Non aux immigrés syriens !

Pourquoi ramasserions-nous les pots cassés de nos voisins du sud ? C’est la question qui me vient en tête quand je pense que le Canada veut accueillir 25 000 immigrés syriens alors que les États-Unis, un pays presque dix fois plus populeux et largement responsable de la catastrophe syrienne, n’en recevra que 10 000.

Ces immigrés, ils nous attirent spontanément la sympathie. C’est un trait de notre culture, surtout au Québec, de vouloir sauver la planète entière, d’aimer le monde au point de nous oublier nous-mêmes. Il est probable que la majorité de ces immigrés soit des gens normaux, bien intentionnés, mais s’il n’y avait que 1 sur 1000 qui soit un terroriste, un terroriste comme l’immigré syrien qui a participé aux attentats de Paris, est-ce là un risque que nous voulons prendre ? Aussi, alors que nous avons des problèmes déjà si criants au Québec, avons-nous réellement besoin de recevoir des gens qui, contrairement aux immigrés habituels, ne seront pas choisis en fonction de leurs diplômes et de leurs revenus, et qui risquent ainsi de finir sur l’aide sociale et d’imposer aux autres la charge financière de leur intégration?

Ces immigrés, au fait, pourquoi émigrent-ils ? Ils émigrent parce que leur pays est en cendres. Et pourquoi l’est-il ? Parce que les États-Unis y mènent une guerre secrète contre le gouvernement légitime de Bachard al-Assad. Le Washington post a dévoilé l’été dernier que les États-Unis dépensent près d’un MILLIARD de dollars par année depuis 2013 pour renverser le gouvernement syrien. Il s’agit d’une des plus grandes opérations clandestines de tout les temps. Et le Canada, en y participant, a fait de nous des cibles. Des cibles autrement plus faciles à frapper que nombre de terroristes peuvent se cacher parmi les immigrés qu’on désire accueillir.

Il y a un dicton très connu qui recommande de ne pas cracher en l’air. Cette guerre en Syrie, elle existe parce que nos gouvernements ont décidé de s’impliquer au Moyen-Orient. Le pétrole, évidemment, en est une des causes, mais il y a également des objectifs géostratégiques, notamment d’endiguer l’Iran, ennemi juré de l’Arabie saoudite et d’Israël. Mais au final, plus on s’implique dans cette région, plus on crée le chaos. Un pays comme l’Irak, où les femmes pouvaient se promener les cheveux au vent il y a quelques décennies à peine, est devenu un refuge de fanatiques et de décapiteurs. Idem pour la Syrie, berceau de nos plus grandes religions. Des peuples évolués, des pays autrefois stables, sont devenus d’inexplicables bordels parce que nous, Occidentaux, avons jugé que nous avions le droit d’y imposer notre vision du monde par la force.

Ces immigrés, il faut les refuser. On ne prend pas cette décision parce que nous sommes des sans-cœurs. On la prend parce qu’on comprend que d’accueillir ces gens ne réglera pas le problème, qu’il nous enlisera davantage dans une situation qui ne nous concerne pas et dans une région où nous ne devrions pas être impliqués dès le départ. Un vieux proverbe dit que la première chose à faire quand on est dans un trou, c’est de cesser de creuser. Ce trou, nous y sommes parce que nous nous croyons meilleurs que le monde entier, nous croyons que nous pouvons implanter notre vision de la démocratie à des gens qui n’en ont rien à foutre, et parce que nous croyons que nous pouvons bombarder des peuples entiers impunément pour ensuite, pauvres hypocrites que nous sommes, pleurer comme des madeleines parce que ces gens viennent se venger.

Le Québec a déjà atteint sa capacité limite d’intégration et nous avons déjà assez pesé sur nos valeurs pour faire plaisir à beaucoup d’ethnies de beaucoup de pays. Nous n’avons pas encore de Front national ici pour défendre nos valeurs, mais ceux qui veulent encore une fois nous noyer sous les flots immigrants réalisent-ils vers quoi ils nous pousseront inévitablement ?