Une oasis de mépris

Les faits divers représentent quelque chose de l’âme d’un peuple. Rarement peut-on mieux comprendre l’essence d’une collectivité qu’en observant sa réaction lors de faits divers n’ayant pas passé par le filtre juridique, médiatique ou politique. Ainsi en est-il de cette saga virtuelle Lassonde, assimilée à un combat David contre Goliath, où les Québécois ont massivement pris le parti du défavorisé et où la compagnie qu’ils ont choisi de protéger leur a répondu avec un crachat au visage.

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L’ironie est savoureuse. Les Québécois ont envahi par milliers la page Facebook Oasis de Lassonde pour se plaindre de l’attitude de la compagnie à l’égard d’une petite entreprise. Nous sommes ainsi : nous nous reconnaissons toujours dans le petit qui est écrasé par le gros. Lors d’une guerre, nous appuyons le défavorisé. Au hockey de même. Dans la cour d’école aussi. Nous aimons les perdants parce que, d’une certaine manière, nous y reconnaissons notre histoire d’un peuple conquis et abusé depuis longtemps.

L’ironie est celle-ci : non seulement l’entreprise à laquelle nombre de Québécois ont choisi de s’identifier possède une raison sociale en anglais, mais sa page Facebook était jusqu’alors entièrement en anglais et, comble de l’ironie sur une montagne d’ironie, l’entreprise a choisi de les remercier d’abord en anglais !

Imaginez l’affaire : une commerçante sauve des dizaines de milliers de dollars grâce au complexe d’infériorité des Québécois, qui s’identifient systématiquement aux défavorisés et qui inondent la page d’appuis, et elle les remercie en anglais d’abord, alors qu’il n’y avait pas un seul, et je dis bien UN SEUL, message de qui que ce soit incapable de parler la langue nationale sur sa page. Peut-on imaginer plus méprisant ?

Ce complexe d’infériorité nous sauve à de nombreuses reprises, car il nous permet de comprendre les injustices vécues par d’autres. Il nous permet de ressentir plus fortement l’empathie que d’autres peuples. Il nous a permis de nous mettre à la place des Irakiens, par exemple, en 2003. Nous comprenons ceux qui souffrent et nous ressentons une certaine sympathie parce que nous sommes un peuple conquis depuis un quart de millénaire.

Cependant, il faut tracer une ligne. Lassonde ne constitue pas une multinationale étrangère méprisante écrasant une pauvre petite compagnie de chez nous. On parle plutôt ici d’une entreprise québécoise faisant valoir ses droits légaux contre une compagnie n’ayant même pas la décence d’avoir une raison sociale francophone ou de communiquer avec la population dans la langue nationale. On est loin, très loin du méchant Goliath tentant d’écraser le bon David.

Se libérer collectivement, devenir un peuple mature et libéré de ses démons, cela implique d’être capable de ne plus systématiquement appuyer un camp ou un autre sans juger des valeurs en jeu. Ce n’est pas parce qu’un gros tente d’écraser un petit que le petit a forcément raison et le gros nécessairement tort. Ces réflexes qui sont les nôtres sont ceux d’un peuple qui a trop longtemps appris à plier le dos et à subir les volontés d’autrui. Quand on accepte de perpétuer cette manière de voir les choses, on accepte de perpétuer notre propre condition de colonisé.

Olivia’s Oasis n’est pas une compagnie québécoise. C’est la première chose à réaliser. Cette entreprise est peut-être enregistrée au Québec, ces propriétaires y vivent peut-être. Mais ce n’est pas une entreprise de chez nous. Elle ne représente pas nos valeurs. Son mépris de la langue nationale ne représente rien de nous. Elle est aussi étrangère au Québec que ne le serait un « Monsieur Patate » fonctionnant en français à Moscou.

Nous aimons défendre David contre Goliath. Ce que nous devons enfin réaliser, c’est que dès qu’il est question de langue, nous sommes systématiquement David. Dès qu’il est question de respecter notre langue nationale, même une binerie comme Olivia’s Oasis représente le prolongement d’une anglomanie irrespectueuse et méprisante, où on vit sur le territoire québécois sans jamais respecter les valeurs des Québécois. Cette entreprise sera toujours pour nous une entreprise étrangère.

Ce soir, une propriétaire se couchera avec le sourire grâce aux Québécois.

Et demain, elle continuera de leur cracher au visage en communiquant avec eux dans une autre langue que la langue nationale.

C’est aussi ça, le mépris et le racisme anti-québécois.

Tant que des entreprises comme Olivia’s Oasis pourront continuer à mépriser la langue nationale des Québécois, notre langue continuera de reculer.

23 Réponses

  1. Je ne commenterai pas directement sur ce que Lassonde a fait. Je veux juste parler de l’argumentaire boiteux derrière ce texte qui semble sous-entendre que, parce que la madame parle anglais, c’est correct.

    Je suis on ne peut plus nationaliste/souverainiste. Je suis aussi très préoccupé par la perte de terrain du français au Québec. Je suis aussi conscient du fait que ce soit une entreprise anglophone, qui ne semble pas particulièrement intéressée à communiquer en français. Ça ne veut pas dire qu’elle n’a aucun droit pour autant, qu’on peut violer ses droits (si on estime que c’est le cas). Les gens se sont exprimés sur ce qu’ils estimaient être une injustice. Je pense que c’est au contraire un signe de grandeur que de faire abstraction du fait que la politique linguistique d’une entreprise ne nous plaise pas, pour défendre ses droits.

    Et chaque fois que quelqu’un dit  »Un petit gars du Saguenay »,  »Un petit gars de Shawinigan », il s’en trouve toujours un pour s’insurger que c’est un complexe d’infériorité, comme si c’était quelque chose qui nous était propre. J’entends aussi souvent parler en regardant des émissions américaines du  »P’tit gars de Brooklin », du  »P’tit gars du Michigan ». Et je ne crois pas que ce soit propre à nous de défendre la petite entreprise. Aux États-Unis, il y a bien des mouvements pour contrer Wal Mart et sauver les Mom and Pop shops. Les films Hollywoodiens regorgent d’exemples de luttes du  »petit que les grands n’ont jamais vaincu ». Franchement, je ne vois pas ce qu’il y a de si différent ici, à part de ce qu’on veut bien se faire croire.

    La bonne femme a choisi un nom anglais pour sa marque, elle a choisi de communiquer en anglais. C’est son choix, tout comme ce serait mon choix de ne pas acheter d’elle pour ces mêmes raisons. Ça ne veut pas dire pour autant qu’on aURAIT le droit de violer tous ses droits pour autant et que personne ne devrait s’en indigner. À l’extrême, cet article, dans la mesure ou quelqu’un croit que Lassonde a fait quelque chose de répréhensible, ça revient à dire  »Tu veux vivre en anglais au Québec, j’ai le droit de te fesser avec mon char… Parce que Fuck you! ».

  2. Ça se peux-tu écrire des niaiseries de même?

    Bravo, vraiment. Bravo. Demandez-vous pas pourquoi les gens n’embarquent pas dans votre projet de souveraineté avec des arguments comme ça!

  3. Faut pas tout mélanger. Il y a carence linguistique chez Olivia’s Oasis. De là à sympathiser avec les gros sabots de Lassonde, pas question.

  4. Wow! le beau ramassis d’inepties! Faut vraiment être soi-même un méchant refoulé pour baver de la sorte!

    « On parle plutôt ici d’une entreprise québécoise faisant valoir ses droits légaux contre une compagnie n’ayant même pas la décence d’avoir une raison sociale francophone ou de communiquer avec la population dans la langue nationale. On est loin, très loin du méchant Goliath tentant d’écraser le bon David. »

    Ah bon! Parce que la question linguistique annule le rapport de force?

    Pauvre petite chose.

  5. @Thierry : Qui a dit que la question linguistique annulait le rapport de force ? Je crois que tu n’as malheureusement pas le niveau pour comprendre le débat. Ce n’est pas parce que cette compagnie ne respecte pas la majorité francophone -et je le déplore- qu’on a tous les droits sur elle. Et quand tu parles de  »faire valoir ses droits légaux », doit-on te rappeler que Lassonde a perdu non pas une, mais deux fois?

    Il n’y a aucune confusion possible entre le savon Olivia’s Oasis et Oasis, point final et les tribunaux ont tranché en ce sens.

    Dis-moi, si Orangina-Schweppes, qui exploite la marque Oasis en Europe depuis 1966 s’attaquait à notre fleuron national, trouverais-tu que c’est correct? Applaudirais-tu? C’est pourtant jus vs jus, il y a matière a confusion. J’aimerais comprendre ton raisonnement. Ah non, là c’est pas pareil!

    Et pour ton information, Lassonde, c’est 1 milliard de chiffre d’affaires: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/fabrication/201106/20/01-4410751-lassonde-avale-a-grandes-lampees-aux-etats-unis.php

  6. Pauvre de nous qui protégeons notre langue. Nous nous faisons mépriser par les nôtres. Monsieur Préfontaine, nous sommes des martyrs. Ces Québécois colonisés ne savent ce qu’ils disent. Il faut leur pardonner. Leurs cerveaux ont été lavés pendant 252 ans de colonialisme. J’ai mis votre excellent texte sur le site des Jus Oasis: http://www.facebook.com/oasiscanada

  7. Monsieur Préfontaine, comme vous avez raison! Et malheureusement pour Nous, je dois vous appuyer!

    Critique des cinq premiers commentaires:

    Vraiment, les cinq premiers commentaires que je viens de lire à la suite de votre billet sont déconnectés de son message et de la réalité qui entoure leurs auteurs. Les gens s’arrêtent tout de suite aux premières apparences et se disent probablement:

    «L’auteur de ce billet n’a pas le droit de parler contre une pôôôvre petite entreprise du Québec, même si celle-ci méprise le français et les québécois, parce que la brave madame derrière la raison sociale anglaise a donné le prénom de sa fille en début de raison social, c’est tellement attendrissant. Il faut abssoooolument que je la défende.»

    Évidemment, dans ces commentaires on ne mentionne pas le prénom de la fille de la dame anglophobe mais je suis avisé du débat à cause des articles du journal (PLQ) La Presse qui eux en parlent et je suis persuadé que cela y tient lieu de fondement de ces commentaires anti-québécois de la part de colonisés profonds.

    Comme si les québécois n’avaient pas le droit d’exister en français sur leur propre sol national, le Québec.

    Avec des souverainistes de ce genre, on est assurés de ne jamais avoir le Pays du Québec de langue et de culture françaises.

    Mais ces commentaires viennent-ils de véritables souverainistes? Quoique l’un d’eux est carrément écrit de la main d’un fédéraliste qui s’assume presque en tant que colonisé profond.

    Les cinq premiers commentaires et tous ceux qui suivront pour maudire votre billet viennent confirmer le constat que fait celui-ci: nombre de québécois sont prêt à s’effacer, à se suicider collectivement pour bien paraître devant le dominateur anglais au Québec.

    Bande de peureux et de pas couilles.

    Bon courage mesdames les défenderesses des anglomanes!

    Je terminerai la critique avec la phrase célèbre de Claude Péloquin: «Vous êtes pas écoeurés de mourir bande de caves!».

    – Fin de critique –

    Sans aucune ironie Monsieur Préfontaine, je vous dis Bravo!

    Vous avez une fois de plus raison. Et vous en faites ici une superbe démonstration grâces à ces commentaires haineux contre votre billet et contre la nation fondatrice du Québec.

  8. Si vous voulez comprendre pourquoi c’est n’importe quoi cette article, juste à écouter l’entrevue avec Deborah Kudzman

    http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=129618

    L’auteur devrait vraiment faire sa recherche avant de publier ses articles ici.

  9. À Robert. J’ai écouté l’entrevue.

    1) Est-ce que cette entrevue change quoi que ce soit à la raison sociale anglophone de la compagnie ? Non.
    2) Est-ce que cette entrevue invalide le fait que la page Facebook de la compagnie est en anglais ? Non.
    3) Est-ce que cette entrevue invalide le fait que l’entreprise a remercié les Québécois en anglais alors que c’est grâce à eux qu’elle a eu ses fesses sauvées ? Non.

    Ce n’est pas de recherche dont tu aurais besoin, Robert, mais d’un cours de logique 101.

    Les Québécois en ont soupé de se faire mépriser par des entreprises comme celle de Kudzman et de se faire faire la leçon par des anglomanes bien-pensants.

  10. Si vous voulez comprendre pourquoi le billet de Monsieur Préfontaine est clair, légitime et réaliste, tenez vous informé de la réalité que vit le Québec en 2012. Voici quelques liens sous les titres qui suivent:

    Au Québec, les institutions anglaises sont sur-financées par nos deniers publiques
    http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=129&Itemid=99999999

    Des personnes âgées en souffrent dans les hôpitaux
    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/03/30/001-royal-victoria-soins-anglais.shtml

    Des institution québécoises de souche s’anglicisent
    http://m.ledevoir.com/societe/education/344228/de-l-anglais-a-hec-montreal-le-chiard-ou-le-chinese-pate

    Même en Floride on parle de l’anglicisation du Québec
    http://www.hebdofloride.com/et-pendant-ce-temps-au-quebec/ou-sen-va-le-francais/

    Ce n’est que la pointe du «iceberg». Il en sort une nouvelle quasi au quotidien. N’avez-vous pas remarqué les grèves étudiantes, les mises à pieds, les fermetures d’entreprises et l’exploitation de nos mines au profit d’étrangers qui donne 0% de redevances au peuple québécois?

    Voilà pourquoi il n’est plus question de s’effacer devant le mépris et l’hypocrisie de certaines personnes.

    S’ouvrir les yeux est parfois nécessaire pour lire et pour comprendre le message.

    Très cordialement.

  11. Merci M. Pelletier. C’est une lourde tâche que de devoir faire face à un mur d’ignorance. Le français est en voie de disparition et les bien-pensants pleurent sur le sort de l’anglais. Ça doit cesser !

    P.S. Au lien 1, je mettrais mon livre en substitution. Les données sur le sur-financement de l’Action Nationale sont vieilles, désuètes et incomplètes.

  12. Normal Monsieur Préfontaine! Je sais l’énorme tâche que représente votre travail clair et honnête: recherches, lectures, vérifications, compilations, statistiques, rédactions, vulgarisations, réécritures, sauvegardes et publications. Pour ne nommer que ces aspects. Et vous avez une famille.

    Ça me dépasse quand je vois en 2012 autant d’incompréhension, d’ignorance et de mauvaise volonté.

    On vient ici tout rejeter en bloc, de façon plutôt cavalière, sans relire pour être sûr d’avoir bien compris et sans même vérifier au préalable. Voilà ce qui m’est intolérable car vous le faites pour le bien-être et l’avenir positif des québécois.

    Ceci dit, j’ai fait exprès d’éviter vos liens pour montrer que vous n’êtes pas seul à dénoncer l’intolérable au Québec.

    Merci! à vous.

    Bonne journée!

    P.S.: par Louis Préfontaine, Apartheid Universitaire, Édition pré-vente Kindle.
    Annonce de son livre par l’auteur:
    http://ledernierquebecois.com/apartheid-universitaire

    Voir sur «Amazon-Kindle» à 6,99$:
    http://www.amazon.com/Apartheid-Universitaire-French-Edition-ebook/dp/B007I7OUE0

  13. Je suis souverainiste convaincu de longue date, je suis préoccupé par le recul du français (je me sens obligé de le répéter) et je n’approuve pas la politique linguistique de Mam’ Kudzman et je n’achèterai pas ses produits non plus. Ceci étant dit, le débat n’est pas là!

    Le problème, c’est qu’une grande corporation se permet, grâce au pouvoir de l’argent, de faire des poursuites abusives contre de petites entreprises (et je suis convaincu que par le passé, il y a eu bien des entreprises de bon Québécois purs laines comme vous les aimez qui ont subi le même sort). Quand des entreprises viennent polluer nos rivières et piller nos ressources et qu’elles font des SLAPP pour empêcher les citoyens de s’exprimer, en les poursuivant ces simples citoyens à coup de centaines de milliers de $ pour les intimider, je dis non. Quand une entreprise se permet de violer les droits d’auteur d’un créateur comme M. Claude Robinson, en pensant qu’il n’aura pas les ressources nécessaires pour se défendre en cours et en le ruinant dans le processus, je dis non. Quand une entreprise, par pur caprice, tente de ruiner une propriétaire de PME et de s’approprier le fruit de son travail pour des raisons complètement injustifiées, par pur caprice, tel que décidé par les tribunaux, je dis non. Quand les entreprises, par le pouvoir de leur argent peuvent violer toutes nos lois et contraindre n’importe quel citoyen au silence ou lui voler ce qui lui appartient, parce qu’ils savent très bien qu’ils n’ont pas les moyens de se défendre en cours, je dis non! Et quand un Robinson se lève debout et se bat contre un Greenberg, j’applaudis et je fais de même quand une Kudzman se bat contre un Lassonde. Ce combat n’a rien de linguistique !

    Le problème ici n’est pas un problème de langue. Le problème est que des grandes corporations avec des avocats payés à salaire fixe peuvent s’attaquer à n’importe quel citoyen ou petite entreprise, voler leur création, s’attribuer leur travail ou brimer leur liberté d’expression, parce qu’ils savent que le citoyen moyen n’a pas les moyens de se défendre devant les tribunaux.

    Il est normal que l’un d’entre eux finisse par se faire prendre à son jeu.

    Je suis fier d’être Québécois, j’encourage et je favorise les entreprises québécoises, mais je m’attends à ce que celles-ci adoptent une conduite sociale acceptable. Lassonde bénéficiait d’une grande cote d’amour du public, mais a démontré un mépris envers le public. Elle en a payé le prix.

    Et si ça avait été une PME québécoise francophone, qui avait été attaquée aussi injustement par un géant américain, que diriez-vous ?

    Je suis pour l’indépendance, mais je refuse de vivre dans un monde dogmatique où l’on évalue tout en blanc ou noir. Anglais = méchant, français = bon. Ce n’est pas un signe de faiblesse que de dire au gars dans ta gang, le gars de  »ta race » (sic) que  »Hey tabarnak, j’t’aime ben, mais là tu dépasses les bornes, ce que tu fais là, c’est inacceptable ».

    Poussons votre mode de pensée à l’extrême: C’est comme si un francophone pédophile agressait un enfant anglophone et qu’on disait  »On sait ben tabarnak, là ils vont se mettre du côté de la crisse d’anglaise, on va encore condamner un bon Québécois francophone… Du Saguenay en plus! ». Le fait est que la langue n’a rien à crisser dans ce débat. D’après vous, le fait que cette personne décide de ne pas faire affaire en français au Québec (ce qui n’est pas acceptable selon moi non plus, dois-je encore le rappeler) nous donne le droit de violer tous ses autres droits et de faire des poursuites abusives contre elle? Pour illustrer avec un autre exemple farfelu (question que vous puissiez comprendre), c’est comme si j’allais vous poignarder dans votre sommeil et que j’étais acquité, parce que j’ai plaidé que vous refusiez de porter votre ceinture de sécurité, alors que c’est la loi. C’est ce raisonnement absurde que vous adoptez quand vous dites que Lassonde a le droit d’attaquer Mme Kudzman en justice avec des poursuites abusives et non-fondées sur violation de marque de commerce et que c’est correct parce qu’elle ne respecte pas les lois linguistiques du Québec (alors que c’est deux choses qui n’ont rien à voir).

    Que l’anglais gagne du terrain de façon alarmante, que les institutions anglophones soient sur-financées, que le Québec subisse l’arrogance du Canada anglais depuis des centaines d’années, on est tous d’accord ici, mais ça n’a rien à crisser dans ce débat ! Quand même que tu me citerais Lévesque, Bourgault, Falardeau et tous ceux que tu veux, je m’en tabarnak, parce que ce n’est pas un débat linguistique. C’est le combat d’une bonne femme (qui se trouve à être anglophone) qui faisait du shampoing dans son crisse de sous-sol pis qui s’est fait poursuivre injustement par une compagnie (qui se trouve à être québécoise).

    Oui, vous avez sûrement des gens dans votre entourage, des bons Québécois de souche qui sont des trous de culs ou qui manquent d’éthique. Ça se peut pour nos concitoyens, ça se peut aussi pour notre compagnie et il est bon de les rappeler à l’ordre.

    Quand vous voudrez protester contre les commerces faisant affaire en anglais au Québec et méprisant le français (Olivia’s Oasis inclut) vous m’appellerez. Mais quand ce sera pour dire qu’une entreprise québécoise francophone a le droit de violer les droits des citoyens et entrepreneurs à coup de poursuite les mettant en faillite (que ceux-ci soient francophones ou non), je vais passer mon tour et vous me traîterez de traître et de chien fédéraliste, ça m’est égal. Je sais ce qui est juste et j’ai le courage de dire à mon frère ou à mon ami quand il est dans le tort, au risque de ne pas paraître  »cool », de ne pas avoir l’air d’un  »vrai ».

    Votre Québec, je n’en veux pas, je rêve de mieux pour le miens !

  14. À jeripou,

    Vous vous ridiculisez d’autant plus à chaque fois que vous venez sur ce blogue pour maudire l’auteur et l’ensemble des indépendantistes du Québec.

    Vous donnez raison au message de ce billet. Vous êtes profondément colonisé. Ça prouve aussi que gobez tout ce que disent les médias populaire et les vedettes du petit écran, tant que cela fait votre affaire et sans chercher à analyser la nouvelle.

    Si vous croyez impressionner quelqu’un avec vos sacres et vos analogies qui ne tiennent pas, vous avez raison. Mais ce n’est que vous même que cela impressionne.

    Je suis indépendantiste «séparatiste» depuis plus de 45 ans et quand bien même que vous seriez «souverainiste» depuis plus de cent, ça n’y changerais rien pour moi. Vous n’êtes pas indépendantiste, vous êtes «provincialiste».

    En vous cachant derrière un pseudonyme non identifiable, vous venez cracher votre venin par pure défoulement, en cherchant querelle et en tentant d’intimider. Ça ne vous donne pas raison. Ça démontre votre état d’esprit.

    Pour ma part, c’est de votre province de Québec britannique dont je ne veux plus. Je veux, comme Monsieur Préfontaine et les indépendantistes québécois, un Pays du Québec de langue et de culture françaises.

    Cela dit, calmez vous un peu, votre tension artérielle va atteindre des sommets et vous vous retrouverez dans un hôpital ou l’on vous soignera dans la langue de Shakespeare.

    Bonne journée quand même !

  15. M. Pelletier,
    Je répète que je suis indépendantiste, souverainiste et tout ce que vous voudrez. J’ai vécu en Outaouais et dans des quartiers anglophones de Montréal et j’ai toujours refusé qu’on me serve en anglais. Je suis sensible (et au courant) de tous les exemples que vous avez mentionné (service unilingue anglais dans nos hôpitaux, sur-financement des institutions d’enseignement anglophones, recul du français, etc.), mais ils n’ont rien à avoir, absolument rien à voir avec le cas qui nous occupe. Je suis tout à fait conscient que mes analogies étaient grossières et farfelues (je l’ai même mentionné), mais c’est ce que j’ai pu trouver de mieux pour illustrer l’absurdité de votre réflexion qui est tout aussi ridicule et farfelue !
    Mes questions pour vous:
    Q1- Est-ce qu’il y avait une confusion possible entre les jus Oasis et les shampoins Olivia’s Oasis ? Répondez-svp, c’est après tout le fond de la question.
    Q2 – Si une grande entreprise canadienne anglaise s’attaquait à une PME québécoise francophone, en faisant des poursuites abusives et en ruinant ses propriétaires, est-ce que vous diriez que c’est juste ? Répondez svp.
    Q3 – Est-ce que vous êtes préoccupé par le fait que n’importe quelle entreprise, québécoise ou non, puisse s’attaquer à un citoyen ordinaire sans raison valable et le ruiner en frais juridique, simplement parce qu’elle sait que ce citoyen n’a pas les ressources financières nécessaires pour se défendre adéquatement ?
    Q4 – À la lecture des trois premières questions, avez-vous cheminé et compris qu’il ne s’agissait pas ici d’un débat linguistique? Avez-vous compris que même en étant totalement en désaccord avec le choix de Mme Kudzman de servir ses clients en anglais, qu’on puisse, sans être un  »sale chien colonisé » croire que certaines pratiques ne sont pas acceptables dans notre société ? Répondez svp.
    Q5 – Nous vivons dans un État de droit et je ne crois pas que ça change dans un Québec indépendant. Est-ce que parce qu’un citoyen ne respecte pas une loi -aussi chère nous soit-elle- fait en sorte qu’on ait le droit de violer tous ses droits ? L’Assemblée Nationale nous a doté d’une loi nous protégeant les citoyens contre les poursuites abusives. Est-ce que certains citoyens ne devraient pas avoir accès à cette protection ? Si oui, pourquoi et sur quelles bases? Répondez svp.

    Q6 – A-ton le droit selon vous de dénoncer les pratiques d’une entreprise québécoise francophone ? Est-ce qu’on doit par exemple supporter les actions de SNC Lavallin parce qu’ils sont  »de notre gang » ? Répondez svp.

    Ce que vous ne semblez pas comprendre, c’est que le fait qu’une entreprise viole nos lois linguistiques ne nous donne pas tous les droits sur celle-ci. Mettons-là à l’amende, boycottons-la elle aussi. Vous avez une vision dogmatique. Comme certaines féministes pensent que l’homme est la source de tous les maux, qu’il est toujours le méchant, qu’il a toujours tort, comme certains noirs se voient toujours en opprimés, vous, vous croyez que le francophone a toujours raison, que l’anglophone est toujours le méchant qui veut oppresser. Tel un W. Bush, vous dites  »If you aren’t with us, you’re against us! » Je pense qu’un esprit intelligent est capable de faire preuve de nuance et d’analyse. Le vôtre est unidimensionnel, rigide, catégorique. Capable de bien vous exprimer, certes, de trouver des références, certes, mais incapable de comprendre et d’analyser, vous appliquez une règle simple: S’il y a un conflit entre un anglophone et un francophone, le francophone a raison et à tous les droits et quiconque ose apporter une quelconque nuance est un traître et un vassal de l’Empire Britannique. Misère! Le fait est que vous êtes programmé, trop programmé pour comprendre que je suis d’accord avec vous sur tous les points que vous emmenez (qui n’ont rien à voir avec le cas qui nous occupe soit-dit en passant), mais comme je ne dis pas comme vous sur ce fait divers, tout simplement parce que je refuse de voir un débat linguistique là où il n’y en a pas, pour vous, ça fait ‘’No compute’’ et vous m’identifiez automatiquement comme un traître, un soumis, un colonisé. La vérité, c’est que vous voyez que votre ‘’argumentaire’’ ne tient pas et vous le savez et plutôt que de vous rétracter et d’admettre que vous avez tort, comme l’a fait Lassonde, cette bonne entreprise québécoise que vous aimez tant, vous préférez vous lancer dans des attaques personnelles et me traiter de provincialiste, sans jamais vous prononcer clairement sur le fond de la question.

    Je répète que si vous souhaitez dénoncer le recul du français, dénoncer les entreprises méprisant le français au Québec (Olivia’s Oasis inclut), je serai des vôtres. Mais quand il s’agit d’encourager une grande entreprise à violer les droits d’un citoyen ou d’une PME, je refuse d’embarquer. Point final.

    Mon Québec, -peu importe ce que vous souhaitiez croire ou faire croire- je le veux indépendant, je le veux francophone, mais j’aspire à plus grand que vous.

    VOTRE Québec, il pue !

  16. L’analyse que je fais des informations que je trouve n’est pas basée, comme vous, sur mes états d’âme ou sur un dogme que vous venez d’inventer. Elle n’est que le reflet de mes observations documentées, preuves à l’appuis, et de la nécessité en 2012 de faire du Québec un Pays indépendant de langue et de culture françaises.

    Et si vous ne voulez pas de ce Québec, cessez de prétendre être ce que vous n’êtes pas et cessez donc d’utiliser des insultes infantiles.

    Vous êtes en colère et vous jugez tout sur la base de vos émotions depuis le début de vos interventions ici. Mauvais jugement! À un tel point que, d’entrée, vous vous en êtes pris à Thierry ci-dessus alors qu’il était de l’avis que vous avez donné par la suite.

    Et vous voulez me faire porter le chapeau ? Pas question !

    Aussi, comment puis-je attaquer personnellement une personne qui ne donne pas son nom? Vous délirez.

    Le message du billet est clair. Vous ne cherchez qu’à le biaiser parce que vous n’avez pas compris le but des articles mis sous presse et présenté à un publique soumis d’avance.

    Vous défendez la cause même de notre anglicisation accélérée et vous jugez correct de protéger les intérêts d’un entreprise méprisante qui y contribue, alors que nous nous appauvrissons à cause de cela. Du même coup vous prétendez être contre cette anglicisation.

    Faites vous une idée précise ou lâchez prise!

    Vous êtes un entêté qui ne cherche qu’à avoir raison des deux côtés à la fois. On ne peut pas défendre la chèvre et le loup en même temps.

    En passant, pour vous aider à comprendre, je vous suggère la lecture suivante:
    http://resistanceinventerre.wordpress.com/2012/03/03/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses/

    Avez-vous compris maintenant ?

    Voilà mes réponses finales à toutes vos questions tordues et à vos insultes qui n’ont de but que de faire perdre du temps et que de discréditer ceux qui vous tiennent tête.

    Je n’ai plus de temps à perdre avec une personne qui veut imposer sa propre confusion en refusant de voir l’évidence.

    Soignez bien votre tension artérielle.

    Sincèrement.

  17. J’oubliais. Mon dernier message ci-dessus s’adresse à l’entité «jeripou».

  18. Je suis Justin Trudeau, vous m’avez démasqué !

  19. En colère hahaha ! Incroyable. Vous êtes vous même une petite boule de frustration. Je vous renvoie la balle côté pression artérielle.

    Ceci dit, vous avez bien raison pour Thierry, je n’avais pas vu qu’il s’agissait d’une citation. Simple erreur d’innatention, plus que l’oeuvre d’un esprit confus. Mes excuses à Thierry.

    Erreur d’innatention, tout le monde peut en être victime : Évidemment, dans ces commentaires on ne mentionne pas le prénom de la fille de la dame angloPHOBE mais je suis avisé du débat à cause des articles du journal (PLQ)

    Comme quoi…

  20. M. Trudeau,

    Hé bien! On peut dire que vous avez du souffle.

    Le courage de vous identifier est tout à votre honneur.

    Là-dessus, je passe tout de même à autre chose. Et je ne tenterai sûrement pas de vous gagner à ma cause.

    Retournons dans nos coins respectifs!

  21. Cette petite saga pensée par les médias manipulateurs, se poursuit sur TVA. Pour ma part, je conclu ici avec ceci:

    Dans mon premier commentaire, 3e paragraphe de ma critique, j’ai écris: «… la dame anglophoBe …». C’est évidemment une faute de frappe suite à une hésitation entre «anglomane» et «anglophoNe».

    Sur le clavier le [B] se trouve juste à gauche du [N]. C’est ce que ça donne de vouloir rester poli malgré l’injure.

    Cela dit, tout ce que j’ai démasqué de l’entité «jeripou», c’est qu’elle n’est pas ce qu’elle prétendait être. On peut donc douter de l’identité qu’elle a donnée.

    En fait, j’ai toujours eu l’impression de lire l’argumentaire d’un chroniqueur bien connu des étudiants. Mais ça na plus d’importance.

    Rappel: http://resistanceinventerre.wordpress.com/2012/03/03/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses/

    Je passe à autre chose.

    Bonne journée!

  22. Je vous ai laissé le dernier mot, séduit par l’idée de  »retourner à nos coins respectifs », même si dans les faits, ceux-ci sont loin d’être aussi éloignés que vous vous plaisez à le croire… Mais enfin, vous en remettez !

    Ainsi donc, je serais Richard Martineau ?

    Drôle de hasard, mon acolyte Francs-Tireurs écrivait hier sur le site du journal maudit.

    http://www.cyberpresse.ca/debats/chroniques/patrick-lagace/201204/11/01-4514117-oasis-comme-un-bully.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B40_chroniques_373561_accueil_POS2
    M. Denis Bousquet a subi le même sort que Madame Kudzman en 2003-2004. Dans son cas, est-ce que c’était correct, vu qu’il semble être un Québécois francophone ? Mais c’est fort probablement une tentative de manipulation de l’opinion publique de la méchante grosse presse à Power qui ayant eu écho de nos discussions, a cherché une victime francophone ayant subi le même sort, afin de tenter de montrer subtilement qu’elle n’est pas vraiment du  »côté des anglais » ? C’est ça ? J’ai compris ?

    Néanmoins très intéressant votre lien M. Pelletier (sans sarcasme). Évidemment, vu ma capacité d’analyse limitée, j’aurais préféré une version avec des images, mais j’arrive à m’orienter grâce aux gros titres. Merci.

    Et oui, j’avais tout à fait compris  »qu’anglophOBE » n’était rien d’autre qu’une faute de frappe, c’est pourquoi je n’avais jamais jugé bon le mentionner. Je trouvais ça un peu faible de tenter de vous discréditer sur une faute de frappe, en vous qualifiant d’esprit confus. Mais bon, comme vous vous êtes permis la même chose sur la réponse à Thierry, qui était là aussi une faute d’innatention, je me suis dit pourquoi pas. Ceci dit, je conviens que mon erreur est beaucoup plus flagrante que la vôtre et même si votre but était simplement de me discréditer, je vous remercie de l’avoir souligné. Ça m’aura au moins permis de présenter des excuses bien méritées à Thierry.

    J’espère n’avoir pas paru trop en colère sur ce dernier commentaire (cette même colère qui m’empêche de voir clair et qui ruine ma santé artérielle). Devrais-je ajouter quelques bonhommes sourires ?

    Allez, sans rancunes ! J’accepte (formellement cette fois-ci) votre proposition de passer à autre chose. Je crois que nous avons fait le tour de la question au moins 12 fois et que personne ne changera d’avis.

  23. Autre correction
    *Greenberg… C’était Weinberg !🙂

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