Stéphane Gendron est un ignare (2e partie)

Dans la première partie de ce texte, je démontrais de quelle manière Stéphane Gendron est un ignare parce qu’il ignore tout des aménagements linguistiques dans le monde. Il ne comprend pas de quelle manière la Loi 101 est une loi linguistique FAIBLE en comparaison de ce qui se fait ailleurs sur cette planète parce qu’il est centré sur son propre nombril. Son ignorance, pourtant, va plus loin que cela : il est également totalement ignorant de ce qui se passe au Québec, voire dans sa propre ville !

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Dans un texte publié en anglais dans un torchon anti-Québécois habituel, il fait encore état de son ignorance.

Quelques citations, et ma réponse. Toutes les traductions du texte original en langue étrangère ont été effectuées par le service de traduction de Google.

« Lorsque une communauté a 44 pourcent de sa population parlant anglais, comment pouvons-nous l’ignorer ? »

Personne n’ignore cette population. Elle a des services de santé en anglais, des écoles en anglais (sur-financées, doit-on le rappeler), elle peut parler sa langue, elle se fait servir en anglais un peu partout. La Loi 101 stipule que c’est à partir de 50% de citoyens d’une ville ayant une langue étrangère comme langue maternelle qu’une ville peut s’adresser à eux dans leur langue. Huntingdon ne remplit pas ces critères.

« Même si la plupart des anglophones de Huntingdon parlent et comprennent le français, nos valeurs nous enseignent que nous ne faisons pas la promotion d’une langue en en écrasant une autre. L’épuration linguistique n’aura pas lieu sur notre territoire. Jamais. »

De un, le fait de s’adresser aux citoyens dans la langue nationale n’implique pas d’écraser une autre langue. Est-ce que les résidants hispanophones du Texas se sentent « écrasés » parce qu’on s’adresse à eux en anglais ? Est-ce que les citoyens russes d’Allemagne se sentent « écrasés » parce qu’on s’adresse à eux en allemand ? Non, la normalité, partout dans le monde, est d’utiliser une langue rassembleuse et commune. Au Québec, cette langue est le français.

Ensuite, quand Gendron parle d’épuration ethnique, il fait abstraction d’une réalité incontournable : ce sont les francophones qui sont en danger dans sa ville ! Alors que sa population de langue anglaise intègre à elle quantité de francophones et d’allophones, le taux d’assimilation des francophones atteint 7% ! L’épuration linguistique est déjà en marche à l’encontre des francophones de Huntingdon, et Stéphane Gendron ne semble pas s’en formaliser.

« De quoi le Québec a-t-il peur ? La population anglophone des régions québécoises diminue. »

La vérité, c’est que la population anglophone est en pleine croissance ! Il y avait 564 752 anglophones de langue maternelle au Québec en 2001, contre 607 163 en 2006, soit une augmentation de 7,5%. Au même moment, la population de langue maternelle française n’augmentait que de 1,3%. Stéphane Gendron dit N’IMPORTE QUOI.

« Les écoles et les églises de langue anglaises ferment à travers la province. La population est vieillissante. Nous sommes sur le bord de perdre un héritage culturel important. »

Les écoles de langue anglaise sont sur-financées et la vitalité de la langue anglaise au Québec est la plus forte AU CANADA, ce qui démontre une intégration rapide DES JEUNES vers l’anglais. Ce n’est pas le signe d’une population vieillissante. Quant à l’héritage culturel, il suffit de prendre sa voiture et de faire quelques kilomètres vers le sud ou l’ouest pour trouver une mer de plus de 300 millions d’anglophones. Ce sont les Québécois qui constituent un héritage culturel important à protéger, pas les anglophones ! Nous sommes la pluralité et la diversité sur ce continent, et nous avons le droit de nous défendre face à ceux qui veulent travailler à nous éliminer !

« À tous les jours, le Québec fait des efforts considérables pour accommoder les nouveaux arrivants du monde extérieur (sic), mais crache à la face du frère anglophone avec lequel il a partagé des siècles d’existence. C’est un non-sens ! »

Le Québec fait des efforts pour intégrer les immigrants, oui. Et quel est l’obstacle à cette intégration ? Le repli sur soi encouragé par le multiculturalisme prôné par les anglophones et la langue anglaise elle-même. Quant à l’histoire du frère anglophone, on pourrait commencer par 1759, continuer par 1837, et terminer par 1970 pour se rendre compte que cette histoire a toujours été celle d’une minorité anglophone d’oppresseurs contre une majorité québécoise d’opprimés. Rien n’a changé, sinon que nous nous opprimons désormais nous-mêmes en sur-finançant systématiquement les services de notre minorité.

« Le complexe d’infériorité culturelle du français (sic) continue de nuire au développement du Québec moderne. Pendant que nous avons peur des autres, l’Ontario et les provinces de l’ouest se développent à grande vitesse. »

L’Ontario va beaucoup moins bien que le Québec et les provinces de l’ouest se développent à cause du pétrole. La démagogie de Gendron va très loin, mais les faits existent pour les contrecarrer.

Dans le reste de son texte, Gendron explique de quelle manière il entend contourner la loi en instaurant un journal faussement indépendant pour communiquer avec ses citoyens. Bref, après avoir écrit un texte en entier de faussetés sur le Québec et après s’être plaint de ne pas pouvoir avoir de bonnes relations avec le « frère anglophone », il crache désormais au visage du « frère Québécois » qui appuie la Loi 101 et désire son application.

En méprisant ainsi les Québécois, qui démontrent leur fort attachement à la Loi 101 sondage après sondage, Stéphane Gendron met cependant sa ville sur la ligne de feu. Il est à prévoir que beaucoup de Québécois, comme mon ami, feront un pèlerinage à Huntingdon pour faire des plaintes à l’OQLF pour chaque virgule de travers. Si Gendron se permet de mépriser l’esprit de la loi en la contournant, nous sommes tout à fait justifiés d’utiliser la même loi pour prendre chacun de ses commerçants en défaut sur de petits détails.

Les plaintes ont déjà commencé à être envoyées. Des lettres aux commerçants, leur expliquant qu’ils peuvent remercier Gendron pour ces plaintes, le seront sous peu. D’autres expéditions sont prévues à Huntingdon. Si dérapage il y avait, Gendron en serait le coupable.

La seule chose que le mépris de Gendron a réussi à obtenir, c’est de mettre fin à la relative paix linguistique au Québec.

D’une manière assez tordue, on pourrait le remercier. Il est plus que temps de relancer le débat linguistique, de renforcer la Loi 101 et de mettre fin aux privilèges indus de la minorité la plus choyée au monde.

Si l’ignorance et l’anglomanie de Stéphane Gendron peuvent servir à quelque chose, c’est à ça.

Qu’attendons-nous pour enfin devenir une nation normale et mature, fière d’elle-même et n’ayant pas besoin de se mettre à genoux devant sa toute-puissante minorité pour exister ? Qu’attendons-nous pour réellement faire de notre langue nationale… une langue nationale ?

Nous sommes la diversité sur ce continent et nous avons le droit d’exister.

Ce ne sont pas les mensonges de Gendron, sa haine ou son désir d’éradiquer tout un peuple en s’attaquant à sa loi la plus fondamentale qui nous en empêcheront.

3 Réponses

  1. Stéphane Gendron n’est qu’un opportuniste qui a depuis longtemps perdu toute forme de respect de lui-même. Ce n’est donc pas surprenant qu’il soit devenu un politicien carriériste doublé d’un minable pantin menteur au service de l’oppression du peuple québécois.

    Ceci dit, tout comme d’autres arrogants soi-disant indépendantistes et soi-disant patriotes, plutôt semeurs de zizanie et pas du tout nationaliste, que j’observe ces jours-ci sur «facelivre» et sur «vigilant».

    En autre et sous une fausse appellation de «patriote», un traître (pas nécessairement son groupe) prône l’usage de l’anglais sous le faux prétexte d’expliquer la protection du français aux «canadians» dans leur langue.

    Faut vraiment avoir perdu tout repère et être soumis au plus bas de la bassesse pour en venir à se persuader qu’il faille être bilingue pour exiger un Québec français.

    Bordel! Nous voulons un Québec français, pas bilingue et pas multilingue … FRANÇAIS ! Parlons le français, point.

    En commentaire sur «Vigilant» j’ai demandé «Quel mal y a-t-il à être unilingue français au Québec?» … … … J’attend toujours une réponse.

    Ce non sens me prouve que cet individu sait ce qu’il fait et n’est ni patriote ni indépendantiste.

    Il est probable que la circulation des enveloppes brunes d’origines anglomanes soient présentement à la hausse au Québec pour se payer des grandes-gueules de fond de ruelle qui acceptent de se prostituer et de mentir à leurs soeurs et frères de sang.

    Sans parler de la pseudo implication étudiante, on tente ainsi de pervertir l’idée du nationalisme, comme on l’a fait avec l’idée de l’indépendance du Québec. Voulant aussi perturber les cerveaux des jeunes et tenter de faire taire les nationalistes et indépendantistes québécois.

    Gendron fait des petits et c’est là le réel danger. Ce type de personne corrompt la jeunesse en lui inculquant des valeurs faussées par sa propre haine de lui-même.

    On doit être poli et tout et tout … Mais là y’a des limites à se faire vomir et cracher dessus par des minables traîtres et des anglomanes qui mettent en périls nos existences individuelles et collectives à la fois.

  2. Pour comprendre un peu mieux notre situation hallucinante au Québec actuellement (loi 101 devenue symbolique et inutilisable, immigration massive et anglomane, retour à l’anglais comme langue d’usage courant, vol de nos avoirs collectifs, … etc), je crois qu’il faut se rappeler deux faits historiques récents mais très importants:

    1- Le Québec n’a jamais ratifié la constitution canadienne ni en 1982 ni en 1987 alors qu’on dépassa le délais de ratification des ententes Québec-Canada à cet effet.

    2- L’Assemblée Nationale n’a jamais posé l’Acte d’État qui devait suivre ce refus de la constition canadienne, soit de déclarer aussitôt l’indépendance du Québec par un vote en majorité favorable de ses élus du peuple québécois.

    Non! Au lieu de cela le PQ nous a imposé deux référendums (1981 et 1995) de façon à permettre au Canada, devenu anglais, de s’implanter de force au Québec, alors que ce Canada n’a aucune légitimité de droit en sol québécois.

    En conséquence, puisque Nous peuple du Québec avons accepté sans broncher cette situation de sans Pays, car Nous n’avons ni Pays ni Constitution de droit, on Nous cache sciemment la réalité suivante:

    Le sol du Québec, berceau de la Nation française d’Amérique, est une terre à prendre car celle-ci n’appartient de droit à personne, pas même au Canada.

    Pensez-y ! C’est un fait et c’est là notre réelle tragédie juridique mais qui menace nos vies.

    L’ère de la tour de babel et notre disparition sont proches si Nous, le seul véritable peuple fondateur ici, ne faisons pas du Québec un Pays français dès à présent.

  3. Oups! Petite erreur dans mon dernier commentaire. Le premier référendum eu lieu en 1980 bien sûr, pas en 1981.

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