Les alliés du totalitarisme islamiste

Les attentats islamistes de Paris nous rappellent une vérité cruelle que beaucoup refusent d’entendre : l’islam n’est pas une religion de paix et d’amour. C’est une religion conquérante, une religion qui prospère dans le terreau fertile des peuples mous, une religion qui profite de l’immigration massive, une religion qui s’exprime parce que nous, Occidentaux ou Québécois, sommes plus inquiétés de nous faire accuser d’islamophobie par Françoise David que de défendre nos valeurs en nous réinventant. Nous sommes les alliés de l’islam radical parce que nous refusons le défi que cette religion nous lance.

Le génial historien Arnold Joseph Toynbee écrivait : «Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre». Selon lui, c’est le refus du défi qui cause la chute des civilisations. Celles-ci croissent et se développent sous l’impulsion d’une minorité créatrice qui, peu à peu, se transforme en minorité dominante, incapable de s’attirer le soutien autrement que par la force brute. Éventuellement, à moins d’une réorientation créatrice, les barbares aux limites de la civilisation finissent par s’allier aux barbares à l’intérieur et ils utilisent les voies de communication de la civilisation pour lui porter un coup fatal.

L’islam, actuellement, est en voie de devenir un totalitarisme religieux au même titre que les totalitarismes athées du XXe siècle. Boualem Sansal, écrivain algérien actuellement favori pour le prestigieux prix Goncourt, affirmait récemment :

«L’islam radical est déjà pleinement engagé dans la réalisation de cette transformation [vers le totalitarisme religieux]. Il a redonné vie et force à l’islam, assoupi depuis des siècles, six au moins, et un formidable désir de puissance, de conquête et de revanche aux musulmans épuisés par ces longs siècles d’appauvrissement culturel, économique et politique, aggravé à partir du XIXe siècle par le rouleau compresseur de la colonisation puis par des décennies de dictature postindépendance stérilisante. Sa jeunesse, la détermination de ses stratèges, la foi inaltérable de ses fidèles, la fougue et le goût du sacrifice de ses militants, feront la différence face aux tenants de l’ordre actuel, à leur tour atteints d’atonie, voire de déclin. »

Cet islam radical se dirige inéluctablement vers le totalitarisme et la domination parce qu’il n’a plus d’opposition en Occident. Les Lumières semblent désormais éteintes. L’athéisme a remplacé la foi chrétienne. Les merveilles techniques qui semblaient destinées à devenir le quotidien de toute l’humanité apparaissent de moins en moins accessibles, même aux Occidentaux. Les voyages sur la Lune, la guérison de la maladie, les voitures volantes, toutes ces promesses appartiennent désormais aux vieux récits de science-fiction. L’islam radical progresse parce que nous sommes en déclin. Nous avons jeté notre propre religion pour embrasser la science et la technique, et même celles-ci nous laissent de plus en plus tomber. Notre mode de vie n’inspire plus quantité de musulmans et, conséquemment, notre domination à laquelle ils consentaient faiblement, devient de moins en moins tolérable.

Si nous voulons lutter contre l’islam radical, il faut donc à la fois cesser de dominer les régions où il est présent – cesser de les bombarder ou de corrompre leurs gouvernements serait un bon point de départ – et nous réinventer nous-mêmes.

Le péril immigrant
 
Parallèlement, une baisse de l’immigration permettrait de réduire l’accès des islamistes à nos voies de communications intérieures, pour citer Toynbee, et d’augmenter nos chances d’intégrer les islamistes. Si la situation de l’immigration est problématique en France, elle est carrément scandaleuse au Québec. Selon des données de l’OCDE (2012), la France recevait 163 446 immigrants, pour une population totale de 63,5 millions d’habitants, soit un ratio de près de 1/389. Au Québec, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec, nous recevions, la même année, 55 044 immigrants, pour une population de 8,1 millions d’habitants, soit un ratio de près de 1/147.

En clair, la France, pays souverain, relativement confortable dans son identité, sa langue et ses coutumes, reçoit, proportionnellement à sa population, près de 2,6 fois MOINS d’immigrants que le Québec, simple province francophone dans un océan anglais, et nation qui a tellement peur de s’affirmer… À titre informatif, le Québec reçoit, proportionnellement à sa population, plus d’immigrants que le Danemark, le Chili, le Royaume-Uni, la Corée, l’Italie, la Finlande, le Portugal, les États-Unis, la République tchèque, la France, le Japon, Israël, la Hongrie, la Grèce, la Pologne, l’Estonie, la République slovaque, le Mexique… Nous sommes une autoroute sur laquelle roulent les autobus de l’intégrisme.

Dans les minutes ayant suivi l’attentat parisien, le président Hollande a décrété la fermeture des frontières. Pourquoi une mesure serait-elle efficace lors d’un attentat et inutile le reste du temps ? Les frontières, n’en déplaise à une certaine gauche se déclarant tout autant « citoyenne du monde » que le monde ne veut rien dire pour elle, peuvent servir à intercepter les terroristes, à réduire le flot d’immigrants permettant de cacher les terroristes, et à protéger un territoire comme celui de la France (ou le nôtre).

Aujourd’hui, nos pensées vont à la France, mais la France n’est pas seulement attaquée parce qu’elle est la France, mais parce qu’elle est l’Occident. Aujourd’hui, nous sommes tous Français, car c’est notre civilisation qui est attaquée. Nous avons tous la responsabilité – le devoir, même – de réagir en luttant de toutes les manières possibles contre les terroristes, en nous réinventant, mais également en cessant d’appuyer des partis qui veulent augmenter l’immigration ou qui ont plus peur qu’on s’en prenne aux droits individuels des islamistes sur notre territoire qu’aux droits collectifs des Québécois.