce secteur se classe au premier rang des quartiers de Laval !
  2. Le secteur 629 (situé en plein centre de Sainte-Rose) se situe au deuxième rang des meilleurs secteurs de Laval, avec 23% de sa population ayant moins de quinze ans, de même que d’excellentes statistiques quant à la cohésion sociale et à la situation financière (aucun logement nécessitant des réparations majeures). Notons que près d’un travailleur sur quatre fait son trajet domicile-travail en moins de quinze minutes.
  3. Le secteur 632 (situé dans le même secteur que le secteur 629) se situe au troisième rang des meilleurs secteurs de Laval. Avec seulement 5% de familles monoparentales, il offre des conditions optimales pour le développement des enfants. De plus, le taux de chômage, au moment du recensement, était de seulement 2%. Un quart des travailleurs vont travailler à en transport en commun, à pied ou à vélo. Un quartier intéressant !

Voici ci-bas un tableau faisant état des vingt meilleurs secteurs de Laval où élever une famille. Il est intéressant de noter que le quartier Sainte-Rose est l’hôte de onze des vingt meilleurs secteurs à Laval !

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

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LES TROIS PIRES SECTEURS

Il n’est pas besoin de chercher bien loin sur la carte pour trouver les pires secteurs de Laval : ils sont presque tous dans Chomedey !

  1. Le secteur 341 (au coin de Notre-Dame et du boulevard Chomedey) constitue le pire secteur de la ville de Laval. Avec 27% des familles qui sont monoparentales, seulement 45% de la population née au pays — le lecteur qui se questionne quant à la pertinence des données sur l’immigration ou par rapport au statut de minorité visible peut lire les études scientifiques disponibles dans la méthodologie et qui établissent clairement de quelle façon une trop grande hétérogénéité diminue la confiance qu’ont les citoyens entre eux au sein d’un quartier — 38% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger et seulement 40% parmi ceux-ci n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, ce secteur constitue le pire quartier de la ville de Laval pour élever des enfants.
  2. Le secteur 401 (au coin de Notre-Dame et du boulevard Curé-Labelle) constitue le deuxième pire secteur de la ville de Laval. Seulement 30% de la population a le français comme langue d’usage et un hallucinant 42% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger. En outre, seulement 43% parmi ceux-ci n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le secteur 342 (au coin de Chomedey et du boulevard Curé-Labelle) constitue le troisième pire secteur de Laval. La situation financière de ce secteur est tout à fait déplorable, alors que 27% des ménages se situent dans le décile inférieur des revenus tandis que le taux de chômage y était de 24% au moment du recensement. Il est également à noter que près de 36% des adultes ont le diplôme d’études secondaires comme plus haut diplôme obtenu, ce qui démontre une très faible scolarité.

Comme le montre le tableau ci-bas, dix-huit des vingt pires secteurs de Laval sont situés dans Chomedey. Si Chomedey ne faisait pas partie de Laval, cela changerait véritablement l’image de cette ville.

Les meilleurs et les pires quartiers de Laval où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

EN CONCLUSION

Si on fait exception du quartier Chomedey (et de quelques autres endroits plus défavorisés, comme Pont-Viau ou certaines parties de Laval-des-Rapides), la ville de Laval offre dans son ensemble des conditions très intéressantes pour élever des enfants. Il est à noter que les secteurs plus ruraux du quartier Saint-François constituent tous des endroits intéressants, tout comme la plupart des quartiers situés au nord de l’autoroute 440. À l’aide de ces données et en s’assurant de choisir le bon quartier, une famille désireuse d’élever des enfants mettra toutes les chances de son côté en s’établissant dans les meilleurs secteurs de Laval !

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Boucherville
19 mai 2019

La ville de Boucherville, sur la rive-sud de Montréal, se situe au septième rang des meilleures ville de la région de Montréal où élever une famille. D’une manière générale, il s’agit donc d’un excellent endroit où avoir des enfants. Pourtant, y a-t-il de meilleurs et de moins bons quartiers au sein de la ville pour assurer les meilleures chances à sa progéniture ? La réponse ici !

La carte ci-dessous (qu’il est possible de cliquer pour agrandir) est compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016). Elle fait état des meilleurs et des pires quartiers de Boucherville pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Une zone rouge à Boucherville, par exemple, est possiblement supérieure à une zone jaune dans une ville comme Montréal, par exemple, qui arrive à l’avant-dernier rang des meilleures villes de la région. Tout est relatif !Les meilleurs et les pires quartiers de Boucherville où élever des enfants. Les meilleurs secteurs sont en vert et les pires en rouge.

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Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de considérer la moyenne des quartiers adjacents au quartier choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

La première chose qui frappe en regardant ce graphique, c’est la répartition des zones plus avantagées et plus désavantagées. Un peu à l’image de Repentigny, et sauf quelques exceptions, les zones rouges et les zones vertes se croisent relativement souvent, ce qui démontre une belle mixité sociale entre les quartiers. Malgré quelques secteurs clairement en meilleure position que d’autres, la ville est loin d’être aussi divisée qu’une ville comme Sainte-Thérèse, par exemple, où les zones peuvent presque être découpés au couteau.

Malgré cela, on observe que le secteur Les Explorateurs (délimité par la route 132, la rue de Montbrun, le boulevard de Mortagne et le boulevard de Montarville) est le grand gagnant, avec nombre de quartiers qui obtiennent les meilleurs résultats.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque quartier de Boucherville. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

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Contrairement à une ville comme Boisbriand, par exemple, dont la cote Z des résultats varie de + 0.48 à -0.73, on remarque une plus grande inégalité des résultats à Boucherville, (cote Z allant de +0.82 à -1.25), ce qui signifie que les quartiers avantagés sont relativement plus avantagés et inversement pour les quartiers désavantagés.

LES TROIS MEILLEURS QUARTIERS

  1. Le quartier 61 (délimité par la rue de Monbrun jusqu’à l’extrémité de la rue Arthur-Dumouchel, les rues Arthur-Dumouchel, des Vikings, Étienne Brûlé, Duluth, Cook, Jacques Cartier, Amundsen, de la Richardière et Jacques Rousseau) constitue le meilleur quartier de Boucherville pour y élever des enfants. Juxtaposant l’école primaire des Découvreurs et accueillant à la fois le parc de Mortagne et le parc Arthur-Dumouchel, on est guère surpris de découvrir que 26% de sa population est composée d’enfants. En outre, 75% des adultes sont en couple et il y a seulement 6% de familles monoparentales. La cohésion sociale y est très acceptable également, avec 96% de la population ayant le français comme langue d’usage. Côté financier, c’est quasi-impeccable : seulement 1% des ménages dans le décile inférieur, 0% des logements nécessitant des réparations majeures, 0% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus en frais de logement, 0% de taux de chômage. Pour l’enracinement local, encore une fois c’est très bien : 31% des travailleurs font leur trajet domicile-travail en moins de quinze minutes. Ce quartier est vraiment très avantageux à presque tous les points de vue. Un des meilleurs quartiers qui a pu être observé dans plusieurs des villes qui ont déjà été analysées. Champion !
  2. Le quartier 8 (délimité par les rues Étienne-Marchand, Ivanhoë-Caron, Louis-J. Lafortune, A.-Fauteux et Claude-Dauzat) constitue le deuxième meilleur quartier de Boucherville pour y élever une famille. Même si les statistiques ne sont pas aussi impressionnantes que pour le quartier 61, elles sont très intéressantes : seulement 7% de familles monoparentales, 98% de la population ayant le français comme langue d’usage, seulement 1% des ménages dans le décile inférieur des revenus et un très bon 22% des travailleurs qui font leur trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à vélo.
  3. Le quartier 64 (délimité par les rues de Balboa, de Roberval, Louis-Hennepin, le boulevard de Mortagne et la rue Charcot) est situé dans le même secteurs que le quartier 61 et jouit donc des mêmes avantages précédemment mentionnés. C’est près de 0% des ménages qui sont le décile inférieur des revenus, 0% également des logements nécessitant des réparations majeures. Finalement, ce quartier est d’une stabilité très impressionnante : 87% des ménages n’ont pas déménagé depuis cinq ans !

les trois pires quartiers

Comme spécifié précédemment, les meilleurs et les pires quartiers sont considérés de manière comparative, c’est-à-dire que le pire quartier d’une ville très avantageuse, comme Boucherville, peut tout de même constituer un meilleur endroit qu’un quartier ordinaire dans une ville très désavantagée.

  1. Le quartier 31 (délimité par le boulevard de Montarville, les rue de Brion, de Jumonville, Hélène-Boullé et Samuel-de-Champlain) constitue le pire quartier de Boucherville. Avec seulement 38% de couples mariés, 12% des ménages dans le décile inférieur des revenus, 28% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger et un adulte sur quatre dont le diplôme d’études secondaires (DES) constitue le plus haut diplôme obtenu, il s’agit d’un quartier peu propice, en comparaison des autres, pour élever une famille.
  2. Le quartier 32 (délimité par les rues Hélène-Boullé, de Jumonville, de Brouage, Louis-Hébert et Samuel-de-Champlain) est limitrophe du quartier 31 et n’est guère beaucoup plus avantageux. On y trouve seulement 9% d’enfants, 38% des familles sont monoparentales, 28% de la population adulte a le DES comme plus haut diplôme et seulement 49% des ménages n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le quartier 19 (délimité par le boulevard de Montarville, les rues D’Avaugour, Joseph-Huet, Jean-Désy, Pierre-Larrivé, De La Salle et le boulevard de Mortagne) constitue le troisième pire quartier de Boucherville. Avec 30% des familles qui sont monoparentales, seulement 86% des citoyens ayant le français comme langue maternelle et 10% des ménages dans le décile inférieur des revenus, il s’agit d’un quartier moins intéressant, quoique beaucoup moins pire que les quartiers 31 et 32.

en conclusion

Boucherville constitue, dans son ensemble, une ville très intéressante pour y élever une famille. Même le troisième pire quartier de la ville (le 19) a des statistiques qui seraient considérées comme acceptables dans d’autres villes. Si on fait exception du secteur entre l’intersection Samuel-de-Champlain / De Montarville et le parc de la Broquerie (quartiers 31 et 32), la plupart des autres secteurs offrent des conditions avantageuses pour les enfants.

Les villes les plus sécuritaires de la région de Montréal
18 mai 2019

Quand on décide de s’installer dans une ville ou un quartier, que ce soit pour y fonder une famille ou simplement pour y travailler, il est toujours intéressant d’en savoir davantage sur sa nouvelle ville ou son nouveau quartier. Un des critères importants, surtout si on désire y avoir des enfants, est le taux de criminalité. Qui aurait envie de vivre dans un endroit où le crime est élevé ? Et quelles sont les villes les plus sécuritaires de la région de Montréal ? La réponse ici.

Sur la carte ci-bas (qu’on peut cliquer pour agrandir), sont indiquées en vert les villes les plus sécuritaires de la région métropolitaine de recensement de Montréal et en rouge celles où il y a le plus de crime. Notons qu’il n’est malheureusement pas possible d’obtenir des données précises pour chaque ville, individuellement. Les municipalités sont regroupées selon l’organisation policière dont elles dépendent. Ainsi, il est possible qu’une ville au sein d’une organisation policière ait moins de crime que sa voisine ; par exemple, Boucherville subit possiblement une criminalité moindre que Longueuil, mais puisqu’elle est sous la responsabilité de la police de Longueuil, les données entre les deux villes sont combinées. Idem pour certaines des villes sur l’île de Montréal.

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Du premier coup d’œil, on constate la supériorité des villes de banlieues sur la ville-centre. Plusieurs des villes faisant partie des meilleurs endroits où élever une famille sont également des endroits où la criminalité y est beaucoup plus basse. À l’opposé, la criminalité est beaucoup plus élevée à Montréal, mais également à Saint-Jérôme et dans le canton de Gore.

Les données ont été calculées en établissant une moyenne de trois ans (2015 à 2017) à partir de l’indice de gravité des crimes violents et de l’indice de gravité des crimes sans violence de Statistique Canada. Le premier indice considère, comme son nom l’indique, tous les crimes impliquant de la violence, incluant les menaces, le harcèlement criminel et la séquestration. Le second indice concerne les crimes contre les biens, les délits de la route, les infractions relatives aux drogues et toutes les infractions à des lois fédérales.

Statistique Canada définit l’indice de gravité de la criminalité ainsi :

L’Indice de gravité de la criminalité (IGC) mesure les variations dans le niveau de gravité de la criminalité au Canada d’une année à l’autre. On attribue à tous les crimes un poids fondé sur leur gravité. Le niveau de gravité est fondé sur les peines actuellement prononcées par les tribunaux dans l’ensemble des provinces et des territoires. Les crimes plus graves ont des poids plus élevés, et les crimes moins graves, des poids moins élevés. Par conséquent, les infractions plus graves ont un effet plus marqué sur les variations de l’Indice. L’IGCDP est établi sur la base 2006=100. Les poids de l’IGC sont mis à jour à l’aide des données de l’Enquête intégrée sur les tribunaux de juridiction criminelle (ISAC) tous les cinq ans.

Les données complètes sont disponibles dans le tableau ci-bas (qu’il est possible de cliquer) :

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Les endroits sécuritaires

  1. Repentigny et Charlemagne. Les villes de Repentigny et Charlemagne constituent les grandes gagnantes. Ce sont les endroits où la criminalité y est la plus faible dans toute la région de Montréal.
  2. Hudson, Vaudreuil-Dorion, Saint-Lazare, L’Île-Cadieux, Vaudreuil-sur-le-Lac, L’Île-Perrot, Terrasse-Vaudreuil, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Pincourt, Pointe-des-Cascades, Les Cèdres, Coteau-du-Lac, Les Coteaux et Saint-Zotique. Ces villes, situées au sud-ouest de Montréal et qui sont sous la responsabilité de la Sûreté du Québec dans le secteur Vaudreuil-Soulanges, sont les deuxièmes plus sécuritaires de la région de Montréal.
  3. Verchères, Varennes, Saint-Amable, Sainte-Julie, Saint-Mathieu-de-Beloeil, Beloeil, Carignan, Mont-Saint-Hilaire, Otterburn Park, Richelieu, McMasterville, Chambly et Saint-Mathias-sur-Richelieu. Ces villes, sous la responsabilité de la Régie Intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, constituent le troisième endroit le plus sécuritaire de la région de Montréal.

les endroits plus criminels

  1. Gore. Étrangement (ou non), c’est dans le canton de Gore, à l’extrême nord-ouest de la région de Montréal, que se trouve la pire criminalité de la région de Montréal. Ce canton, sous la responsabilité de la Sûreté du Québec d’Argenteuil.
  2. L’Île de Montréal. Sans surprise, l’île de Montréal arrive au second rang des pires endroits criminels de la région de Montréal. Bien que la proportion de crimes non-violents y soit moins élevée que dans une ville comme Saint-Jérôme, par exemple, on y trouve beaucoup plus de crimes violents. Notons qu’il s’agit de statistiques globales pour l’ensemble du Service de Police de la ville de Montréal et que certaines des villes de l’île subissent possiblement moins de criminalité.
  3. Saint-Jérôme. Sans surprise, encore une fois, la ville de Saint-Jérôme se situe au troisième rang des pires villes de la région de Montréal quant à la criminalité.

À chacun de faire le bon choix !

Les meilleures villes où élever une famille dans la région de Montréal
15 mai 2019

La région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal compte près de 4 millions d’habitants et est déterminée en fonction des habitudes de navettage de ses habitants. Il s’agit de la deuxième RMR la plus populeuse au Canada. Sur un si vaste territoire, quelles sont les meilleures villes où élever une famille ? La réponse ici.

La carte ci-dessous (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir), compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016), fait état des meilleures et des pires villes de la RMR de Montréal pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Par exemple, Montréal est en rouge parce que d’un point de vue global il s’agit comparativement d’un endroit moins intéressant pour élever des enfants, mais certains quartiers de Montréal sont sûrement supérieurs à d’autres quartiers dans d’autres villes. La moyenne de chaque ville est considérée.

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Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quinze ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici (en adaptant l’analyse par quartiers à celle des villes).

Ce qui frappe le plus en regardant cette garde, c’est à quel point les zones sont bien délimitées. On pourrait diviser la RMR de Montréal en trois sections distinctes par rapport aux endroits où élever une famille :

  1. La rive-sud de Montréal. À l’exception de deux ou trois villes, il s’agit d’un secteur très favorisé pour élever une famille.
  2. L’île de Montréal. À l’exception de deux ou trois villes, il s’agit d’un secteur très défavorisé pour élever une famille.
  3. La rive-nord de Montréal. Sauf quelques exceptions plus favorables ou défavorables, il s’agit d’un secteur relativement neutre.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque ville de la RMR de Montréal. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

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LES CINQ MEILLEURES VILLES de la région de montréal

Sans surprise, les cinq meilleures villes de la région de Montréal pour élever une famille sont toutes situées sur la rive-sud de Montréal (incluant l’ouest de la Montérégie).

  1. Saint-Isidore. Avec un habitant sur cinq ayant moins de quinze ans, 99% de la population ayant le français comme langue d’usage, seulement 4% des ménages dans le décile inférieur de revenus et plus de 34% des travailleurs faisant leur trajet domicile-travail en moins de quinze minutes (le meilleur résultat de la région de Montréal), cette municipalité constitue le lieu idéal, dans la région de Montréal, pour élever des enfants.
  2. Saint-Mathieu-de-Beloeil. Avec près de 70% de la population de quinze ans et plus en couple (le meilleur résultat de la région de Montréal), seulement 9% de familles monoparentales, seulement 3% des ménages dans le décile inférieur des revenus et un taux de chômage au moment du recensement de seulement 4%, cette ville constitue le deuxième meilleur choix de la région de Montréal pour y élever une famille.
  3. Vaudreuil-sur-le-Lac. Avec un peu moins d’un habitant sur cinq ayant moins de quinze ans, 69% de couples mariés, seulement 10% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus en frais de logement et un impressionnant 84% des habitants n’ayant pas déménagé depuis cinq ans (le meilleur résultat de la région de Montréal), Vaudreuil-sur-le-Lac constitue un choix plus qu’intéressant pour élever une famille en Montérégie ouest.
  4. Sainte-Julie. Avec 19% des habitants qui ont moins de quinze ans, seulement 2% des ménages qui ont un revenu dans le décile inférieur (le meilleur résultat de la région de Montréal) et trois ménages sur quatre n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, cette ville est un lieu de prédilection pour fonder une famille.
  5. Saint-Basile-le-Grand. Avec 22% de ses habitants qui ont moins de quinze ans et des statistiques comparables à Saint-Julie, cette ville se situe au cinquième rang des meilleures municipalités de la région de Montréal pour élever des enfants.

LES CINQ PIRES VILLES de la région de montréal

Encore une fois, pas de surprise : les cinq pires villes pour élever des enfants sont toutes situées sur l’île de Montréal.

  1. Côte-Saint-Luc. Avec seulement 16% de la population ayant le français comme langue d’usage, 55% de la population étant née au pays (le pire résultat de la région de Montréal), 37% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus en frais de logement et seulement 16% des travailleurs faisant leur trajet domicile-travail en moins de quinze minutes, cette ville constitue le pire endroit de la région de Montréal pour y élever des enfants.
  2. Montréal. Bien qu’il y a des quartiers probablement très acceptables pour élever des enfants à Montréal, en moyenne, la ville-centre de la région constitue le deuxième pire endroit pour élever des enfants. On y trouve seulement 48% de couples, 50% des habitants n’ont pas le français comme langue maternelle, seulement 66% de la population est née au pays, 31% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger et seulement 55% des ménages n’ont pas déménagé depuis cinq ans. Encore une fois, Montréal constitue une ville très inégale, mais dans son ensemble, il s’agit d’un endroit bien peu favorable pour y élever une famille.
  3. Montréal-Est. Le paradis des familles… monoparentales, avec 31% de la population de plus de quinze ans (de loin le résultat le plus élevé de la région de Montréal), et, sans surprise, seulement 43% de couples (encore une fois, le pire résultat de la région) et près de 12% des logements nécessitant des réparations majeures. Ajoutons le fait que 23% de la population de plus de quinze ans a un diplôme d’études secondaires (DES) comme plus haut diplôme obtenu, et on a une ville vraiment peu intéressante pour y fonder une famille.
  4. Sainte-Anne-de-Bellevue. Avec seulement 12% d’enfants, 31% de la population ayant le français comme langue d’usage, 11% des ménages dans le décile inférieur des revenus et 25% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, cette ville de l’ouest de l’île de Montréal n’offre guère des conditions intéressantes pour élever une famille.
  5. Dollard-Des Ormeaux. Avec seulement 14% de la population ayant le français comme langue d’usage, 60% de la population étant née au pays, plus d’un ménage sur cinq dépensant plus de 30% de ses revenus en frais de logement et 25% des habitants de plus de quinze ans ayant un DES comme plus haut diplôme obtenu, ce n’est guère un milieu très favorable pour y élever des enfants.

RIVE-SUD

Les cinq meilleures villes sur la rive-sud ont déjà été indiquées puisqu’elles sont également les meilleures de la région de Montréal.

Les cinq pires villes sur la rive-sud sont :

  1. L’Île-Perrot ;
  2. Brossard ;
  3. Longueuil ;
  4. Châteauguay ;
  5. Hudson.

îLE DE MONTRÉAL

Les cinq « meilleures » villes (on aurait envie d’écrire : « les moins pires ») sur l’île de Montréal sont :

  1. Senneville ;
  2. Beaconsfield ;
  3. Kirkland ;
  4. Baie-D’Urfé ;
  5. Montréal-Ouest.

Les cinq pires villes sur l’île de Montréal ont déjà été indiquées puisqu’elles sont également les pires de toute la région.

RIVE-NORD

Les cinq meilleures villes de la rive-nord de Montréal sont :

  1. Saint-Joseph-du-Lac ;
  2. Sainte-Marthe-sur-le-Lac ;
  3. Oka ;
  4. Rosemère ;
  5. Lorraine.

Les cinq pires villes de la rive-nord de Montréal sont :

  1. Sainte-Thérèse ;
  2. Gore ;
  3. Saint-Jérôme ;
  4. Bois-des-Filion ;
  5. Charlemagne.

EN CONCLUSION

Le meilleur endroit pour élever des enfants, d’une manière générale, se situe sur la rive-sud de Montréal. Encore une fois, il importe de rappeler que des villes qui offrent des conditions plus négatives peuvent avoir des quartiers plus favorables (Sainte-Thérèse constitue un bon exemple, alors que la ville dans son ensemble a des statistiques très mauvaises mais que certains quartiers sont tout de même plus intéressants) et qu’à l’inverse des villes offrant des conditions plus favorables peuvent avoir des quartiers moins intéressant.

Dans tous les cas, il est possible d’utiliser ces données afin de mettre toutes les chances de son côté et d’offrir les meilleures conditions possibles à ses enfants.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Boisbriand
10 mai 2019

La ville de Boisbriand, sur la rive-nord de Montréal, constitue une ville typique de banlieue, près de la ville et traversée de trois autoroutes différentes. Quels sont les meilleurs quartiers pour élever une famille ? La réponse ici.

La carte ci-dessous (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir), compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016), fait état des meilleurs et des pires quartiers de Boisbriand pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Une zone rouge à Boisbriand peut constituer un meilleur endroit qu’une zone verte dans d’autres secteurs plus défavorisés, à Montréal par exemple.

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Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de regarder la moyenne des quartiers adjacents au quartier choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

Contrairement à des villes comme Repentigny ou Terrebonne, où les zones favorisées et défavorisées de chevauchent largement, on constate à Boisbriand une division plus franche entre celles-ci, un peu à l’image de Sainte-Thérèse, quoi qu’en un peu moins marquée. On remarque notamment que sauf quelques exceptions, l’ensemble du secteur situé entre l’autoroute 15, la 640 et la rivière est plus favorisé, alors que celui au nord de la 640 et à l’est de l’autoroute 15 est plus défavorisé.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque quartier de Boisbriand. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

LES TROIS MEILLEURS QUARTIERS

Contrairement à d’autres villes, les meilleurs quartiers de Boisbriand ne se démarquent pas autant de la moyenne ; leur cote Z n’atteint même pas 0.50 tandis qu’elle atteint 0.76 à Repentigny, 0.90 à Blainville, et même 1.19 à Terrebonne ! Cela signifie que ces quartiers de Boisbriand, tout en étant les meilleurs de la ville d’un point de vue relatif, ne sont pas exceptionnellement meilleurs ; ils sont supérieurs, mais sans que leurs statistiques soient spectaculaires.

  1. Le quartier 44 (délimité par la rue Boisclair, le carré Marguerite-Bourgeoys, la rue Beaudelaire, l’avenue Bourassa, la rue de Beauvoir, la rue Jordi Bonet et l’avenue Réal Béland) constitue le meilleur quartier de Boisbriand. Avec plus de 15% de la population ayant moins de 15 ans, seulement 1% des ménages dans le décile inférieur et 85% de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, il constitue un endroit de choix où élever des enfants.
  2. Le quartier 10 (délimité par les rues de Charlesbourg, Marie C. Daveluy, Alfred Desrochers, Jean Desprez, l’avenue Jean Duceppe, l’avenue Cartier, les rues Serge-Deyglun, Pierre-Dansereau, Dumas, Delacroix et Chabanel) constitue le deuxième meilleur quartier de Boisbriand. Plus d’un résident sur cinq a moins de quinze ans et 71% des adultes sont en couple. En outre, seulement 6% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger, ce qui en fait un quartier très à l’aise.
  3. Le quartier 1 (délimité par la ville de Mirabel au nord, l’autoroute 15 à l’est, la voie ferrée et le boulevard de la Grande-Allée) constitue un autre quartier très avantageux avec beaucoup d’enfants (20%), une belle cohésion sociale, un taux de chômage à 0% au moment du recensement et 81% des ménages n’ayant pas déménagé depuis cinq ans.

LES PIRES QUARTIERS

  1. Le quartier 31 (délimité par la Montée Sanche, le chemin de la Grande Côte, la 3e avenue, la 4e avenue, le boulevard du Curé-Boivin, la rue Poitras et la rue Piette) constitue le pire quartier de Boisbriand pour élever une famille. Seulement 8% de la population est âgée de moins de quinze ans, il y a 37% de familles monoparentales et 31% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement. En outre, près d’une personne sur deux a déménagé au courant des cinq dernières années.
  2. Le quartier 38 (délimité par la rue de Calais, le boulevard des Entreprises, le boulevard du Curé-Boivin, la rue de Pierrefontaine, la rue Parthenais, la 6e avenue, le chemin de la Grande Côté, l’autoroute 15 et l’autoroute 640) est situé dans le même secteur que le quartier 31 et n’offre pas de bien meilleures conditions : seulement 36% de couples, seulement 85% des habitants ayant le français comme langue maternelle, 18% des ménages dans le décile inférieur et 28% de ceux-ci dépensant plus de 30% de leurs revenus en frais de logement.
  3. Le quartier 16 (délimité par la rue Chabot, le boulevard Cartier et la rue Castelneau) constitue un quartier plus défavorisé situé au milieu d’un secteur tout de même plus avantageux. Localement, on doit néanmoins noter qu’il y a 47% de familles monoparentales, 21% des logements nécessitant des réparations majeures et seulement 18% des travailleurs qui font leur trajet domicile-travail en moins de quinze minutes.

mentions spéciales

Une mention spéciale aux quartiers 3 et 4 qui sont, sans surprise pour les gens du coin, le ghetto juif de l’ouest de la ville. Bien qu’il serait très surprenant de considérer comme étant un quartier favorable un endroit où seulement 2% de la population a le français comme langue maternelle ou d’usage (témoignage d’un vrai repli sur soi), il est néanmoins intéressant de noter qu’on y trouve près de 50% de la population ayant moins de quinze ans et la population ayant déménagé depuis cinq ans y est également très faible. Avis aux gens qui parlent le yiddish !

en conclusion

La ville de Boisbriand constitue une ville où, sauf quelques exceptions, il n’y a pas une énorme différence entre les quartiers avantagés et désavantagés quand il est question d’élever une famille. Le secteur à l’est de la 15 est moins intéressant que celui à l’ouest, mais il y a tout de même des endroits de choix un peu partout sur le territoire. En choisissant un quartier avantagé au centre d’un secteur comprenant d’autres quartiers du même genre, on peut mettre toutes les chances de son côté pour élever une famille dans les meilleurs conditions possibles.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Terrebonne
9 mai 2019

Terrebonne constitue la dixième ville en importance au Québec. Depuis les fusions de 2001, alors qu’y ont été intégrées les anciennes municipalités de La Plaine et Lachenaie, la ville s’étend sur un large territoire avec de nombreuses zones habitées entrecoupées de zones agricoles ou industrielles. Quelles sont les meilleurs quartiers pour y fonder une famille ? La réponse ici.

La carte ci-dessous (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir), compilée grâce aux données de Statistique Canada (recensement de 2016), fait état des meilleurs et des pires quartiers de Terrebonne pour élever une famille. Cette carte est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Une zone rouge à Terrebonne peut constituer un meilleur endroit qu’une zone verte dans d’autres secteurs plus défavorisés.//pagead2.googlesyndication.com/pagead/js/adsbygoogle.js

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Les divisions de la carte sont déterminées selon les aires de diffusion de Statistique Canada. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Il est recommandé de regarder la moyenne des quartiers adjacents au quartier choisi pour obtenir une plus grande précision dans les résultats.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

En regardant la carte, on remarque une distribution assez équitable des quartiers plus avantagés et désavantagés. Bien qu’on remarque certains secteurs clairement avantagés (dans le nord-est de l’ancienne ville de La Plaine, par exemple) ou d’autres clairement désavantagés (au centre-ville, à l’est de la rue Masson), les autres secteurs sont assez diversifiés, alors que des quartiers moyennement avantagés côtoient des quartiers moyennement désavantagés.

Voici les résultats détaillés avec les statistiques par thème, pour chaque quartier de Terrebonne. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

LES CINQ MEILLEURS QUARTIERS

Contrairement à une ville comme Sainte-Thérèse, où les meilleurs quartiers sont presque tous situés dans le même secteur, les meilleurs quartiers de Terrebonne sont situés dans plusieurs secteurs différents.

  1. Le quartier 119 (délimité par les rues Saint-André, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Joseph, du Pont, Chapleau, la rivière des Mille Îles et la rue Saint-François-Xavier) constitue un quartier tout à fait exceptionnel à plusieurs points de vue. Bien qu’il serait toujours plus avantageux pour quiconque désire s’installer dans un quartier de considérer les quartiers adjacents, et que les quartiers voisins du 119 ne sont pas nécessairement les meilleurs, les statistiques du 119 sont plus qu’intéressantes. Malgré une faible proportion d’enfants, on doit noter qu’il n’y a pas de famille monoparentale, qu’il y a une excellente homogénéité sociale, que les logements sont en excellent état, que 0% des ménages dépensent plus de 30% pour se loger, que seulement 10% de la population adulte a le diplôme d’études secondaires (DES) comme plus haut diplôme obtenu, que le taux de chômage au moment du recensement était de 0% et qu’un spectaculaire 50% des travailleurs fait son trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à bicyclette.
  2. Le quartier 90 (délimité par les rues de Grondines, Duroches, des Ardennes, Robert, des Artisans, Germain et Dollard des Ormeaux) constitue un quartier de choix pour élever des enfants. Une personne sur cinq y a moins de quinze ans, seulement 1% des ménages se situe dans le décile inférieur des revenus et 79% des habitants n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le quartier 2 (délimité par le boulevard Laurier, le chemin Gauthier, la limite municipale de Sainte-Anne-des-Plaines et la limite municipale de Sainte-Sophie) constitue un excellent quartier plus rural avec beaucoup d’enfants (20% de la population) et une très grande stabilité, alors que plus de quatre ménages sur cinq y habitent depuis plus de cinq ans. On y dénote cependant un plus grand stress financier alors que 24% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement.
  4. Le quartier 170 (délimité grosso modo par la montée Dumais, le boulevard des Rives, la rue de l’Île de Mai, la rue de l’Île des Lys, la rue Florent et la rivière Mascouche) constitue un quartier très intéressant, avec 28% de la population ayant moins de quinze ans, 70% des adultes en couples mariés ou d’union libre et 80% des résidents n’ayant pas déménagé depuis cinq ans. Ce quartier se situerait probablement plus haut dans le classement si son homogénéité sociale y était plus intéressante ; seulement 86% de la population a le français comme langue maternelle.
  5. Le quartier 89 (délimité par les rues Paquin, Lorraine, Chiasson, Birch, de Beaurivage, de Deauville, de Ristigouche et Durocher) est limitrophe du quartier 90 et jouit sensiblement des mêmes avantages. Le chômage y est quasi-inexistant, les logements sont en excellent état et près d’un travailleur sur quatre se déplace en transport en commun, à pied ou à bicyclette.

LES CINQ PIRES SECTEURS

Rappelons encore une fois que la notion du « pire » est relative, c’est-à-dire qu’un quartier étant considéré comme étant le pire de Terrebonne pourrait néanmoins constituer un meilleur quartier que d’autres endroits dans d’autres villes. Il s’agit simplement des pires quartiers à Terrebonne et en comparaison des meilleurs.

  1. Le quartier 116 (situé sur l’île Saint-Jean et délimité par les rues Thomas Lapointe, François-Paquin, le boulevard J. S. Archambault et la rue Marier) constitue le pire quartier de Terrebonne pour élever une famille. Avec près d’un tiers des familles qui sont monoparentales, un tiers des adultes dont le plus haut diplôme est le DES et seulement 7% des travailleurs dont le trajet entre leur domicile et leur lieu de travail prend moins de quinze minutes, ce quartier n’est vraiment pas optimal pour y avoir des enfants. Ce n’est donc pas une surprise de constater que seulement 31% des citoyens n’ont pas déménagé depuis cinq ans.
  2. Le quartier 141 (délimité par les rues Saint-Germain, Piché, John F. Kennedy, le boulevard des Seigneurs, la rue Arthur Sanscartier, et la rue Paul VI) constitue un quartier où les ménages ont un grand stress financier, alors que 31% de ceux-ci dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement. En outre, le taux de chômage au moment du recensement y atteignait 19%.
  3. Le quartier 127 (délimité par le boulevard de Terrebonne et les rues Saint-Louis, Gagnon et Langlois) constitue le paradis de la famille monoparentale, avec 63% des familles qui sont dans cette situation ! De plus, 35% des ménages sont dans le décile inférieur des revenus.
  4. Le quartier 13 (délimité par les rues du Hêtre, de la Fléole, Stéphane, de l’Herbe bleue, de la Jonquille, du Faucon et de l’Hortensias) constitue le quartier le moins avantageux du secteur La Plaine pour élever des enfants. Il y a 38% de familles monoparentales, et seulement 83% de la population a le français comme langue maternelle. De plus, 23% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement et un famélique 4% des travailleurs font leur trajet domicile-travail en moins de 15 minutes.
  5. Le quartier 37 (délimité par les rues de Bruyères, du Bocage, des Balsamines, Philippe-Chartrand, le boulevard Laurier, la rue Guillemette, la montée Major et la rue de la Berge) constitue le cinquième pire quartier de Terrebonne pour élever une famille, avec, comme pour le quartier précédent, 38% de familles monoparentales. Il y a également 27% des adultes dont le plus haut diplôme est le DES et seulement 6% des travailleurs font leur trajet domicile-travail en transport en commun, à pied ou à bicyclette.

en conclusion

Terrebonne offre plusieurs secteurs intéressants pour élever une famille. Les quartiers avantagés et désavantagés sont généralement éparpillés sur le territoire, sauf quelques exceptions. En choisissant un quartier avantagé au centre d’un secteur comprenant d’autres quartiers du même genre, on peut mettre toutes les chances de son côté pour élever une famille dans les meilleurs conditions possibles.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Saint-Eustache
2 mai 2019

La ville de Saint-Eustache, au nord-ouest de Montréal, constitue un très bel endroit pour fonder une famille. Y a-t-il, pourtant, des quartiers qui sont supérieurs aux autres pour y élever des enfants ? Des quartiers avec beaucoup d’autres enfants pour assurer des camarades aux nôtres, une population assez homogène, pas trop de pauvreté et des habitants bien établis dans leurs quartiers respectifs ? La réponse dans cet article.

La carte ci-bas, basée sur les données du recensement de Statistique Canada de 2016, fait état des meilleurs et des pires quartiers de Saint-Eustache pour élever une famille. Cette carte, qu’il est possible de cliquer pour agrandir, est comparative, c’est-à-dire que les zones en vert sont jugées meilleures que les zones en rouge, mais qu’une zone rouge n’est pas nécessairement un mauvais endroit pour y élever des enfants. Une zone rouge à Saint-Eustache peut constituer un meilleur endroit qu’une zone verte à Montréal-Nord ou dans Côte-des-Neiges, à Montréal, par exemple.

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Les divisions de la carte ci-haut sont choisies selon les aires de diffusion de Statistique Canada et non par l’auteur. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Malheureusement (ou heureusement d’un point de vue statistique), les aires de diffusion doivent comporter un certain nombre d’habitants pour que les données soient valables.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

quatre secteurs

On peut déjà remarquer, en observant la carte, que les zones urbaines de Saint-Eustache se divisent, grosso modo, en quatre secteurs distincts quant aux conditions pour élever une famille.

  1. Le secteur à l’est de la 25e avenue est, généralement, plus défavorable pour élever une famille ;
  2. Le secteur entre le boulevard Goyer et la 25e avenue est, généralement, plus favorable pour élever une famille ;
  3. Le secteur entre la rue Saint-Eustache et le boulevard Goyer est généralement clairement défavorable pour élever une famille. ;
  4. Le secteur au nord de l’autoroute 640 est généralement favorable pour élever une famille, et plus particulièrement la partie ouest, entre Arthur-Sauvé et le boulevard René-Lévesque.

Voici les résultats détaillés, avec les statistiques par thème, pour chaque quartier de Saint-Eustache. On peut agrandir le tableau en le cliquant.

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LES CINQ MEILLEURS QUARTIERS

Les cinq meilleurs quartiers de Saint-Eustache pour élever une famille sont situés dans deux secteurs distincts.

  1. Le quartier 64 (délimité par les rues des Asters et des Azalées, l’allée de la Roseraie, la rue des Chrysanthèmes et le boulevard Binette) constitue le meilleur quartier de Saint-Eustache pour y élever des enfants, et de loin (cote Z de 1,15; contre 0,75 pour le deuxième meilleur quartier). Le tiers de la population a moins de quinze ans, ce qui en fait le paradis des enfants ! De plus, 76% de la population de plus de quinze ans est en couple, il y a une bonne homogénéité sociale, une excellente situation financière et un très bon enracinement social. Vraiment un quartier de choix pour fonder une famille !
  2. Le quartier 75 (délimité par les rues des Érables, Prud’homme, des Pruches, des Bouleaux, des Tilleuls, Dolbec et Cardinal) constitue également un quartier de choix, situé au centre d’un ensemble d’autres quartiers offrant des conditions très avantageuses pour y élever des enfants. Outre le fait qu’une école primaire (l’école au Coeur-du-Boisé) se situe dans ses limites, plus d’une personne sur cinq y a moins de quinze ans et 84% de ses ménages n’ont pas déménagé depuis cinq ans. De plus, la situation financière du quartier est excellente.
  3. Le quartier 24 (délimité par les rues de Milan et de Marseille) constitue le meilleur quartier pour élever une famille au sud de l’autoroute 640. Même si la proportion de la population ayant moins de quinze ans y est légèrement plus faible (quand même un sain 15%), cela est compensé par une excellente homogénéité sociale (94% de la population ayant le français comme maternelle et d’usage), une très bonne situation financière avec un taux de chômage de 0% au moment du recensement et un bon enracinement local.
  4. Le quartier 27 (délimité par les rues Therrien, Saint-Laurent et le boulevard Goyer) constitue également un quartier de choix pour y élever des enfants, et pas seulement parce que l’école Clair Matin s’y situe. Près d’un habitant sur cinq y a moins de quinze ans et seulement 10% des familles y sont en situation monoparentale. La situation financière y est également très bonne avec un taux de chômage comparable au quartier 24.
  5. Le quartier 35 (délimité par le boulevard Goyer, la rue du Galet, la rue Perreault, la rue des Ormes et la rue Therrien) jouit sensiblement de la même situation que le quartier 27, qui est situé juste à ses côtés. Avec 0% de ses ménages dans le décile inférieur, 0% des logements nécessitant des réparations majeures et 0% des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus en frais de logement, on peut difficilement se tromper, surtout qu’il y a également un très bon enracinement local.

LES CINQ PIRES QUARTIERS

Rappelons encore une fois que la notion du « pire » est relative, c’est-à-dire qu’un quartier étant considéré comme étant le pire de Saint-Eustache pourrait néanmoins constituer un meilleur quartier que d’autres endroits dans d’autres villes. Il s’agit simplement des pires quartiers à Saint-Eustache et en comparaison des meilleurs.

  1. Le quartier 59 (délimité par le boulevard Arthur-Sauvé, la rue Laurier, rue des Sources, le boulevard Pie-XII, la rue Beauséjour, la rue Lavoie, la rue Yves et l’autoroute 640) constitue le pire quartier de Saint-Eustache pour y élever une famille. Il n’y a que 12% des habitants qui ont moins de quinze ans et près d’une famille sur quatre est monoparentale. Seulement 84% des habitants ont le français comme langue d’usage et 31% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger. Finalement, seulement 7% des travailleurs vont travailler à en transport en commun, à pied ou à bicyclette.
  2. Le quartier 38 (délimité par les rues des Groseillers, Globensky, Chaurette, Demers, Cartier, Moreau et Hector-Lantier) constitue un des plus pauvres de la ville, avec 23% des ménages dont le revenu est situé dans le décile inférieur et 34% qui dépensent plus de 30% en frais de logement. En outre, 38% des familles sont monoparentales et 12% des logements ont besoin de réparations majeures.
  3. Le quartier 50 (délimité par les rues Boileau, Féré, Latour et la Salle, la limite de la ville de Deux-Montagnes, et les rues Gérard-Proulx, Blouin et Bigras) constitue le quartier le plus pauvre de Saint-Eustache, avec 27% des ménages dont le revenu se situe dans le décile inférieur. De plus, seulement 42% de la population de plus de 15 ans est en couple et un ménage sur deux ayant déménagé au courant des cinq dernières années.
  4. Le quartier 58 (délimité par les rues Beauséjour, de l’Accueil et Marcel, le boulevard Pie-XII, les rue Saint-Eustache, Yves et Lavoie) a une plus grande proportion d’enfants (20%), mais seulement un adulte sur deux est en couple, 34% des familles sont en situation monoparentale, seulement 84% de la population a le français comme langue maternelle, 14% des ménages ont un revenu dans le décile inférieur et un famélique 4% des travailleurs vont travailler en transport en commun, à pied ou à bicyclette.
  5. Le quartier 34 (délimité par les rues des Ormes, Perreault et du Galet, le boulevard Goyer, les rues Saint-Laurent et Théorêt) constitue un bel exemple de la mixité sociale d’une ville comme Saint-Eustache, car il est situé directement à côté du quartier 35, qui constitue le cinquième meilleur ! Voilà pourquoi il ne faut pas voir les limites comme étant définitives, mais plutôt comme une moyenne de la situation globale du quartier au complet. En l’occurrence, le quartier 34 dans son ensemble a seulement 11% de sa population qui a moins de quinze ans, seulement 49% des adultes qui sont en couple et un taux de chômage au moment du recensement de 19% !

en conclusion…

Saint-Eustache offre plusieurs secteurs de choix pour fonder une famille et qui sont, sauf quelques exceptions, relativement bien délimités, un peu à l’image de la situation à Saint-Jérôme ou de Sainte-Thérèse. Le fait que plusieurs des quartiers juxtaposés partagent la même couleur nous indique une forte fiabilité des données et le haut niveau de certitude qu’on peut avoir, si on se trouve au centre de la section en question, d’être dans un bon ou un moins bon quartier pour élever des enfants.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Blainville
30 avril 2019

La ville de Blainville se présente comme une ville de choix pour y élever une famille. Très près de Montréal, elle offre tous les avantages de la banlieue sans les inconvénients de la ville. Y a-t-il, pourtant, des quartiers plus favorables — ou défavorables — pour y élever des enfants ? C’est la réponse qui est donnée dans cet article.

Voici les résultats ci-bas (il est possible de cliquer sur l’image pour l’agrandir). Plus un secteur est en vert, meilleures sont les conditions pour y élever une famille. À l’inverse, le rouge constitue un signal comme quoi les conditions ne sont peut-être pas les meilleures. Il est cependant très important de noter qu’il s’agit d’une échelle comparative, c’est-à-dire que le pire secteur de Blainville, en rouge foncé, peut être supérieur à d’autres quartiers dans d’autres villes. Le fait d’habiter dans un secteur en orange ou en rouge ne signifie donc pas qu’il s’agit d’un mauvais endroit où élever des enfants ; il s’agit simplement d’un endroit inférieur en comparaison à d’autres endroits à Blainville.

Notez également que les divisions sont choisies selon les aires de diffusion de Statistique Canada et non par l’auteur. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs. Malheureusement, dans une ville en forte croissance démographique comme Blainville, les aires de diffusion (qui datent du recensement de 2011) n’arrivent pas toujours à suivre cette croissance, ce qui crée des débalancements entre les secteurs.


Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quatorze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Cohésion sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage et la proportion de la population étant née au pays) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

On peut déjà remarquer que contrairement à la ville voisine de Sainte-Thérèse, les quartiers plus avantagés et désavantagés sont mieux répartis. Il n’y a pas, à Blainville, de larges secteurs où tout est en vert, à l’image du Haut-Sainte-Thérèse, ou de larges secteurs tout en rouge comme le Bas-Sainte-Thérèse. On peut néanmoins remarquer certaines tendances :

  1. Tout le secteur entre la voie ferrée, Côte-Saint-Louis, Sainte-Thérèse est Seigneurie est clairement désavantagé ;
  2. La plus grande partie des quartiers longeant le boulevard Curé-Labelle sont désavantagés ;
  3. Les quartiers longeant le boulevard Céloron sont généralement avantagés ;
  4. Le secteur Fontainebleau, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, est assez hétéroclite, avec des quartiers vraiment fantastiques et d’autres qui le sont moins.

Voici les résultats détaillés, avec les statistiques par thème, pour chaque quartier. Il est possible de cliquer sur l’image pour l’agrandir.

LES 5 MEILLEURS QUARTIERS

Les cinq meilleurs quartiers sont situés dans trois secteurs distincts.

  1. Le quartier 13 (délimité par la rue de Fontenelle, jusqu’à de Joliette, et par la limite de la ville de Sainte-Thérèse) constitue le grand gagnant. Ses statistiques sont tout simplement excellentes : 21% d’enfants, 98% de la population ayant le français comme langue d’usage, aucun ménage ne dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement, taux de chômage de 0% et un travailleurs sur cinq va travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.
  2. Le quartier 12 (délimité par la rue de la Renaissance jusqu’au bout de Bruchési et Martin, puis d’Asbestos jusqu’à Batiscan, Joutel, de Fontenelle, de Matane et de Gatineau) est limitrophe du quartier 13 et jouit sensiblement de la même situation avantageuse. On peut notamment noter qu’il y a seulement 9% de familles monoparentales et 15% de la population de 15 à 64 ans dont le plus haut diplôme est le diplôme d’études secondaires (DES).
  3. Le quartier 52 (délimité par les rues Alfred Pellan, Sarah Garth, Maurice-Cullen, la 104e avenue, la rue Jean-Marc-Dansro et la rue André Pierron) arrive au troisième rang, avec une homogénéité sociale très importante et un très grand enracinement local, notamment avec plus de 85% de sa population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans.
  4. Le quartier 54 (délimité par la voie ferrée, la 92e avenue, la rue Maurice-Cullen et la 101e avenue) est situé presque à côté du quartier 52 et il constitue le paradis des jeunes enfants, alors que 26% de la population y est âgée de moins de 15 ans ! Il s’agit également d’un quartier où les habitations sont en très bon état (0% des logements nécessitant des réparations majeures).
  5. Le quartier 63 (délimité par les rues de Grand’Maison, de Tracy, de Langloiserie et de Maricourt) arrive au cinquième rang des meilleurs quartiers où élever une famille, avec des statistiques comparables à celles des quatre autres meilleurs quartiers. Il est intéressant de noter que ce quartier se situe au centre d’un secteur très favorable alors que les quartiers 62 et 64, qui sont situés juste à côté, arrivent respectueusement au 6e et au 8e rang.

les 5 pires quartiers

Encore une fois, il est important de le rappeler, il s’agit des pires quartiers en comparaison des autres quartiers de Blainville. Il serait possible, et même probable, que certains des pires quartiers de Blainville se comparent avantageusement à d’autres quartiers mieux notés dans d’autres villes. Par exemple, en regardant rapidement, on peut noter que les caractéristiques des quartiers « rouges » de Blainville semblent se comparer aux quartiers « jaunes » de Saint-Jérôme. Tout est relatif !

  1. Le quartier 39 (délimité par le boulevard Curé-Labelle jusqu’à la hauteur de la 73e avenue, la rue Alain et la 76e avenue) constitue le pire secteur de Blainville pour élever une famille. Plus d’un ménage sur quatre se situe dans le décile inférieur des revenus et plus d’un ménage sur quatre dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. En plus, le taux de famille monoparentale atteint 55% !
  2. Le quartier 41 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 87e avenue, la rue Arthur-Buies, la 85e avenue, la rue Vianney, la rue Sébastien, la rue Richard, la rue des Geais Bleus et la 89e avenue) est très près du quartier 39 et n’a guère une composition plus intéressante pour y élever une famille : 31% des ménages dépensent plus de 30% de leurs revenus pour se loger et 43% de la population de 15 à 64 ans dont le DES constitue le plus haut diplôme. En outre, seulement un maigre 44% des habitants n’a pas déménagé depuis cinq ans.
  3. Le quartier 30 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, le boulevard de la Seigneurie, l’autoroute 15, les rues Ernest-Bourque et Marie-Chapleau, la rue Camil, la 54e avenue, la rue Viateur-Raymond et la 53e avenue) constitue un quartier moins francophone (contacts moins évidents entre les enfants), avec seulement 89% de la population ayant le français comme langue maternelle, et 13% de la population n’est pas née au pays. En outre, seulement 3% de la population va travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.
  4. Le quartier 23 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 20e avenue, la rue Montcalm, la rue Frontenac et la 27e avenue) est un quartier avec beaucoup moins d’enfants (seulement 12%, ce qui est très peu… pour Blainville) et un ménage sur trois dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. Il s’agit également du deuxième quartier le plus pauvre de Blainville (après le quartier 39) si on se fit à la proportion des ménages dans le décile inférieur des revenus, avec 11%.
  5. Le quartier 28 (délimité par le boulevard Curé-Labelle, la 46e avenue, la limite de la ville de Sainte-Thérèse, le boulevard Jacques-Saint-André, la rue des Jonquilles et le boulevard des Fleurs) constitue un quartier plus stable, mais avec un taux de chômage élevé au moment du recensement (11%) et une forte proportion de la population ne parlant pas le français (seulement 85% de population de langue maternelle française). En outre, seulement 6% des travailleurs vont travailler à pied, à vélo ou en transport en commun.

MENTION SPÉCIALE

Il faut parfois faire attention aux apparences. Par exemple, on peut être surpris de voir que le quartier 6 se situe en si mauvaise position. De l’extérieur, il y a beaucoup de belles maisons et de rues tranquilles. Mais dans les faits, en moyenne, un spectaculaire 53% des ménages y dépensent plus de 30% de leurs revenus en frais de logement. Cela veut dire qu’à long terme, les réparations aux maisons risquent d’être négligées et qu’il y a une chance d’appauvrissement. On y trouve également une proportion assez élevé d’adultes dont le DES constitue le plus haut diplôme atteint (38%) et une forte proportion de locuteurs non-francophones.

En conclusion…

Blainville constitue une ville assez homogène où les quartiers de divers compositions se mêlent aux autres, un peu à l’image d’une ville comme Repentigny (et à l’inverse d’une ville comme Saint-Jérôme, où il y a une coupure plus claire entre les différents secteurs). La ville dans son ensemble a des statistiques très intéressantes pour y élever une famille et il est possible d’y trouver des quartiers où toutes les caractéristiques sont présentes pour mettre toutes les chances de son côté pour offrir une belle enfance à sa progéniture : beaucoup d’amis, une culture et une langue communes, un quartier bien entretenu et propre, et l’exemple de camarades dont les parents ont une certaine ambition dans la vie.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Repentigny
28 avril 2019

La ville de Repentigny constitue la 13e ville en importance du Québec, avec une population dépassant 85 000 individus. Issue de la fusion avec la ville de Le Gardeur, en 2002, la nouvelle ville est composée de 137 différentes aires de diffusion, la plus petite unité géographique de recensement de Statistique Canada. J’ai analysé et comparé chacune de ces unités selon plusieurs facteurs pour déterminer quels sont les meilleurs quartiers où élever une famille.

Voici les résultats, ci-bas (on peut cliquer sur l’image pour l’agrandir). Plus un quartier est imprimé en vert, meilleures sont les conditions pour y élever des enfants. À l’inverse, le rouge constitue un avertissement comme quoi les conditions ne sont peut-être pas les meilleures. Notez que les divisions sont choisies selon les aires de diffusion de Statistique Canada et non par l’auteur. Si un côté de la rue est vert et l’autre est rouge, cela signifie simplement qu’il y a une forte différence entre la moyenne des deux secteurs. S’il était possible (et logique d’un point de vue statistique) de faire une analyse par rue, on verrait un plus grand dégradé des couleurs.

Ces résultats sont basés sur une analyse comparative de quatre facteurs et quinze sous-facteurs.

  • Structure familiale (la proportion de la population âgée de moins de quine ans, la proportion de couples mariés ou en union libre et la proportion de familles monoparentales) ;
  • Homogénéité sociale (la proportion de la population ayant le français en tant que langue maternelle, la proportion de la population ayant le français en tant que langue d’usage, la proportion d’immigrants, la proportion de minorités visibles) ;
  • Situation financière (la proportion des ménages ayant un revenu dans le décile inférieur, la proportion des logements nécessitant des réparations majeures, la proportion des ménages dépensant plus de 30% de leurs revenus pour se loger, le taux de chômage et la proportion de la population dont le diplôme d’études secondaires constitue le plus haut diplôme) ;
  • Enracinement local (la proportion de la population dont le trajet domicile-travail prend moins de quinze minutes, la proportion de la population dont le trajet domicile-travail se fait en transport en commun, à pied ou à bicyclette et la proportion de la population n’ayant pas déménagé depuis cinq ans).

Plus de détails sur ces facteurs et la méthodologie suivie ici.

Contrairement à des villes comme Saint-Jérôme ou Sainte-Thérèse, on constate, en regardant la carte, que les secteurs sont beaucoup mieux répartis, c’est-à-dire que sauf quelques exceptions, il y a du vert et du rouge un peu partout. À l’inverse de Saint-Jérôme, par exemple, où quatre villes inégales avaient été fusionnées en une seule, l’ancienne ville de Le Gardeur offre elle-même une certaine diversité dans ses quartiers.

Malgré cette pluralité quant à la composition des quartiers, où des aires de diffusion plus favorables aux familles côtoient d’autres qui le sont moins, on peut néanmoins remarquer quelques secteurs qui se démarquent.

  1. Meilleur secteur. Le secteur longeant la rivière L’Assomption, à l’intérieur du quadrilatère incluant le boulevard industriel et l’autoroute 40, est particulièrement favorable y établir une famille.
  2. Pires secteurs. Le secteur situé dans le quadrilatère composé des boulevards Industriel, Iberville, Brien et de l’autoroute 4o est, au contraire, tout à fait défavorable pour élever des enfants. Idem pour celui entre Iberville et le fleuve, jusqu’à Brien.

Voici, ci-bas, le tableau complet avec chaque facteur, de même que le classement de chaque quartier (on peut cliquer pour agrandir l’image).

Les 5 meilleurs quartiers

Quatre des cinq meilleurs quartiers sont situés dans le meilleur secteur, tel que déterminé plus haut.

  1. Le quartier 47 (délimité par les rues Papineau, de Providence, Pascal, Paradis et le boulevard de l’Assomption) constitue le grand gagnant. Avec près d’un citoyen sur cinq ayant moins de 15 ans et près de trois adultes sur quatre qui sont en couple, il s’agit d’un quartier familial de choix. Le taux de chômage y était également de 0% au moment du recensement.
  2. Le quartier 46 (délimité par les rues Préfontaine, Prieur, Primeau, Provençale, Papineau, le boulevard de l’Assomption, et la rue de Percé) est limitrophe du quartier 47 et jouit sensiblement de la même situation avantageuse.
  3. Le quartier 50 (délimité par le boulevard Brien, les rues Marquis, Marceau, Larivée et les boulevards de la Rochelle et de l’Assomption) a une population plus faible d’enfants et de couples (9% et 53%), mais cela est compensé par un très fort enracinement local (94% des habitants n’ont pas déménagé depuis cinq ans) et près d’un travailleur sur quatre va travailler en transport en commun, à pied ou à vélo. Le taux de chômage y était également à 0% au moment du recensement.
  4. Le quartier 2 (délimité par la rue Saint-Paul, le chemin de la Presqu’île et les villes de Terrebonne et Mascouche) est situé en milieu plus rural et a donc une proportion beaucoup plus faible de travailleurs n’utilisant par leur voiture pour aller travailler. Par contre, il jouit d’une homogénéité sociale très intéressante, avec 98% de sa population ayant le français comme langue d’usage ou étant née au pays.
  5. Le quartier 48 (délimité par les rues Paradis, Pascal, de Providence, Marquis, le boulevard Brien et le boulevard de l’Assomption) se place en excellente position avec son 21% de sa population ayant moins de 15 ans et son 74% de la population étant constitué de couples mariés ou en union libre.

les pires quartiers

Les cinq pires quartiers sont dans les deux pires secteurs identifiés plus haut.

  1. Le quartier 60 (délimité par Notre-Dame-des-Champs, Notre-Dame et la rivière L’Assomption) constitue le pire quartier de Repentigny pour élever une famille. Même s’il y a 16% d’enfants, on y trouve 35% de familles monoparentales et un ménage sur trois dépense plus de 30% de ses revenus en frais de logement. Le taux de chômage y était également, au moment du recensement, de près de 14%. Près de 23% des ménages se retrouvent dans le décile inférieur des revenus.
  2. Le quartier 92 (délimité par les rues Laroche, Laurendeau, Landreville et Leclerc) n’est guère beaucoup mieux, avec 31% de ses ménages qui dépensent plus de 30% de ses revenus pour se loger et seulement 36% de couples mariés ou en union libre. En outre, il y a une plus forte population immigrante.
  3. Le quartier 69 (délimité par les rues Rupert, Tracy, Guy, Lévesque, Notre-Dame, Jean-Talon et le boulevard Iberville) constitue un des quartiers où la population a le plus de difficulté à payer son loyer ; plus de 44% de ses ménages y dépense plus de 30% de leurs revenus ! Avec 18% des ménages dans le décile inférieur des revenus, il s’agit d’un quartier très pauvre.
  4. Le quartier 67 (délimité par les rues Jean-Talon, Notre-Dame, du Bord-de-l’eau, Maricourt, Pierre-Rivière, Bonaventure et le boulevard Iberville) est situé exactement au sud du quartier 69 et a sensiblement la même signature, si ce n’est qu’il y a davantage d’immigrants et que la population y est légèrement plus stable (54% n’ayant pas déménagé depuis cinq ans, contre 42% pour le quartier 69).
  5. Le quartier 90 (délimité par les boulevards Industriel, Iberville, les rues Laroche, Leclerc, Louvain, Lafontaine, Le Breton, Laurendeau, Langelier, Lamontagne, Lamartine, Leblanc, Leclerc (encore), le boulevard Brien et l’autoroute 40) est semblable aux autres quartiers défavorisés : situation financière précaire, déménagements fréquents, beaucoup de familles monoparentales…

mentions spéciales

Les quartiers longeant la voie ferrée, au centre de l’ancienne ville de Le Gardeur, offrent, sans être parmi les meilleures, des conditions favorables pour y élever une famille. Le quartier 31 est particulièrement intéressant, avec près du deux tiers de la population adulte en couple et seulement 1% des ménages étant dans le décile inférieur de revenu. On doit également mentionner le quartier 7, où une personne sur quatre a moins de quinze ans !

D’autres quartiers plus centraux, notamment dans les environs de l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur (quartier 101), sont intéressants pour y élever des enfants. Je pense par exemple aux quartiers 102 et 103.

en conclusion…

Repentigny constitue une ville relativement homogène, où, sauf quelques exceptions, les quartiers plus favorisés pour élever une famille côtoient ceux qui le sont moins. Plusieurs des secteurs font état d’un enchevêtrement de ces quartiers, contrairement à d’autres villes où les secteurs favorisés et défavorisés sont beaucoup mieux délimités.

En faisant le bon choix de quartier, une famille désirant s’établir à Repentigny ou un couple souhaitant avoir des enfants mettront toutes les chances de leur côté pour assurer le meilleur développement possible à leur progéniture.

Les meilleurs quartiers où élever une famille à Sainte-Thérèse
26 avril 2019

Quand on pense à la ville de Sainte-Thérèse, sur la rive-nord de Montréal, on a immédiatement l’image du Bas-Sainte-Thérèse, plus pauvre, plus artistique, plus étudiant, et celui du Haut-Sainte-Thérèse, plus banlieusard. Il était donc évident, en compilant ces données, qu’on constaterait une différence entre les deux secteurs. Cela étant dit, la différence est beaucoup plus marquée que ce à quoi je m’attendais : c’est comme s’il y avait deux mondes entre le haut de la côte Saint-Louis et le bas de celle-ci (voir ci-bas ; cliquez sur l’image pour l’agrandir).

En fait, on pourrait peut-être diviser Sainte-Thérèse en quatre parties distinctes par rapport à l’implantation d’une famille avec enfants :

1. Le Haut. Secteur délimité par l’autoroute 15, Blainville au nord et à l’est, Côte-Saint-Louis et St-Charles. Quartier très favorable pour élever une famille.

2. L’Est. Secteur délimité par Curé-Labelle, la voie ferrée, Blainville et jusqu’à la rue Blainville elle-même environ. Quartier généralement favorable pour élever une famille.

3. Le Bas. Secteur délimité par l’autoroute 15, Côte-Saint-Louis, Curé-Labelle et la voie ferrée. Quartier généralement défavorable pour élever une famille.

4. Le Très Bas. Secteur délimité par l’autoroute 15, la voie ferrée, Curé-Labelle, la rue Blainville et l’autoroute 640. Quartier très défavorable pour élever une famille.

Voici les résultats, ci-bas, selon les facteurs, pour chaque secteur. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir et il est possible de consulter la méthodologie ici.

LES MEILLEURS QUARTIERS

Sans surprise, tous les quartiers ceinturant le boulevard des Mille-Îles ont un excellent résultat. Les quartiers numéro 37 et 45 ont des résultats un peu moins bons que la moyenne du secteur principalement à cause, pour le 37, de la faible proportion de jeunes enfants et de couples (on peut penser à de nombreuses résidences pour retraités, notamment le Jardin des Sources), tandis que le 45 a une proportion de francophones légèrement moins intéressantes que les quartiers voisins.

…ET LES PIRES

À l’inverse, les quartiers juxtaposant l’autoroute 640 et l’autoroute 15 en bas de la côte Saint-Louis, ont des résultats médiocres selon la plupart des facteurs, notamment une plus forte immigration (quartier 12), une très faible proportion d’enfants (quartier 23) ou un très faible revenu (quartier 20).

MENTION SPÉCIALE

Le quartier 7, situé dans le secteur du boulevard René A.-Robert, des rues Valiquette et Mainville, offre un bon compromis entre la vie plus banlieusarde du Haut Sainte-Thérèse et la proximité des services. Avec près de 17% de sa population ayant moins de 15 ans, une bonne cohésion sociale et un enracinement local assez important (quoi qu’on aimerait voir une plus forte rétention sur cinq ans), il s’agit d’une option intéressante pour y élever des enfants pour une famille n’ayant peut-être pas les moyens de vivre dans le Haut Sainte-Thérèse.