Le français: indispensable

L’entraîneur du Canadien de Montréal, Jacques Martin, est congédié et remplacé par son adjoint, Randy Cunneyworth, un unilingue anglophone. Déjà, on tente de défendre ce choix en affirmant que l’important est de gagner et que le fait qu’il soit incapable de parler la langue nationale ne serait pas important s’il gagne. En clair, on dit ceci: si tu fais bien ton travail – et le fait de gagner pour un entraîneur constitue la preuve de ce bon travail – tu n’as pas besoin de parler la langue des sauvages. Voyons jusqu’où peut mener cette logique trompeuse.

Le chauffeur d’autobus de la STM. Son travail est de conduire un autobus. S’il le conduit bien, pourquoi parlerait-il français?

La caissière chez Wal-Mart. Son travail est de scanner les étiquettes de prix et de recevoir l’argent des clients. Si elle le fait bien, pourquoi parlerait-elle français?

Le politicien. Son travail est de voter les lois. S’il le fait bien, pourquoi parlerait-il français?

Le policier. Son travail est de faire appliquer la loi. S’il le fait bien, pourquoi parlerait-il français?

Le comptable. Son travail est de compter des chiffres et de compiler des données financières. S’il est bon pour faire cela, pourquoi parlerait-il français?

La banque. Sa raison d’être est d’accueillir les dépôts des clients. Si elle s’acquitte très bien de cette tâche, pourquoi aurait-elle besoin de communiquer en français?

Et ainsi de suite.

Si on juge de la compétence de quelqu’un par les résultats très sectorisés de son travail, personne n’a besoin de parler français. Si la compétence se limite à faire son travail en vase clos, loin de la vraie vie, le français peut bien disparaître dans l’indifférence générale.

Or, la compétence peut être autre chose. Peut-être que la banque a également comme mission de bien communiquer avec ses clients. Idem pour le comptable. Peut-être que le policier doit être en mesure de comprendre ce que dit la population s’adressant dans la langue nationale. Peut-être que le politicien doit pouvoir écouter ses citoyens. Peut-être que la caissière chez Wal-Mart doit pouvoir dire quelques formules de politesse et répondre à des questions simples dans la langue nationale. Idem pour le chauffeur d’autobus.

Et peut-être que l’entraîneur du Canadien de Montréal ne doit pas seulement gagner, mais il doit pouvoir expliquer ses choix aux dizaines de milliers de Québécois qui achètent des billets et qui paient son salaire.

Non, gagner n’est pas suffisant.

Au Québec, comme aux États-Unis, en France, en Australie, en Russie et partout sur la planète, il faut pouvoir parler la langue nationale.

Ce respect minimal est compris partout sur la planète.

Mais pas ici.

Faut dire: on est tellement fin et accommodant ici.

« Excuse-moi de respirer. Je vais retenir mon souffle. »

 

Publicités

37 Réponses

  1. La philosophie du propriétaire au point de vue économique entre en conflit direct avec le côté opérationnel des Maroons.
    Le coach doit gagné par tout les moyens nécessaire avec les joueurs dont il a en place.
    La décision de M. Gauthier pour le nouveau coach cristallise la renaissance des Maroons bien tristement.

    Pour que l’équipe se retrouve dans le premier tiers de la ligue.

    1- Un quatrième trio plus robuste et efficace, capable d’imposer le rythme à l’adversaire.

    2- Une défensive plus mobile et robuste. La présence D’Emelin n’est pas suffisante, une tortue est plus rapide que Gill. Trop de spécialiste à la défensive.

    3- Absence de poids au centre, absence de caractère.

    4- Le coach prend de mauvaise décision, sur utilise ses vétérans au détriment des jeunes joueurs, voire l’avantage de 5 contre 3 contre les Flyers cette semaine.

    En conclusion. Pierre Gauthier est loin de la mise, sa vision d’une équipe axée sur la vitesse pur est obsolète.

    Les locations de joueurs à vidé le peu de talent présent à Hamilton, ne reste que quelque joueurs au niveau Junior.

    Triste Bilan des administrations Gillett/Boivin/Gainey et l’équipe actuel.

    Les joueurs qui s’affirme le plus actuellement sont en grande partie les jeunes de chez nous.

    Voir, Louis Leblanc, DesHarnais et Darche….. pourtant le message n’est pas assez claire pour M. Gauthier…dommage car sa carrière tire à sa fin avec les Maroons.

  2. Franchement Louis si j’étais vous je partirai vivre en France, j’y ai vécu et tout se passe en français. A Montréal les gens aiment ça parler Anglais, on y peut rien et le fait de ne pas parler Anglais est un lourd handicap car la grosse partie des communications dans les compagnies se font avec le Canada Anglais et les USA. C’est très petit la population du Québec, 7 millions comparativement à près de 300 millions d’anglophones autour. Par exemple le Hockey car vous parlez justement de l’entraineur du Canadien, il n’y a qu’une seule équipe au Québec, le Canadien, tous ses autres compétiteurs sont anglophones, donc le bon sens voudrait que l’entraineur soit capable de s’exprimer en anglais(pas forcément qu’il soit unilingue). Un autre exemple, me concernant cette fois ci, à chaque fois que je me cherche une nouvelle job, l’employeur ne veut rien savoir de mon français, pour lui tout ce qui est important c’est que je saches bien m’exprimer en Anglais car dans le cas contraire il risquerait de perdre des clients donc du chiffre d’affaire, ce qui est tout à fait compréhensible car le marché québecois est très petit.

  3. Les colonisés se trouvent toujours de bonnes raisons afin de continuer à vivre à genoux.

    Ce qui se passe dans les nations étrangères n’a rien à voir avec ce qui doit se passer ici.

    Quand on vit en Russie, on parle russe.
    Quand on vit en Italie, on parle italien.

    Quand on vit au Québec, on parle français.

    Rien à ajouter. Ceux qui n’ont pas ce respect minimal n’ont qu’à aller vivre ailleurs. On ne disparaîtra pas pour leur faire plaisir. On ne s’effacera pas pour eux. Quand on vit au Québec, le français est indispensable.

    Et je n’ai pas à me faire dire d’aller vivre dans une nation étrangère pour parler MA langue nationale.

    Et non les gens n’aiment pas parler anglais; on leur impose de force.

    Si vous n’êtes pas content ici et que vous ne pouvez pas assez y vivre votre anglomanie, quittez mon Québec car vous n’êtes pas bienvenue. Merci.

    P.S. Lâchez-moi avec votre « petit marché ». Ma nation n’est pas un marché. Ma nation est un peuple fier qui veut vivre debout et qui emmerde les colonisés comme vous qui veulent tout ramener au marché et qui veulent mettre en compétition directe notre langue et celle du voisin.

  4. Bien dit Louis.

    Madame la Ministre St-Pierre regarde ailleurs pendant que
    Montréal s’anglicise. Une ‘nouille’ grassement payée. Elle
    et le Parti Libéral du Québec sont une honte
    pour la nation francophone Québécoise.

    Il faut souhaiter qu’aux prochaines élections, les francophones
    du Québec s’en rappelleront et qu’ils auront l’intelligence de
    ‘boycotter’ les joutes de hockey.

  5. Ouin, mais on pourra dire qu’ils se sont fait battre « en anglais »!!! Les paysoffs??? On peux oublier ça pour 2012 mon Ron!

  6. Pour votre information M.Lucratori, la population du Québec est de 8 millions.
    Je suis entièrement en accord avec vous Louis.
    Au Québec,la langue officielle est le français.

  7. Si tu aimes çà vivre à genoux à lècher les bottes des boss anglais pourquoi tu ne déménages pas toi mëme en Ontario, tu n’auras même pas à te préoccuper de parler français. Quand on as honte de ce qu’on est aussi bien devenir le vers de terre d’un étranger.

  8. Bravo Louis, comme c’est bien envoyé!

    Comme si le marché planétaire parlait anglais!

    Visiblement, le monsieur n’a pas voyagé beaucoup.
    Moi oui, et vous avez raison: dans les autres pays, LES GENS PARLENT LEUR LANGUE ET AIMENT BEAUCOUP QU’ON LEUR PARLE DANS LEUR LANGUE. Les exceptions sont les hôtels et les banques où l’anglais est plus présent comme langue seconde, ce qui d’ailleurs ne me fait aucun pli.

    Vous avez raison, ce monsieur est un autre colonisé brainwashé. Il y a encore du travail à faire.

  9. Désolé, mais tu te trompes royalement avec ton analyse et tes comparaisons.

    La LNH est une entreprise ANGLOPHONE, et en grande majorité avec des employés ANGLOPHONES, avec des joueurs ANGLOPHONES, avec des coachs et des DG ANGLOPHONES.

    Se limiter à des employés bilingues c’est se limiter dans la qualité des candidats disponibles.

    Depuis la ghettoisation du Québec avec le mouvement séparatiste des années 80, on a focalisé sur des entraineurs francophones à Montréal. Résultats, 2 belles coupes. Il y a seulement 3 coupes Stanley gagnées par un entraîneur-chef francophone sur 24.

    La majorité des vrais partisans des Canadiens veulent un EXCELLENT entraineur-chef et c’est même pas important s’il parle français. C’est gagné qui est important. Selon ma communauté (Tricolore.ca), seulement 30% de ma communauté veulent absolument que le coach parle français.

    C’est les médias qui demandent absolument un coach francophone, pas les partisans.

    Et honnêtement, si c’est un étranger qui dirige le Tricolore, tant mieux, car il n’aura pas tous ses amis, toute sa famille pour lui rapporter les insultes qu’on lui envoit par la tête.

    Imagine un québécois avec toute sa famille et ses amis au Québec qui suivent la carrière de leur ami qui est entraîneur-chef des Canadiens, ça ne doit pas être évident pour eux de voir toutes les insultes et attaques envers la personne qu’ils aiment.

    Tu peux voir le résultat de nos questions ici:
    http://www.facebook.com/questions/10151057971245594/

    et ici:
    http://www.facebook.com/questions/10151057939810594/

  10. Ah, je vois, on est « seulement » 8 millions, donc on doit tous se mettre à l’anglais, c’est ça?
    Mais quelle stupidité, quelle moutonnerie, quel pas-de-couilles, c’est à se frapper la tête sur les murs.
    « Père, éloignez de moi ce calice. »

  11. Si c’est gagner qui est important, on pourrait déménager l’équipe dans le sud comme ça on pourrait attirer des joueurs autonomes qui aiment le climat chaud.

    Ce qui compte, c’est de gagner, gagner, gagner, non? Alors peu importe la ville dans laquelle l’équipe est située. « La LNH est une entreprise ANGLOPHONE, et en grande majorité avec des employés ANGLOPHONES, avec des joueurs ANGLOPHONES, avec des coachs et des DG ANGLOPHONES… » Alors déménageons-la dans une ville anglophone du sud des États-Unis et n’en parlons plus!

    Tant qu’à tuer le sentiment d’appartenance, autant le tuer en grandeur…

    Désolé de vouloir le respect. Oups, c’est vrai. Je suis un Québécois. Je dois disparaître et en plus fermer ma gueule pendant qu’on détruit ma langue et ma nation. Toutes mes excuses!

  12. S’IL-VOUS-PLAIT!

    Comme si un foutu entraîneur-chef qui parle 5 minutes aux médias à chaque 2 jours, 90-100 fois par année, affecterait notre culture et notre langue.

    On a eu une MAJORITÉ d’entraîneur-chef anglophones jusqu’à Claude Ruel en fin des années 70. À ce que je sache on a fait une révolution tranquille, on a prit contrôle de notre province, le français s’est épanoui pendant que le foutu entraîneur-chef était anglophone.

    En voyant tes autres textes, visiblement ta grande passion c’est pas le hockey ou les Canadiens, mais plutôt les enjeux politiques et de note société. C’est super. Mais laisse les commentaires de hockey aux vrais partisans et passionnés stp. 😉

    C’est un sport, pas un parti politique. Et c’est un sport qui réunit les gens de toutes les langues, de toutes les nationalités, de toutes les couleurs. C’est pas mal mieux que n’importe quel parti politique ou enjeu de société.

    Rien n’empêche les médias de couvrir les Canadiens dans la langue qu’ils veulent, et d’offrir du contenu francophone.

    Mais moi j’veux pas qu’on se limite dans la qualité des candidats disponibles juste à cause d’une centaine d’entrevues que le coach dit absolument rien de vraiment utile.

    C’est pas de la faute des Canadiens si les québécois massacrent notre langue partout sur Internet et ne savent carrément plus écrire.

    Si on a des problèmes avec le français, c’est ailleurs le problème, pas à cause du Centre Bell.

  13. Un des rôles de l’entraîneur-chef doit être de parler aux médias. S’il ne peut pas parler aux médias dans la langue nationale, il n’a pas sa place à ce poste.

    La question n’est pas de savoir si ce mépris de la part du CH cause lui-même l’anglicisation du Québec, mais plutôt de savoir s’il fait partie du problème ou de la solution. Et il est clair qu’il fait partie du problème.

    Tu me dis qu’on a eu une Révolution tranquille. C’est drôle; on dirait que la bande de clowns chez Molson n’en a pas pris acte et nous considère toujours comme des colons qui acceptent de se faire mépriser de la sorte.

    Imagines-tu une seule seconde qu’on accepterait un entraîneur unilingue francophone à Toronto?

    Mais non…. Eux ne sont pas Québécois. Eux peuvent se respecter. Eux ont le droit d’exister.

    Nous? Nous on est bon à se la fermer et à disparaître.

    Je crois que les Québécois devront commencer à penser sérieusement à boycotter le CH. Pour ma part, j’étais un grand fan, je connais tous les joueurs des années 80 et 90, mais je n’écoute plus et je ne suis plus ce club qui ne me ressemble pas.

    Ça pourrait être les Maroons of Montreal ou les ButtHeads of Acapulco ça ne changerait rien. Le lien de confiance, la reconnaissance, l’impression que ce club est le nôtre, tout ça est disparu depuis plusieurs années. Aujourd’hui ne constitue qu’un clou de plus dans le cercueil d’une entreprise détruisant morceau par morceau l’histoire d’amour entre une nation et son équipe.

  14. Les fans du Canadien, entre autres, sont de les nouveaux colonisés, les nouveaux moutons à conquérir. Et je vois bien que ça marche.

    De dire que la ligue est majoritairement anglophone est tout aussi inutile que de dire que les habitant de l’ouest canadien parlent anglais. C’est une excuse simpliste et parfaitement inutile.

    Il y a quelque chose qui semble échapper à beaucoup. Bien qu’il soit un atout important dans une équipe, un coach ne peut compter de buts. Scotty Bowman, Jean Perron, Jacques Demers, Michel Thérien, Bob Hartley ou quiconque ne pourraient rien faire avec une équipe qui n’a pas les bons atouts pour gagner. Alors avant de changer le coach pour rien, mieux vaut se concentrer sur le DG qui lui amène à l’équipe les armes pour se battre tout au long d’une saison.

    Le gros problème au Québec avec les moutons colonisés, c’est que pour la gloire d’un sport tout à fait secondaire dans la vie de tous les jours, on est prêt à accepter que des anglais… peu importe si on gagne! Wow! C’est grave! Le Canadien de Montréal, dans une ville à majorité francophone, dans une province à majorité francophone avec un groupe uniquement anglophone. Pourquoi ne pas engager que des russes tiens! Ils auront un chandail bleu blanc et rouge avec le CH! C’est pas important tant qu’il gagne! On sera fier de quoi alors! Fier d’avoir une équipe de russes qui se foutent bien d’où ils travaillent tant qu’ils ont un salaire. Et nous, crétins colonisés, nos allons payer pour voir des joueurs d’un autre pays gagner… Ça c’est de la fierté! Vendre son âme pour un gros cendrier argenté.

    Je suis plus fier que ça. Être fier d’une équipe que ne nous représente pas, même pas à un pourcentage minime, c’est une fierté vide. C’est d’être fier pour se péter les bretelles devant tout le monde en disant « c’est moé qui gagne… » mais il n’y aura au fond rien de « NOUS » dans cette victoire.

    J’ai cette impression que d’éventuels Nordiques vont comprendre ce que c’est que cette fierté de joueur SON sport national dans SA province. Ils gagneront ou perdront en québécois… à choisir entre gagner sans appartenance et perdre avec… je choisis la défaite et la progression vers une réelle victoire d’ici.

  15. « Imagines-tu une seule seconde qu’on accepterait un entraîneur unilingue francophone à Toronto?

    Mais non…. Eux ne sont pas Québécois. Eux peuvent se respecter. Eux ont le droit d’exister. »

    J’adore cette partie de ton commentaire.

  16. Bravo, encore une fois très bien dit.
    Si ce n’est que gagner qui est important (et pas l’argent du public francophone), déménagez le CH ailleurs.

  17. Louis, je pense que vous avez dit l’essentiel ici:

    « Essayez de mettre un coach unilingue français à Toronto juste pour voir. »
    On n’aurait qu’à dire aux gens que les propos du coach vont être traduits en petites lettres blanches au bas de leur télé. YEAH SURE.

    En outre:
    – On a du talent francophone EN MASSE pour trouver un entraîneur du CH.
    – Le fait que nombre de Québécois maltraitent leur langue ne veut pas dire qu’il FAILLE se convertir à l’anglais!
    Maudite logique de colon imbécile!

  18. Citation: « Se limiter à des employés bilingues c’est se limiter dans la qualité des candidats disponibles. »- Daniel Bigras

    Désolé Monsieur Bigras, mais la majorité des partisans veulent un entraineur capable de s’exprimer dans leur langue! Je suis un passionné de hockey et vos arguments ne tiennent aucunement la route!

    Comme dire de ne pas se limiter en prenant un entraineur qui soit bilingue… Déjà en ce moment le Canadien se limite en prenant un homme dans son personnel, qui n’a aucune expérience de la LNH en tant qu’entraineur chef, alors qu’il y a pas mal plus de qualité disponible en ce moment sur le marché…

    Les Claude Julien, Alain Vigneault, Pat Burns, Jacques Demers, Jacques Lemaire, Michel Therrien, Scotty Bowman, ont tous connu du succès soit avec le CH soit avec une autre équipe… Alors ne venez pas dire que le Canadien serait perdant avec de tels entraineurs!

    De plus sur le plan « hockey », si le Canadien, seul équipe représentant les francophones dans cet univers anglophone, ne donnent pas la chance à des francophones, qui le fera? Et cela est la même chose pour les joueurs…

    Pourquoi pensez-vous que de plus en plus de gens au Québec se désintéressent de cette équipe? Qu’il y a de plus en plus de partisans des autres équipes comme les Bruins, les Flyers, les Pingouins, ou le Lightning? peut-être que les gens se sentent plus représenté chez ces équipes…

    Je suis d’accord que c’est un handicap de na pas parler anglais aujourd’hui (comme deuxième langue), mais il est aussi un fait que cela est un handicap pour le Canadien de ne pas avoir un entraineur capable de s’exprimer dans la langue de Molière…

    Quand vous dites que tout ce qui compte c’est la victoire, je vous répondrais que cela est vrai pour une minorité de partisans, qui sont reconnus comme les « fefans », et qui ne regardent aucunement si le fait français est présent au même titre qu’ils se foutent du spectacle sur la glace, la seule chose qui importe pour eux, c’est le pointage…

    Samedi soir les gens ont continué à conspuer malgré le changement d’entraineur, pas parce que le spectacle n’était pas bon, mais parce qu’il regardaient le tableau indicateur et celui-ci indiquait 5-3 pour l’équipe visiteuse…

    Ça c’est la réalité!

    P.S. Louis, vous avez absolument raison dans vos réponses à ce monsieur et je ne voulais pas répéter ce que vous aviez écrit pour ne pas être redondant, alors je me suis contenter de répondre sur le « coté » hockey, sans être nécessairement un grand connaisseur, je suis quand même plus à l’aise à discuter « hockey » que de discuter de la langue, langue française que j’essaie d’écrire au mieux de ma connaissance…

  19. @ Daniel Bigras

    Voici un lien qui vous fera lire Philippe Cantin qui décrit bien la situation chez le CH envers le fait français. Si vous êtes le moindrement ouvert aux opinions des autres, peut-être, et je dis bien peut-être accepterez-vous la réalité de la langue versus le « CanadiAn »…

    http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/philippe-cantin/201112/17/01-4478898-le-canadien-abdique-ses-responsabilites.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4478855_article_POS3

  20. Micejoki: Mon point c’est que ce sont les médias qui demandent un entraineur-chef qui parle français, pour ne pas dire québécois. Sur Tricolore.ca (3500 personnes), sur Twitter je suis 2,000 personnes et près de 2,000 me suivent, et 80-85% des gens veulent un excellent coach qui va être capable d’obtenir le meilleur des joueurs.

    La culture et le français c’est un autre débat mené par les puristes et ceux qui ne sont pas vraiment des partisans ultra-passionnés des Canadiens. Je le vois les textes de ce genre sur Twitter et Facebook, dans les sites des journaux, sur quelques blogues: La majorité, pour ne pas dire tous, sont des avec des passions pas mal plus forte que celle envers les Canadiens.

    Un coach unilingue français à Toronto? Ça sort d’où cet argument d’amateur? COMMENT VEUX-TU QU’IL PARLE AUX JOUEURS? Hahahaha.

    Si un coach est assez TARLA pour vouloir coacher le hockey Junior, et professionnel sans savoir parler anglais, BONNE CHANCE. Dans le Junior au Canada, il y a tellement de joueurs de d’autres pays. Et dans le hockey professionnel, la langue d’usage c’est l’anglais.

    Mais bon, personne ne pourra vous empêcher de tenter d’en faire un débat culturel ou de langue, vous le faites sur tous les sujets médiatisés mais ça ne change pas grand chose: les gens parlent et écrivent moins bien le français, les gens lisent moins, d’années en années. Et ce débat ça passe par les autruches qui regarde Occupation Double, non pas par les passionnés des Canadiens de Montréal.

  21. Je ne suis pas un média et je demande un entraineur francophone (bilingue)…

    J’ai plein d’amis, et ils demandent tous un entraineur francophone (bilingue)… Personne n’est dans les médias parmis eux…

    Je lis plein de blogues, d’opinions, de billets, partout on demande un entraineur francophone (bilingue) sauf ceux que j’ai appelé les « fefans », les autres partisans du CH (une majorité), demandent un entraineur francophone (bilingue)…

  22. Tout à fait raison Louis. Peu importe le métier que l’on exerce, si c’est au Québec, on se doit de connaître la langue nationale. Et à ceux qui répondent d’aller vivre ailleurs, je leur répondrai ceci: Nous sommes au Québec, nous aimons le Québec (enfin, en ce qui me concerne, je ne sais pas vous…) et personne ne me dira d’aller vivre ailleurs sous prétexte que notre langue n’est pas respectée. Fuir n’est pas la solution. Il faut continuer à se battre et à défendre nos droits!
    Merci pour cet article Louis:)

  23. Merci Annie! Oui, en effet, je trouve ça particulièrement insultant de me faire dire d’aller vivre en France alors que le français est la langue nationale du Québec. C’est le retour du mouton… Des gens qui hier se cachaient mais qui aujourd’hui célèbrent notre disparition et s’en montrent très heureux!

    Faut-il se surprendre avec toute cette ambiance francophobe que le CH nous méprise également?

  24. Je suis 100% d’accord avec Louis!

    Montréal et le Québec en entier sont sous occupation anglaise!

    Cela prend une révolution!

  25. Merci Louis de dénoncer cette nomination. Et dire qu’il se trouve des francophones si peu fiers de leur langue qu’ils jutifient la décision du club. Un tel comportement ne peut qu’exister que dans l’esprit de gens profondément colonisés qui ont infériorisé le statut de leur langue sur leur propre territoire. C’est absolument désolant. Et ce n’est certainement pas parce qu’ils sont plusieurs à penser que ce n’est pas grave qu’ils ont raison (syndrême du larbin). Un russe, un chinois, un anglophone, on s’en fous, tant qu’il parle le français. C’est une minimum de respect au Québec.

    Je vais finir par penser que Geof Molson partage la sympathie de ses encêtres pour le Doric Club. Tiens, pourquoi ne pas renommer le CH de ce nom!

  26. Se faire dire « d’aller vivre en France si on n’est pas content », ça donne franchement le goût de ressortir les bombes. Et ça serait justifié. Il y a des limites à accepter de se faire mépriser.

  27. De lire autant de mauvaise foi, de mépris et de SOPHISMES depuis quelques années de la part des fédéraleux et des anglophiles me confirme que je suis du bon côté du combat.
    Je mourrai la conscience tranquille et en français.
    P.s. « for the record », je parle aussi anglais et espagnol.

  28. @JFlinternaute
    « Dire que la ligue est majoritairement anglophone est tout aussi inutile que de dire que les habitant de l’ouest canadien parlent anglais. »

    En effet c’est un autre exemple de sophisme, ultime arme de nos ennemis à court d’arguments sensés.

    Bel exemple: à la télé l’autre jour, le reporter interroge dans la rue un monsieur francophone pro-anglais qui nous régurgite le fameux: « Vous savez, on vit dans une une société internationale… » (« alors vive l’anglais »?).

    Une « société internationale », ça ne veut rien dire, et son contraire.

    C’est un sophisme: ça va de soi que la planète est « internationale », pauvre cave, mais pas « anglaise », sauf dans la tête des ignares.

  29. Brad McCrimmon était coach dans la KHL avant que son avion se crash. Ne parlait pas russe. Beaucoup de coachs canadiens sont allés coacher en Europe (Allemagne, Italie, etc.)

    Bob Hartley est coach à Zurich (langue allemande) et avait eu une offre dans la KHL avant.

    Et moi aussi j’adore le commentaire sur le coach franco à Toronto… Pcq contrairement à Montréal, ses joueurs ne le comprendraient pas. Mais bon, certains veulent toujours nier la réalité et penser que le français et l’anglais, c’est pareil.

    Peut-être que pour vous faire plaisir, il faudrait que la NHL quitte le Québec et qu’on se mette à tripper sur une équipe franco, avec des joueurs francos et un coach franco… On prendrait ce dont la NHL ne veut pas et on jouerait contre Drummondville et St-Hyacinthe.

    Ainsi, on n’aurait pas affaire au monde colonisé du hockey mondial.

    Mais bon, pour toi, « la reconnaissance, l’impression que ce club est le nôtre, tout ça est disparu depuis plusieurs années » alors que le building est plein. Alors j’imagine qu’encore une fois, tu es bien seul, plus Québécois que tout le monde, avec tes positions. Est-ce que tu t’es déjà demandé si tu étais Québécois?

    En cherchant un coach francophone, le CH se limite à une vingtaine de noms sérieux (incluant ceux qui ont déjà un emploi dans la NHL) alors que les autres équipes ont accès à plus de 200.

  30. Faut vraiment être abrutis par de faux espoirs de victoire pour s’humilier ainsi en acceptant un anglophone comme entraîneur, en acceptant qu’on sous-entende qu’il n’y ait que des incapables chez les québécois et en acceptant l’appauvrissement et l’anglicisation de sa propre Nation.

    Vous osez en plus trouver des faux prétexte pour excuser cette insulte envers vous-même.

    Le club de hockey de Montréal ne représente même pas la population de cette ville mais uniquement des investissements financiers.

    Les joueurs de hockey d’aujourd’hui n’ont pas de coeur, il jouent pour l’argent, pas pour les québécois qui les supportent pendant que, dans leur dos, on poignarde ces mêmes supporteurs par un ethnocide planifié de toute leur Nation.

    Au lieu d’espérer une victoire du canadien de Montréal, vous devriez espérer votre propre victoire ou, si vous vous sentez plus anglophile, déménagez aux États-Unis, vous y trouverez votre compte d’anglais et de rêve américain. Salut! et Bon vent!

    Laissez Nous vivre en français chez-nous.

    Louis à cent pour cent raison de dénoncer cet autre geste de mépris évident.

  31. Ce qui Nous fait reculer comme Nation française en Amérique, ce ne sont pas ceux, comme moi, qui veulent l’indépendance du Québec mais bien ceux-là qui acceptent d’être méprisés de la sorte dans une confusion orchestrée, cherchant même de fausses excuses à l’ennemi de leur propre Nation.

    Croit-on vraiment que ces joueurs de hockey et leur patrons auront une quelconque reconnaissance pour les québécois qui les supportent et prennent leur défense alors qu’ils décident de Nous mépriser de la sorte? C’est tout le contraire que ces gens-là Nous démontrent, soit aucune reconnaissance.

    Je ne comprends pas qu’on préfère la victoire d’un club de hockey plutôt que sa propre victoire.

    Que ce mépris se retrouve dans le milieu du sport n’est pas anodin parce que le sport rejoint une forte partie de la population mâle, là où le niveau de testostérone est très élevé. Il est clair qu’on cherche à semer la discorde entre les québécois.

    Merci Louis de dénoncer cet autre geste de mépris.

  32. Dans la tête des Molson, les CanadiAns de Montreal veulent avoir des sympatysants et des droits de television Coast to Coast et pour cela ils doivent se montrer attirants pour le ROC. Marketing pan-Canadien ou mépris du Quebec?

    Si les Canadiens s’étaient appellés les Tigers ou les Quebecois de Montreéal par exemple, je suis sur qu’il y aurait eu une difference entre 49.4% ET 51%. Le branding et la publicité sont plus forts que le peuple quebecois. Voila où nos en sommes.

    Réal Doré

  33. Je vais pondérer pour un instant, devant certaines enflures verbales et même si je les approuve en partie:
    Je ne pense pas que Gauthier et Molson se sont dit: « Tiens, on va les humilier ».
    Ils voulaient changer de coach et rapidement; et Cunneyworth leur a semblé le plus adéquat dans l’immédiat.
    Je ne pense pas qu’ils ont pensé à l’aspect langue; cependant il est clair qu’à tout le moins ils ont fait preuve d’insensibilité, sinon d’un manque de professionnalisme.

  34. Je cite en partie un article paru dans le journal Le Devoir en date du 20 décembre 2011: «La controverse entourant la promotion de Randy Cunneyworth s’est amplifiée hier lorsque la classe politique a condamné à son tour la nomination d’un unilingue anglophone à la barre de l’équipe.» (1)

    Pour une fois, même les politiciens on reconnu l’évidence du mépris que certains cherchent encore à excuser. Ne pas avoir penser aux supporteurs québécois est un signe de mépris. L’indifférence est un signe de mépris.

    Faut croire que les commentaires dénonciateurs n’ont rien exagéré.

    (1) http://www.ledevoir.com/sports/hockey/338812/le-canadien-la-classe-politique-denonce-la-nomination-d-un-entraineur-unilingue

  35. Mollesonne le glas !

    Ne vous trompez pas, cet événement est extraordinairement important et politique. Démontrer que la langue n’a aucune importance avec autant de désinvolture, relève de l’affront et ça me fait penser aux libéraux de Trudeau.
    Affronter le sentiment nationaliste à ce point, je n’ai pas vu ça depuis 20 ans.
    Réjean Tremblay disait et je le pense depuis au moins 5 ans que Montréal est à ce point déconnecté du Québec qu’il ne le représente plus dutout.
    C’est fini le Québec commence au nord de la 30. Dommage pour les vrais irréductibles québécois qui sont à montréal. On vous annexera quand on sera un pays je vous le promets.
    Les Nordiques ne sont plus un souhait c’est une nécessité. Je vote pour investir tout mon avoir pour avoir une équipe à Québec City!
    Après tout César le savait, du pain et des jeux c’est tout ce que ça prend.
    PS
    Que dites-vous de trouver un nom pour les futurs Nordiques…
    Les Vrais ! ou… The thru Ones!

  36. Je suis un vrai vieux bloke et fier d’etre. Mais il faut que le coach des Canadians de Montreal est capable de parler francais pointe.

  37. Pire que l’instructeur du Canadien pas bilingue. Aujourd’hui 21 dec 2011, je suis allé a la Caisse Populaire de Sainte-Agathe-des-Monts. Et la publicité de fond sur l’intercom était en anglais, <>. Je vous jure avec la petite musique niaseuse puis la même chose en Francais qui se repettait 50-50 tout le tepms que j’étais dans la ligne d’attente. Je n’avais pas remarqué avant, peut-être que je suis habitué, ayant travaillé et marié en Ontario.

    Cela m’a inspiré de boycotter les Caisses. Encore plus chocant que Molson. Banque de Prepsi! J’aime mieux mettre mon argent à la Banque de Montreal avec un Head Office à Toronto et apres avoir couvert mes cheques plus $5.oo, j’ai mis la difference chez BMO.

    Sainte-Agathe est 95% francais avec quelques immigrants ethniques et des anglophones qui ne mettront jamais leur argent dans les Caisses Pop.

    Toujours à Sainte Agathe-des-Monts. Chez Wal-Mart, c’est totalement en Francais. Bravo les Americains, Dolorama, la même chose. Chez Provigo, c’est bilingue et bi-drapeau.

    Sainte-Agathe est 95% francais avec quelques ethniques

Comments are closed.