Sixième année bilingue: la SSJB doit agir!

Suite à la décision du gouvernement Charest d’angliciser la moitié de la sixième année du primaire, plusieurs, dont moi-même, attendaient impatiemment la réaction de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB). Quelle forme prendrait la dénonciation de cette mesure anglicisante? Un communiqué de presse? Un texte de Mario Beaulieu, président de l’organisme, sur le site de la SSJB? Une conférence de presse avec des linguistes, des professeurs, des spécialistes faisant état des dangers d’un bilinguisme généralisé et des risques d’assimilation dans un contexte d’extrême fragilité de la langue française? Rien de tout ça. La réaction se limita à une maigre remise en question du caractère obligatoire de la mesure, le tout accompagné d’un appui à l’enseignement de l’anglais intensif. La SSJB est-elle tombée sur la tête?

Source de l’image

Deux raisons expliquent la bizarrerie de cette réaction: la capitulation de l’organisme face au culte du bilinguisme et la peur de mener une lutte dont on ne peut espérer de gain à court terme.

La capitulation de la SSJB face au bilinguisme

Cette capitulation n’est pas nouvelle, mais elle n’a jamais été aussi clairement exprimée qu’en ce moment. Comme je l’écrivais l’automne dernier, Denis Trudel, le porte-parole du Mouvement Montréal français (MMF), une créature contrôlée directement du bureau du président de la SSJB, parlait du bilinguisme comme représentant le « mieux pour nos enfants », indiquait que l’anglais représentait « l’ouverture sur le monde » et que la lutte pour le français au Québec ne pourrait se faire au détriment de l’anglais. Un discours en tout point semblable à celui tenu par les détracteurs de la Loi 101 et du Québec français. Évidemment, on ne peut pas accuser Trudel d’être un adversaire du français – j’ai trop de respect pour lui pour même imaginer cela – mais en adoptant le discours de nos ennemis il donne du poids à ceux qui perçoivent l’unilinguisme français au Québec – à la base de tout notre aménagement linguistique et de tous les gains du français depuis les années soixante-dix – comme étant une tare qu’il conviendrait d’éliminer et les privilèges indus de la minorité anglophone comme un « patrimoine » à chérir.

Elle est loin l’époque où, en 1962, la SSJB déposait un mémoire à la Commission Parent réclamant l’unilinguisme français dans toutes les écoles publiques du Québec, à l’exception de celles de la minorité anglophone. La majeure partie des années soixante et soixante-dix fut d’ailleurs consacrée à la lutte contre les écoles bilingues, notamment lors de la crise des écoles de Saint-Léonard, et la SSJB a toujours participé activement à cette lutte contre un bilinguisme dont nous savions déjà qu’il ne pouvait conduire, s’il était généralisé, qu’à notre assimilation progressive, à l’image du destin des Canadiens-français.

La plate-forme de la SSJB et du MMF a beau faire une distinction entre « bilinguisme individuel » et « bilinguisme institutionnel », arguant que la Loi 101 ne s’opposait pas au premier, mais seulement au second, on se doit de poser la question quant à savoir si un trop fort bilinguisme personnel ne risque pas d’entraîner, à terme, un bilinguisme institutionnel. S’il est vrai que la Loi 101 ne s’opposait pas au bilinguisme individuel, on doit reconnaître que dans son esprit elle prônait la possibilité, pour les Québécois, de pouvoir réussir leur vie uniquement en français. Elle faisait la promotion d’une langue française suffisant à atteindre les plus hauts échelons sociaux, laissant à l’anglais le statut de langue étrangère comme d’autres, utile pour les voyages ou les échanges avec des pays anglo-saxons, mais ne devant aucunement être mise sur un pied d’égalité avec le français puisque, comme l’écrivait Joseph Hanse: « mettre les deux langues sur le même pied équivaut à mettre les deux pieds sur la même langue ».

Or, à trop faire la promotion du bilinguisme individuel sous de faux prétextes, notamment celui de la forte présence anglophone sur ce continent – n’était-ce pas le cas en 1977? – nous sommes en train de creuser sous les fondations de l’édifice que nous avons construit. À terme, il risque d’y avoir un point de bascule où des Québécois, unanimement bilingues, deviendraient incapables d’inciter les immigrants à s’intégrer à la langue commune puisque ceux-ci, se faisant comprendre partout au Québec dans la langue de Shakespeare, ne verraient plus d’intérêt à apprendre une langue devenue non seulement locale, mais également facultative. Insidieusement, puisque le bilinguisme individuel se généraliserait et permettrait à l’unilinguisme anglophone de vivre et de prospérer sur notre territoire, on exigerait de plus en plus le bilinguisme institutionnel pour reconnaître une population anglophone en constante progression. Dit autrement: la différenciation « bilinguisme individiuel » et « bilinguisme institutionnel » tient, à terme, d’une schizophrénie.

Ceux qui ont un talent pour les langues devraient pouvoir apprendre les langues de leur choix, mais imposer l’anglais à tous, c’est déjà mettre un pied dans la tombe.

L’impossibilité d’un gain immédiat

Par ailleurs, une autre raison explique la position de la SSJB et il s’agit de l’envers de la médaille d’une grande qualité de Mario Beaulieu: son pragmatisme. Beaulieu n’est pas un des plus grands présidents de la SSJB depuis des décennies pour rien: fort d’une grande expérience au PQ de Montréal-centre, il a su rallier des militants de diverses origines dans des luttes et des actions concrètes. Il n’est pas rare qu’il rassemble autour d’une même table des dizaines de personnes représentant autant d’organismes de la société civile.

Or, ce pragmatisme, cette capacité à se maintenir dans l’action, a forcément le défaut de négliger les combats qui sont plus dans le long terme, c’est-à-dire ceux dont on ne peut attendre un gain dans un avenir prévisible. Il s’agissait d’ailleurs d’un objet de discorde entre lui et moi lorsque je travaillais sous ses ordres: devant mon insistance pour qu’il agisse contre le culte du bilinguisme, il me répétait inlassablement qu’un combat qui ne peut être gagné fait reculer la cause. Il me racontait invariablement quelque anecdote de militants allant au micro dans quelque assemblée politique pour proposer quelque mesure et, une fois la bonne foi étouffée par la majorité, de quelle façon l’idée en tant que telle reculait et perdait de son potentiel de ralliement. Beaulieu, c’est cela: un tacticien hors-pair. Aux échecs, ce serait Mikhail Tal, ou Garry Kasparov. Toujours à la recherche d’une combinaison permettant un gain rapide et sûr. Le corollaire, c’est qu’il néglige les combats à long terme. Pour poursuivre l’analogie échiquéenne, il mésestime l’importance du jeu positionnel à la Karpov, ces coups tranquilles en apparence, mais préparant une action future. Ces replis qui constituent autant de façons de préparer une contre-attaque ou de bonifier une position dont les possibilités tactiques ont été épuisées.

Pourtant, il faut parfois penser à long terme. Il faut se sortir de l’immédiateté d’une situation où le gain à court terme est impossible. Il faut redevenir semeurs et permettre à ceux qui suivent, dans dix ans, vingt ans ou cinquante ans, de jouir d’une position plus solide leur permettant alors, eux aussi, de devenir des tacticiens et de récolter les fruits d’un cheminement intellectuel assumé. Par exemple, quand Olivar Asselin, alors président de la SSJB, a lancé sa campagne du « Sou de la pensée française », suite au Règlement 17 ontarien de 1912 interdisant l’école française, alors que la SSJB a coordonné l’envoi de manuels et de livres en français aux Franco-Ontariens, il n’y avait pas de gain politique ou tactique immédiat à obtenir. D’un point de vue pragmatique, l’opération fut un échec. Mais à long terme, elle jeta les bases d’une solidarité typiquement francophone et permit, en relayant l’injustice dont étaient victimes les Franco-Ontariens, de conscientiser les Canadiens-français du Québec quant à leur statut distinct au sein du Canada, précurseur d’une conception typiquement québécoise de la nation, qui éclora lors de la Révolution tranquille.

C’est la même chose pour la lutte contre le dogme du bilinguisme. À court terme, il n’y a rien à obtenir. Les médias, les journalistes, et la population en général, chez laquelle on martèle depuis vingt ans au moins l’absolue nécessité d’être bilingue avec autant de force qu’on s’y était opposé quelques années plus tôt, sont unanimes dans leur croyance dans les vertus du tout-anglais, drapés qu’ils sont du linceul d’un néo-individualisme allant de pair avec la montée de la droite économique et de cette croyance que la réussite individuelle, maintenant déconnectée de la réussite collective, passe par l’apprentissage de l’anglais.

Si le terrain est stérile en ce moment, la SSJB n’a pourtant pas le droit de refuser de semer pour les générations futures. Elle doit dès maintenant bâtir un argumentaire faisant réellement du français la seule langue nécessaire pour réussir au Québec: elle doit s’opposer à toute mesure imposant l’anglais intensif à l’école ou le bilinguisme à tous les enfants. Ce discours, loin de faire reculer la cause, comme le croit Mario Beaulieu, permettrait plutôt de préparer un futur dont on ne connaît pas encore la finalité. Par exemple, il est possible que la fin annoncée du pétrole à bas prix ou la montée de la Chine provoquent, d’ici quelques années, le recul de l’intégration économique, le retour du local ou l’adoption du mandarin comme linga franca internationale…

Bref, il faut être prêt: il ne faut plus se contenter d’être des cueilleurs du travail d’autrui, mais redevenir des bâtisseurs pour le futur. Un futur qui ne sera peut-être plus fait de reculs linguistiques de peuples intégrés dans un grand-tout anglomane et destructeur d’identités, mais au contraire de peuples véritablement maîtres chez eux et coexistant pacifiquement dans un monde réellement pluriel où le français, en Amérique du Nord, a le droit d’exister.

Pour le bien-être des générations futures et dans l’espoir de meilleurs lendemains pour les peuples, la Société Saint-Jean-Baptiste de Mario Beaulieu doit accepter de combattre le dogme du bilinguisme. Si elle ne se décide pas à le faire, toutes les lois 101 au monde ne pourront rien faire contre un peuple ayant abdiqué de sa francité et ayant adopté l’anglais comme ultime valeur.

Publicités

21 Réponses

  1. Salut Louis,
    Je crois qu’il ne faut pas se tromper de cible. Si Mario Beaulieu choisit de ne pas concentrer ses maigres ressources sur ce sujet, c’est certainement en vertu de raisons d’ordre politique. Il n’est pas d’acccord avec le bilinguisme, et encore moins quand il est imposé aux élèves de 6e année. Sur ce point, d’autres doivent porter le ballon pour éviter d’avoir une SSJB-M qui a l’air rétrograde. Il faut que des spécialistes s’en mêlent, qu’ils critiquent et remettent en question les décisions gouvernementales. Du reste, la SSJB-M occupe une place à part du monde politique sur l’échiquier. Elle n’a pas les moyens d’agir comme les partis et, il faut le dire, elle n’est pas très appréciée de ceux-ci. Elle est, en définitive, seule dans son camp. Je crois que le rôle de personnes critiques indépendantes est d’élargir le mouvement de contestation et non de tirer sur d’autres des leurs. Car la socité québécoise est ainsi divisée; dans les forces de contrepouvoir se trouvent la SSJB-M, d’autres SSJB, des associations communautaires et syndicales… pas grand chose à voir avec le capital.
    Bref, attention aux commentaires qui se retournent contre notre camp.

  2. Je comprends ton point de vue, Pierre. Et comme tu le sais probablement, je suis membre de la SSJB et je crois en l’institution. Ceci dit, si c’est par choix politique de ne pas attaquer le dogme du bilinguisme, à mon avis c’est un mauvais choix politique. Comme je l’ai écrit, je suis sûr qu’à court terme Mario Beaulieu prend les meilleures décisions, et ce n’est pas pour rien que je le considère comme un des meilleurs présidents de la SSJB depuis longtemps (bien que ses prédécesseurs ont eu leurs qualités et leurs défauts comme tout le monde).

    Mais parfois, il faut prendre la mauvaise décision à court terme, faire un calcul tactique un peu moins fort, pour améliorer la position à long terme.

    En d’autres mots: on ne peut pas laisser passer cela. C’est trop gros. Pendant six mois au Québec on va avoir pratiquement deux réseaux anglophones, à un moment même où le français est en pleine régression. C’est suicidaire. Ça demande une objection allant au-delà des calculs politiques et pensant au futur, pour préparer l’argumentaire permettant enfin de s’opposer au dogme du bilinguisme (s’il en a la volonté, du moins). Ça va demander aussi de revoir l’argumentaire actuel car la dichotomie « bilinguisme individuel » contre « bilinguisme institutionnel » semble de plus en plus suspecte.

    Parfois, le rôle des critiques indépendantes n’est pas de se faire le diffuseur d’un organisme ayant certes de bonnes intentions, mais errant dans son approche. Parfois, il faut critiquer cet organisme pour l’inciter à revenir dans le bon chemin et lui rappeler que le fait d’être à l’avant-garde de la défense de notre nation ne doit pas constituer un chèque en blanc permettant « d’oublier » de réagir à quelque chose d’aussi insensé que le projet de Jean Charest (appuyé par le PQ, disons-le…).

  3. Ceux qui ont été à la tête de la SSJB depuis les derniers 20 ans ont capitulé. Ils en ont été les fossoyeurs. Ils l’ont dégradé et même insulté.

    Mais la SSJB ne représente pas ses chefs. Elle représente une nation.

    Si les chefs ne représentent plus la nation, alors ils ne représentent pas la SSJB.

    La SSJB appartient au peuple. À la nation.

  4. Je décrie moi aussi l’absentéisme et l’abandon de la SSJB dans ce dossier de l’immersion anglaise.

  5. La stratégie a toujours été, il me semble, de tenter de rassembler le plus de monde possible et ceci, en atténuant les positions susceptibles d’être en oppositions avec celles largement partagées par le grand public.

    Dans son livre, C.Dufour démontre que les 2 bilinguismes ne sont pas des entités ayant des conséquences spécifiquement différentes l’une de l’autre. Même B. Landry dans sa chronique fait la promo du bilinguisme individuel.

    Je ne suis pas contre la vertu mais n’aurait-il pas été plus pragmatique de trouver les points communs et de mettre de côté les divergences au lieu d’édulcorer le discours? Et puis est-il possible de plaire à tous, il faut argumenter, persuader au lieu de se travestir.

  6. On exige de nos enfants qu’ils sachent parler, à la perfection, une langue seconde, et ce, dès le plus jeune âge, et on est totalement passif, devant la médiocre qualité de l’écrit de leur langue maternelle, chez ces mêmes jeunes!!!

    Il me semble que l’idéal serait qu’ils sachent bien écrire leur langue maternelle, avant de leur enseigner une langue seconde!!! Même nos profs de français font des fautes qui sont, absolument, époustouflantes, dans leur examen final de dissertation écrite!!!

    La qualité de notre langue est gravement malade et je ne peux m’empêcher de penser que l’on souhaite remplacer notre langue par une autre, avec tous ces programmes (étatiques) d’immersion qui facilitent l’apprentissage d’une autre langue, alors qu’on ne sait pas écrire la nôtre!!!

    Moi, j’enverrais plusieurs personnes que je connais (et ce sont des Québécois pur jus) en immersion française, bien avant de les envoyer en immersion anglaise!!! Tu veux apprendre une autre langue??? Commence par bien maîtriser ta langue maternelle et, après, on verra!!!

  7. Que c’est ridicule ce comportement de colonisé qui consiste à mettre ainsi l’anglais sur un piédestal. Comme s’il n’y avait que le bilinguisme au monde pour les satisfaire. Quelle honte ! Des parents qui vouent un culte à l’apprentissage de l’anglais, minimisant les autres matières comme les mathématiques, l’histoire ou les sciences. Misère ! Quel lavage de cerveau, alors que l’Albertain ou le Néo-Écossais se foutra comme de sa dernière chemise que ses enfants apprennent ou pas une seconde langue, pourvu qu’ils réussissent en mathématiques, en histoire ou en sciences. Peu importe que l’on soit ignorant, en autant qu’on soit full bilingue.

  8. rendre le bilinguisme optionnel est aussi dangereux, parce que si on donne le choix au parent à partir de la 6ieme année d’envoyer leurs enfants dans des écoles anglaise pendant 6 mois, les enfants qui seront bilingues auront un net avantage sur les unilingues.

    Donc on aura deux classes de citoyens au Quebec, ceux qui sont bilingues (l’élite) et ceux qui sont unilingues francophones. Les entreprises (qui s’en foute du fait francais, ce qui est important pour eux c’est le $) vont immédiatement favoriser la personne bilingue meme si la personne unilingue est plus instruite. ceci va pousser les parents unilingue à rendre leur enfants bilingues, puis quand une majorité deviendra bilingue (surtout dans les milieus urbains comme à montréal) les immigrants vont pas apprendre le francais mais l’anglais, puis toutes la ville de montréal sera anglicisée.

    c’est ce qui arrive maintenant. il est très dur à Montréal pour une personne unilingue francophone de faire compétition à une personne bilingue.

  9. […] […]

  10. Si on osait demander la même chose aux enfants anglophonnes de faire leur sixieme année seulement

    en français ,on aurait eu tout les fédéralistes du roc sur le dos a se faire traiter de raciste

    et de génocidaire de la langue anglaise au Québec par C. St-Pierre qui demanderait au parti

    québécois si ce ne sont pas eux aussi des québécois .

    Deux poids deux mesure encore.

    Le Piquiou comme l’appellent les fédéralistes s’avachie encore une foi en pleutre devant les

    fédéralistes qui lui dicte son agenda linguistique sur la langue d’enseignement .

    Comme disait Christinne Saint Pierre, c’est pas vrai que l’on vas imposer le francais au niveau

    des Cegep.

    Le parti québécois tremble aussitot de peur face au cri de guerre de l’orangiste.

    Il se range tout confu en balbutiant quelque mots a peine inaudible en zézéyant sur sa réponse a

    venir .

    C. St-Pierre qui ne veut pas exiger que les francophonnes poursuivent leur études en Francais au

    Cegep ne se gène pas pour etre d’accord pour imposer l’unilinguisme anglais dès la sixieme année

    aux francophonne et son parti fédéraliste canadianisateur dispense du même souffle les

    anglophonnes d’être astreint a la meme règle …soit d’étudier uniquement en francais dès leur

    sixieme année.

    Pourquoi encore ce deux poids deux mesures ?

    Il faut s’opposer de toute nos forces a l’hyppocrisie de cette politique de bilinguisation

    officielle des fédéralistes avec l’accord tacite et la trahison du parti québécois tant que les

    anglophonnes ne seront pas soumis aux mêmes politique linguistique dans leur propre écoles c’est

    a dire leur imposer de force la bilinguisation comme Charest le fait aux francophonnes .

    Je peux vous dire une chose que cela ne passerait pas.

    Le parti québécois est de plus en plus pathétique , misérable et a la remorque de la politique

    linguistique des fédéralistes .

    Honnêtement a part quelque différence mineure purement cosmétique ,il n’y as plus de grande

    différence entre ces deux partis qui n’ont de politique linguistique que la bilinguisation

    officielle et la politique de canadianisation et de bilinguisation forcé des fédéralistes pour

    les francophonnes sans aucune contrepartie ou obligation pour les anglophonnes de faire leur

    études en français dès leur sixieme année.

    Il faudrait que le pq explique aux québécois en quoi on devrait avoir deux poids deux mesures .

    Pourquoi ce traitement linguistique différent ?`

    Pourquoi le parti québécois embarque dans cette politique de bilinguisation forcé des

    fédéralistes ?

    Trop c’est trop.

    Apres etre devenu une caricature de son option politique ,après avoir reléguer sa raison d’être

    aux oubliettes et refuser de combattre et de se donner les moyens de faire la promotion de

    l’indépendance pour ne pas déplaire aux fédéralistes ,ce parti nous montre maintenant son vrai

    visage sur la question de langue d’enseignement et sur ses politiques linguistiques de

    bilinguisation forcé et imposé qui sont celles des fédéralistes canadianisateur .

    En ce qui me concerne c’est une rupture défénitive avec ce parti politique qui n’est plus l’ombre

    de lui meme mais plutot l’ombre du parti libéral et des fédéralistes sur la question linguistique

    et la protection du français .

    Constamment a la remorque des diktats linguistiques et aux ordres des fédéralistes du plq y

    compris sur Yves Michaud qu’ils ont lachement poignardé dans le dos en pleine assemblée nationale

    avec l’avocat Bouchard et les fédéralistes du Plq

    Aussitot qu’un fédéraliste leur tend une arnaque ,le parti québécois embarque dedans a toute

    vitesse et renie ses membres avant que le coq fédéraliste n’ai chanter trois fois pour faire

    plaisir aux fédéralistes au lieu de les combatrent et de se tenir debout dans notre Assemblée

    Nationale .

    On est tres loin du jour ou les six membres de ce parti avait encore des idéaux a défendre et

    s’était tenu debout fièrement face aux fédéralistes et avait refuser de prêter serment

    d’allégeance a la reine d’Angleterre a l’Assemblée Nationale devant les fédéralistes `sur la

    défensive qui aujourd’hui les font manger a quatre pattes dans leur mains.

    Le cas de Yves Michaud as mis en lumière leur lacheté et leur capitulation devant ces

    fédéralistes et leur peu de solidarité avec leur membre et la collaboration indigne et indécente

    avec Jean Charest

    Ce parti est devenu une véritable honte et une risée nationale dans l`opinion publique et il est

    devenu complètement inutile dans notre combat pour notre identité comme peuple , la protection de

    notre langue et de la promotion de l’indépendance du Québec .

    Ce parti devrait se saborder pour le plus grand bien des Québécois car il as fait son temps ,ne

    peu plus rebondir et se tenir debout devant les fédéraliste et il devrait laisser la place au

    plus vite a un parti intéresser a se battre résolument pour l’indépendance plutot que de vouloir

    administrer un fédéralisme irréformable et entretenir la confusion,la compromissions a tout les

    niveaux avec ces fédéralistes qui comme Christinne Saint Pierre ne sont que des anti québécois

    primaire canadianisateur au service des intérets et des diktats du roc .

    Ce parti qui perd ses membres les plus motivés est voué a la disparition a bref échéance a moins

    de se resaisir .
    Mais il se fait tard …et même plus que tard.
    Seul le pouvoir pour le pouvoir ne l’intéresse et n’importe quel recule ,reniement ,compromission

    qui pourrait le lui donner est bienvenue.

    Le plus tot il disparaitras le mieux se seras pour la cause de l’indépendance .
    Ce parti de verbeux nationaleux creux et vide qui ne vas nul part est une véritable perte de

    temps et ne contribue qu’as entretenir la confusion et la longue agonie du peuple québécois par

    ses reniements ,ses volte face ,ses atermoiments sur l’indépendance et sutout ses compromissions

    sans fins avec les fédéralistes qui l’ont investi et noyauter.

    Les taupes fédéralistes ne se comptent plus depuis Claude Morin qui fut le premier a y etre

    démasquer suite a sa collaboration avec la Grc et les fédéralistes a qui il rendait compte de

    tout ce qui se passait dans le cabinet Lévesque concernant la statégie référendaire en échange

    d’argent .

    Apres Claude Morin ce fut une longue suite de taupes fédéralistes opportunistes comme les

    Bouchard,P.Marc Johnson ,Legault qui se met au service de Sirois le fédéraliste pur et dur

    ,Bachand,Lemieux etc etc qui sont tous retourner manger dans l’auge des fédéralistes .

    Ce parti qui as très mal vieilli donne de plus en plus l’impression d’être le refuge des

    opportunistes ,des taupes fédéralistes , des vire capot et des compromissions en tout genre dans

    le strict but d’être au pouvoir .

  11. Il faut se rendre à l’évidence, nos élites sont médiocres.

    Et cette médiocrité ils veulent la niveler vers le bas.

    La langue anglaise est la plus facile au monde. Pratiquement pas de syntaxe et ni de genre. Une langue imprécise. Quoi de mieux pour des politiciens que des citoyens gagas et donc imprécis ?

    Personne n’a besoin de cours pour apprendre l’anglais, voyons.

    Pourquoi pensez-vous que les anglais au Québec n’apprennent pas le français ? Vous croyez que c’est vraiment par fièreté identitaire ? Pas du tout. C’est parce qu’ils ne le peuvent pas. La langue française est une langue supérieure et exige beaucoup de travail.

    Pour un français, apprendre l’anglais c’est du gâteau. C’est pourquoi nous avons le réflexe de répondre en anglais à un unilingue anglais. Simplement parce-que nous en sommes cappables.

    L’anglais, lui, a toute la misère, car il a pas la formation intellectuelle qu’exige et développe l’apprentissage du français.

  12. Une preuve, comme tant d’autre, de mon point, cette vidéo :

    http://www.propagandes.info/product_info.php/impayable-nigel-farage-p-638

    Un Français et un Anglais, partageant la même cause, sont voisins séparés d’une distance moins grande que nous le sommes du canada anglais, et font partie d’une fédération (Union Européenne).

    Le Français vit dans une France française et dont la métropole est entièrement française, contrairement à Montréal qui est presqu’à 51% anglaise.

    Or, même dans cet environnement, le Français dans cette vidéo démontre dès le départ qu’il pourrait faire l’entrevue tout en anglais, tandis que l,Anglais est incappable de glisser un mot en français et a besoin d’une traduction écrite !

    Ce n’est pas par arrogance ou fièreté que l’Anglais de cette vidéo ne peut pas communiquer avec ses voisins d’à côté. Il en est tout simplement incappable. C’est une langue trop complexe pour lui. Il n’arriverait même pas à former un « u » avec ses lèvres.

    Tandis que le Français, malgré son environnement entièrement français, n’a eu aucun problème à apprendre l’anglais.

    La raison de l’internationalisation de l’anglais est dûe essentiellement à sa facilité d’apprentissage. C’est une langue simple. C’est une langue limitée et sans règles. C’est pourquoi elle est idéale pour la publicité et la pop-musique.

    Elle est aussi facile à apprendre que d’apprendre à faire de la bicyclette.

    Pourtant, nos médiocres politiciens n’ont pas encore proposé de cours de bicyclette au primaire. Il ne manque plus que ça, avant d’espérer de vrais cours de français !

  13. À moins d’être un génie :

  14. Les deux derniers commentaires de Gébé Tremblay sont de la vraie démagogie, du vrai n’importe quoi !
    Aucune langue n’est supérieur à une autre; tout est une question d’apprentissage. Le français et l’espagnol sont quasi-similaire; pouvez-vous dire, Mr Gébé, que vous le connaissez ? Le parlez-vous ? Seriez-vous capable de bien prononcer le ~ sur le N sans difficulté ?

    Oui, l’anglais est plus facile à apprendre que le français, mais tout est une question d’apprentissage. Je connais beaucoup d’anglophones qui parlent français de façon telle que vous les prendriez pour des francophones. Jusqu’au nom qui est francophone.

    Vous êtes sur que votre véritable nom n’est pas Pierre Mailloux, dit docteur Mailloux ?

  15. Voici d’autre génie

    http://www.youtube.com/watch?v=4Ugw9veELgs (à partir de 1m10s)

    Des génies ? Pas vraiment ! Ils ont juste pris le temps d’apprendre et de maitriser le français.

  16. L’anglais est une langue médiocre.

    Ce n’est pas de la démagogie de le dire c’est simplement un fait.

    Il y a des anglophones qui parlent un français impécable c’est vrais mais c’est parce qu’il y a des gens qui ont des dispositions envers l’apprentissage des langues.

  17. Non.

    Ils étaient obligé de l’apprendre. Par obligation politique.

    La reine lit en phonétique. On peut lire un texte dans n’importe quel langue comme ça. On sait même pas ce qu’on dit.

    Oui, si je fouette et torture un anglais je peut arriver à lui apprendre quelques mots. 🙂

  18. Donc, si je suis votre raisonnement, David Gilmour a appris ses textes en phonétique et ne sais probablement pas ce qu’il chante. Intéressant comme théorie.

  19. David Gilmour

    D’autres questions, Martin R. ?

    Tu devrais apprendre à utiliser un moteur de recherche. Je te propose Google.

  20. Oui, j’ai d’autre question !

    Je voudrais que vous m’expliquiez pourquoi Tony Blair et la reine Elisabeth ont absolument apprendre le français alors qu’ils sont respectivement chef d’état de l’Angleterre et souverain des Royaumes-Unis, largement anglophone. La reine aurait très bien pu ne s’exprimer qu’en anglais lors de sa visite, sauf qu’elle dit toujours quelque mot en français.

    D’ailleurs, lorsque la reine s’exprime en anglais, elle lit aussi un texte. Est-ce à dire, selon votre logique encore, qu’elle lit en phonétique et qu’en fait, elle ne parle que le mandarin ou l’espagnol ? Alors bravo, mr Gébé ! Vous venez de mettre à jour le complot du millénaire: la reine des Royaumes-Unis ne parle pas un mot anglais !

  21. J’aimerais bien mettre les pendules à l’heure en ce qui concerne la Monarchie de Grande-Bretagne et le Royaume-Uni.
    J’ai effectué une bonne partie de mes études en linguistique à l’Université York de Toronto et je vous garantit que pour avoir eu des Britanniques (des vrais de vrais « bloke ») qu’il soit professeurs, chargés de cours ou même collègues de classes, l’apprentissage du français langue seconde se fait de manière très rigoureuse et les gens y prennent même plaisir! Oui il est vrai que dans certains cas, l’accent et loin d’être sexy à l’oreille parfois, mais au moins, la syntaxe, les règles de grammaire ainsi que le vocabulaire sont mieux soutenus que beaucoup de Québécois unilingues dits « de souche » prétendant défendre le fait français au Québec Au-delà de ce que les gens osent dire, la France et la Grande-Bretagne sont d’importants stratèges en ce qui concerne le monde occidental, font tous les deux face à des enjeux similaires.

Comments are closed.