Archive for the ‘Enjeux sociaux’ Category

Et si on limitait le « droit » au divorce ?
2 mars 2020

Texte publié dans Le Harfang.

Comment savoir quand une société est prisonnière d’un paradigme ? Elle l’est lorsqu’elle refuse, même face à l’intransigeance des faits, de considérer une manière différente de faire les choses.

 

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Le divorce, par exemple. Nous « fêtons » le cinquantième anniversaire de son boom. Suite à sa légalisation par le gouvernement Trudeau (père) en juillet 1968, s’est opérée une véritable course à la séparation. L’indice de divortialité est rapidement passé de 9 pour 100 mariages, en 1969, à 14 en 1970, 36 en 1975, 41 en 1982 et il oscille entre 50 et 54 depuis 1995. Pour donner une idée de la révolution opérée, il est intéressant de noter qu’il y a eu, dans le district judiciaire de Montréal, 253 divorces entre 1795 et 1879, contre 11 030 entre juillet 1968 et septembre 1970 !

Jour après jour, on parle du haut taux de suicide québécois, de la faible natalité, du problème des valeurs, de l’indiscipline des enfants à l’école, des maladies mentales, de la confusion identitaire, de l’anxiété, etc. Ces problèmes ne sont pas apparus comme par magie. Même si ces troubles sont complexes, a-t-on encore le droit de faire les liens qui doivent être faits et de considérer froidement les faits ?

En effet, la destruction de la famille et le fréquent passage à la monoparentalité sont à la base d’une augmentation du suicide chez ceux ayant vécu cette situation étant enfants. On remarque également une hausse marquée des risques de problèmes psychiatriques ou reliés à l’alcool et aux drogues. Ces enfants sont également plus agressifs, plus soumis ou moins assertifs que les enfants étant élevés par leurs deux parents. Ils ont aussi des résultats scolaires plus faibles et fréquentent l’école moins longtemps. Rien de très joyeux !

Mais chut, c’est un secret.

En effet, il est périlleux de tenir un tel discours de nos jours. Car, voyez-vous, s’attaquer au « droit » de divorcer, c’est s’attaquer aux sacro-saints « droits » de la femme. Considérant que la plupart des études démontrent qu’entre 70% et 90% des ruptures sont initiées par des femmes, le fait de revenir à la valeur première de l’engagement du mariage (« jusqu’à ce que la mort nous sépare ») heurterait de plein fouet nos chères amies féministes, toujours prêtes à défendre des droits, mais plus rarement des responsabilités.

Et quelles responsabilités sont plus importantes que celles impliquant les enfants du couple se séparant ? Pensons-y : connaissez-vous beaucoup de contrats où celui qui le viole s’en tire sans conséquences, reçoit des subventions gouvernementales et où les victimes de ce bris — les enfants — n’ont aucun recours ?

La gauche féministe rétorque qu’on peut  limiter les dégâts avec une garde partagée et des ressources (car que peut faire la gauche, à part lancer à tout-vent l’argent des contribuables dans des ressources ?), mais peut-être serait-il temps de ne plus limiter, mais plutôt empêcher ?

Le génial Jordan Peterson écrit, dans son formidable livre 12 règles pour une vie :

« Était-ce vraiment une bonne idée, par exemple, de libéraliser à ce point le divorce dans les années 1960 ? Je ne suis pas sûr que ce soit l’avis des enfants dont l’existence a été déstabilisée par la liberté hypothétique que cela était censé amener. Derrière les murs si sagement érigés par nos ancêtres sont tapies l’horreur et la terreur. Nous les abattons à nos risques et périls. Inconsciemment, nous patinons sur la fine couche de glace d’un lac gelé où, dans les eaux glaciales, des monstres indescriptibles attendent notre moindre faux pas ».

Pendant des milliers d’années, et après d’autres milliers d’années d’essais et d’erreurs, nos ancêtres ont découvert qu’une façon optimale de faire fonctionner la société consiste à… * roulement de tambours *… assurer la présence du père et de la mère, ensemble, au sein d’une cellule familiale stable et durable. L’assaut féministe contre la forteresse de l’institution du mariage a peut-être temporairement réussi, mais qui peut, sans rire, affirmer que nous sommes, collectivement, plus heureux qu’il y a plus de cinquante ans ? Qui peut dire, sans sourciller, que nos enfants s’épanouissent tout aussi bien, que la courroie des valeurs de nos ancêtres à nos descendants se transmet tout aussi normalement ? Que la famille se porte bien au Québec ?

Le yin et le yang

Eckhart Tolle, écrivain et conférencier canadien dans le domaine de la spiritualité, affirmait récemment qu’un des gros problèmes dans le monde, actuellement, consiste en une trop grande préséance du yin sur le yang. Le yin, associé au féminin, représente notamment l’inconnu, le chaos ; le yang, masculin, est relié au connu, à l’ordre.

Depuis la révolution féministe, notre société, dans son ensemble, se désintègre. Le chaos a gagné ; tout ce qui était stable a été déstabilisé. La matrice nous avale. Même nos mots sont devenus interdits. La guerre masculine, globale, rationnelle, basée sur des idéaux, a été remplacée par une vengeance aveugle féminine, où le mariage est devenu un outil de prise de possession par la femme de l’homme, un outil d’asservissement et d’accaparement des ressources masculines par la femme. C’est un lieu de bataille où les enfants représentent des dommages collatéraux, des victimes à qui on refuse même le droit d’exprimer la cause de leurs malheurs.

Si un enfant devait, par exemple, blâmer sa mère d’avoir fait éclater sa famille, ne lui offrirait-on pas simplement des services psychologiques — généralement octroyés par une femme — et ayant comme finalité de rappeler à l’enfant la nécessité de respecter le « choix » de sa mère ? Ce choix (yin), qui constitue souvent, selon le psychologue Yvon Dallaire, une incapacité de la femme à s’adapter au quotidien après la lune de miel, devrait-il avoir préséance sur le devoir (yang) de respecter l’intégrité familiale permettant d’assurer le meilleur développement possible des enfants ?

Cette préséance du yin a transformé notre société d’un lieu où on reconnaissait certaines responsabilités et certaines limites à un lieu où tout est permis, où le chaos intérieur qui rôde en chacun de nous peut librement se transformer en destruction. Le devoir, loin d’être célébré comme le sain rempart des désirs éparpillés, est devenu un mot honni, car limitant l’hédonisme ambiant et empêchant la réalisation de tous les fantasmes. Dieu, dans son église, devant qui chaque marié devait s’agenouiller et se soumettre, est devenu un cadre kitsch où on consomme une illusion qui peut éclater à tout moment et tout emporter avec elle. La cérémonie du mariage sonne faux parce que le mariage est devenu faux ; le contrat éternel devant Dieu et les hommes a été rendu caduc et temporaire par un État s’étant substitué à la présence divine, aux valeurs diamétralement opposées à celles qui ont été les nôtres depuis des milliers d’années et qui ont servi de base à la civilisation et au peuple dont nous sommes les tributaires.

A-t-on le droit, en tant que nation, de tolérer cette désintégration, avec tout le malheur et les coûts sociaux qu’elle entraîne ? Combien d’enfants et de familles ont ainsi été sacrifiés au nom d’un idéal égoïste de liberté individuelle ? Ne serait-il pas temps de réintroduire un peu d’ordre et de responsabilité dans ce chaos, et de mettre des limites au « droit » au divorce ?

Les enfants du futur nous remercieront.

La peur de l’homme blanc
6 août 2019

Texte publié dans Le Harfang, juin-juillet 2019.

QUI A PEUR DE L’HOMME BLANC ?

Le retrait forcé, le 11 avril dernier, du mémoire qu’avait soumis la Fédération des Québécois de souche (FQS) à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi 9 sur l’immigration a démontré, par l’absurde, l’étendue de la peur qu’inspire toute référence à l’ethnicité. Passons sur le fait que plusieurs des dénonciateurs de ce mémoire ne l’avaient pas lu ou que l’accusation d’être antiparlementaire ne tient pas la route. Le « crime » de la FQS a simplement été de suggérer que notre identité ethnique serait quelque chose méritant d’être protégé.

Le mémoire de la FQS s’est fait bannir parce qu’il considère l’identité ethnique, mais celui de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, qui traite presque les Québécois de racistes, et parle du « racisme, un fait tangible au Québec », a été retenu. En quoi serait-il antiparlementaire d’un côté de prôner l’identité ethnique de la majorité, mais tout à fait parlementaire d’insulter cette même majorité en parlant de racisme généralisé au Québec ? Comme l’aurait écrit Voltaire : « Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer. »

On nous donne encore le droit de parler d’immigration, mais cette discussion doit se faire dans le cadre de la bienséance multiculturaliste, en évitant absolument certains termes risquant de dégager une tendance de ce qui apparaît de plus en plus comme un remplacement de population à l’échelle de notre civilisation.

NOS RÉALISATIONS

La civilisation blanche occidentale, dont notre peuple fait partie, est engluée dans cette dynamique autodestructrice. À écouter les revendications d’une certaine gauche, le fait d’être blanc constituerait un « privilège », nos sociétés seraient basées sur le racisme systémique et beaucoup des symboles qui y sont associés devraient être détruits. Nos réalisations, en tant que civilisation, sont dénigrées, et nos croyances ridiculisées ; c’est une attaque frontale contre ce que nous sommes. On réécrit l’histoire pour nous éliminer, nous qui, pourtant, sommes à la base des plus grandes réalisations de l’histoire de l’humanité.

Regardons n’importe quelle carte du monde, et l’Occident se démarque par la supériorité de son mode de vie : meilleure espérance de vie, indice de développement humain, alphabétisation, PIB par habitant, etc. Nous nous démarquons également par notre technologie : regardons autour de nous et presque tout, de la réfrigération à Internet en passant par le téléphone cellulaire ou la pénicilline, a été inventé par des hommes blancs occidentaux. Partout dans le monde, c’est en Occident qu’on souhaite vivre. C’est ici qu’on veut être soigné. C’est ici qu’on cherche à s’instruire.

Cela ne veut évidemment pas dire que les personnes ne vivant pas en Occident sont inférieures ; cela signifie seulement que du point de vue de l’expérience humaine, aucune autre civilisation n’a été capable de produire de telles conditions de vie pour ses habitants. Nous sommes les meilleurs — excusez mon manque de rectitude politique — mais on nous demande de changer et on nous interdit de célébrer ou de chercher à protéger notre caractère unique. Nous avons, de par notre mode de vie, élevé l’humain à des niveaux jamais connus depuis la nuit des temps, mais il serait temps de remettre en question ce que nous sommes et de s’attaquer à ces valeurs ou ces symboles qui nous sont si chers.

NOTRE HÉRITAGE CHRÉTIEN

Disons-le tout de go, ce qui nous sépare avant tout des autres civilisations est notre héritage chrétien. Je lisais récemment, à ce sujet, un magnifique livre du philosophe Frédéric Lenoir : Le Christ philosophe. Sa thèse est la suivante : l’enseignement de Jésus, basé sur l’égale dignité de tous, la justice et le partage, la non-violence, l’émancipation de l’individu à l’égard du groupe, l’égalité homme-femme, la liberté de choix, la séparation du politique et du religieux, et la fraternité humaine, a jeté les bases de l’humanisme moderne, qui a dû se débarrasser de l’institution ecclésiastique pour réaliser, de manière laïque, les idéaux prônés par le Christ. Lenoir appelle cela le « christianisme invisible », c’est-à-dire que nous sommes encore des Chrétiens, mais seulement désillusionnés par l’institution de l’Église. Nos valeurs, elles, demeurent celles du Christ. Nous nous identifions encore à Jésus, comme lorsqu’il va parler à la Samaritaine et considère cette femme, d’une tribu rejetée par les Juifs, comme son égale.

Les valeurs fondamentales de cet héritage chrétien constituent la base de notre civilisation. Il est donc normal que lorsque tentent de s’implanter ici d’autres religions, aux valeurs différentes, se produise un choc. Cela ne serait pas un problème en soi si nous recevions une immigration normale. Cependant, l’Occident a fait le choix de remplacer sa faible natalité par une immigration de masse. À long terme, ce choix, qui n’était pas obligatoire, porte un nom : remplacement de population. Il ne fait aucun doute qu’une masse immigrante à forte natalité finira par remplacer une population de souche à faible natalité. Aucun doute. La clé : l’intégration.

Or, cette intégration ne peut être possible qu’en donnant le goût aux immigrants de s’intégrer, c’est-à-dire, pour parler franchement, de rejeter une grande partie de leur héritage pour adopter le nôtre. Et pour cela, il faut leur donner un modèle d’intégration, une société où les habitants sont fiers, une société qui s’assume, une société donnant le goût d’y participer.

LE GOÛT D’EXISTER

Quand une société a honte, quand elle se censure elle-même, quand elle détruit ses mythes fondateurs et se présente non pas comme la plus haute réalisation humaine qu’elle est, mais comme une espèce de cancer détruisant tout sur son chemin, donne-t-elle envie aux autres cultures de s’y intégrer ?

Mettons-nous un peu à la place d’un immigrant qui arrive au Québec. Que constate-t-il ? Il observe un peuple peureux, qui a peur d’affirmer sa langue, qui n’a pas eu le courage de faire sa propre indépendance, au sein d’une civilisation ayant rejeté ses héros, rejeté son architecture, rejeté sa religion, rejeté ses valeurs fondamentales, et gangrenée par des groupuscules gauchistes bien-pensants agissant comme censure collective de quiconque oserait n’exprimer qu’un début de fierté de soi. Alors, quoi, peut-on croire que cet immigrant aura envie de s’intégrer à cette société ?

Il faut le dire et le redire : nos ancêtres ne sont pas des monstres. Les hommes blancs occidentaux n’ont pas, de manière concertée et généralisée, commis de génocide contre les Amérindiens ; ce sont nos virus et nos germes, beaucoup plus virulents, qui les ont décimés. Les hommes blancs occidentaux n’ont pas non plus créé l’esclavage ; ils y ont mis fin. Les hommes blancs occidentaux ont peut-être été à la source des deux pires guerres que le monde a connu, mais nos sociétés sont infiniment moins violentes et mortelles que beaucoup d’autres — un mort sur un champ de bataille est plus spectaculaire que des millions de morts dans des bidonvilles où on crève de la malaria ou de la diphtérie.

Comme l’écrit Frédéric Lenoir :

« Le christianisme invisible de nos sociétés modernes a sans doute des défauts, il repose certes sur une forme séculière de transcendance qui fonde nos valeurs… mais on n’a pas encore trouvé mieux pour légitimer et tenter de mettre en œuvre une éthique universelle du respect de l’autre. […] À tout prendre, ne vaut-il pas mieux une éthique humaniste issue du message judéo-chrétien que la barbarie ? »

DEUX POIDS, DEUX MESURES

La sentence d’excommunication publique qui est tombée sur la FQS par rapport à son mémoire contribue à nous rappeler que nous vivons à l’ère du deux poids, deux mesures. Non seulement les réalisations occidentales et chrétiennes sont systématiquement dévalorisées et ceux qui osent en parler soumis à la vindicte médiatique, mais on donne ouvertement la parole ou on ferme les yeux quand des adeptes du marxisme, une idéologie responsable de près de cent millions de morts, prennent la parole.

RÉCLAMER LA LIBERTÉ

Le combat de la FQS n’est pas seulement celui du peuple québécois. Il ne s’agit même pas seulement du combat occidental contre l’immigration de masse. Il est question ici de l’essence même de la liberté, c’est-à-dire d’avoir le droit d’exister et d’avoir sa propre opinion sans se faire mettre à l’index, se faire diffamer ou exclure.

Quand on permet à des gens ayant une opinion différente de la nôtre de s’exprimer, on s’assure que ce droit sera le nôtre plus tard. On écoute d’abord en vue d’être écouté plus tard. On fait le choix citoyen de participer au processus démocratique, qui nécessite le combat des idées afin d’éviter le combat de la rue.

L’alternative, on la connaît. Quand les gens cessent de se parler, quand ils se félicitent de la censure et de l’exclusion des idées qui ne sont pas les siennes, quand ils se jugent dignes de décider de ce qui a le droit d’être exprimé ou non, la démocratie meurt et l’expression légitime des préoccupations censurées prend une expression autrement plus funeste.

Laval, une ville perdue pour le français ?
20 juin 2019

Il y a un peu moins d’une dizaine d’années, je compilais des statistiques sur ce que j’appelais alors une invasion anglophone à Laval. Presque une décennie plus tard, les choses ont-elles changé ? Pas vraiment.

La carte interactive ci-dessous (basée sur les aires de diffusion de Statistique Canada) fait état de l’indice de vitalité linguistique (IVL) de l’anglais et du français à Laval. Cet indice est calculé en divisant le nombre de locuteurs de langue d’usage par celui de langue maternelle ; un résultat de 1 constitue un équilibre linguistique parfait. J’ai ensuite soustrait l’IVL français à partir de l’IVL anglais pour obtenir un différentiel de vitalité. En clair, si le différentiel est positif, il y a une plus forte vitalité anglaise (rouge sur la carte) et, à l’inverse, si le résultat est négatif, c’est le français qui jouit d’une plus forte vitalité (bleu sur la carte).

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Le résultat est aussi clair que déprimant : sauf quelques rares exceptions, la carte est presque entièrement rouge. Dans presque tous les quartiers de Laval, c’est l’anglais qui prime, c’est l’anglais qui gagne des points, c’est l’anglais qui transforme des locuteurs qui avaient une langue maternelle autre en langue d’usage anglaise. C’est l’anglais qui, dans une nation soi-disant de langue française, « intègre ».

Ce qui est encore plus inquiétant est la force de cet attrait de l’anglais : dans de nombreux quartiers, l’IVL anglais dépasse 2, voire 3, ce qui est énorme ! Par exemple, le secteur 185, autour du métro Cartier, a seulement 1,3% de sa population de langue maternelle anglaise, mais 5,3% qui ont l’anglais comme langue d’usage, pour un IVL de 4.11 ! Que de telles anomalies se produisent dans un deux quartiers serait surprenant mais possible, mais ce genre de données se répète un peu partout dans toute la ville de Laval.

La Loi 21 constitue peut-être un pas dans la bonne direction, considérant l’ampleur de l’immigration massive qu’on nous impose — tout ce qui peut rendre le Québec moins accueillant pour un immigrant constitue une avancée — mais il faudra des mesures beaucoup plus agressives et ciblant directement les privilèges anglais, des privilèges qu’aucune autre majorité sur cette planète n’accorde à sa minorité.

Si nous continuons d’attendre, Laval sera perdue. D’ailleurs, il est peut-être déjà trop tard…

Comment meurt la liberté
23 mai 2019

La liberté ne meurt pas seulement par de grandes répressions à la sauce Tian’anmen. Elle meurt également par des jugements en cour, par la répression de simples citoyens, comme c’est le cas pour Pierre Dion, qui risque la prison pour ses opinions. Non, nous ne sommes pas en URSS en 1938 ; c’est bel et bien le Québec moderne cet endroit où la liberté d’expression n’existe plus, où on a le droit d’emprisonner quelqu’un parce que ses convictions sont différentes de celles de la majorité.

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Le « crime » de Pierre Dion ? Avoir notamment traité les islamistes de « race bâtard », « d’esti de mangeux de marde » et d’avoir défendu Alexandre Bissonnette, l’homme ayant ouvert le feu dans une mosquée de Québec, en 2017. Rien de bien édifiant, en effet. Mais est-ce un crime, ou une simple opinion ? Comme l’écrivait Carole Beaulieu, dans L’Actualité : « Ce qui est jugé « haineux » par les uns n’est parfois que l’expression par les autres d’une conviction morale. »

Effectivement, qui sommes-nous pour déterminer que le droit d’un groupe à ne pas être insulté a préséance sur le droit d’un individu d’avoir une conviction morale ? Le juge Gilles Garneau affirme : « Il fait des amalgames et il mélange tout. C’est inacceptable en 2019 que les gens ne soient pas mieux informés ». J’aurais envie de demander : et alors ? C’est votre opinion, juge. Et en quoi est-ce inacceptable que les gens ne soient pas « mieux informés » ? Est-ce un crime de ne pas être « mieux informé » ? Et surtout : peut-on être informés et tenir de tels propos ? Il y a là un niveau de condescendance assez extrême de la part de ce juge, qui stipule que pour avoir une telle opinion il faut nécessairement être mal informé. Je connais des gens très bien informés qui tiennent des propos semblables.

Le juge Garneau dit également : « Les Canadiens, et surtout les Québécois, sont un peuple accueillant et tolérant. On n’a pas besoin des propos d’un individu [comme ça] ». Est-ce le rôle d’un juge de déterminer de quel genre de citoyens on a besoin ? Personnellement, je crois qu’on a davantage besoin de gens comme Pierre Dion, qui ont le courage de leurs convictions, que de gens qui participent à tuer la liberté, comme ceux qui ont voté la loi sur la propagande haineuse et ceux qui, comme le juge Garneau, l’appliquent.

C’est quand même incroyable, quand on y pense : un juge condamne un citoyen qui a donné son opinion, l’accuse d’être mal informé et soutient qu’on « n’a pas besoin des propos » d’une personne comme ça. Juge ou moraliste ? On se le demande…

la BOÎTE DE PANDORE

La « propagande haineuse » constitue une véritable boîte de Pandore. On connait le début de l’histoire, mais on ignore la fin. La loi définit l’attaque verbale contre tout « groupe identifiable ». On arrête où, alors ? Qu’est-ce qui constitue un propos haineux ? Qui est un groupe identifiable ? Si je critique les immigrants, par exemple, est-ce que cela constitue un propos haineux ? Est-ce que les immigrants sont un groupe identifiable ? Et si je critique le gouvernement ? Et si je m’oppose à une loi, à un règlement ? Si je dénonce un corps policier ?

Il faut constamment en revenir aux propos qu’aurait tenu (ou pas) Voltaire : « Pour savoir qui a réellement le pouvoir, demandez-vous de qui on ne peut pas parler. » Et de qui ne peut-on pas parler ? Des minorités, simplement. Nous vivons sous la dictature des minorités, où la fragmentation de la société, sous la gouverne du multiculturalisme canadien, leur a donné un pouvoir disproportionné et liberticide sur l’ensemble de la société.

La gauche régressive se réjouit, évidemment, d’une telle décision du juge. Elle croit qu’il est normal de « baliser » la liberté d’expression. Or, on en revient encore une fois au même problème : qui décide ce qui doit être balisé et comment empêcher que le fait de limiter la liberté d’expression ne serve des objectifs politiques, comme ce fut le cas notamment en URSS, où cette liberté était effectivement très bien « balisée ».

lA SEULE SOLUTION

Depuis des millénaires, cette liberté est balisée. Que ce soit à l’époque romaine, au Moyen-Âge, ou même après, à peu près partout sur la planète, on pouvait se faire emprisonner pour ses opinions. C’est en réaction à cela qu’a été créé le premier amendement de la constitution des États-Unis, qui protège la liberté d’expression. C’est pourquoi, aux États-Unis, il est possible de s’exprimer de la manière dont on le veut, et avec seule limite le fait de menacer ou de commettre un crime réel. Et la société, aux États-Unis, ne s’en porte pas plus mal (malgré tous ses autres défauts).

Voilà ce à quoi nous devrions aspirer : une liberté d’expression totale, comme aux États-Unis. Le contraire, nous l’avons expérimenté depuis des siècles, et c’est un échec. La liberté d’expression totale évite non seulement  d’encombrer inutilement le système de justice, mais elle permet de garder les gens au sein de nos communautés plutôt que de les exclure et de les pousser à la radicalisation.

Car, soyons honnêtes : croyez-vous que Pierre Dion va se dire : « Ah oui, c’est vrai, c’est normal que je sois condamné pour mes propos. » Non, il va se dire, avec raison, qu’il est victime d’une injustice et il va redoubler d’ardeur, quitte à modifier légèrement ses propos pour éviter le juge la prochaine fois. Il va en faire, avec raison, une question de principe et ce qui constituait pour lui une simple expression d’une soupape laissant échapper son trop-plein de vapeur, deviendra un combat héroïque et mieux articulé.

La liberté d’expression constitue quelque chose de sacré. Quand on s’attaque à ce droit, et quand ce sont systématiquement les gens de droite qui en font les frais (je ne me souviens pas d’avoir vu des adeptes du communisme arrêtés, même si cette idéologie est responsable de cent millions de morts), on crée les conditions parfaites pour une radicalisation et un renversement de l’ordre établi.

Chaque chose en son temps, mais si la situation perdure, et si on continue d’arrêter des honnêtes hommes pour leurs opinions, cela deviendra inévitable.

Les méthodes fascisantes de Xavier Camus
20 mai 2019

Je lisais la page Facebook d’un triste individu, qui s’appelle Xavier Camus, et dont la seule raison d’exister dans la vie semble être de traîner dans la boue les gens qui ont une opinion différente de la sienne. Je lisais les commentaires sur sa page, et les remerciements de gens qui le félicitaient d’avoir « démasqué » un soi-disant raciste, son appui à une autre personne voulant porter plainte à la Commission des droits de la personne, et tous les commentaires clairement haineux qui suivaient, dont la plupart des propos étaient déformés, voire inventés de toutes pièces. On a diffamé quelqu’un, on l’a insulté, on était même prêt à trouver son adresse pour aller le « visiter »… Tout ça pour quoi ?

Xavier Camus.

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Ah oui, tout ça parce qu’un nouveau site web a créé quelques cartes de quartiers où élever une famille et que dans les critères on a considéré l’immigration comme étant un facteur, à hauteur de 8,33% de l’ensemble des critères. Oui, 8,33%. Tout ça. L’auteur a osé affirmer qu’un quartier avec une plus grande cohésion sociale pouvait être supérieur à un quartier où les gens n’ont pas les mêmes référents culturels ou où les enfants ne vont pas dans les mêmes écoles, où les voisins ne peuvent pas se comprendre, etc.

Bref, vous pouvez être en accord ou en désaccord avec les propositions du site. En démocratie, on a le droit de s’exprimer, et la partie adverse s’exprime ensuite, et du choc des idées jaillit la lumière. En théorie, du moins. C’est là un concept qui est généralement bien respecté par la droite, qui tolère les idées gauchistes. La gauche, par contre, n’y comprend rien. Parce qu’un auteur a sous-entendu qu’une plus faible immigration pouvait être un facteur positif, on l’a traité de raciste, de xénophobe, de trou du cul, de con, on a signalé son site web, on a fait des plaintes à Facebook, on a harcelé toutes les pages Facebook ayant partagé le texte, on a tenté de trouver son adresse, on l’a traité de fasciste, et j’en passe. Une chance que l’auteur de cet article n’avait pas commis un réel crime, car les sbires de Camus auraient sûrement fait une crise cardiaque !

En réalité, quand on y regarde de plus près, on constate toute l’absurdité de la situation. Ces gauchistes tolèrent des gens qui se réclament du socialisme et du communisme, une idéologie responsable de cent millions de morts au vingtième siècle. Cela leur est tout à fait acceptable. Mais si un individu se prononce contre l’immigration de masse, on tente de détruire sa réputation. Et si une organisation, comme la Fédération des Québécois de souche, par exemple, tente de défendre une quelconque idée d’une collectivité méritant d’être défendue ici, on accuse ses membres d’être des néonazis, on les crucifie sur la place publique. Vous y comprenez quelque chose ?

Le fascisme anti-fasciste

Ces méthodes, cette manière d’agir, sont, paradoxalement, celles du fascisme. Quand Mussolini a pris le pouvoir, il s’est empressé d’éliminer toute forme de contre-pouvoir, tout ce qui nuisait à l’établissement de ses idées sans la moindre opposition. Les libertés ont été restreintes, les représentants ont dû montrer patte blanche face au pouvoir fasciste. Les opposants étaient éliminés.

Or, dites-moi, quelle différence y a-t-il entre ces méthodes et celles d’un Xavier Camus, par exemple, qui publiait :

Dans les deux cas, il y a la volonté de museler l’opposition, de couper le dialogue. On tourne le dos aux traditions démocratiques, on rejette l’autre, on considère que son opinion est indigne, qu’il n’a pas le droit d’exister. Si Xavier Camus était en charge d’un Goulag dans le Grand Nord, il est probable que la moitié de la population du Québec y serait déjà. Si sa page Facebook constituait un pays, la Corée du Nord aurait probablement l’air d’un paradis en comparaison.

Ces méthodes portent en elles le germe du totalitarisme. On considère son ennemi non pas comme un voisin, un citoyen comme soi, qui a tout autant le droit que soi à son opinion et à ses idées, mais comme un ennemi à abattre.

À un certain moment dans toute l’enfilade sur la page du triste sire, une personne s’est interposée et a demandé poliment qu’on respecte la liberté de l’auteur du texte d’avoir droit à ses propres idées. Que s’est-il passé, selon vous ? A-t-on répondu sur les faits ? A-t-on confronté les idées et les valeurs de chaque partie ? Non, non, non… Vous n’y êtes pas du tout. On lui a dit qu’elle n’avait pas à défendre un « raciste » (notons au passage que le fait de considérer le critère de l’immigration dans une étude ne constitue pas du racisme, mais la vérité n’intéresse pas la gauche), on lui a dit qu’elle défendait quelqu’un qui disait que les immigrants sont des criminels (ce qui est faux), on lui a dit que « tout le monde se fout de ton opinion », qu’elle se « crissait allègrement du racisme » parce que cela ne la « concernait pas », que le racisme n’est « pas une opinion », « pas de pitié pour un racistes (sic) » et qu’il est honteux qu’une personne travaillant dans son domaine ait une telle opinion. Une personne a même suggéré qu’on allait lui faire perdre sa job. Ouf, avez-vous envie de donner le pouvoir à de telles personnes ? Pas moi !

la mort de la démocratie

Ce qu’on peut constater avec cette situation, c’est l’agonie de la démocratie et de la liberté d’expression. J’ignore si Xavier Camus assume pleinement son comportement anti-démocratique ou si c’est inconscient, mais il s’agit d’un phénomène flagrant : sous prétexte de défendre une pluralité de couleurs de peau, de langues, de religions ou d’identités sexuelles, cette gauche fascisante dont il semble être un héraut prône une homogénéité de pensée totalisante et hostile à toute forme de dialogue. On ne cherche pas à convaincre son prochain : on veut l’achever. On ne considère pas que la personne ayant des idées soi-disant racistes mérite de participer au débat ; on veut l’assassiner médiatiquement. Et quiconque se met au travers de la route subit le sort qui a été celui de la personne ayant osé émettre l’idée que chacun a droit à son opinion.

Ceux qui pensent qu’il faut se méfier de la droite ont tout faux. C’est la gauche qui nous emmène tranquillement vers une guerre civile. C’est elle qui tourne le dos au compromis démocratique, qui tolère qu’on harcèle, qu’on diffame, qu’on calomnie quiconque ne cadre pas avec sa conception très limitée de ce qui est tolérable ou non. C’est elle, systématiquement, et par la suite de sa propre faillite intellectuelle depuis l’échec retentissant du communisme, qui ne fait que s’opposer et est prête à toutes les violences et intimidations pour arriver à ses fins.

Les gens comme Xavier Camus ne sont que des notes de bas de page dans le grand combat des idées qui est en route actuellement. Pendant que d’autres discutent, réfléchissent, analysent, se concertent, il œuvre au quotidien à détruire le fondement de notre civilisation et à transformer notre société en une sorte de régime totalitaire de la pensée unique où toute voie de dissidence mérite la peine capitale médiatique.

Mais il a droit à ses opinions. Voilà quelque chose que la droite lui reconnaît, elle.

Pitbulls : mettons les propriétaires en prison
16 mai 2019

De combien d’exemples aura-t-on besoin avant que le gouvernement québécois n’agisse et interdise définitivement les pitbulls, comme cela se fait en Ontario depuis plus d’une décennie ? Encore une fois, un enfant a été défiguré, à Saint-Jérôme cette fois-ci. Il jouait tranquillement dans la rue avec ses amis quand le chien la machine à tuer s’est échappée et l’a sauvagement attaqué.

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Les pitbulls (et d’autres chiens du même genre) ne sont pas des animaux de compagnie ; ce sont des chiens qui ont été croisés depuis des siècles pour être le plus agressif, vicieux et violents possible. L’ancêtre du pitbull, le Staffordshird bull terrier, était utilisé pour mordre les taureaux lors de la saignée. Il a ensuite été utilisé pour se battre contre des ours, des ânes et de grands félins. Après l’interdiction de telles sauvageries, en 1835, les chiens ont été utilisés pour se battre entre eux. Bref, ce sont des tueurs.

Bien sûr, une bonne éducation du chien peut limiter les risques, mais il n’est pas davantage sensé de donner une telle éducation à un pitbull qu’il ne le serait à un tigre, un lion ou un ours. Ce sont des animaux qui ont été croisés et recroisés pour être des tueurs. Une étude effectuée en 2014, en Arizona, a démontré que les pitbulls, même s’ils ne représentaient que 6% des chiens, ont été responsables de 29 % des morsures, dont 39 % des morsures à la tête, au cou et au visage, les plus susceptibles de conséquences graves.

Au Québec et ailleurs au Canada, il y a des lois contre la possession d’armes à feu sans permis ou d’armes à feu illégales. Or, qu’est-ce qui est le plus dangereux entre une arme à feu et un pitbull ? L’arme à feu est complètement tributaire du comportement de son propriétaire. Si elle est dans un coffre de sécurité, elle ne nuit à personne. Elle peut être dangereuse, mais uniquement par l’action de son propriétaire. Le pitbull, par contre, est imprévisible. Il peut être très doux pendant des années, puis soudainement, comme si sa génétique lui remontait à la tête, il perd la boule et attaque. C’est une bombe à retardement.

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être sans pitié

Il faut être sans pitié à l’égard des propriétaires de pitbulls. Non seulement il faut interdire définitivement ces chiens dangereux du territoire québécois, mais les villes qui, comme Saint-Jérôme, les interdisent déjà, devraient être beaucoup plus agressives dans l’application de leurs règlements.

Aurait-on des remords à agir dans le cas d’un individu en possession d’une arme à feu automatique ?

Attendrait-on pour agir si un pédophile récidiviste traînait dans le quartier ?

Éviterait-on d’agir si un automobiliste conduisait à 70 km/h dans une zone de 30 km/h où il y a plein d’enfants ?

Alors, pourquoi la ville de St-Jérôme n’applique-t-elle pas mieux son règlement sur les pitbulls et le gouvernement du Québec refuse-t-il d’agir pour protéger nos enfants ?

Les propriétaires de ces chiens tueurs doivent être ciblés et punis sans hésitation, sans pitié, et avec toute la force légale. Ces gens, en faisant passer leur plaisir personnel d’être propriétaire d’une race de chien reconnue pour sa violence avant le bien-être public, se conduisent dangereusement et doivent être punis comme tel.

Il ne suffit pas d’euthanasier, à chaque fois, le pitbull coupable. Il faut que le simple fait de posséder un tel chien dangereux mette son propriétaire hors-la-loi. Et il faut que les autorités cessent d’avoir les deux doigts dans le nez, comme à St-Jérôme, et agissent !

Aucune pitié pour les tueurs et ceux qui les promènent dans nos rues. Tu mets en danger nos enfants ? En prison !

Nos enfants méritent de grandir et de vivre en sécurité, sans craindre pour leur vie à chaque fois qu’ils croisent un chien.

La fierté de tuer
11 mai 2019

Il y a quelque chose de surréaliste dans le commentaire du maire d’Ottawa, Jim Watson, qui se dit « fier » qu’on enlève le drapeau pro-vie de l’hôtel de ville, lui qui avait été hissé pour une journée dans le cadre d’une grande marche contre l’avortement. Il aurait simplement pu annoncer son retrait, mais pourquoi cette « fierté » ? Et pourquoi cette levée de boucliers contre la nouvelle politique de l’État d’Alabama, aux États-Unis, qui criminalise définitivement l’avortement ? Même Radio-Canada parle du « droit » à l’avortement qui serait menacé.

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En fait, il n’y a ni « fierté » à enlever un drapeau protégeant la vie ni « droit » à tuer autrui. Un fœtus, c’est un enfant. L’avortement, c’est un meurtre. Il ne peut même pas y avoir de débat sur ces points. Le fœtus ne constitue rien d’autre qu’un enfant n’ayant pas encore l’âge et la constitution lui permettant de s’opposer à son propre meurtre. Mais s’il l’avait, croyez-vous qu’il dirait : « Oh oui, bonne idée maman, tue-moi, car c’est vrai que la vie est dure, que tu es jeune, que tu as été violée, que… » Non. S’il pouvait parler, il hurlerait à la vie de toutes ses forces, il s’accrocherait de ses petites mains à cette vie si chère que tous, sans exception, nous protégeons pour nous-mêmes.

Qui a le droit de décider de la vie et de la mort d’un être humain ? Contrairement à l’habituelle propagande féministe, il ne s’agit plus seulement du corps de la femme et donc de sa seule décision ; dès qu’il y a un autre humain qui est dans l’équation — et même si celui-ci est trop jeune pour être consulté — il est du devoir de la société de le protéger, même contre sa mère. Comment des gens peuvent-ils d’un même souffle s’indigner de la mort atroce d’une fillette de Granby, complètement abandonnée par les gens qui devaient s’occuper d’elle, mais de l’autre tolérer qu’on assassine près de 100 000 êtres humains par année au Canada dans le ventre de leur propre mère, là où ils devraient être le plus en sécurité et se développer en prévision de leur première goulée d’air frais ? Voyez-vous la logique ? Moi non plus, je ne la vois pas. Ou la vie est sacrée, peu importe son stade de développement, ou elle ne l’est pas.

L’argument des « pro-choix » (comme si le meurtre pouvait être un choix…) tient à ce qu’il serait mieux, dans certains cas, de tuer l’enfant avant sa naissance pour lui éviter des souffrances plus tard (handicaps, familles instables, mère immature). Or, qu’y a-t-il de pire, comme souffrance, que la mort ? Il y a là encore un illogisme : on commet la pire des souffrances contre un individu dans le but de lui éviter quelque souffrance future et hypothétique ?

Et surtout, comment savoir ce que deviendrait l’enfant qu’on exécute aussi lâchement ? Si ça se trouve, on assassine le prochain Mozart, le futur Gandhi, un homme ou une femme qui changeraient positivement ce monde. Et s’il est handicapé, cela veut-il dire pour autant qu’il n’a pas le droit à la vie ? Je connais une femme qui a eu une enfant trisomique et qui dit que ce fut la plus belle chose qui lui soit arrivée. Encore une fois : ou la vie est sacrée, ou elle ne l’est pas. Qui sommes-nous pour décider qu’à tel niveau de handicap, on peut tuer impunément et qu’à tel autre on doit laisser vivre ?

Ou la vie est sacrée, ou elle ne l’est pas. Ou on tolère le meurtre ou on ne le tolère pas. Et s’il faut un drapeau ou des lois pour protéger la vie, la véritable fierté devrait être de le hisser bien haut et de les voter.

Le reste nous déshumanise.

La dictature du plaisir
4 mai 2019

Le plaisir, de nos jours, a été érigé en tyrannie suprême : quiconque agit d’une manière s’y opposant n’aurait rien compris. Partout autour de nous, tout le monde se gave, se vautre, s’engorge de plaisir comme s’il s’agissait du bien le plus important, le seul qui compte. Il ne suffit pas de chercher bien loin pour constater à quel point le plaisir est partout. On peut, par exemple, marcher dans la rue, par une belle journée de printemps.

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C’est ce que j’ai fait aujourd’hui dans les rues de Saint-Jérôme. J’ai observé ce plaisir partout. Il y avait ce motocycliste à la moto hyper bruyante et qui accélérait avec fougue, dérangeant, pour son bon plaisir, tout le monde à un kilomètre. Cette femme de trois cents livres assise sur sur banc en train de manger une crème glacée. Cet adolescent qui a jeté son déchet par terre parce que c’était plus plaisant que de chercher une poubelle. Ces hommes assis sur leur terrasse en train de boire de la bière sur l’heure du midi. Cet autre homme qui faisait crisser les pneus de sa camionnette, probablement pour impressionner de sa virilité la femme à ses côtés, dans l’espoir d’un quelconque plaisir lubrique. Ainsi de suite.

On dirait qu’il n’est plus possible de vivre autrement que dans l’hédonisme. Quiconque agit pour une autre raison que pour son petit bien-être personnel devient de facto quelqu’un de louche. Cette communauté de sœurs qui prient Dieu ? Bizarres. Ces gens qui nettoient les berges de la rivière du Nord ? Étranges. Ou ces personnes qui militent politiquement en faveur d’idées plus marginales, et qui sacrifient parfois leur carrière pour leurs idées ? Ce sont des anomalies, des retardataires, des gens n’ayant pas compris que le plaisir est la seule chose qui compte, le seul étalon à partir duquel tout se calcule.

oser le devoir

Au-delà du plaisir, il y a peut-être un mot qu’on a oublié : le devoir. Le but de l’humain n’est peut-être pas de se donner constamment du plaisir, d’inonder ses sens d’insipides sensations dans le seul but d’envahir son cerveau de plaisantes hormones. Entre un héroïnomane se shootant du matin au soir et un obèse morbide outremangeant du lever au coucher, il n’y a qu’une différence de méthodes, pas de but. La solution : le devoir.

Le devoir, c’est comprendre qu’on existe pour autre chose que de se donner du plaisir. Le devoir vient de l’humilité de reconnaître qu’on est une simple parcelle d’un tout et que ce tout est plus grand que soi-même.

Il n’y a bien sûr aucun mal à ressentir du plaisir dans l’action, mais cette action ne devrait-elle pas servir à un but dépassant sa propre personne ?

Quel but y a-t-il à vivre constamment dans le plaisir ?

On entend parfois dire qu’on a qu’une seule vie et qu’il faut donc « en profiter », mais s’il était vrai qu’on n’a qu’une seule vie (comment savoir ?), il y a tout de même les gens qui restent après nous. Veut-on leur laisser un monde pollué, impotent, laid, bruyant, où tout ce qui est bien a été détruit et tout ce qui est mal mis sur un piédestal ?

Il faut parfois se sortir du plaisir et faire ce que doit.

La liberté contre la radicalisation
28 avril 2019

La fusillade dans une synagogue de San Diego, hier, aux États-Unis, a encore une fois provoqué une levée de boucliers contre différents sites Internet qui seraient des lieux de haine et qui inciteraient, selon certains, à commettre de tels actes. Cette fois, c’est le 8chan qui est visé ; déjà on peut lire des gens se mettre au « doxxing » et chercher à cibler la compagnie où est hébergé le site web. Il y a quelques mois, lors des attentats de Pittsburgh, c’était le réseau social Gab qui a dû se trouver un nouveau serveur, ayant perdu le sien. Et suite aux attentats de Christchurch, Facebook a promis des « restrictions » à sa plateforme en direct. Tous ces gens font fausse route et contribuent, au contraire, à renforcer le radicalisme.

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Je ne veux pas porter de jugement sur les idées véhiculées sur ces sites ni sur quelque idée que ce soit, mais si des gens considèrent que le racialisme ou le suprémacisme blanc constituent un problème, croient-ils qu’il suffit de le pousser dans des recoins toujours plus sombres pour régler le dit-problème ? S’il y a de la moisissure dans votre maison, allez-vous mettre une bâche bien hermétique par-dessus celle-ci en espérant qu’elle disparaisse ? Bien sûr que non ; vous allez au contraire tout aérer, tout exposer à la lumière. C’est la solution avec le radicalisme.

les censeurs sont coupables

Les vrais coupables de ces tueries, outre, évidemment, ceux qui les commettent eux-mêmes, sont les censeurs qui, par leur zèle, repoussent les idées minoritaires de plus en plus loin, les forçant à vivre aux marges de la société. J’avais déjà abordé ce sujet dans un article précédent ; Facebook, en censurant la droite conservatrice, contribue à sa radicalisation.

Prenons un exemple, pour illustrer mon idée. Imaginons un jeune homme au début de la vingtaine et qui a quelques sympathies nazies, sans que celles-ci soient nécessairement bien développées. Dans le scénario A, il s’exprime sur Facebook et est banni par le réseau à cause de ses propos « haineux ». Dans le scénario B, il s’exprime sur le même réseau et n’est pas banni.

Scénario A. Notre ami, appelons-le Adolphe, s’exprime sur Facebook au quotidien, y fait part de son vécu, publie des photos de paysages, et occasionnellement partage des articles en y faisant des commentaires vantant les nazis. La plupart du temps, quelques personnes l’approuvent mais la plupart, même ses amis ou sa famille, trouvent des contre-arguments ou dénoncent ses idées. Une fois, il va « trop loin » et publie un commentaire franchement raciste. Le réseau le bannit. Ayant perdu son moyen d’expression, il se met à la recherche d’autres plateformes lui permettant de s’exprimer. Il tombe sur des sites de plus en plus sombres où des gens parlent de nazisme sans honte et où il peut écrire ce qu’il veut sans censure. Il développe de nouvelles amitiés virtuelles au sein d’une communauté blanche se posant comme dernier rempart de la race blanche contre le génocide blanc et il s’éduque sur les thèmes les plus prisés de cette communauté. Il se radicalise de plus en plus jusqu’à ce que…

Scénario B. Notre ami Adolphe s’exprime sur Facebook au quotidien. Une fois, il va « trop loin » et publie un commentaire franchement raciste. Sa mère, qui ne sait pas trop bien utiliser le réseau, lui répond dans les commentaires qu’il est invité à l’anniversaire de sa grand-tante. Son cousin, ferré en politique, lui explique de quelle manière son raisonnement est faux, que la race n’existerait pas, qu’il n’y aurait que des pigments, etc. S’ensuit une longue discussion entre son cousin, lui-même, et des amis aux tendances nazies. La semaine d’après, il republie un autre commentaire où il précise sa pensée, et une autre longue discussion s’ensuit. Ainsi de suite ; à chaque commentaire plus radical, il fait face au caractère marginal de ses idées et est confronté au fait que non seulement il n’est pas le représentant de la race blanche contre le génocide blanc (des idées qu’il n’a pas encore pu exprimer de cette manière car ne s’étant pas encore radicalisé sur d’autres sites plus obscurs), mais qu’il est plutôt marginal et met dans l’embarras sa famille.

Notez, encore une fois, que je ne porte aucun jugement sur les idées prônées ici — le génocide blanc peut ou ne peut pas exister, cela n’est pas mon propos ; il s’agit d’un simple exemple de ce qui se produit face à la censure.

Dans le scénario A, Adolphe répond à la censure en se radicalisant. Il cherche et trouve des gens partageant ses idées et, privée de contre-arguments ou d’opposition, cette communauté virtuelle grandit et se radicalise jusqu’à se croire investie d’une mission de guerre sainte contre tel ou tel groupe.

Dans le scénario B, Adolphe n’a pas le choix de développer ses arguments et de faire face à la réalité de son propre statut marginal. Il doit s’afficher face à ses amis, sa famille, etc. Il avance à visage découvert et doit faire face à un barrage de critiques à chaque fois qu’il publie une idée trop controversée.

oser la liberté

Il ne s’agit pas de faiblesse ou de mollesse que de tolérer les idées haineuses. Il s’agit, au contraire, du propre d’une société démocratique et évoluée. Il s’agit de reconnaître qu’on peut s’opposer aux idées de quelqu’un de tout son être, de toutes les fibres de son corps, sans pour autant lui enlever le droit qu’il a d’exprimer ces idées.

Le monde des censeurs est trop simple pour fonctionner. Ces gens pensent qu’il suffit d’enlever une plateforme à quelqu’un pour le faire taire. Qu’il suffit de dénoncer quelqu’un pour qu’il se cache et ne revoie plus jamais la lumière du jour. Les gens et les idées ne disparaissent pas. La seule manière de faire disparaître une idée est de la remplacer par une idée plus forte.

En discréditant et en censurant systématiquement les gens ayant des idées minoritaires ou soi-disant haineuses, on ne leur permet pas de développer leur pensée en la confrontant à la communauté des pensées dans le monde, mais on favorise leur repli sur eux-mêmes et leur radicalisation au sein de communautés hermétiques ayant une vision réduite et fragmentaire des choses. Pour le moment, n’importe qui ayant le cœur assez solide peut aller commenter sur 8chan, mais si on devait bannir jusqu’à cet plateforme, n’encourageait-on pas simplement l’hermétisme de ces gens et le libre développement de leurs idées radicales en vase clos ?

La seule manière de lutter contre cette radicalisation consiste à laisser les gens libres de leurs paroles et de les garder au sein de nos communautés plutôt que de les exclure et de les pousser à l’infamie.

Et qui sait, peut-être qu’ils changeront… Ou nous changerons ?

Avons-nous peur de changer ?

L’invasion immigrante (même à Québec)
22 avril 2019

Dans le premier article de cette courte série, je faisais état de la spectaculaire augmentation de l’immigration dans la région de Montréal. La région de Québec n’est pourtant pas en reste, si on se fit aux mêmes données de Statistique Canada. Bien que le nombre total d’immigrants y est encore beaucoup plus bas — et donc plus gérable, si la volonté politique existait — la rapidité avec laquelle les immigrants s’installent dans notre capitale a de quoi inquiéter.

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En effet, la proportion d’immigrants par rapport à la population totale de la région a presque doublé, en à peine quinze ans, passant de près de 3% de la population totale à près de 6 % (voir le tableau ci-bas). Dans une ville comme Lévis, où il y a à peine quinze ans on ne rencontrait qu’un immigrant en moyenne à toutes les cent personnes croisées dans la rue, on approche de la marque du un immigrant à toutes les trente personnes. Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous ? Pas si sûr.

En effet, la situation ressemble de plus en plus à celle d’autres villes semblables de la région de Montréal, avec un simple décalage d’une demi-génération. Si la ville de Québec elle-même est passée de 4% à 7% de sa population qui est immigrante (un nombre qui ne tient pas compte des résidents non-permanents), qu’est-ce qui l’empêcherait de passer à 14% dans quinze ans ou davantage encore ? La progression n’est pas linéaire, mais exponentielle ; plus il y a d’immigrants qui s’installent, plus il devient intéressant pour d’autres immigrants d’y emménager, augmentant encore leur poids démographique. Pour le moment, ce n’est « que » 7%, mais en 2001, la ville de Longueuil n’en avait « que » 9% (18% maintenant), Vaudreuil-Dorion n’en avait « que » 5% (18% également maintenant). Quand la balance démographique se dérègle, la situation peut dégénérer rapidement.

La situation est encore plus inquiétante quand on parle des minorités visibles. Encore une fois, comme je l’avais précisé dans mon dernier article, j’utilise cette donnée sensible à défaut d’en avoir une meilleure, car Statistique Canada ne permet pas de différencier les citoyens de souche des immigrants de troisième génération. Le statut de minorité visible me semble imparfait, mais tout de même utile lorsque utilisé avec les données sur l’immigration, afin d’obtenir un portrait plus réaliste.

Dans tous les cas, la population s’identifiant comme étant une minorité visible a littéralement explosé dans la région, passant de moins de 2% à près de 5% de la population totale (voir ci-bas). Tout cela, rappelons-le, en à peine quinze ans !

RIEN N’EST JOUÉ À QUÉBEC

Rien n’est encore joué dans la région de Québec. La proportion d’immigrants et de minorités visibles se gère encore, mais qu’est-ce qui empêcherait la région de ressembler à Montréal si rien n’est fait ? Au rythme où vont les choses, il est plus que probable que dans quinze ans on obtienne des données à deux chiffres dans la ville de Québec. Et après, où se trouve la limite ? Quand les immigrants représenteront 10%, ou 20%, ou 40% de la population, croyez-vous qu’ils vont rester les bras croisés et accepter que notre culture majoritaire continue d’avoir la main haute ? Ne soyons pas naïfs…

Dans la région de Montréal, la ville de Laval a déjà constitué une ville typiquement québécoise (et donc francophone), alors qu’elle s’anglicise maintenant à vue d’œil et que les immigrants représentent désormais 28% de la population ! Qu’est-ce qui empêcherait Québec de vivre la même situation ? Le pourcentage de la population qui constitue une minorité visible a augmenté respectivement de 228% et 210% à Lévis et Québec. Trouvez-vous qu’il s’agit d’une tendance gérable ?

La solution, au final, demeure politique. Tant que nos politiciens se serreront les mains et se flatteront la bedaine parce qu’ils ont réduit l’immigration de 53 000 à 40 000 par année, la situation continuera d’empirer. Quand on est en bateau et qu’on voit la chute à l’avant, il ne suffit pas de ramer moins vite vers la catastrophe ; il faut changer de direction et vite !