Option nationale: que du flou!

Option nationale, la nouveau parti de Jean-Martin Aussant, vient de lancer sa plate-forme. Si on y trouve des idées intéressantes, il s’agit également d’un ramassis d’approximations et d’à peu près qui ne sont pas sans nous faire penser aux idées défendues par le Parti Québécois. En parcourant ce document, le lecteur en vient presque à se demander: « Tout ça pour ça? ». Quelques points, en vrac. Les parties qui sont en gras sont de moi.

Source de l’image

2.1 Fera en sorte que l’État québécois soit maître d’œuvre de tout développement de nos ressources naturelles par le biais d’une nationalisation, en collaborant avec le secteur privé pour l’exploration, l’extraction et la distribution. Pour chaque projet qu’il autorisera, c’est le gouvernement du Québec qui décidera de la répartition des revenus et de la structure de propriété – création d’une société d’État, possibilité d’un régime épargne-actions (REA), part des firmes privées, etc. En toute circonstance, la majorité des profits dégagés par l’exploitation de nos ressources naturelles reviendra dorénavant à la population du Québec. Cette politique s’appliquera particulièrement aux secteurs minier, forestier et des hydrocarbures.

J’aimerais qu’on m’explique de quelle manière on peut nationaliser en « collaborant » avec le secteur privé. Le privé n’a pas le moindre intérêt à « collaborer »; le privé est là pour faire de l’argent. Il s’agit ici d’une manière élégante pour Aussant de ménager la chèvre et le chou. On va nationaliser… oui, mais avec le privé. C’est un peu comme si on disait: on va gérer l’abattoir avec la collaboration des poulets! Ce n’est pas sérieux.

2.17  Favorisera l’établissement  de  sièges  d’organisations  internationales  à Montréal  et Québec.

« Favorisera ». Comment? Va-t-on continuer à dilapider les fonds publics pour donner des crédits d’impôts à des entreprises hyper-rentables? Tout le monde est pour la vertu, mais ce « favorisera » est tout à fait imprécis et flou. Il ouvre la porte à n’importe quoi et à son contraire.

3.4 Reverra graduellement le financement des réseaux d’éducation francophone et anglophone afin qu’il corresponde davantage au poids démographique respectif de chaque groupe. Le financement des établissements privés sera également revu afin de renforcer le principe d’un réseau d’éducation universel, public et laïc au Québec.

Tous mes lecteurs savent que la fin du sur-financement des universités de langue anglaise constitue une de mes plus grandes priorités. Hors, est-ce que Aussant propose ici de faire équivaloir le financement au poids démographique de la minorité de langue anglaise? Pas du tout! Il propose de le faire correspondre « davantage ». En clair, en ce moment les universités de langue anglaise reçoivent 29,3% du financement (pour une minorité anglophone historique de 5,6%), et si on ramenait ce financement à 28% on aurait respecté la promesse de le faire « davantage » correspondre. De la même manière, si je proposais d’en faire davantage pour l’itinérance, j’aurais respecté ma promesse en remettant une cenne noir au premier itinérant croisé. Ce n’est pas sérieux. Ou bien on fait correspondre le financement au poids démographique ou on ne le fait pas! Aussant démontre que lui, tout comme le PQ, n’a pas l’intention de s’attaquer aux privilèges de la minorité de langue anglaise.

En fait, à propos de la langue, Option nationale n’a pas repris une seule des revendications du Mouvement Québec français. On voit bien que ce n’est pas une réelle priorité pour Aussant et qu’il n’a pas l’intention de travailler en équipe avec les organisations en place.

3.6  Renforcera l’enseignement  de  l’histoire  nationale  et  politique  du  Québec  au  niveau secondaire et instaurera un cours obligatoire d’histoire au collégial.

Encore une fois, « renforcera » est un mot flou qui n’indique pas les réelles intentions. Va-t-on donner deux cours de plus? Si oui, quels autres cours coupera-t-on? Sinon, va-t-on augmenter les heures de classe? Qui va payer pour ça? Combien ça coûtera? Amateurisme.

3.8 Préparera davantage les étudiants du secondaire à la vie sociale et économique par une meilleure introduction au fonctionnement du système de justice, des organismes de l’État et du monde politique, des institutions économiques – incluant les coopératives et mutuelles – et par une initiation à toutes les formes d’entrepreneuriat et d’engagement à la vie en société.

« Davantage ». Encore.

6.2  Reverra le mode de scrutin afin d’y insérer une composante de proportionnalité.

Une « composante ». Quelle composante? Quel niveau de proportionnalité? Va-t-on sacrifier le poids des électeurs de Gaspé, de Baie-Comeau ou de Val d’Or, pour augmenter celui de la région métropolitaine, beaucoup plus nombreuse? On ne le dit pas.

6.5  Restreindra l’accès des lobbys aux instances gouvernementales.

Comment?

* * *

Dans un document de quelques pages, on utilise sept fois le mot « davantage ». C’est tout à fait flou et imprécis.

Pire: on ne parle pas du tout d’économie. On propose la gratuité scolaire, « davantage » de cours d’histoire, une commission d’enquête, une électrification des transports collectifs, l’Internet haute-vitesse pour tous, un fonds d’indemnisation universel de l’AMF, l’instruction obligatoire jusqu’à 18 ans, un deuxième cours de langue au secondaire, une formation de perfectionnement pour les travailleurs, un cours d’éducation physique à tous les jours à l’école (le lecteur attentif notera que ça commence à faire beaucoup de cours supplémentaires pour les mêmes élèves), une augmentation des budgets alloués à l’éducation, un accès de tous les Québécois à un médecin de famille, un budget pour la protection des langues autochtones, des incitatifs fiscaux pour développer « l’offre culturelle québécoise » (sic), des budgets pour inciter les jeunes à la culture, le financement public des partis politiques, un rehaussement des seuils de l’assurance-juridique; comment va-t-on se payer cela? Ce ne sont pas de mauvaises idées. Mais la question qui tue: on prend l’argent où? Est-ce qu’on l’imprime? Est-ce qu’on vole une banque? On se paie ça comment?

Je ne dis pas que ces mesures soient impossibles à se payer. En fait, je crois qu’on pourrait le faire. Mais ça impliquerait de hausser les impôts des mieux nantis (on n’en parle pas), des entreprises (on n’en parle pas), de sortir de l’ALÉNA (pour éviter que les entreprises fuient nos impôts en délocalisant vers le Mexique), de défier l’OMC et le FMI, etc.

Bref, Jean-Martin Aussant se promène en hélicoptère et il lance de l’argent par la porte ouverte.

Ce n’est pas crédible.

En fait, et malgré plusieurs idées intéressantes dans ce programme, on a l’impression qu’il a été écrit sur un coin de table par des cégépiens. Beaucoup de rêves, mais pas de concret. Beaucoup de dépenses, peu de revenus. Beaucoup de promesses floues, peu d’engagements fermes.

Il serait temps de sonner la fin de la récréation et de renvoyer les « gros cerveaux » qui ont écrit ce document (selon les propos d’Aussant sur sa page Facebook) à leur table à dessin et de réécrire une plate-forme crédible non pas basée sur du pelletage d’argent et des approximations, mais sur du concret.

Sinon, autant tout remballer et retourner au Parti Québécois qui lui, à tout le moins, a développé une expertise dans le flou et l’approximatif.


AJOUT: Si vous voulez rire un peu regardez cette image, extraite de la page Facebook d’Option nationale. Un anglophone intervient sur la page, et toute une litanie de colonisés se dépêchent de lui répondre dans sa langue, lui permettant de continuer à vivre replié sur lui-même sans jamais avoir à apprendre le français. Et ce sont ces gens qui appuient Option nationale. Des gens sans colonne, à l’image de ce parti.

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86 Réponses

  1. Il faut vous le donner, M. Préfontaine, vous avez un sens critique bien développé. Alors, vous êtes contre le PQ, QS et maintenant Option national. Comme tous les citoyens, il est difficile de se reconnaître dans absolument toutes les idées d’un parti politique, à l’exception peut-être des Libéraux qui eux se contentent de suivre leur chef. À la lecture de votre article, je me demande en quoi votre critique est constructive. Il faut comprendre qu’il s’agit ici d’une plate-forme et que les mesures présentées se préciseront sûrement avec le temps. Je suis un jeune dans la trentaine, tout comme vous, et c’est la première fois que je lis un programme politique aussi emballant et pragmatique. Je trouve dommage que plutôt que de vous impliquer dans le parti pour proposer des améliorations au programme, vous vous attaquez à sa crédibilité. Vous affirmez même que la plate-forme contient beaucoup de rêves et peu de concret. L’essence même de la politique n’est-elle pas la réalisation des rêves et des aspirations d’une nation?

    Je peux comprendre que vous soyez déçu d’Option national même si je ne partage pas cette déception. Je comprends moins votre acharnement à miner un nouveau parti qui place l’intérêt de notre nation au coeur de ses préoccupations.

  2. Le problème, c’est que ce programme ne propose rien de concret. Il n’a pas repris une SEULE des revendications du Mouvement Québec français. Il n’a pas proposé de mettre fin au sur-financement des institutions de langue anglaise. Il n’a pas proposé la moindre libération des organisations internationales qui limitent notre indépendance. Il n’a utilisé que des mots flous, des approximations et des lieux communs.

    J’ai sensiblement le même âge que vous. Et j’ai vu beaucoup de programmes ambitieux. Mais c’est la première fois que j’en vois un aussi flou et aussi peu argumenté, principalement en ce qui concerne l’économie.

    Jean-Martin Aussant reste un péquiste dans l’âme, malheureusement pour nous.

  3. Le problème, c’est que ce programme ne propose rien de concret. Il n’a pas repris une SEULE des revendications du Mouvement Québec français. Il n’a pas proposé de mettre fin au sur-financement des institutions de langue anglaise. Il n’a pas proposé la moindre libération des organisations internationales qui limitent notre indépendance. Il n’a utilisé que des mots flous, des approximations et des lieux communs.

    J’ai sensiblement le même âge que vous. Et j’ai vu beaucoup de programmes ambitieux. Mais c’est la première fois que j’en vois un aussi flou et aussi peu argumenté, principalement en ce qui concerne l’économie.

    Jean-Martin Aussant reste un péquiste dans l’âme, malheureusement pour nous.

  4. « Il n’a pas proposé de mettre fin au sur-financement des institutions de langue anglaise. » Oui il est très clair la dessus, relisez la plateforme M. Préfontaine.

    Je suis d’accord avec « Jeune Québécois », soyez plus constructif! et de plus, enfin quelqu’un qui n’a pas peur d’avoir de l’ambition et de sortir des chemins tracé par les carriéristes de l’assemblée nationale, on ne le rabaissera pas! Sont projet vient de naître, laissez lui le temps de se construire et de maturé! Je trouve sa plateforme rassembleur et c’est un bon pas dans la bonne direction. Notre devoir devrait être de l’encourager et de porter son message.

  5. Pouvez-vous m’indiquer où il aurait indiqué vouloir mettre fin au sur-financement des institutions de langue anglaise?

    Ce qui est écrit, c’est qu’il allait tenter de refléter DAVANTAGE le poids démographique des anglophones.

    On est loin d’un engagement à mettre fin à ce sur-financement.

    Et puis, il n’a pas respecté UNE SEULE des demandes du Mouvement Québec français.

    Comme un parti qui se dit « national » peut-il refuser de respecter la moindre demande d’un organisme comme le MQF?

  6. Pouvez-vous m’indiquer où il aurait indiqué vouloir mettre fin au sur-financement des institutions de langue anglaise?

    Ce qui est écrit, c’est qu’il allait tenter de refléter DAVANTAGE le poids démographique des anglophones.

    On est loin d’un engagement à mettre fin à ce sur-financement.

    Et puis, il n’a pas respecté UNE SEULE des demandes du Mouvement Québec français.

    Comme un parti qui se dit « national » peut-il refuser de respecter la moindre demande d’un organisme comme le MQF?

  7. Est-ce que le PQ de 1976 a été élu en proposant l’intégrale de la Charte de la langue française dans son programme ou plutôt, il a promis de corriger les aberrations de la loi 22? Vous comprenez ce que je veux dire? Pourquoi un parti politique s’exposerait-il à toutes les critiques en dévoilant son programme dans les plus fins détails? D’autant plus que la population vote souvent sans consulter les programmes politiques.

    Jusqu’à maintenant, je constate que M. Aussant est cohérent dans ses interventions et il n’y a pas lieu de croire que son programme constitue un leurre.

    Quant au débat linguistique, je pense qu’une bonne partie du problème sera résolu avec l’avènement du Québec comme pays. C’est justement ce que propose clairement de faire Option nationale.

  8. Le programme du Parti Québécois, dès 1970, proposait clairement de faire équivaloir le financement à la minorité de langue anglaise en adéquation avec son poids démographique. Cette promesse n’a jamais été respectée, mais elle était clairement inscrite dans le programme. Le PQ n’a pas parlé de faire « davantage » de ceci ou de cela; il a clairement inscrit qu’il allait octroyer un financement équitable.

    Ce que propose Aussant, c’est de faire « davantage ». Ce mot ne vient rien dire. Il n’y a pas le moindre engagement substantiel dans ce mot.

  9. Le programme du Parti Québécois, dès 1970, proposait clairement de faire équivaloir le financement à la minorité de langue anglaise en adéquation avec son poids démographique. Cette promesse n’a jamais été respectée, mais elle était clairement inscrite dans le programme. Le PQ n’a pas parlé de faire « davantage » de ceci ou de cela; il a clairement inscrit qu’il allait octroyer un financement équitable.

    Ce que propose Aussant, c’est de faire « davantage ». Ce mot ne vient rien dire. Il n’y a pas le moindre engagement substantiel dans ce mot.

  10. Je parlais du PQ de 76…

    Je suis tout à fait d’accord avec vous au sujet du sur-financement des institutions anglophones, que ce soit les Cégeps, les universités ou les hôpitaux. Le financement se doit d’être le reflet du poids démographique des anglophones du Québec. Toutefois, il s’agit simplement d’une mesure administrative, pas d’une loi qui doit être inclus dans la plate-forme d’un parti. Vos positions sont respectables, M. Préfontaine, il faut maintenant savoir faire adhérer les gens à votre idée. Si vous  »planter » Option nationale en partant, quel parti politique reprendra votre proposition?

  11. Ce n’est pas une mesure administrative que de changer le mode de financement. C’est quelque chose qui doit se faire par une loi. Et Option nationale n’a pas rien affirmé permettant d’espérer qu’il mette fin à cette injustice.

    Je ne plante pas Option nationale; je plante le manque de substance de ses idées et son refus d’agir pour notre langue.

  12. Ce n’est pas une mesure administrative que de changer le mode de financement. C’est quelque chose qui doit se faire par une loi. Et Option nationale n’a pas rien affirmé permettant d’espérer qu’il mette fin à cette injustice.

    Je ne plante pas Option nationale; je plante le manque de substance de ses idées et son refus d’agir pour notre langue.

  13. M. Préfontaine, force est d’admettre que vous ne laissez pas de chance au coureur. Hors de la « sacro-sainte » défense du français mur à mur, point de « Salut ». Quiconque vous lit depuis un certain temps, connait votre parti pris pour le parti indépendantiste. N’en déplaise à certains, ce parti demeure marginal. M. Aussant a le mérite de s’attaquer à plusieurs dossiers de front: renforcement de la loi 101, abolition des réserves autochtones, gratuité scolaire, fin du financement des partis politiques par le privé, scrutin proportionnel, élection à date fixe, nationalisation des ressources naturelles, etc. Il me semble qu’en regard de l’offre des autres partis sérieux, l’Option nationale est en avance. Y a-t-il quelque chose en ce monde qui vous satisfasse et qui marche bien ? Comme dans votre article navrant d’il y a quelques semaines nous mettant en garde contre le péril multiculturaliste de l’Option nationale (faisant penser à la propagande anti-communiste d’une certaine époque) , il y a ici exagération de votre part. De la même manière qu’il y a une différence entre la souplesse d’esprit et la mollesse, il y a une différence entre avoir des opinions et faire preuve d’une opiniâtreté démesurée.

    À bon entendeur, salut.

  14. Très juste observations, Louis.

    La Banque du Québec qui fera distribution des investissements accordés par les organismes fédéraux m’a fait sursauter. Rien sur les chaires fédérales dans nos universités non plus. Est-ce que cette Banque du Québec aura aussi des chefs de corporations privées et syndicalistes à son Conseil d’Administration comme La Caisse de Dépôt et Placement ? Quel différence de rôle entre les deux ?

    Est-ce cette Banque qui recevra toutes les taxes et impôts ?

    La plus grande participation possible de la population dans la rédaction de la constitution ? Pourquoi « participation » ? C’est uniquement la population qui doit la rédiger et l’accepter. Les « experts » ne font pas partie de la population ? Ce sont les politiciens et hauts fonctionnaires qui doivent s’abstenir d’y participer puisqu’ils sont au pouvoir et donc en conflit d’intérêt. Option Nationale démontre bien ce danger lorsqu’il se permet de faire une liste de valeurs idéologiques « fondamentales » qu’il assure d’avance cette constitution contiendra !

    Option Nationale propose la décentralisation pour redonner le pouvoir de développement aux régions, mais semble en exclure l’éducation qu’il réserve toujours au monopole du Ministère de l’Éducation. Autrement dit aux curriculums imposés par l’UNESCO et OCDE qui ont leur propre agenda de développement suivant leur projet mondialiste.

  15. je ne suis pas en accord avec toi sur celle la …! je crois qu’il est le futur, et que tu devrais avoir un peu plus la foix en quelqu’un comme lui ….! le premier depuis un torieux de boute , a rammener la question constitutionelle auz communes..!

  16. Ouin, c’est ça :  » … avoir plus la foix en quelqu’un comme lui…!  »

    Personnellement, M. Aussant et son parti de frileux ne me disent rien qui vaille… J’ai pas confiance.

    Un parti  »indépendantiste » qui a peur d’aborder le sujet de l’immigration de masse qui contribue à nous canadianiser et à nous assimiler, dans mon livre à moé, ça vaut pas cher la tonne… DANGER.

    Pour l’instant, le seul parti en qui j’ai confiance, c’est le Parti indépendantiste (le P.I.). Point final.

    Jean-Martin Aussant, un autre pleutre de la politique.

    Il ÉTAIT UNE FOIS

    Il était une fois
    Un marchand de foie
    Qui vendait du foie
    Dans la ville de Foix

    Il se dit MA FOI
    C’estla dernière fois
    Que je vends du foie
    Dans la ville de Foix

  17. Monsieur Préfontaine.

    Il y a longtemps que je n’avais pas vu un énoncé aussi balancé que celui de l’option Nationale. Mon implication politique était freiné par le manque de vision globale du Parti Québécois et de Québec Solidaire. J’ai enfin trouvé cette balance nécessaire entre la gauche et la droite. Un équilibre qui ne peut qu’être sain pour notre démocratie. Votre analyse, voulant que l’Option Nationale devrait rejoindre Québec Solidaire m’apparait risible. Pourtant, malgré votre sens de l’analyse, vous semblez privilégier un système bipolaire au niveau politique. J’aimerais rajouter que dans les 64 propositions, il y a la création d’une commission sur la concentration des médias.

  18. Je n’ai jamais écrit que Option nationale devrait rejoindre Québec Solidaire. L’un comme l’autre ne change rien pour moi car ni l’un ni l’autre ne se donne les moyens de faire du peuple québécois un peuple souverain.

    Concernant la proposition sur la concentration des médias, c’est une proposition très intéressante. Mais c’est, encore une fois, quelque chose qui ne nécessite pas un pays pour être fait. C’est une proposition provincialiste, comme la plupart des propositions de cette plateforme.

  19. Je n’ai jamais écrit que Option nationale devrait rejoindre Québec Solidaire. L’un comme l’autre ne change rien pour moi car ni l’un ni l’autre ne se donne les moyens de faire du peuple québécois un peuple souverain.

    Concernant la proposition sur la concentration des médias, c’est une proposition très intéressante. Mais c’est, encore une fois, quelque chose qui ne nécessite pas un pays pour être fait. C’est une proposition provincialiste, comme la plupart des propositions de cette plateforme.

  20. Tiens, r’garde donc ça ! : » …le parti en qui j’ai confiance… »

    » …le parti en lequel j’ai confiance, plutôt ! Désolé. 😉 ?

  21. Monsieur Préfontaine.

    Certes, pour la proposition concernant les médias, cette mesure peut s’assumer dans le contexte provincial. Cependant, je persiste à dire que la plateforme offerte par l’Option National mérite de s’y attarder. Après avoir lu les différents programmes offerts par les composantes indépendantistes, je ne peux qu’adhérer à une vision qui englobe l’ensemble des besoins identitaires.(Qu’ils soient de droite ou de gauche)

  22. Bien sûr qu’elle mérite de s’y attarder! Le problème – et je fais abstraction ici du fait qu’il y a beaucoup de promesses sans cadre financier – c’est que ça reste des promesses provinciales. On ne peut pas se prétendre indépendantiste et avoir un programme provincialiste, encore moins après les quarante dernières années d’un péquisme étapiste désastreux…

  23. Bien sûr qu’elle mérite de s’y attarder! Le problème – et je fais abstraction ici du fait qu’il y a beaucoup de promesses sans cadre financier – c’est que ça reste des promesses provinciales. On ne peut pas se prétendre indépendantiste et avoir un programme provincialiste, encore moins après les quarante dernières années d’un péquisme étapiste désastreux…

  24. Monsieur Préfontaine.
    Votre analyse fait abstraction de la rédaction d’une constitution. Ce qui est un geste, on ne peut plus, d’autodétermination. Une constitution votée par l’ensemble de la population a force de loi. Et, qui dit constitution, dit pays. Vous semblez oublier cet aspect dans le programme de l’Option Nationale.

  25. Pas du tout. Une constitution est un MÉDIUM. C’est très important, mais ce n’est pas le fait d’écrire une constitution qui soit important, mais plutôt ce qu’il y a d’écrit dans cette constitution. Option nationale nous demande un chèque en blanc pour écrire cette constitution. Il ne se donne pas non plus d’échéancier. Et presque aucune des mesures dans sa plateforme ne serait digne de faire partie d’une telle constitution, si bien qu’on en est rendu à imaginer une sorte de « discussion nationale » nous ramenant à l’essence du problème péquiste…

  26. Pas du tout. Une constitution est un MÉDIUM. C’est très important, mais ce n’est pas le fait d’écrire une constitution qui soit important, mais plutôt ce qu’il y a d’écrit dans cette constitution. Option nationale nous demande un chèque en blanc pour écrire cette constitution. Il ne se donne pas non plus d’échéancier. Et presque aucune des mesures dans sa plateforme ne serait digne de faire partie d’une telle constitution, si bien qu’on en est rendu à imaginer une sorte de « discussion nationale » nous ramenant à l’essence du problème péquiste…

  27. Un chèque en blanc, vous dites. Hé bien. Sachez que plusieurs personnes réclament déjà une constitution en bonne et due forme. Et pas seulement Option Nationale. Je sais que déjà des militants de différents partis sont à l’ouvrage pour écrire une constitution qui reflète les valeurs québécoises. Peut importe l’allégeance politique, cette constitution devra être le miroir de la société si elle veut être entériné.

  28. Une constitution, c’est un simple médium. Ce qui est important, c’est pas le fait d’en écrire une, mais ce qui y est écrit. Il ne suffit pas de dire: « On va l’écrire ». Il faut proposer quoi y mettre et je ne vois pas grand geste d’État dans ce que propose Option nationale. À vrai dire, à peu près autant que chez Québec Solidaire, c’est-à-dire pas grand chose.

  29. Une constitution, c’est un simple médium. Ce qui est important, c’est pas le fait d’en écrire une, mais ce qui y est écrit. Il ne suffit pas de dire: « On va l’écrire ». Il faut proposer quoi y mettre et je ne vois pas grand geste d’État dans ce que propose Option nationale. À vrai dire, à peu près autant que chez Québec Solidaire, c’est-à-dire pas grand chose.

  30. Monsieur Préfontaine.
    Je vous renvoie à une lettre ouverte dans le Devoir.
    C’est déjà une bonne piste pour savoir ce que nous voulons devenir. En passant, je suis un anglophone de naissance. Mais, j’ai épousé cette langue, cette société, mais surtout ce sentiment de liberté qui habite les québécois. Nous ne ferons pas l’indépendance sans nos minorités. (Gérald Godin, un ami à moi)

  31. Malheureusement, oui, il nous faudra faire l’indépendance sans ces minorités. Le projet indépendantiste est celui du peuple, qui est de langue française, et si des gens comme vous nous font l’honneur de vous joindre à notre cause je dis tant mieux, mais il faut cesser de diluer notre discours pour plaire à une minorité qui a tout pour être contre nous pendant qu’on délaisse une majorité qui a tout pour être avec nous.

  32. Malheureusement, oui, il nous faudra faire l’indépendance sans ces minorités. Le projet indépendantiste est celui du peuple, qui est de langue française, et si des gens comme vous nous font l’honneur de vous joindre à notre cause je dis tant mieux, mais il faut cesser de diluer notre discours pour plaire à une minorité qui a tout pour être contre nous pendant qu’on délaisse une majorité qui a tout pour être avec nous.

  33. Excusez moi. J’avais omis de vous laisser le lien internet de la lettre ouverte de monsieur Bachand concernat une future constitution.

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/335471/lettres-campagne-publicitaire-si-le-parti-quebecois-osait

  34. Votre texte est clair et bien articulé. Votre position est sans équivoque. Vous êtes sévère mais assez juste. Fallait-il, en effet, créer un nouveau parti pour ce contenu approximatif. Je vous invite à critiquer le contenu de notre site web qui parle de constitution et de projet de société sans pourtant parler de souveraineté. Voyons voir ce que vous pourrez en dire.

  35. Hé bien non, monsieur Préfontaine. Je vis dans le quartier le plus pluriethnique de Montréal. Mon voisin Polonais est indépendantiste. Mon voisin Serbe est indépendantiste. Mon voisin Costaricain est indépendantiste. Mon voisin Matiniquais est indépendantistes. Même, mon dépanneur chinois est pour l’indépendance. Vous allez me dire que cette indépendance se fera sans eux et contre eux.
    J’ai quitté le Parti Indépendantiste pour cette raison. Je ne peux tolérer le racisme et le sectarisme.
    Avec ou sans vous, l’indépendance arrivera.

  36. Moi, mes voisins sont Québécois. Ils vivent au Québec et s’identifient à cette nation. Qu’on cesse de se mettre à genoux devant des immigrants qui votent massivement contre nous – malgré votre faible échantillon – et qu’on aille de l’avant pour le peuple québécois.

  37. Moi, mes voisins sont Québécois. Ils vivent au Québec et s’identifient à cette nation. Qu’on cesse de se mettre à genoux devant des immigrants qui votent massivement contre nous – malgré votre faible échantillon – et qu’on aille de l’avant pour le peuple québécois.

  38. Monsieur Préfontaine. Mes voisins sont autant Québécois que vous. Même s’ils proviennent de différentes régions de la planète. J’essaie depuis quarante ans de leur faire sentir qu’ils sont la solution. Je m’ennuie de Gérald Godin qui avait compris qu’un pays est fait des gens qui le composent.
    Après votre commentaire, comment voulez-vous que je convainque ces immigrants de deuxième et de troisième génération qu’ils sont de véritables Québécois.

  39. Si vos voisins sont Québécois, pourquoi dites-vous qu’ils sont Serbes, Costaricains ou Polonais?

  40. Si vos voisins sont Québécois, pourquoi dites-vous qu’ils sont Serbes, Costaricains ou Polonais?

  41. Pour les même raisons que je ne peux renier mes ancêtres. Je ne peux nier ma familles, frères et soeurs vivants aux USA et en Ontario. On peut définir l’endroit où l’on est mais, on ne peut définir l’endroit de nos origines. Ceci dit, nous sommes tous québécois. Peut importe nos origines. Maintenant, si nous pouvons ,tous ensemble, ramer dans le même bateau. Peut importe notre couleur, notre origine, notre langue ou notre couleur. Il faut voguer vers notre indépendance.

  42. Pour ramer dans la même direction, il faut avoir des valeurs communes. N’est pas Québécois qui habite au Québec. Être Québécois, ça commence par la langue, à tout le moins!

  43. Pour ramer dans la même direction, il faut avoir des valeurs communes. N’est pas Québécois qui habite au Québec. Être Québécois, ça commence par la langue, à tout le moins!

  44. Monsieur Préfontaine.
    Comme vous disiez. Ça commence par la langue. C’est pourquoi j’écris sur ce blogue en français. Comment voulez vous que j’incite touts les gens qui m’entourent à parler français en les attaquant. Laissez moi vous dire que c’est un travail de longue haleine. À ce propos, voici une anecdote. Ma soeur me téléphone et me demande si je parles encore anglais. Ce à quoi, je lui réponds; je suis totalement entouré. LOL

  45. Voilà, si le français est au cœur de notre identité, pourquoi Option nationale n’a pas adopté une seule des nombreuses propositions du Mouvement Québec français? Pourquoi ne s’est-il pas engagé à mettre fin au sur-financement des universités de langue anglaise (« davantage » n’est pas un argument)?

  46. Voilà, si le français est au cœur de notre identité, pourquoi Option nationale n’a pas adopté une seule des nombreuses propositions du Mouvement Québec français? Pourquoi ne s’est-il pas engagé à mettre fin au sur-financement des universités de langue anglaise (« davantage » n’est pas un argument)?

  47. @M. Roy :

    « Fallait-il, en effet, créer un nouveau parti pour ce contenu approximatif. »

    Comme il n’y a pas de point d’interrogation, je l’ajoute car je le trouve pleinement justifié à la fin de cette phrase, donc, question ?

  48. Bon point.

    J’aurais aimé du concret, des risques, du rentre-dedans un peu.

    Du « dans ta face, le Québec on se tient debout ».

    On a eu droit à du néo-étapisme.

  49. Bon point.

    J’aurais aimé du concret, des risques, du rentre-dedans un peu.

    Du « dans ta face, le Québec on se tient debout ».

    On a eu droit à du néo-étapisme.

  50. Sans vouloir défendre l’Option Nationale. Il est bien écrit que la langue française a primauté dans le domaine public sur les autres. Il est aussi écrit dans ces propositions de faire passer un examen annuel à tous les étudiants. Sous la section éducation. Cela devrait vous rassurer

  51. Le concept de primauté est un recul par rapport à celui de « langue commune ». Lire Charles Castonguay à ce sujet. La primauté implique de facto le bilinguisme et le bilinguisme généralisé implique l’assimilation vers l’anglais.

    Mais oui l’examen annuel est une bonne idée.

    Une idée que n’importe quel parti pourrait implanter dans le cadre fédéral actuel! 😉

  52. Le concept de primauté est un recul par rapport à celui de « langue commune ». Lire Charles Castonguay à ce sujet. La primauté implique de facto le bilinguisme et le bilinguisme généralisé implique l’assimilation vers l’anglais.

    Mais oui l’examen annuel est une bonne idée.

    Une idée que n’importe quel parti pourrait implanter dans le cadre fédéral actuel! 😉

  53. Monsieur Préfontaine.
    Vous maniez bien la plume. Mais, votre argumentaire manque de nuances. Moi aussi, j’ai des lacunes, en ce qui concerne la langue française. Cependant, je vous trouve prompt à descendre le messager sans avoir su ce qu »il a à dire. J’aime bien vous lire. Mais faites attention aux pièges que sont le racisme et l’intolérance. Il y a beaucoup plus d’anglophones francophiles qui croient en l’indépendance du Québec que vous ne le croyez.

  54. Un francophone parle français. Donc, un anglophone qui est francophile devient francophone. On ne demande pas à qui que ce soit de ne pas parler sa langue étrangère à la maison. Mais en public, on parle français.

  55. Un francophone parle français. Donc, un anglophone qui est francophile devient francophone. On ne demande pas à qui que ce soit de ne pas parler sa langue étrangère à la maison. Mais en public, on parle français.

  56. En quoi le fait de parler français sur ce continent constitue de la haine?

    Est-ce que les Américains sont haineux parce qu’ils parlent anglais?
    Est-ce que les Allemands sont haineux parce qu’ils parlent allemands?

    C’est EXACTEMENT ce discours misérabiliste qui explique l’état déplorable des choses en ce moment.

  57. En quoi le fait de parler français sur ce continent constitue de la haine?

    Est-ce que les Américains sont haineux parce qu’ils parlent anglais?
    Est-ce que les Allemands sont haineux parce qu’ils parlent allemands?

    C’est EXACTEMENT ce discours misérabiliste qui explique l’état déplorable des choses en ce moment.

  58. Le Québec est beaucoup plus qu’une langue. c’est une façon de vivre.
    On ne batiti pas une maison avec un seul clou !

  59. Excusez la faute de frappes.
    Le Québec est beaucoup plus qu’une langue. c’est une façon de vivre.
    On ne batit pas une maison avec un seul clou !

  60. La langue est le cœur de toute l’affaire. Je dirais même: si on avait une seule raison de vouloir l’indépendance, c’est pour assurer sa survie.

  61. La langue est le cœur de toute l’affaire. Je dirais même: si on avait une seule raison de vouloir l’indépendance, c’est pour assurer sa survie.

  62. Ce discours misérabiliste dont vous faites part. Vous l’entretenez par vos charges. Je me demandes, en vous lisant, si je perds mon temps à éduquer les néo québécois.
    Je me poses la questions. Est-ce que je veux un pays basé sur la xénophobie? Est-ce que je veux un pays de tolérance ? Est-ce que je veux un pays ouvert sur le monde ?
    Monsieur Préfontaine, à ces trois questions pourriez vous répondre sans démagogie.
    Je sais que la tâche semble titanesque, mais soyez humain plutôt que démagogue.

  63. L’humanité est faite de peuples. Chaque peuple a son territoire. Notre peuple habite ici, son territoire est le Québec et sa langue est le français. Ça, c’est incontestable, inébranlable, indiscutable.

    Je ne vois pas ce que la xénophobie ou la démagogie a à voir là-dedans.

    Si vous ne pouvez accepter que vous vivez sur un territoire francophone, alors nous ne sommes visiblement pas dans la même équipe!

  64. L’humanité est faite de peuples. Chaque peuple a son territoire. Notre peuple habite ici, son territoire est le Québec et sa langue est le français. Ça, c’est incontestable, inébranlable, indiscutable.

    Je ne vois pas ce que la xénophobie ou la démagogie a à voir là-dedans.

    Si vous ne pouvez accepter que vous vivez sur un territoire francophone, alors nous ne sommes visiblement pas dans la même équipe!

  65. Bref. vous savez toujours user de faux fuyants sans jamais répondre aux questions. Quel Québec désirer vous?

    Monsieur. En passant, je défends ce territoire francophone depuis les 40 dernières années. Question d’héritage franco-anglo.

  66. Je désire un Québec indépendant et francophone, parce que l’un ne va pas sans l’autre. Et vous?

  67. Je désire un Québec indépendant et francophone, parce que l’un ne va pas sans l’autre. Et vous?

  68. Merci M. Préfontaine d’avoir pris le temps d’éplucher la plate-forme politique de l’Option Nationale. Je commence immédiatement à préciser que cette proposition de BASE n’est pas un programme de gouvernance mais des orientations. Il a ses faiblesses. Cela crève les yeux mais, à mon avis, il est plus élaboré et plus consistant que celui du Parti Indépendantiste. C’est un projet de pays et ce projet mérite d’être bonifié par vos propositions. Pour débuter, permettez-moi de répondre à vos commentaires sur les articles précis que vous évoquez.
    Le point 2.1 mérite d’être précisé. C’est un concept assez méconnu en Amérique mais qui répandue dans les pays d’Europe du Nord. Il s’agit en fait d’un régime mixte qui a fait ses preuves. Mais il faut au départ avoir le courage de nationaliser les ressources STRATÉGIQUES.
    Au point 2.17, il y a dans tous les cas une étude de rapport coût/bénéfices serait réaliser. Le Québec est très bien situé pour, par exemple, devenir un centre financier international. Ce qui nous est actuellement interdit par Bay Street.
    Le point 3.4 est tout à fait conforme à la vision de l’ON d’un Québec décomplexé, sûr de lui, maître de sa culture francophone mais enfin ouvert sur le monde, profitant de nos atouts pour faire le pont entre la francophonie et le monde anglo-saxon. Ici, il faut faire un petit effort d’imagination, se mettre en contexte d’un Québec indépendant et réaliser que la menace de l’envahisseur ou de l’assimilation se sera évanouie. Fini la paranoïa ! Un Québec indépendant intégrera naturellement ses immigrants à la majorité. Nous serons fiers(es) de vivre dans un pays francophone respecté par nos voisin et admiré par le reste du monde. À ce moment, le Mouvement Québec français n’aura plus aucune utilité.
    Pour ce qui est du point 3.6, nous permettez-nous de ne pas nous enfarger dans les fleurs du tapis ? La plateforme électorale de base, est un programme élaboré dans le cadre d’un Québec indépendant. Ce n’est pas un programme de gouvernance provinciale. Le programme se contente d’indiquer les grandes orientations. Le peuple décidera par la suite quelle orientation il voudra donner au développement du pays.

    Les autres points sont mineurs et pourront être précisés DAVANTAGE.

    Je suis d’accord avec vous que ce plan de BASE n’expose pas suffisamment le cadre législatif d’un pays indépendant. Que souhaiterions-nous à propos de notre participation à la francophonie ? Quelles niches industrielles voulons-nous favoriser ? Quel serait le niveau d’efforts à consentir relativement à la recherche et au développement. Existe-t-il une politique optimale concernant la commercialisation et la distribution de notre eau potable ? Pourrions-nous concevoir et fabriquer des bateaux-citernes Aqua ici-même au Québec ? Nous consentons à distribuer notre eau avec d’autres pays en échange de quoi ? Pouvons-nous proposer à l’ONU une politique mondiale de partage de la ressource Aqua ?

    Je pourrais continuer ainsi pendant des pages et des pages. La seule limite est notre imagination. Je vous invite à vous laisser aller et de rêver VOTRE pays. Cette plateforme de base a été élaborée par quelques-uns. Le vrai programme de pays, c’est vous qui aller le concevoir, le façonner et y donner vie de manière démocratique en janvier ou février 2012 lors du congrès de fondation.

  69. Vous avez pris temps de me répondre personnellement, je vais en faire de même.

    Vous avez raison de dire que cette plateforme est plus élaborée que celle du Parti Indépendantiste. Mais « élaborée » ne veut pas pire plus précise et efficace. La plateforme du Parti Indépendantiste est simple, mais elle est cohérente, et donc très efficace. On veut faire l’indépendance, purement et simplement. Évidemment qu’à mes yeux c’est encore un peu insuffisant, mais c’est déjà beaucoup.

    Option nationale s’inscrit dans la logique péquiste de l’étapisme, de la bonne gouvernance provinciale avant l’indépendance, bref dans la bonne vieille maquette à Morin, qu’on peut voir ici : http://www.m-e-s.org/gauche/bibliot… La différence, c’est qu’on ajoute deux murs au lieu d’un : la constitution et le référendum. Mais ça reste la persistance dans un modèle qui a prouvé ses échecs.

    L’autre solution, celle qui n’a jamais été tentée, est celle de l’élection référendaire. On arrête de niaiser : on prend le pouvoir, on déclare le pays, on a déjà une constitution qui est prête, on a déjà un plan prêt. Ça, c’est viser l’indépendance.

    Aussant, il vise non pas des gestes d’État, mais des gestes de province. La gratuité scolaire, la nationalisation des ressources naturelles, ce sont là des objectifs nobles. Mais ce sont des objectifs qui peuvent s’accomplir dans le cadre actuel. On n’a pas besoin du pays pour ça.

    Je crois, respectueusement, qu’il y a une contradiction dans votre analyse des choses. Vous dites d’un côté qu’on n’aura pas besoin du Mouvement Québec français ou des mesures pour mettre fin au sur-financement des institutions de langue anglaise, mais de l’autre vous dites que le programme est élaboré dans le cadre d’un pays indépendant. Comprenez-vous ce que je veux dire ? Si c’est le programme pour devenir indépendant, alors pourquoi on en parle seulement ? Le simple fait d’en parler implique qu’on a l’ambition de gouverner, ne serait-ce que pour un temps, une province, nous ramenant de facto à la maquette qui a prouvé ses incapacités et à la gestion provincialiste.

    Option nationale doit choisir. Ou bien il veut l’État ou bien il veut la province. S’il veut l’État, qu’il propose dès maintenant des gestes d’État, à commencer par la création d’une monnaie québécoise, la désaffiliation de l’ALÉNA, de l’OMC, du FMI, la création d’une armée, la retenue des impôts fédéraux, etc. Ça, ce serait un parti qui aurait des couilles. D’un autre côté, s’il veut la province, qu’il s’engage au moins à défendre nos valeurs non pas en nous parlant de mettre « davantage » fin à l’injustice du sur-financement des institutions de langue anglaise, mais en y mettant fin définitivement et sans compromis. Ce serait alors un parti nationaliste provincial, un peu comme l’a été Duplessis, mais plus à gauche sur le plan économique. Un Québec Solidaire un peu moins à genoux devant les minorités, quoi.

    Pour résumer, je crois que cette plateforme est incomplète et qu’elle ne présente pas un renouveau indépendantiste, mais plutôt le dernier acte d’une lignée de mollassons voulant construire l’indépendance sans être capable de prendre des risques et étant englués dans une logique référendaire ayant prouvé à de maintes reprises ses échecs.

    Au lieu d’attendre le référendum, on va attendre la constitution et le référendum. Nous sommes « davantage » avancés, mais est-ce suffisant ?

  70. Vous avez pris temps de me répondre personnellement, je vais en faire de même.

    Vous avez raison de dire que cette plateforme est plus élaborée que celle du Parti Indépendantiste. Mais « élaborée » ne veut pas pire plus précise et efficace. La plateforme du Parti Indépendantiste est simple, mais elle est cohérente, et donc très efficace. On veut faire l’indépendance, purement et simplement. Évidemment qu’à mes yeux c’est encore un peu insuffisant, mais c’est déjà beaucoup.

    Option nationale s’inscrit dans la logique péquiste de l’étapisme, de la bonne gouvernance provinciale avant l’indépendance, bref dans la bonne vieille maquette à Morin, qu’on peut voir ici : http://www.m-e-s.org/gauche/bibliot… La différence, c’est qu’on ajoute deux murs au lieu d’un : la constitution et le référendum. Mais ça reste la persistance dans un modèle qui a prouvé ses échecs.

    L’autre solution, celle qui n’a jamais été tentée, est celle de l’élection référendaire. On arrête de niaiser : on prend le pouvoir, on déclare le pays, on a déjà une constitution qui est prête, on a déjà un plan prêt. Ça, c’est viser l’indépendance.

    Aussant, il vise non pas des gestes d’État, mais des gestes de province. La gratuité scolaire, la nationalisation des ressources naturelles, ce sont là des objectifs nobles. Mais ce sont des objectifs qui peuvent s’accomplir dans le cadre actuel. On n’a pas besoin du pays pour ça.

    Je crois, respectueusement, qu’il y a une contradiction dans votre analyse des choses. Vous dites d’un côté qu’on n’aura pas besoin du Mouvement Québec français ou des mesures pour mettre fin au sur-financement des institutions de langue anglaise, mais de l’autre vous dites que le programme est élaboré dans le cadre d’un pays indépendant. Comprenez-vous ce que je veux dire ? Si c’est le programme pour devenir indépendant, alors pourquoi on en parle seulement ? Le simple fait d’en parler implique qu’on a l’ambition de gouverner, ne serait-ce que pour un temps, une province, nous ramenant de facto à la maquette qui a prouvé ses incapacités et à la gestion provincialiste.

    Option nationale doit choisir. Ou bien il veut l’État ou bien il veut la province. S’il veut l’État, qu’il propose dès maintenant des gestes d’État, à commencer par la création d’une monnaie québécoise, la désaffiliation de l’ALÉNA, de l’OMC, du FMI, la création d’une armée, la retenue des impôts fédéraux, etc. Ça, ce serait un parti qui aurait des couilles. D’un autre côté, s’il veut la province, qu’il s’engage au moins à défendre nos valeurs non pas en nous parlant de mettre « davantage » fin à l’injustice du sur-financement des institutions de langue anglaise, mais en y mettant fin définitivement et sans compromis. Ce serait alors un parti nationaliste provincial, un peu comme l’a été Duplessis, mais plus à gauche sur le plan économique. Un Québec Solidaire un peu moins à genoux devant les minorités, quoi.

    Pour résumer, je crois que cette plateforme est incomplète et qu’elle ne présente pas un renouveau indépendantiste, mais plutôt le dernier acte d’une lignée de mollassons voulant construire l’indépendance sans être capable de prendre des risques et étant englués dans une logique référendaire ayant prouvé à de maintes reprises ses échecs.

    Au lieu d’attendre le référendum, on va attendre la constitution et le référendum. Nous sommes « davantage » avancés, mais est-ce suffisant ?

  71. C’est drôle, je suis habituellement en accord avec Louis sur bien des sujets mais personnellement je ne le suis pas sur celui-ci. À la lecture du projet de plate-forme politique d’Option Nationale, ma première réaction fut l’enchantement de voir enfin un programme en rupture avec ce que proposent PQ, PLQ et CAQ-ADQ (tiens, ça sonne merdique comme leurs idées)… et effectivement proche de Québec Solidaire.

    Louis a le mérite de cerner les points faibles du projet, mais celui-ci étant justement un projet, je crois qu’il y a place pour intégrer des améliorations. J’ai l’impression que Louis appuirait «davantage» ce parti s’il avait «davantage» de dents sur la question du français.

    Que ce soit sur la question de la place du privé dans l’exploitation de nos ressources (c’est-à-dire qu’elle devrait être très limitée, voire inexistante) ou celle de ramener le nombre et le financement des institutions anglophones à leur représentation proportionnelle, je pense aussi que si je fondais un parti, je ne détaillerais pas trop des initiatives qui vise nos ennemis au coeur. c’est une question stratégique réelle et je ne parle pas ici des «stratégies à la sauce péquiste» trop utilisée dans les 40 dernières années pour faire avaler aux indépentistes n’importe quelle couleuvre. l’Article de Louis peut être vu ici comme une saine mise en garde aux militants à M.Aussant de répéter les erreurs et trahisons de l’ensemble des chefs péquistes, à l’exception de M.Parizeau.

    Pour l’indépendance, je pense que l’on doit dire clairement aux québécois ce que l’on projette mis à part ces deux questions; linguistique et nationalisation des ressources et services.

    Pourquoi? L’histoire, même récente, abonde des exemple de ce qui arrive aux pays réellement indépendants (guerre en Lybie et assasinat de son dirigeant, même chose prévue pour la Syrie, frappes nucléaires bientôt en Iran, tentative de coup d’État militaire au Venezuela il y a quelques années et une autre désamorcée il y a quelques jours en Grèce… Quand le système est aux abois, ce qu’il est présentement, le masque démocratique tombe rapidement…

    Un Québec indépendant aura à faire face à de telles ingérences si l’on sort des structures de l’Empire (ALENA, OTAN, FMI) qu’on casse le piège de l’endettement bancaire (les idées de Louis sur la création monnaitaire sont ici très pertinentes) et que l’on s’affiche debout sur la scène internationale. Faire face à ces attaques ne veut pas dire renoncer à notre projet pour le diluer «à la péquiste» mais simplement êtrte conscient que de telles menaces surviendront et que l’on doit déjà anticiper de quelle manière y répondre. Quand je dis ne révélons-en pas trop, ça veut dire cela.

    Enfin, il faut aussi savoir que l’idée d’indépendance peut survivre même sans la langue si l’on se fie à la reprise de la ferveur indépendantiste écossaise malgré que le gaélique ait été en bonne partie éradiqué en Écosse. Inversement, l’indépendance ne sauvera pas magiquement notre langue française. Elle va nous donner infiniment plus de moyens de le faire encore faut-il en avoir la volonté. À cet égard, je donne ici l’anecdote que j’ai, comme parent d’enfants d’âge primaire, participé à des réunions du conseil d’établissement et du comité de parents de notre commission scolaire et j’ai été estomaqué de voir à quel point l’intention du gouvernement d’instaurer l’éducation 100% en anglais en 6e année pour 2015-2016 ne rencontre pas de protestations ni des institutions, ni des professeurs, ni des parents. Même dans mon entourage, l’anglomanie est fulgurante et pourtant je vis dans une région à 99% francophone… L’implantation du «dogme» de la langue anglaise comme outil essentiel de développement a été implanté avec suucès chez les Québécois en quelques décennies comme celui du dogme de la nécessité d’être membre de l’Union Européenne l’a été pour les Grecs. Deux situations différentes mais ayant comme point commun la même chose: perte d’identité et d’indépendance.

    Bref, en ayant en tête ces considérations, j’appuie actuellement Option Nationale considérant que c’est probablement avec Québec Solidaire les seuls partis qui ont une ébauche de projet social. Les ébauches devront être effectivement précisées le plus rapidement possible pour savoir à quoi s’en tenir.

    P.S. Conseil pour M. Aussant: Il devrait faire attention à qui il recrute… L’histoire est pleine de personnages à l’allégeance douteuse qui ont un impact par leurs conseils aux moments les plus décisifs… Généralement, ils cherchent à parvenir avec un cv alléchant dans l’entourage rapproché des conseillers du chef. Cela laisse, si l’on est attentif, bien peu de gens de qui se méfier. Je dis que cette tactique a été et est employé dans tous les partis au Québec. Il ne s’agit pas de s’embarasser de paranoïa mais plutôt de se débarasser d’une certaine naiveté quand on commence à bouleverser un système qui s’est toujours défendu bec et ongles, ce que l’on fait imanquablement avec un projet d’indépendance.

  72. M. Préfontaine,

    Je considère votre analyse très intéressante. Je vous suis dans votre point de vue mais vous devez aussi, de votre côté, faire un petit effort d’imagination. Ce qui vous heurte, si je vous ai bien compris, c’est le fait que la plate-forme n’a pas suffisamment élaboré le projet de pays et plus spécifiquement les politiques qui relèvent d’un pays indépendant. Je vous donne raison sur ce point et je ferai des représentations pour qu’ON trouve une manière de recevoir des propositions qui iront dans ce sens. Je crois qu’il serait possible d’élaborer une plate-forme qui donnerait DAVANTAGE le goût du Québec INDÉPENDANT. Pour ce qui est des mesures de protection de la langue française, des politiques d’immigration et de la protection des acquis anglophones, je trouve un peu court que vous reprochiez à la plate-forme de se mettre en contexte d’un pays Indépendant sur ce point. Ce qui vous semble une contradiction, pourrait se résoudre en une phrase : seule l’Indépendance du Québec règlera notre problème d’identité ! Nous avons tous intérêts à être flexible sur cette différence idéologique si nous voulons qu’un jour le PI et ON se fusionne. Pour ce qui est de la démarche, la plate-forme aurait avantage à être précisée, bonifiée mais en prenant en compte les contraintes stratégiques liées à la légitimité politique, la reconnaissance internationale et les négociations sur les modalités de séparation des deux états. Je crois que vous avez suffisamment de culture politique pour comprendre ces aspects. Pour le reste, vous constaterez par vous-mêmes que nous ne cessons jamais de parler des bienfaits de l’indépendance pour la nation québécoise. La jeunesse est déjà indépendante dans sa tête et elle a une claire compréhension du rapport de force que la nation québécoise possède sur le Canada.

  73. « Mon voisin Polonais est indépendantiste. Mon voisin Serbe est indépendantiste. Mon voisin Costaricain est indépendantiste. Mon voisin Matiniquais est indépendantistes. Même, mon dépanneur chinois est pour l’indépendance. »(Renaud Guénette)

    Il semble, M. Guénette, que vous ne voyez du racisme que chez les Québécois. Faudra voir à soigner vos complexes.

    La nationalité polonaise:
    Tout étranger qui peut prouver sa descendance polonaise par le sang peut obtenir sa nationalité polonaise.
    Un enfant né en Pologne de parents étrangers n’obtient pas automatiquement la nationalité polonaise.
    Tout citoyen polonais ne peut pas être un citoyen d’un autre pays en même temps.
    Les minorités constituent seulement 2 – 3 % de la population.
    Pour emmigrer en Pologne il faut obtenir une offre d’emploi d’une entreprise en Pologne et alors un permis de travail d’un an peut être accordé. Il faut faire une autre demande pour rester plus longtemps. L’émmigration est accordée préférentiellement aux immigrants des pays de l’est près de la Pologne.

    La nationalité serbe:
    Tout étranger qui peut prouver sa descendance serbe par le sang peut obtenir sa nationalité serbe s’il émmigre en Serbie et y signe une déclaration que la Serbie est son pays.
    Un immigrant peut obtenir la nationalité serbe s’il a 18 ans et cappable de travailler, doit renoncer à sa nationalité étrangère et signer une déclaration que la Serbie est son pays.

    La nationalité costaricaine:
    Un étranger doit y résider 7 ans avant de faire sa demande et passer un test de langue espagnole.

    La nationalité française (Martinique):
    Tout étranger qui peut prouver sa descendance française par le sang obtient automatiquement sa nationalité française.

    La nationalité chinoise:
    Tout étranger qui peut prouver sa descendance chinoise par le sang obtient automatiquement la nationalité chinoise.

  74. Merci M. Tremblay. Comme toujours, vos interventions sont très appréciées. Pas parce que vous me donnez raison, mais parce que vous me donnez des arguments pour sortir le Québec du trou identitaire dans lequel il s’est fourré. Voilà plusieurs pays dont on pourrait s’inspirer, surtout ceux qui ne demandent PAS le droit du sang mais plutôt d’habiter depuis un bon moment et de connaître la langue nationale.

  75. Merci M. Tremblay. Comme toujours, vos interventions sont très appréciées. Pas parce que vous me donnez raison, mais parce que vous me donnez des arguments pour sortir le Québec du trou identitaire dans lequel il s’est fourré. Voilà plusieurs pays dont on pourrait s’inspirer, surtout ceux qui ne demandent PAS le droit du sang mais plutôt d’habiter depuis un bon moment et de connaître la langue nationale.

  76. Le vieux prof qui sommeille en moi ne peut , en lisant certains commentaires, s’empêcher de dénoncer un usage incorrect du terme « descendants ».
    – Mes enfants,mes petits-enfants constituent ma « descendance « . Ils sont donc mes « descendants  » .
    – Mes parents (père et mère ), mes grands-parents, mes aïeux sont mes « ascendants « .
    Vive le Québec francophone !

  77. Rassurez-vous, les personnages à l’allégeance douteuse ne gravitent pas autour des partis « also ran ». Et ils sont assez occupés à infiltrer la CAQ présentement.

  78. « on prend l’argent où? Est-ce qu’on l’imprime? »
    Et pourquoi pas? Si c’est fait de façon responsable.
    Pas d’intérêts à repayer, n’est-ce pas magnifique.

  79. Louis,

    Option Nationale a fait son choix. Le Québec sera un État souverain et non une province ! À choisir entre une approche possiblement illégitime et indéfendable auprès de la communauté internationale comme le propose le PI et l’approche d’affirmation provincialiste un peu mollassonne du PQ, je suis certain que vous opterez pour celle de l’ON. Le L-I-T {{EST}} l’Indépendance de facto : contrôler toutes ses {{L}}ois, tous ses {{I}}mpôts et tous ses {{T}}raitées. Ceci étant fait dans un premier mandat, l’Option Nationale n’aura plus qu’à soumettre, sur la même lancé, la constitution du Québec indépendant au peuple par voie de référendum. Qui au Québec refusera à son État de se munir d’une constitution ?

    Je pense, Louis, que vous devez faire un petit effort pour vous imaginer vous-même comme citoyen d’un pays indépendant et de lire la plateforme de l’ON dans ce contexte. Je sais que ce n’est pas facile de se concevoir autrement que comme un individu colonisé, soumis à un ordre de gouvernement illégitime, terrorisé par des moyens médiatiques colossaux mais il faut faire se saut quantique de liberté pour comprendre la plateforme de l’Option Nationale. C’est la clef !

  80. Monsieur Savoie,

    Nous aurions beau vouloir Nous faire croire que O.n. fera un Pays, ce n’est pas ce qui est décrit dans son projet de plate-forme quand on en fait une analyse rationnelle ou simplement basée sur le bon sens à sa lecture. Vous confirmez vous même que O.n. n’a pas l’intention de faire du Québec un Pays.

    Un État n’est pas un Pays, regardez les États-Unis d’Amérique. Et jouer avec les mots n’y changera rien, O.n. est un sous produit du P.Q., à son image et à sa ressemblance. La différence c’est vous avez abdiqué.

    Le manque de courage et de conviction politique de tous les Partis politique du Québec et de leurs membres sera dommageable à la Nation canadienne-Française. C’est commencé à Montréal.

    [Réjean Pelletier]

  81. Tout à fait d’accord.

    Option nationale est une vraie blague. Un copier-coller du PQ en plus progressiste et on tente de nous faire croire que c’est indépendantiste.

    Et le pire, c’est qu’il y a des mollassons qui mordent à l’hameçon!

  82. Tout à fait d’accord.

    Option nationale est une vraie blague. Un copier-coller du PQ en plus progressiste et on tente de nous faire croire que c’est indépendantiste.

    Et le pire, c’est qu’il y a des mollassons qui mordent à l’hameçon!

  83. Alors si c’est une blague, que proposez-vous de mieux ?

  84. […] l’analyse de Tania Longpré est juste. J’en ai moi-même parlé à plusieurs reprises, obtenant le même genre de réaction hostile et disproportionnée. Le message de la part […]

  85. […] l’analyse de Tania Longpré est juste. J’en ai moi-même parlé à plusieursreprises, obtenant le même genre de réaction hostile et disproportionnée. Le message de la part […]

  86. […] l’analyse de Tania Longpré est juste. J’en ai moi-même parlé à plusieurs reprises, obtenant le même genre de réaction hostile et disproportionnée. Le message de la part […]

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