L’anglomanie de la FEUQ

Le discours de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) est tout à fait incohérent. D’un côté, cette organisation se prétend au service des étudiants et lance une vaste campagne contre la hausse des frais de scolarité. De l’autre, elle méprise notre langue nationale et anglicise sa manifestation organisée le 10 novembre prochain.

En effet, si vous allez sur l’événement créé sur une page Facebook, vous verrez que non seulement on a imposé une traduction anglaise, mais qu’on a en plus ajouté un « English version follows » avant le texte en français. Qu’on comprenne bien: cet événement concerne uniquement le Québec et les Québécois, et la langue commune du Québec et des Québécois est le français. Non seulement méprise-t-on ce fait en traduisant l’événement en anglais, mais on a le culot d’avertir les personnes intéressées par celui-ci qu’une version anglaise s’y trouve plus bas, question qu’elles ne se salissent pas trop les yeux en ayant à endurer la langue nationale du Québec.

Il s’agit ici d’une profonde contradiction de la part de la FEUQ, représentée sur cette page par Yanick Grégoire et David Charbonneau, qui n’ont pas hésité à censurer plusieurs Patriotes ayant souligné l’aberration de leur démarche. Lorsque interrogés sur la raison de ce mépris de la langue nationale des Québécois, M. Grégoire a répondu qu’il fallait respecter les anglophones et les allophones. Outre le fait que celui-ci semble assimiler implicitement les allophones à la langue anglaise, à l’opposé de toute démarche d’intégration, il méprise également le fait que la langue française doit être amplement suffisante pour fonctionner au Québec.

La vraie question, en fait, est la suivante: comment peut-on prôner une action collective visant le bien commun – une éducation accessible pour le plus grand nombre – et en même temps adopter une approche clientéliste visant à traiter les étudiants non pas comme un groupe collectif favorisant le mieux-être de notre nation mais comme des individus pouvant étudier ici et mépriser notre langue nationale? Comment peut-on oser demander au citoyen lambda de s’opposer aux hausses de frais de scolarité, d’adopter un comportement en faveur du bien commun et du même souffle fouler de ses pieds la langue commune des Québécois? Qui a décidé que l’éducation valait plus que la langue?

Cette approche clientéliste est vouée à l’échec. À partir du moment où on considère l’étudiant québécois comme un client ayant le droit de se faire servir dans une langue étrangère s’il le désire – For English Press Nine – on perd de facto toute crédibilité pour prétendre parler au nom d’un quelconque « mouvement » étudiant. Un mouvement, n’en déplaise aux anglomanes de la FEUQ, vise une embellie collective de ses conditions et fait passer le bien commun avant les intérêts particuliers.

En matière d’éducation, le bien commun constitue des études gratuites ou à peu de frais. En matière de langue, le bien commun consiste à respecter la langue nationale des Québécois comme seule langue en mesure de tous nous rallier. La FEUQ, en prônant d’un côté la primauté du bien collectif sur le bien individuel et de l’autre l’exact opposé, tient un discours tout à fait contradictoire. Elle méprise au mieux l’intelligence des Québécois sensibles au discours en faveur de frais d’éducation raisonnables, au pire celle des Québécois conscients de la nécessité de protéger notre langue d’autant plus fortement qu’elle est intensément menacée.

Il fut une époque où le mouvement étudiant était en phase avec sa communauté, allant au front pour l’amélioration de l’ensemble de la société. Aujourd’hui, si on devait résumer ce mouvement à la FEUQ, on y verrait un conglomérat d’individus désolidarisés se considérant chacun comme des PME déçues de voir leur ratio investissement-retour sur l’investissement baisser et méprisant non seulement le combat pour la préservation de notre langue nationale, mais également l’intelligence de Québécois.

L’éducation doit être gratuite du primaire au doctorat.

Mais pas au prix de notre disparition.

La FEUQ ferait mieux de militer pour qu’on mette fin au sur-financement des institutions de langue anglaise au Québec, qui reçoivent 29,3% du financement alors que la minorité anglophone historique forme seulement 5,6% de la population.

Voilà un enjeu COLLECTIF cohérent avec cet autre enjeu collectif que constituent les frais de scolarité.

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31 Réponses

  1. Entièrement d’accord avec votre commentaire.

    C’est une simple question de bon sens et de respect de soi-même en tant que nation francophone qui veut survivre et s’épanouir.

  2. C’est rare que je répond à un blog, mais je trouve cette attitude dérangeante. Il y a une communauté historique anglophone avec leur langue commune au Québec que vous le voulez ou non et ils sont chez eux comme les francophones. Et mettre une traduction est une façon d’aller les rejoindre comme quand la communauté québéco-anglophone fait des événements, elle inclut une traduction française.

    Moi personnellement, j’aimerais bien une traduction iroquoise et huronne du message comme cela, on ne méprisera pas les premières langues du Québec. Quel approche clientéliste de vouloir mettre une langue mainstream pour attirer le plus de gens possibles. Ce n’est pas traité les étudiants comme des citoyens, mais les réduire à un simple publique bourré de pubs. Quel opportunisme!

    Comme d’un coup demander de se battre contre les frais de scolarités et de l’autre osez mépriser les langues des peuples que l’on a exterminé… Quel mépris de l’intelligence et de totalement contradictoire.

    Préservons nos langues amérindiennes!

    Pour les messages supprimées, bien c’est la FEUQ…

  3. La langue commune du Québec est le français. Oui, il y a une communauté anglophone historique au Québec et elle forme 5,6% de la population et est bilingue à plus de 70%. Le Québec est une nation francophone; il est ridicule de traduire un événement dans des langues étrangères quand la langue nationale est suffisante pour rejoindre tout le monde.

    Excusez-moi, M. Yoman, mais les langues amérindiennes ne sont pas des langues officielles au Québec, de un, et de deux nous n’avons pas « exterminé » ces peuples; en fait les Français étaient les alliés des Amérindiens dans la plupart des cas.

    Un peu d’histoire vous ferait le plus grand bien.

  4. Je suis d’accord avec votre billet. La langue française est la première au Québec et il faut la protéger. merci.

  5. Il y a des étudiants au Québec venus d’ailleurs qui ne parlent pas notre langue. Il n’est pas ridicule de traduire un événement dont la solidarité est plus importante que la langue.

    On aime bien ça se sentir chez nous au Québec. Pourquoi ne pas faire preuve de notre tolérance et accueil supposément légendaires et ne pas se scandaliser à chaque fois qu’on rentre en contact avec une autre langue?

    Le Québec est à majorité francophone, je veux bien. Mais il s’agit ici d’un enjeu ayant aucun rapport direct avec l’enjeu nationaliste/fédéraliste. Ne mêlons pas pommes et oranges.

  6. Oui, il y a également des étudiants venant d’ailleurs parlant le mandarin ou le russe. Va-t-on traduire cet événement en russe?

    Ça n’a rien à voir avec le débat fédéralisme/indépendantisme. Ça a à voir avec le respect de la langue nationale du Québec.

    En Allemagne, on vit en allemand.
    Aux États-Unis on vit en anglais.
    En Russie, on vit en russe.

    Et au Québec, on vit en français. La langue française est tout à fait suffisante pour communiquer sur notre territoire et ce ne sont pas des anglomanes carriéristes de la FEUQ qui vont y changer quoi que ce soit.

  7. Ces étudiants locuteurs du mandarin et russe viennent le plus souvent étudier chez nous en français ou en anglais. Qu’on l’aime ou pas, ces institutions, autant francophones qu’anglophones, ont le droit d’exister.

    Et quelques-unes de ces institutions (anglophones) accueillent des gens d’ailleurs qui ne parlent pas français et qui très souvent ne viennent pas chez nous pour étudier le français mais plutôt pour obtenir des diplômes en génie ou médecine, par exemple. Est-ce que la primauté de la langue française passe même avant la solidarité non-dénominationnelle des étudiants Québécois quand leurs intérêts économiques en tant qu’étudiants sont en jeu?

  8. Les institutions de langue anglaise doivent servir à la minorité historique de langue anglaise, qui forme 5,6% de la population, pas à nous angliciser. Comment pouvons-nous espérer intégrer les immigrants, qu’ils soient étudiants ou quoi que ce soit d’autre, si on ne s’adresse pas à eux dans la langue nationale?

    Tu me parles de solidarité des étudiants. D’accord. Soyons solidaires et mettons fin à cette situation ridicule où nos taxes et impôts servent à financer l’éducation d’étudiants étrangers venant s’éduquer en anglais pour ensuite repartir ailleurs à la fin de nos études.

    Parlons solidarité également: favorisons l’intégration en utilisant la langue nationale dans nos communications au lieu d’exclure ces gens en nous adressant à eux dans une langue étrangère.

    La vérité, c’est que la FEUQ est devenue un groupe d’intérêt méprisable, clientéliste, qui pense unir les étudiants et la population en favorisant plutôt la division sur une base linguistique.

    Au Québec, la langue officielle est le français. Ils auront mon respect quand ils le reconnaîtront..

  9. D’abord il faut remettre les pendules à l’heure. Ton chiffre de 5,6 % d’anglophones ne tient pas compte du nombre important d’autres (qui ne sont pas de descendance Britannique) mais qui fréquentent néanmoins des institutions anglophones. Ce n’est pas péché de s’adresser à sa clientèle dans la langue préférée du client.

    Nos étudiants étrangers paient quand même beaucoup plus que nos étudiants locaux, et aussi beaucoup plus que les étudiants venus d’ailleurs au pays. Si on ne veut pas faire de Montréal un pôle académique cosmopolite, on n’a qu’à revendiquer un droit de cité uniquement aux gens d’ici.

    Solidarité, ça veut aussi dire être solidaire avec ses voisins. Il n’existe en ce moment aucun état de guerre officiel entre nous et nos voisins, dont la langue majoritaire est l’anglais. Il est normal de communiquer dans notre langue ainsi que dans la langue de nos plus importants voisins.

    Dis ce que tu veux au sujet de la FEUQ, mais chercher à aliéner ses clients par le biais de la langue, ce n’est pas la chose à faire.

  10. Les anglophones d’origine britannique forment moins de 3% de la population. Le 5,6%, c’est la minorité anglophone historique. Tous ceux qui sont nés ici et qui ont la langue anglaise comme langue maternelle.

    Les étudiants étrangers ne paient pas beaucoup plus que les étudiants nationaux. Par exemple, ceux du Canada paient la moyenne canadienne, ce qui entraîne des coûts de plus de 20 000$ par étudiant pour la nation québécoise. Ceux d’autres pays jouissent souvent d’accords bilatéraux impliquant des coûts moindres ou paient jusqu’à 20 000$, bien en-deça du coût réel de près de 30 000$ par année, ce qui signifie que nous payons également pour eux.

    Évidemment qu’il n’y a pas de guerre. Qui a parlé de guerre? Simplement, c’est la normalité partout dans le monde d’éduquer dans la langue nationale et les services de langue anglaise doivent servir à la minorité de langue anglaise. La langue de communication au Québec étant le français, il est ridicule pour la FEUQ de s’adresser aux étudiants dans une langue étrangère.

    Je note que ton dernier paragraphe utilise le terme « client ». C’est exactement ce concept que je dénonce dans ce texte. Les étudiants ne sont PAS des clients. À partir du moment où on les considère comme des clients, tout l’argumentaire contre une hausse des frais de scolarité fout le camp. La seule façon de s’opposer à cette hausse est de faire de l’éducation une richesse NATIONALE, ce qui implique un concept de droit collectif tout à fait contradictoire avec l’approche clientéliste et anglomane de la FEUQ.

    P.S. En passant, il n’est pas « normal » de communiquer chez nous dans la langue de nos voisins. C’est une anomalie ne trouvant à peu près pas d’exemples sur cette planète. Les nations libres, qu’elles soient indépendantes ou jouissant de pouvoirs au sein d’une fédération, communiquent avec leurs citoyens dans la langue nationale.

  11. Tes arguments sont d’une précision chirurgicale Louis. Merci aussi à Apparatchik qui te permet d’apporter plus de précisions afin de mieux calibrer le débat.

    C’est une simple question de bon sens et de respect de soi-même en tant que nation francophone qui veut survivre et s’épanouir. La seule façon d’y arriver pleinement sera d’obtenir notre indépendance dans un avenir rapproché, je l’espère, de façon pacifique et dans le respect de nos minorités. Nous serons alors en possession de tous nos moyens pour nous épanouir et rayonner à travers le monde.

  12. Merci Réal! 🙂

  13. Puisque tu aimes jouer avec les chiffres, jouons un peu avec les définitions. En 2006, 575 560 (soit 7,7% de la population Québécoise) se disaient de langue maternelle anglaise. En même temps, 744 430 (dix pour cent) se servaient de l’anglais chez eux et 918 955 (soit 12,9 %, d’après le recensement de 2001) avaient l’anglais comme première langue officielle parlée. Ceci ne tient pas compte de nombreux francophones qui choisissent de faire leurs études collégiales et universitaires en anglais (l’école anglaise leur étant interdit en plus bas âge).

    La « langue de communication » a peut-être sanction dans certains domaines (dont bon nombre seraient encadrés par une ou plusieurs lois), mais s’appuyer sur une terminologie floue pour nier certains étudiants de leur droit d’être informés dans une des langues officielles de notre pays lorsqu’on ait déjà déployé des efforts en ce sens n’est pas acceptable. Il faut PLUS de bilinguisme au Québec et ailleurs au Canada, pas moins.

    Le terme « client » n’est pas faux dans la mesure où il désigne une population « desservie » par un organisme quelconque. C’est le cas notamment de syndiqués (« clients » de leurs syndicats), d’électeurs (« clients » d’une certaine vision politique), et de simples citoyens à la fois créanciers et « clients » de leur ordre gouvernemental.

    P.S.: La langue de nos voisins a aussi droit de cité chez nous. Elle n’est pas plus ou moins indigène au Québec que le français. Si la charte de la langue française ne présentait pas une fausse vision unilingue du Québec, gageons que voir des affiches et groupes Facebook bilingues ça ne choquerait personne… tout comme ce fut déjà le cas à une certaine époque.

    Protéger le français au Québec n’a rien à voir avec l’encouragement d’un environnement strictement unilingue; Montréal est bilingue depuis plusieurs siècles, nonobstant des lois cosmétiques qui l’interdisent.

    Et plus important encore, la langue n’a rien à voir à l’enjeu actuel. Chercher à réduire l’acceptabilité sociale de LA langue des échanges mondiaux chez nous lorsqu’elle fait partie intégrante de qui nous sommes est malhonnête.

  14. Je suis entièrement derrière l’idée de faire épanouir notre langue. Mais j’ai de la misère à justifier l’idée que l’épanouissement du français doive passer nécessairement par l’amoindrissement de l’anglais. Nous avons plein d’autres chats à fouetter au Québec et s’obstiner sur la grosseur (pour ne pas dire la présence même) des caractères en l’anglais sur des affiches n’a rien à voir avec l’amélioration de la qualité du Français dans notre société.

    La langue anglaise n’est pas moins importante en raison du nombre restreint de locuteurs chez nous, surtout lorsqu’on constate qu’on est entourés d’anglophones. On peut se respecter soi-même sans avoir à demander aux anglophones de s’effacer (à défaut de s’exprimer en français). Oui, les anglos devraient apprendre à parler français, mais une vision chauviniste/suprémaciste/triomphaliste unilingue de ce groupe ne serait-elle pas supposément à l’origine d’une certaine Révolution Tranquille…?

    Nos minorités ont certainement raison de se poser des questions au sujet de notre respect, surtout au plan linguistique. Dans un pays majoritairement anglophone, notre province compte pourtant un nombre inquiétant de groupes de pression visant à faire du Québec toujours moins English-friendly. Le Québec n’étant pas un pays aujourd’hui; bon nombre d’anglos et d’allophones constatent avec une certaine inquiétude la rapidité avec laquelle certains francophones ont tendance à faire la vierge offensée lors d’épisodes ouvertement bilingues.

    Ça ne peut pas trop leur donner envie de voter OUI, en tout cas…

  15. L’esprit de la Loi 101 est d’offrir des services à la minorité historique de langue anglaise. Cette minorité historique correspond, à mon avis et à celui de nombreux experts sur la question, au 414 178 anglophones nés ici, soit 5,6% de la population. Ces services offerts à cette minorité sont les plus généreux AU MONDE.

    Je suis désolé, mais je m’oppose à ton opinion. Il ne faut pas davantage de bilinguisme au Québec, mais MOINS de bilinguisme au Québec. Le choix d’apprendre des langues étrangères est un choix individuel. Le jour où tous les Québécois parleraient la langue anglaise, notre langue deviendrait de facto superflue, voire inutile. Le bilinguisme généralisé et institutionnalisé, comme le proposent les mollassons de la FÉUQ, est le principal ennemi de l’existence du peuple québécois.

    Désolé encore une fois, mais la langue anglaise ne fait pas partie de ce que nous sommes. Nous sommes une nation francophone, et il est même symptomatique d’avoir à le répéter.

    Ton jupon anglomane dépasse largement. Ce qui a commencé comme une critique constructive appuyée par des arguments se transforme chez toi en une simple opinion qui n’est pas appuyée par des faits.

    La vérité, n’en déplaise aux anglomanes, c’est que chaque nation éduque ses citoyens dans la langue nationale et tant que nous continuerons de sur-financer les institutions de langue anglaise (5,6% d’anglophones de souche et 29,3% du financement universitaire), comme c’est le cas actuellement, nous continuerons d’aller à l’encontre du monde et de mettre en danger notre existence.

    Les gens peuvent apprendre les langues étrangères de leur choix. Mais la langue normale de l’éducation et des communications au Québec est et doit demeurer le français.

    La FÉUQ se tire dans le pied en considérant les étudiants comme des clients et il est clair que les Québécois qui se respectent en tant que nation ne pourront pas l’appuyer dans son œuvre de marginalisation de la langue nationale du Québec.

  16. La nation québécoise est une des nations qui offre le plus de droits à sa minorité nationale. Ce n’est pas moi qui le dit: c’est Jacques Leclerc, une sommité en socio-linguistique.

    Le problème ne sont pas les groupes de promotion de la langue nationale. Le problème, ce sont les groupes et les individus qui veulent réduire l’influence de notre langue nationale et qui font la promotion d’un bilinguisme néfaste empêchant l’intégration des immigrants.

    En ce moment, nous offrons trop de privilèges à la minorité de langue anglaise, y compris celui d’avoir des institutions mieux financées, per capita, que celles de la majorité.

    Il faut du changement. Il est plus que temps de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs dans le monde et de donner des services conformes au poids démographique des anglophones, sans plus.

    Si cela doit passer par la francisation de McGill et d’une partie de Concordia, et bien cela ne sera que justice pour la population québécoise.

  17. Mon Québec idéal est bilingue. C’est mon opinion et j’encourage mes connaissances anglophones à se franciser et mes connaissances francophones à ne pas avoir peur, honte, ou hargne de l’anglais. Eh oui, je suis aussi francophile qu’anglomane.

    Et ça ne me dérange pas du tout.

  18. Un Québec bilingue est la mort du fait français. Nous avons toute l’expérience canadienne comme preuve. Et non, tu n’es pas un francophile si tu prônes une mesure entraînant le recul de notre langue.

  19. Jusqu’à nouvel ordre, la nation québécoise est une nation à l’intérieur d’un Canada dont l’ordre fédératif permet deux paliers gouvernementaux qui se complémentent, pas deux philosophies qui s’affrontent.

    Pour ce qui est de ta citation de Jacques Leclerc, aurait-on raison de conclure que le Canada est lui aussi le pays qui offre le plus de droits à sa minorité nationale, les descendants des vaincus de 1759? Ne doit-il pas y avoir une certaine symétrie à ce niveau?

    Le bilinguisme n’est pas néfaste en soi. Notre langue continuera d’exister parce que nous voulons la parler, pas parce qu’on légifère et limite la diffusion de l’anglais. Les immigrants ne s’installent pas pour la plupart au Québec pour lutter contre les anglais; bon nombre d’entre eux viennent même ici pour vivre en français. Mais ils savent aussi bien que toi et moi que pour réussir, ils devront apprendre le français et l’anglais.

    Colonisé? Autant par les Français que par les Britanniques, vous dis-je. Notons qu’en Inde, ils sont capable de jongler 17 langues (dont l’anglais comme lingua franca) sans trop de problème… Au Québec, on n’est pas moins capable que ceux qui vivent dans l’Uttar Pradesh.

    Je suis fier de pouvoir vivre dans l’un des endroits les plus bilingues au monde et où l’on parle deux des langues les plus internationalement répandues. J’oppose donc naturellement tous ceux qui cherchent à rendre moins « montréalais » mon Montréal, que ce soit du côté anglo ou franco. Ainsi, je ne peux pas partager ni une politique ni la philosophie sous-jacente qui chercherait à réduire les droits, la représentation, ou les opportunités de qui que ce soit.

  20. M. Préfontaine,

    Votre billet est simpliste. La FEUQ comporte en son sein deux associations membres qui sont anglophones, soit la CSU (Concordia, premier cycle) et PGSS (McGill, cycles supérieurs). Ensemble, ces deux associations membres comptent pour au moins 20% des membres de la FEUQ, si ce n’est pas plus.

    Que l’on veuille ou non, la majorité de ces étudiants ne parlent pas le français, notamment parce qu’ils sont étudiants étrangers qui viennent d’ailleurs que le Québec. Ne pas communiquer avec eux dans une langue qu’ils comprennent est contraire à leurs droits de membres (ils payent tous pour être membre de la FEUQ) et ne fait pas du tout avancer la cause de l’accessibilité de l’éducation au Québec.

    Surtout, surtout, cela ne fait en rien avancer la cause du français au Québec. Les sortir de leurs ghettos anglophones pourra sans doute les sensibiliser au fait français au Québec, en ce sens que dans la manifestation et dans les actions collectives, ils découvriront qu’il existe une majorité francophone. Seulement, si on ne ne communique pas avec eux dans une langue qu’ils comprennent, ils resteront chez eux.

    De plus, rassurez-vous, la FEUQ est une organisation où la primauté du français est plus que prépondérante. Connaissant bien les gens que vous attaquez, je ne peux que rire lorsque vous les traitez d’anglomanes carriéristes! D’une part, ces attaques personnelles n’ajoutent rien à votre argument. D’autre part, c’est faux!

    Ce genre de position n’aide en rien la cause du français au Québec. Ce n’est pas en marginalisant ces étudiants qu’ils comprendront quelque chose à la situation québécoise, bien au contraire. Et ne pas communiquer avec eux dans une langue qu’ils comprennent les marginalise de facto.

  21. Jusqu’à nouvel ordre, l’éducation est de juridiction provinciale.

    Concernant Jacques Leclerc, il y a un aspect que tu ne saisis pas: le Québec forme une nation qui a les pleins pouvoirs en matière d’éducation et dans de nombreux autres aspects. Les Québécois ne peuvent pas être considérés comme une minorité nationale en ce sens puisqu’ils forment une telle nation et qu’ils ont les pouvoirs.

    Tu écris: « Le bilinguisme n’est pas néfaste en soi. Notre langue continuera d’exister parce que nous voulons la parler, pas parce qu’on légifère et limite la diffusion de l’anglais ». Réalises-tu que c’est exactement ce que disent les francophones hors-Québec au moment où notre langue y meurt? Ça n’a pas la moindre valeur scientifique et objective. Une langue ne continue pas d’exister parce que les gens veulent la parler; elle continue d’exister parce qu’elle est nécessaire au travail et à la vie en communauté. En prônant le bilinguisme et, à terme, notre disparition qui suit nécessairement ce bilinguisme, tu contribues à faire du français une langue seconde, superflus.

    Le Québec n’est pas bilingue, malheureusement pour les anglomanes comme toi. Le bilinguisme, c’est la mort du français. Toi, tu contribues à oeuvrer pour tuer notre langue nationale et réduire la diversité culturelle et linguistique. Moi, et d’autres, nous travaillons à l’exact contraire.

    Je crois qu’on peut dire qu’idéologiquement tu es un ennemi du français au Québec.

  22. Quand vous écrivez « Ne pas communiquer avec eux dans une langue qu’ils comprennent est contraire à leurs droits de membres » vous adoptez exactement l’attitude clientéliste que je dénonce dans mon billet. Merci de me donner raison.

    Il y a de nombreux étudiants qui ont le mandarin comme langue maternelle. Allez-vous vous adresser à eux en mandarin? Et ceux qui parlent le russe, allez-vous vous adresser à eux en russe?

    Si des immigrants qui arrivent au Québec ne peuvent que parler l’italien, est-ce que le Québec les priveraient de leurs « droits » en ne s’adressant pas à eux en italien?

    Non, je ne suis pas rassuré. La FÉUQ n’est PAS une organisation qui respecte la langue nationale des Québécois. Non seulement méprisez-vous notre langue nationale en bilinguisant vos événements, mais vous avez le culot d’inclure un message anglais en premier pour avertir les anglophones qu’ils n’auront pas à se salir les yeux en français. C’est une mentalité de colonisé que prône la FÉUQ.

    La seule façon d’intégrer les immigrants à la langue nationale, c’est de leur parler dans la langue nationale. En vous adressant à eux dans une langue étrangère, vous encouragez leur ghettoïsation,vous nuisez à leur intégration et vous contribuez à les isoler.

    De plus, en adoptant cette attitude clientéliste visant à considérer ces gens comme des clients, vous discréditez toute votre lutte contre la hausse des frais de scolarité, un objectif COLLECTIF prônant un vivre-ensemble que vous niez en prônant la division dans vos contacts avec vos membres.

    Vous êtes chanceux que je ne sois plus étudiant. Vous m’auriez dans la face à tous les jours pour m’opposer à votre anglomanie et à votre mépris de notre langue nationale.

  23. L’éducation peut bien être une compétence provinciale; ça n’a rien à voir au fait qu’il existe deux paliers gouvernementaux dans notre pays qui normalement se complémentent.

    Tu écris « le Québec forme une nation qui a les pleins pouvoirs en matière d’éducation et dans de nombreux autres aspects. Les Québécois ne peuvent pas être considérés comme une minorité nationale en ce sens puisqu’ils forment une telle nation et qu’ils ont les pouvoirs ». Tu conviens alors que le Québec est déjà souverain dans bon nombre de domaines. En quoi le Québécois moyen en sortirait-il gagnant si l’Assemblée Nationale s’octroyait tous les pouvoirs de notre Parlement Fédéral? Et qu’est-ce qui changerait dans le combat des étudiants en l’espèce?

    Louis, si notre langue meurt à l’extérieur du Québec, c’est parce que ses locuteurs n’ont pas le désir de la garder en vie. Pendant près de 2 siècles, nos ancêtres ont continué à parler le français alors même qu’on les considérait les « nègres blancs d’Amérique ». Ce n’est pas l’ouverture à l’autre langue qui fera disparaitre la nôtre, c’est le fait que nous ne voyons aucun avantage à garder en vie notre langue.

    Et c’est pour ça que je dis qu’il est tout à fait possible et normal pour une communauté linguistique comme la nôtre de continuer à exister tout en partageant l’espace public avec l’autre solitude. Ce n’est pas la taille de l’anglais sur l’affiche qui fera du français une langue désuète, c’est le manque de vocabulaire, la piètre qualité du parler de certains, et l’abandon par ses locuteurs existants.

    Mon cher Louis, si les locuteurs existants du français – surtout au Québec – sont si peu confiants du pouvoir d’attraction naturel qu’a le français, et qu’ils seraient si nombreux à fuir si facilement le lys pour la rose, je te dis que nous sommes bien la race de ti-counes dont tu faisais référence ici-même il y a quelque temps.

    Par contre, les Québécois que je connais sont les héritiers d’une tradition hardie et robuste. Ce sont de braves gens qui savent que « se tenir debout » ne veut pas dire rabaisser l’autre. Eux savent bien qu’accepter la dualité linguistique qui nous revient en tant que peuple en Amérique ne doit pas entrainer la disparition de notre langue. Tout comme ce ne sont pas les armes à feu qui tuent mais bien ceux qui visent et tirent, je te dis que ce n’est pas le bilinguisme qui fera du français une langue superflue, mais bien ceux qui y croiront.

    Le bilinguisme n’a pas réussi à tuer le fait français, ni au Québec, ni ailleurs, et il n’y réussira pas. C’est bien l’unilinguisme, l’insouciance, et l’indifférence qui furent (et qui sont toujours) notre talon d’Achille. Un certain éveil d’esprit s’impose, tant à nous qu’aux anglophones: on n’a pas à avoir honte de ce que nous sommes, ni avoir honte de devenir encore plus. Militer en faveur du bilinguisme n’a rien à voir au fait de tuer une langue ni la diversité culturelle. Au contraire, militer en faveur du bilinguisme et en faveur d’un véritable équilibre linguistique, c’est prôner PLUS de diversité culturelle et linguistique à court, à moyen, et à long terme.

    Et si le peuple finit par ne pas vouloir un Québec français, c’est le choix qu’il fera quand il le voudra bien.

    De ma part, je crois qu’on peut dire qu’idéologiquement, le militantisme unilingue dont tu es l’un des porte-étendard finira par nuire à la survie du français au Québec tout comme la puissance incontestée du clergé d’une certaine époque qui fit porter aux Québécois une camisole de force culturelle pendant longtemps se solda par la Révolution Tranquille et la fin du Québec catholique.

  24. M. Préfontaine,

    D’abord, vous devriez arrêtez d’envoyer des épithètes comme vous le faites car cela ne fait pas avancer la discussion, en plus d’être faux: je ne suis pas pas anglomane et je ne le serai jamais. Je n’ai pas une attitude clientéliste non plus. Pas plus que je suis membre de la FEUQ, comme vous le laisser entendre.

    De plus, vous amalgamez des immigrants et des étudiants. Tout étudiant n’est pas immigrant, au contraire. Plusieurs, la majorité, sont étrangers et retourneront chez eux après les études.

    À partir du moment où il existe des institutions anglophones (non pas italiennes, russes ou cantonnaises), il est normal de s’attendre à ce que les étudiants qui la fréquentent parlent anglais.

    Maintenant, êtes-vous déjà aller vous promener dans ces établissements ? Avez-vous déjà essayé de parler en français aux étudiants de ces associations ? Fort probablement pas!

    Moi je l’ai fait et cela a été un échec patent! Cela ne fonctionne pas. Ces étudiants fréquentent des établissements universitaires anglophones justement parce qu’ils comprennent cette langue et pas le français. La grande majorité ne comprend pas le français, pour toute sorte de raisons hors du contrôle de la FEUQ.

    Alors, que doit-on faire avec ces étudiants ?

    Se battre pour que ces institutions universitaires disparaissent ? Personne ne souhaite que cette voie soit choisie et prétendre le contraire est en décalage complet avec la réalité.

    Ne pas les accepter comme membre de la FEUQ, afin que celle-ci ne soit pas obligée d’écrire certaines de ses communications en anglais ? Cela serait grossièrement xénophobe et éloignerait ces étudiants de la réalité nationale québécoise en les confinant dans leur ghetto de l’ouest du centre-ville.

    (D’ailleurs, les conjectures politiques, comme la position pro-souveraineté de la FEUQ en 1995, avaient vidé cette dernière de ses effectifs anglophones au tournant des années 2000. Pendant ces années, non seulement ces étudiants n’ont pas pris part aux combats de la FEUQ, mais surtout, n’ont pas fait un pas vers le français… plutôt, ils se sont enfermés dans leur ghetto et ce sont coupés de la réalité québécoise… grand gain pour la langue française!)

    Communiquer avec eux en français seulement ? Ils ne comprennent pas et ne cherchent pas à comprendre: c’est un fait. Cela ne les incite pas non plus à apprendre le français.

    La solution qui a été trouvée est communiquer avec eux en anglais, tout en laissant le français comme langue prédominante. Le « English versions follows » sert juste à indiquer qu’il y a une version en anglais afin que l’étudiant n’imagine pas que l’information est en français seulement et cesse de lire ladite information.

    Moi, ce que j’ai vu, bien souvent, c’est que ces étudiants, lorsqu’ils sortent de leur ghetto et viennent dans les manifestations comme celle-ci découvre une réalité qu’il ne connaissait pas: imaginez, les manifestants viennent de partout au Québec et les étudiants anglophones, pour une fois, se retrouvent minoritaires, ce qu’ils ne sont pas dans leurs institutions et dans les quartiers adjacents à ces universités. Ils découvrent ce qu’ils ne savaient pas: les francophones sont majoritaires au Québec.

    De cette manière, un pas est franchi dans la bonne direction.

  25. Si vous adaptez votre discours à une clientèle particulière, alors vous faites du clientélisme. Bien sûr qu’une grande partie des étudiants dans ces institutions ne parlent pas la langue nationale; c’est un problème. Quand on sait que plus de 45% des étudiants à McGill sont étrangers et que nous payons pour cela, c’est une explication du problème. Or, quand vous vous adressez à ces gens-là en anglais, vous contribuez à les ghettoïser et vous nuisez à leur intégration dans la langue nationale.

    Votre attitude est à-plat-ventriste et colonisée. Oui, vous devriez vous adresser à ces gens-là en français seulement. La langue nationale du Québec est plus que suffisante pour communiquer avec qui que ce soit au Québec. Si des gens sont trop fermés pour apprendre notre langue, et bien qu’ils se fassent traduire l’information par quelqu’un d’autre. Ça, c’est une attitude d’une organisation qui se tient debout et qui respecte la langue des Québécois.

    En inscrivant « English version follows » vous contribuez à donner l’impression qu’il y a deux langues d’égale valeur ici et vous nuisez à leur capacité de s’intégrer dans la langue nationale.

    Vous dites que ces étudiants découvrent que les francophones sont majoritaires quand ils viennent dans les manifestations. S’ils font face à des gens comme ceux de la FÉUQ, ils découvrent surtout que les étudiants francophones majoritaires sont des colonisés à qui on peut s’adresser en anglais et qui sont incapables d’imposer leur langue. Cette attitude est encore plus vraie si vous avez fait de la publicité dans une langue étrangère pour communiquer avec eux.

    Les grands leaders étudiants d’il y a une génération doivent avoir honte de vous. Vous trahissez les étudiants en faisant passer les intérêts clientélistes avant ceux de la collectivité. Je ne vois donc pas du tout pourquoi vous pourriez avoir le droit de parler de droit collectif à l’éducation.

  26. Ce que tu écris est faux. Le français n’est pas en train de mourir en-dehors du Québec parce que ses locuteurs n’ont pas le désir de le garder en vie. Il se meurt parce qu’on l’a interdit dans les écoles pendant un siècle et parce que le bilinguisme entraîne automatiquement la suprématie de la langue dominante sur la langue dominée. Aucune étude sérieuse, aucun scientifique, aucun chercheur ne donnerait la moindre crédibilité à ton argument douteux sur le soi-disant manque de désir des francophones d’assurer la survie de leur langue.

    Le bilinguisme, c’est la mort du fait français. Partout où on met deux langues sur un même pied, la plus faible disparaît. Partout. Toujours. Ça peut être long, mais c’est ainsi. Le taux d’assimilation de 10% des francophones au Nouveau-Brunswick, seule province bilingue du Canada, en est une preuve supplémentaire.

    Les gens comme toi sont une grande nuisance pour le Québec. Tu t’attaques à la diversité linguistique et tu fais la promotion d’une anglomanie ne pouvant que mener à notre disparition. Tu le fais probablement par naïveté parce que tu ne sembles pas avoir beaucoup de connaissances à propos du concept d’aménagement linguistique et tu sembles ignorer totalement de quelle façon les langues vivent et meurent.

    Je dois dire que j’ai un grand mépris pour les individus à l’esprit fermé et qui militent pour la disparition du français comme tu le fais.

  27. Nous allons arrêter cette discussion ici. Mon blogue ne servira pas à faire la promotion d’idées haineuses à l’égard de notre langue nationale ou d’idées faisant la promotion de mesures susceptibles de poursuivre le génocide culturel à l’encontre des francophones sur ce continent.

    Merci pour la discussion, Apparatchik, mais je crois qu’on va se passer de tes vieilles idées d’un autre siècle. Le Québec a choisi d’assurer la survie de sa langue et à l’heure où notre langue recule, où on s’anglicise rapidement et où notre minorité de langue anglaise est la plus gâtée au monde, nous allons nous passer de ton discours anglomane et méprisant pour les Québécois.

    Salut.

  28. Belle joute oratoire ici même si Apparatchik préfère débattre à visage couvert…

    Personnellement, j’endosse entièrement les propos de Louis à part les quelques attaques ad hominem qui viennent un peu gâter la sauce…

    Il me semble ici que je pourrais m’ouvrir davantage aux arguments d’Apparatchik (et encore…) si le rapport de force était sensiblement différent de ce qu’il est présentement. On dirait qu’on est dans un rapport de force de 50-50 alors que le rapport est de 98-2% en Amérique du Nord en faveur de l’anglais. Imaginez…

    Dans un tel contexte, il serait suicidaire de ne pas prendre de mesures de protection importantes (comme la loi 101 qui ne cesse d’être charcutée par la Cour Suprême du Canada) comme on doit le faire avec tout environnement dont la survie est menacée.

  29. Vous avez tout à fait raison. Ce sont des mollassons comme « Apparatchik » et « Jocelyn » qui expliquent le recul de notre langue actuellement. Ces gens se mettent à genoux devant la minorité la plus choyée et puissante du monde. Et ils n’ont même pas le courage de tenir leurs propos francophobes à visage découvert, vous imaginez…

    Merci de votre participation, M. Croteau. Toujours plaisant de constater que ce ne sont pas tous les Québécois qui vivent à genoux…

  30. Merci pour votre texte M. Préfontaine. La FEUQ suivrait-elle la tendance liberal’s?

    Et encore, s’il ne s’agissait que de la FEUQ! Voilà que l’UQAM fonce dans la même direction. Je viens de recevoir une invitation à une conférence de la part du Groupe de recherche interuniversitaire sur les eaux souterraines (GRIES) auquel je suis abonné depuis quelque temps. Cette invitation à l’approche nouvellement bilingue comporte un titre bilingue et commence par le même « english message follows ». Comble de l’incohérence, la version anglaise de l’invitation informe le lecteur que la conférence sera en français.

    Les ordres professionnels s’adonnent maintenant eux aussi à ce genre d’approche alors que la Charte de la langue française est très claire à cet égard. Elles doivent communiquer en français à leurs membres. Après avoir porté plainte à l’ordre des géologues, en raison des nouveaux messages bilingues, ils m’ont répondu : le français est présent, donc la loi est respectée…

  31. […] aux arguments fallacieux à la fois de fédérations étudiantes préférant faire les yeux doux aux anglophones et d’un gouvernement ayant choisi la voie de la marchandisation de […]

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