La nation schizophrène

La schizophrénie est une maladie mentale caractérisée par une dissociation de la personnalité, affectant le rapport du malade avec la réalité. Elle se manifeste principalement par des hallucinations auditives, des délires paranoïaques, un discours déconstruit et des schémas de pensée désorganisés. Source: Wikipedia.

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Y a-t-il un meilleur mot pour décrire le peuple québécois en ce début de vingt-unième siècle? Qu’est-ce qu’une nation schizophrène?

La nation schizophrène impose l’anglais intensif à tous ses enfants au primaire (sans imposer le français intensif aux anglophones, doit-on le rappeler), mais elle veut ensuite les obliger à ne parler que le français partout dans l’école.

La nation schizophrène dépense des milliers de dollars pour faire appliquer une loi statuant sur la grosseur des caractères sur les affiches commerciales, mais elle traite avec tous les commerçants en anglais si ceux-ci le désirent.

La nation schizophrène s’offusque que des dirigeants de la Caisse de dépôt et placement soient anglophones, mais elle s’attend à ce que tous ses enfants parlent l’anglais.

La nation schizophrène s’indigne de voir l’état de décrépitude du réseau universitaire francophone, mais elle accepte qu’on sur-finance les universités de langue anglaise à près de 29% pour une minorité historique de moins de 6% de la population.

La nation schizophrène refuse d’appuyer les politiques guerrières du gouvernement canadien, mais elle acclame des militaires ayant été tuer des innocents de l’autre bout du monde.

La nation schizophrène appuie les Indignés du Square Victoria, mais elle ne lève pas le petit doigt quand on va les expulser.

La nation schizophrène veut défendre ses intérêts à Ottawa, mais elle vote pour un parti ultra-fédéraliste et anglomane.

La nation schizophrène veut défendre ses intérêts à Québec, mais elle appuie un individu n’ayant ni programme, ni idées et dont la contribution se résume à « on verra ».

La nation schizophrène hait le Plateau mais rêve d’y habiter.

La nation schizophrène déchire sa chemise quand on l’accueille dans une langue étrangère au restaurant, mais elle se dépêche de parler cette langue étrangère au premier touriste rencontré.

La nation schizophrène se considère québécoise, mais elle se refuse le droit d’occuper l’ensemble de son territoire parce que son territoire est le sien sauf le 25% aux Inuits, le 25% aux Autochtones et le 25% aux anglophones et aux immigrants.

La nation schizophrène trouve que les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent, mais elle lit le Journal de Montréal qui recommande davantage d’enrichissement pour les uns et d’appauvrissement pour les autres.

La nation schizophrène trouve qu’il n’y a pas assez de musique en français à la radio, mais elle honore un groupe canadien comme Arcade Fire, qui habite ici depuis dix ans sans jamais avoir appris sa langue.

La nation schizophrène trouve normal que le méga-hôpital anglophone reçoive 43% du financement alors qu’il est conçu pour une minorité historique de moins de 6% de la population.

La nation schizophrène aimerait intégrer les immigrants, mais elle s’adresse à eux systématiquement en anglais.

La nation schizophrène se considère libre, mais elle refuse de se donner la vraie liberté politique.

La nation schizophrène pourfend ceux qui la défende et encense ceux qui la méprise.

La nation schizophrène vit sur du temps emprunté.

La nation schizophrène va disparaître non pas parce qu’on l’a décimée, mais parce qu’au-delà des discours et des belles idées, personne n’a le courage d’agir pour éviter sa disparition. N’était-ce pas Olivar Asselin qui disait qu’il faudrait écrire, sur notre tombe: « Ci-gît un peuple mort de bêtise »?

Empêcher les enfants de parler la langue de leur choix dans la cour d’école?

C’est EXACTEMENT ce que fait une nation schizophrène, trop déconnectée d’elle-même pour obliger le gouvernement à traiter avec les entreprises en français seulement, abolir le réseau scolaire de langue anglaise pour le remplacer par un seul réseau dans la langue nationale, abolir le réseau hospitalier de langue anglaise, obliger la connaissance du français pour obtenir la citoyenneté, rendre les cours de langue étrangère facultatifs, occuper l’ensemble du territoire pleinement et entièrement, mettre fin au quasi-monopole de Quebecor sur l’information, créer sa propre monnaie, déclarer son indépendance à la fois du Canada et des banques, nationaliser ses richesses naturelles, cesser de financer tout média n’étant pas dans la langue nationale.

Ben non.

Nous, on préfère mourir dans la dictature du cosmétique et se peinturer un sourire sur le visage pendant qu’on nous enfonce un pieux dans le dos.

Nous aurions vraiment besoin d’un parti nationaliste au Québec.

Ça, ou d’en finir pour de bon, collectivement.

C’est pas avec des flancs-mous comme Aussant et sa bande de multiculturalistes anglomanes à la Philippe Leclerc (ou sa blonde Élisabeth Émond, aussi colonisée que lui) qu’on va s’en sortir.

C’est tout le peuple qu’il faut rééduquer.

Ou le pousser vers la disparition au plus vite, qu’on passe à autre chose.

Au choix.

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27 Réponses

  1. Ah oui LP! Arcade Fire…l’ennemi public no 1… Je crois que vous détestez m.Leclerc pour cela… N’a-t-il pas déjà dit apprécier ce groupe? C’est là qu’il s’est transformé en vilain multiculturaliste! La nation schizophrène ne fait pas de différence entre ses alliés et ses ennemis… pour un point ou une virgule! Voilà la ligne que vous ne pouviez écrire… la poutre dans votre oeil. Vos commentaires sont toujours incisifs et portent à réfléchir. Cependant, il n’y a jamais de demie-mesure, et tout le peuple est à rééduquer… tous aliénés qu’ils sont ces pauvres citoyens! Cette morale gossante, où tout ceux qui ne sont pas de votre avis sont débiles, laisse un goût amer pour ne pas dire d’autre chose… Ça me rappelle les communistEs-végétarienEs-féministEs de la gau-gauche avec leurs gros E pour féminiser le français… Continuez dans votre passion pour le PI si vous voulez, mais ne perdez pas de vue qu’une opinion reste une opinion! M.Aussant a toujours suivi ses convictions profondes d’indépendantiste, il ne s’est jamais vendu. Avant de quitter pour ON, m.Leclerc avait un bon statut au PQ et jouissait d’une certaine notoriété, vous en conviendrez. Vous qui aimez tirer du « gun » sur tout ce qui bouge, malgré le respect que je vous dois, vous n’avez pas ce courage qu’il leur a fallu pour ramer à contresens. Je ne veux pas dire ici que vous n’avez pas de courage, mais pas celui-là, celui de se jeter à l’eau, de tout quitter pour la cause, notre cause. Si vous étiez honnête, vous diriez clairement que les remèdes que vous prescrivez en fin de textes ne peuvent être appliqués d’un seul trait (en particulier en lorsque vous parlez des banques). Rien n’est perdu pour le Québec et si je puis vous donner mon humble avis, c’est du remue-ménage actuel dans tout le mouvement souverainiste que va ressortir la nouvelle voie (etou voix). Tant que les convaincus resteront là à cracher sur ceux qui se lèvent… ils seront les seuls convaincus!

  2. Leclerc, en tant qu’adepte du multiculturalisme et anglomane convaincu, n’a pas « ramé à contre-sens ». Il a choisi la facilité dans la continuation de notre infériorisation. Aussant a choisi la même voie.

  3. Leclerc, en tant qu’adepte du multiculturalisme et anglomane convaincu, n’a pas « ramé à contre-sens ». Il a choisi la facilité dans la continuation de notre infériorisation. Aussant a choisi la même voie.

  4. Concernant le m. Leclerc en question, parler de courage et de tout laisser tomber pour la cause, c’est pousser le bouchon plus loin que nécessaire. Et je ne suis certes pas convaincu que la cause de O.n. soit la même que celle du P.I..

    Un député provincial comme m. Aussant dispose non seulement d’un salaire de base annuel très avantageux (85 388,00$), accompagné de toute un gamme d’apports financiers annuels (dans les 6 chiffres avant les cents) supplémentaires pour lui-même, pour le fonctionnement de son local de circonscription et pour son personnel. En donner tous les détails ici serait long. Quoi que si nécessaire … On verra !

    Ceci dit, rien que pour son personnel: 157 720,00$+14 415,00$ (Nicolet-Yamaska). Ce qui fait que m. Leclerc n’y perd rien.

    Quoi qu’il en soit, je donne ces détails à titre indicatif et non pour salir quiconque. Il sont exacts, je viens d’aller les chercher sur le site de l’Assemblée Nationale du Québec.

    On ne doit pas devenir député pour un salaire mais bien pour une cause, le Pays du Québec français, souverain et indépendant, surtout du canada ennemi.

    Vive le P.I. !
    Vive le Québec Libre !

    [Réjean Pelletier, simple citoyen et bientôt membre officiel du P.I.. J’attend ma carte!]

  5. Et pourquoi le parti nationaliste que vous appelez de vos voeux n’est pas le PI?
    Je partage nombre de préoccupations que vous évoquez. Il est évident que le PQ n’est pas à la hauteur sur plusieurs points. Ceci dit, il n’est pas difficile de comprendre qu’une multiplication des partis souverainistes soit suicidaire. La réalisation de la souveraineté doit être prioritaire. Pour cela il faut un parti au pouvoir. Le PQ.
    Les tiers-partis ne seront productifs qu’à condition que le mode de scrutin des députés change pour être proportionnel, ou bien à deux tours. Avec formation de coalitions pour gouverner. Sans réforme du mode de scrutin ces partis ne sont que des trips d’égo. Sans réforme le PQ est le véhicule de choix pour faire évoluer le Québec. Exemple, Amir Khadir serait capable de remporter l’investiture du PQ dans Mercier. Il pourrait envisager d’être ministre, pas que le freak-show de l’Assemblée nationale qui prêche dans le désert.

  6. Juste pour vous rappeler que m.Aussant gagnait 4 à 5 fois le salaire de député avant de faire le saut en politique….

  7. Il me vient une question… C’est vrai! Mais pourquoi donc au fond quelqu’un a-t-il eu la malheureuse idée en 2008 de fonder un Parti nationaliste après tout ce qu’a fait le PQ pour la Nation canadienne-Française depuis 1968 ?

    Non mais, quelle ingratitude! Refuser toute cette immigration qui Nous viendrait en aide par pure bonté d’âme. Nous «pôvres» peuplade, serions soudainement devenus ignares, incapables d’exister par Nous-même et inaptes à subvenir à nos propres besoins. Parce qu’on doit parler l’anglais selon nos souverains fédéralistes et selon nos immigrés anglotropes et anglophiles. Le français ne serait pas la bonne langue à parler. Sachez-le!

    Heureusement que parmi notre «populasse», il se trouverait encore de rares messies qui abandonneraient tout pour aller porter main-forte aux immigrés, ici pour Nous secourir. Carrière et investissements financiers personnels, tout ça serait devenu secondaires pour nos sauveurs «canadians».

    Mais comment est-ce que j’aurais pu passer à côté de cette lumière qu’on me montrait pourtant avec tant d’insistance depuis 1995? Peut-être qu’elle serait trop dirigée vers mes yeux? Ça doit être ça. Ça fait mal et ça m’aveugle rien que d’y penser.

    Oui oui … c’est ça! Mais qu’est-ce que j’étais en train d’écrire là. C’est ce qu’on veut me faire avaler, une grosse mais très grosse couleuvre.

    Pas de chance pour les manipulateurs! Comme plusieurs canadiens-Français, je ne mord pas à ce leurre grossier. Quarante-trois ans de perdus et depuis 1995 on veut clairement éliminer les indépendantistes de la scène politique, en même temps que les aspirations de la Nation canadienne-Française.

    Le Parti RIN n’aurait jamais dû être s’abordé en 1968. Nous ne vivrions pas ce chaos actuel, conséquence de toute coalition. Et oui, il y a toujours une faction qui prend le contrôle. Et au PQ les provincialistes ont gagné.

    En fait, le PQ, comme les autres Parti provincialistes, a trahi la cause des canadiens-Français et on y a permis la pervertion des idées de Nation, d’économie, d’indépendance, de Pays et de souveraineté en changeant le sens des mots et des nombres. Ceci dit, on ne sait toujours pas de quel Pays parlent les «souverainistes».

    C’est pourquoi j’ai choisi un Parti qu’on ne peut taxer d’une autre orientation que celle du nationalisme candadien-Français, le P.I., et le seul Parti indépendantiste au Québec.

    [Réjean Pelletier, simple citoyen]

  8. L’engagement politique est habituellement associé à un espoir de résultat. Avez-vous confiance d’atteindre le 0.15% aux prochaines élections?

  9. Canadien-Français… Vous voulez sans doute dire Québécois.

  10. L’engagement politique est associé à un espoir de faire ce qui est juste. Si on est indépendantiste, on ne peut pas, en toute conscience, voter pour un parti qui ne l’est pas.

  11. L’engagement politique est associé à un espoir de faire ce qui est juste. Si on est indépendantiste, on ne peut pas, en toute conscience, voter pour un parti qui ne l’est pas.

  12. Dans les faits, l’engagement politique varie d’une personne à l’autre. Ayant lu mon commentaire, vous connaissez donc mes motifs et mes espoirs.

    Ceci dit, je ne possède pas la boule de cristal pouvant répondre à votre question. Léger Léger Maketing ou Crop peut-être? Et encore, si leurs questions ne sont pas biaisées pour obtenir les réponses qu’ils veulent et les résultats d’élections qu’ils souhaitent.

    Rappelez-vous du résultat des élections générales fédérales du 2 mai 2011!

    Personne n’avait la bonne boule de cristal.

    [Réjean Pelletier, simple citoyen]

  13. Québécois … Voulez-vous dire Québécois-Français?

    Parce que «Québécois-Français» sera sous peu le nouveau terme identitaire qu’on entendra partout au Québec, question de différencier les francophones du Québec.

    Une autre mystification pour semer encore plus de doutes. Pensez-y bien.

    C’est la première fois qu’on me reprend sur l’identité de la Nation fondatrice, en majorité d’origine et d’expression française, en majorité occupant le sol du Québec, formant la majorité du peuple Québécois, formant la majorité des indépendantistes québécois et placée en danger d’ethnocide par la politique d’immigration massive inutile au Québec.

    Il n’y a pas de doute, je parle de ma Nation canadienne-Française, la Nation fondatrice, celle qui a intérêt à faire du Québec son Pays avant que l’ethnocide planifié ait fait son oeuvre.

    [Réjean Pelletier, simple citoyen]

  14. Marche nationaliste : les anarchistes sont-ils les seuls contre le nationalisme québécois ?

    Samedi dernier (26 novembre 2011), une marche nationaliste fut organisée à Montréal par la Légion nationale. Des membres du Parti indépendantiste, le seul parti politique ouvertement nationaliste, c’est-à-dire en opposition à toutes formes de multi/inter-culturalisme, ont décidé de participer à cette marche. Quelles ne furent pas leurs stupéfactions lorsqu’ils furent violemment attaqués à coup de pierres et de bouteilles de verre par une meute d’antinationalistes enragés et masqués, émanant d’obscurs groupuscules se réclamant de la gauche progressiste extrémiste.

    En plus de mettre la sécurité des marcheurs en péril par cette vile attaque, ces agitateurs ont une fois de plus, par de malicieuses associations journalistiques qui s’en suivirent du côté anglophone, fait paraître le mouvement nationaliste (ce qu’il en reste encore au Québec…) pour un mouvement d’extrémistes racistes.

    Il est temps que les militants indépendantistes québécois se réveillent pour s’apercevoir que ni le QS, ni le PQ et ni l’ON ne sont véritablement nationalistes et que les officiers à leurs directions ne sont en sommes que des imposteurs n’ayant nullement à cœur les intérêts de la seule et véritable nation légitime en sol québécois; soit la nation canadienne-française et tous ceux et celles d’origines ethniques autres qui s’y associent.

    En conséquence, au nom du Parti indépendantiste, je souhaiterais que les représentants des trois autres partis se proclamant « souverainiste » se dissocient de cette agression en la condamnant publiquement par voix de communiqué. Advenant le mutisme de ces trois partis devant cet incident, je serai contrainte une fois de plus de qualifier ces trois partis d’imposture pseudo-nationaliste.

    Johanne Lacroix

    Vice-présidente aux communications

    Parti indépendantiste

  15. Réjean Pelletier

    Il faut être un fédéraliste colonisé jusqu’à l’os et pas a peu près pour dire que nous sommes des Canadiens-Français. Nous sommes des Québécois et c’est tout. Pas de trait d’union non plus. Des Québécois!

  16. @LP,
    Vous devriez lire «Le Canadien français et son double» de Jean Bouthillette qui explique mieux qu’on ne saurait le faire ici ce que vous appelez notre «schizophrénie». Ce phénomène de dédoublement fut induit très tôt par l’action assimilatrice d’une part importante de notre élite qui visait à faire de nous des Canadiens au même titre que les autres habitants du Canada. On sut néanmoins résister grâce au sentiment national canadien-français transmis par nos aïeux et entretenu par certaines personnalités phare, sentiment qui nous maintenait, qui nous faisait grandir en tant que nation française.

    Dans les années 1960, ce sentiment national fut si dominant qu’on réussit presque à se débarrasser de cette par trop débilitante «schizophrénie» en cherchant ouvertement l’obtention d’un État national canadien-français.

    Malheureusement, l’action dénationalisante de nos élites «éclairées» s’est alors adaptée, modulée, elle a changé de cadre et de visage pour mieux nous tromper. Car en effet, faisant de nous des Québécois au même titre que les autres habitants du Québec, les leaders souverainistes comme les «pancanadiens» d’hier, ne cherchaient rien de plus qu’à nous faire partager une même nationalité pluraliste avec les anglophones et les allophones. Et de toute évidence, ils ont réussi.

    C’est la québécitude elle-même qui est à la source de notre schizophrénie nationale. Si vous ne voulez pas la combattre, cessez au moins de vous en plaindre pour rien.

    @Maxime
    Il faut être bien ignorant de son histoire -et bien ingrat aussi- pour médire ainsi la nationalité de ses ancêtres, de ses propres grands-parents! Un Canadien-Français n’est pas fédéraliste à tout crin, il est bien plutôt nationaliste. La hantise des Anglais a toujours été que les Canadiens-Français finissent par réclamer le Québec comme leur État national. On a tout fait pour éviter ça, pour pancanadianiser le nationalisme canadien-français (on a même, après la 1ère Guerre mondiale, imposé la graphie «Canadien français» à notre vocable pour mieux en désamorcer la charge nationale). Mais rien n’y fit. En 1960, c’était clair pour l’immense majorité : il y avait deux Canadas, un Français et un Anglais, et il fallait désormais qu’ils soient sur un même pied d’égalité. C’est cela qu’un Daniel Johnson père cherchait à obtenir, comme la plupart des premiers indépendantistes canadiens-français. Mais ce n’est pas advenu. Ce n’est pas advenu parce que le péquisme s’est interposé, parce que le PQ nous a sciemment détournés de ce but, parce que plutôt que de donner un État national aux Canadiens-Français, le PQ, de concert avec le PLQ, a préféré faire de nous des Québécois comme les autres, avec les autres, avec les Anglais surtout. Vous vous dites fier Québécois Maxime? Vous vous identifiez à la «Province of Quebec»? Et bien dites-vous que, même indépendant, cet État-là ne sera jamais qu’une ancienne colonie anglaise, qu’une vulgaire création de la Couronne britannique établie pour mieux asseoir son pouvoir sur le Canada Français et ses habitants. Vous vous dites fier Québécois Maxime? Et bien pour un Canadien-Français, c’est ça être colonisé à l’os, c’est ça un parfait assimilé.

    RCdB

  17. Vous vivez dans le passé, monsieur. Si nous sommes Québécois, c’est précisément parce qu’on a réalisé, il y a CINQUANTE ANS, qu’il n’y a pas d’avenir à être Canadien-français.

  18. Vous vivez dans le passé, monsieur. Si nous sommes Québécois, c’est précisément parce qu’on a réalisé, il y a CINQUANTE ANS, qu’il n’y a pas d’avenir à être Canadien-français.

  19. Cher Maxime,

    Me traiter de fédéraliste est aussi idiot que de croire que le Québec est déjà un Pays. C’est signe que vous n’avez rien compris à ce que j’ai écris et rien compris à l’ethnocide agrseesif que Nous vivons jour après jour depuis 1995.

    Je suis un indépendantiste depuis mon adolescence.

    J’ai toujours voté PQ dans le but que le Québec déclare officiellement son indépendance et se dote d’une constitution de Pays français et indépendant du Canada ennemi. Mais depuis 1995 le PQ est devenu à la solde, volontairement ou non, du fédéralisme.

    Cela dit, nous pourrions ergoter longuement et inutilement sur le terme identitaire «canadien-français». Il demeure que c’est celui qui nous identifie avec le plus de précision présentement.

    [Réjean Pelletier, simple citoyen]

  20. Pour fin de compréhension du terme identitaire nationale qui Nous lie, je vous invite à aller lire les deux courts textes de Jean-Marc Léger (1927 à 2011), journaliste et juriste, le premier directeur de l’histoire de l’Office québécois de la langue française en 1962 et indépendantiste, décédé en février 2011.

    1) Il n’y a pas de nation québécoise: http://wwwens.uqac.ca/~flabelle/socio/levesque.htm

    2) Crise de l’identité: http://www.ledevoir.com/non-classe/61248/crise-de-l-identite-et-crise-de-l-humanisme

    Dans l’espoir que vous n’y verrez ni une attaque ni une agression. Nous voulons ici le Pays du Québec.

    J’y crois.

    [Réjean Pelletier, simple citoyen]

  21. C’est précisément ça. Vous êtes Québécois, c’est-à-dire habitant d’un État bilingue et pluraliste généré par la Conquête puis par l’Union. On vous a convaincu qu’il ne valait plus rien d’être Canadien-Français, de toujours former donc, une nation française. Vous vous battez certes pour un Québec français, mais «schizophréniquement», car le «Québec français» est une chose qui ne repose sur aucune réalité, ethnique, légale ou historique. Le peuple du Québec est bilingue depuis toujours puisque trouvant son origine avec l’arrivée des Anglais. L’État du Québec de 1763 est anglais, celui de 1774 est bilingue comme celui de 1867 est bilingue, celui de la loi 101 est bilingue, tout comme ceux de 1982 ou de la loi 99. Le «Québec français» n’est qu’un vœu pieux, une chimère, depuis que René Lévesque a refusé de remettre en question les droits et prérogatives des anglophones. Pourquoi ? Parce que l’Anglais et ses institutions, sa langue et sa culture aussi, lui étaient essentiels, formant une assise de la québécitude à établir, une caractéristique fondamentale différenciant l’identité québécoise de l’identité canadienne-française. C’est cela qui explique pourquoi les bons petits Québécois d’aujourd’hui se bilinguisent à qui mieux mieux. Et nos institutions aussi. Ils ne font que se conformer toujours plus à la québécitude, à l’identité nouvelle voulue par Trudeau, Lévesque et Bourassa pour en finir un foi pour toute avec la nation canadienne-française. Et c’est cela que vous ne pouvez ou ne voulez voir en dépit de l’évidence.

    Ceci dit, ça ne fait pas 50 ans qu’on a changé de nom. En 1967, aux États généraux, on était toujours Canadiens-Français et ce n’est que vers 1985 (26 ans à peine) que le référent a cessé d’être dominant parmi les désormais «Québécois francophones de souche». Et puis, vous êtes drôle tout de même, me rétorquer que je vis dans le passé alors que vous préconisez un retour à l’étalon-or abandonné ici depuis les années ’40! De l’enfantillage, du chipotage ne trouvez-vous pas, alors qu’il question ici de notre dénationalisation ?

    RCdB

  22. Nous sommes Québécois, habitants d’un État francophone, certes découlant de la Défaite, mais que nous cherchons à reconquir. Votre vieux rêve canadien-français est mort dans les années soixante. Il n’y a pas de futur pour le français au Canada. Le peuple québécois n’est pas bilingue, contrairement à vos divagations. Un peuple bilingue, ça n’existe pas. Le peuple québécois est francophone. Désolé, mais vous vivez en-dehors de la réalité.

  23. Nous sommes Québécois, habitants d’un État francophone, certes découlant de la Défaite, mais que nous cherchons à reconquir. Votre vieux rêve canadien-français est mort dans les années soixante. Il n’y a pas de futur pour le français au Canada. Le peuple québécois n’est pas bilingue, contrairement à vos divagations. Un peuple bilingue, ça n’existe pas. Le peuple québécois est francophone. Désolé, mais vous vivez en-dehors de la réalité.

  24. ENFIN!

    Un endroit ou je peut lire des commentaires connexes aux recherches que je fait depuis longtemps… Bilderbergs, Ron Paul, l’argent dette, le système fractionel et la titrisation des banques(ce qui est de la fraude « légale ») la dette impayable du Québec(de tout les pays bien entendu)de la banque de la famille Rothschild… J’était au prise avec des agents Smith dans le blogue de M. Descoteaux chez Canoé…

    Merci! A plus tard!

  25. Si le rêve des Canadien-Français d’avoir un État français est mort, je ne vois pas en quoi s’en féliciter. Le Québec est francophone assurément, mais il est aussi anglophone, et de plus en plus, ça personne ne peut le nier. Nos jeunes gens se bilinguisent, ils se sentent de moins en moins l’âme française. Ils se «pluralisent» passant d’une langue à l’autre presque indifféremment. C’est ça la réalité du Québec qui grandit. Et cette «bilinguisation» est conforme à l’idée promue de notre nation depuis 40 ans. Car aux dires du PQ et du PLQ, les anglophones et leurs institutions, McGill, Concordia, Molson, etc. sont pleinement québécois. Les allophones également, la loi 99 reconnaissant en effet la contribution de tous à la construction de l’identité québécoise. C’est ça la réalité de la québécitude que vous n’admettez pas, prisonnier que vous êtes de l’image à la fois tronquée et idéalisée que certains souverainistes ont pu s’en faire dans les années ’70. Une image dépassée depuis longtemps déjà.

    Vous vous en rendez d’ailleurs très bien compte, puisque qu’en dépit de vos dénégations puériles, votre combat vise précisément la francisation de ce Québec bilingue. Vous voulez le rendre plus francophone, parce qu’il l’est moins de moins. C’est bien, mais en agissant de la sorte, vous ne faites rien de plus que reproduire ce que faisaient les «bon-ententistes» d’hier, les partisans du pan canadianisme coast to coast qui cherchaient eux aussi à défendre le français dans la Confédération. Et comme eux, vous pavez la voie de notre anglicisation. Pourquoi? Parce que comme eux, vous basez votre vision politique sur un peuple à la fois anglophone et francophone. Or en Amérique du Nord, l’anglais reste dominant. En partageant une même identité avec l’anglophone, le francophone (qu’il soit Canadien ou Québécois) aura toujours l’impression d’être inférieur, diminué, et une chose en amenant une autre, il voudra devenir peu à peu bilingue, puis carrément anglophone. C’est ça le processus inéluctable, le processus structurel qui a mené à l’assimilation d’autant des nôtres.

    Pour y échapper, la seule parade rendue évidente après des siècles résistance nationale, fut de transformer le Québec en État national canadien-français. Pour les leaders nationalistes canadiens-français des années ’60, il était urgent, pour cesser de toujours être en position défensive, pour cesser de reculer, pour vivre comme une nation normale, que les Canadiens-Français disposent d’un État en propre, c’est-à-dire référant à leur seule nationalité, exclusivement française de culture. On a été bien proche d’y arriver, de faire du Québec le Canada Français, mais ce n’est pas advenu. Des gens comme vous ont saboté, détourné ce projet, considérant que les Canadiens-Français étaient des losers congénitaux qui ne méritaient pas un pays à eux. À la place, l’imposture de la québécitude nous fut servie et nous sommes devenus de bons Québécois francophones, cherchant de nouveau à partager un État et une identité soi-disant nationale avec des anglophones, et retombant ainsi dans une position d’infériorité qui nous condamne à une vertueuse mais combien inefficace défense du français.

    C’est dans cela, dans cette farce infâme, que vous vous débattez M. LP. J’ai cru un temps que vous vouliez sincèrement vous en sortir, comprendre, réfléchir sérieusement au pourquoi du marasme national qui nous étreint et nous éteint chaque jour davantage. Mais ça ne vous intéresse pas, vos précieuses certitudes vous suffisent. Il ne faut surtout pas les remettre en question, car ce sont elles qui vous donnent la contenance nécessaire pour effectuer vos petits tours de piste. Et c’est ce qui compte d’abord n’est-ce pas? C’est ce en quoi vous ressemblez beaucoup à Mathieu Bock-Côté.

    RCdB

  26. Je ne sais pas de quel côté tu es le plus bouché, mais je crois que tu as de la difficulté à comprendre que le Québec est français et que le Canada-français est un non-État ayant mené à l’ethnocide des francophones. Nos plus grandes réalisations – nos seules – ont eu lieu depuis que le Québec s’est doté d’un État, même s’il n’est pas encore indépendant, et cet État est français. Maintenant j’ai autre chose à faire que de m’obstiner avec quelqu’un n’assumant tellement pas ses idées qu’il a besoin d’écrire anonymement et qui n’a pas compris, même 45 ans plus tard, que le Canada est sans issue. Salut, et au plaisir de ne plus te lire. Cette conversation, pour ma part, est terminée. J’ai beaucoup plus important à faire. Continue de vivre ton rêve canadien et va disparaître en paix. Les Québécois sont ailleurs et ils ne reviendront pas vers tes vieilles idées. Bye bye.

  27. Je ne sais pas de quel côté tu es le plus bouché, mais je crois que tu as de la difficulté à comprendre que le Québec est français et que le Canada-français est un non-État ayant mené à l’ethnocide des francophones. Nos plus grandes réalisations – nos seules – ont eu lieu depuis que le Québec s’est doté d’un État, même s’il n’est pas encore indépendant, et cet État est français. Maintenant j’ai autre chose à faire que de m’obstiner avec quelqu’un n’assumant tellement pas ses idées qu’il a besoin d’écrire anonymement et qui n’a pas compris, même 45 ans plus tard, que le Canada est sans issue. Salut, et au plaisir de ne plus te lire. Cette conversation, pour ma part, est terminée. J’ai beaucoup plus important à faire. Continue de vivre ton rêve canadien et va disparaître en paix. Les Québécois sont ailleurs et ils ne reviendront pas vers tes vieilles idées. Bye bye.

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