Anglais au primaire: la traîtrise de nos élites

La corruption, les fausses promesses, les tentatives de privatisation du bien public, rien ne saurait égaler, chez Jean Charest, la traîtrise de son nouvel objectif: imposer l’anglais à tous les élèves pour la moitié d’une année en sixième année du primaire. Notre démocratie, nos finances publiques ont certes leur importance, mais quand on s’attaque à l’âme de la nation québécoise, sa langue, et qu’on précipite le déclin de notre peuple, que peut-il exister de pire? Quand la langue d’un peuple disparaît, l’essentiel du peuple disparaît avec elle. Et il n’y a pas de seconde chance pour les peuples disparus.

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Évidemment, les éditorialistes et les politiciens vont glousser de satisfaction. Pour les premiers, c’est déjà commencé: on ne demande pas s’il est opportun d’imposer une langue étrangère à des enfants sachant à peine lire et écrire leur langue maternelle; on se questionne quant à savoir si c’est suffisant. Pour les seconds, Gérard Deltell a fait de l’anglicisation des Québécois sa priorité et Pauline Marois ne le dira pas directement, mais il s’agit d’une épine de moins dans son pied, puisque la proposition principale péquiste contenait cette mesure controversée. On va se questionner pour la forme, mais au fond, de la fesse gauche péquiste à la fesse droite libérale, en passant par l’entre-deux adéquiste, pour paraphraser Chatrand, on a déjà capitulé devant le tout-anglais et on a fait du bilinguisme généralisé un objectif incontournable.

Or, cette proposition est extrêmement dangereuse. Dans un contexte nord-américain où le peuple québécois ne forme que 2% de la population continentale, vouloir imposer l’anglais à tous est l’équivalent linguistique de jouer avec de la dynamite autour d’un feu de camp. Autrement dit: le jour où l’ensemble des Québécois saurait parler anglais serait le jour où l’anglais deviendrait la véritable langue commune du Québec. Si tous les Québécois étaient bilingues, pourquoi un immigrant aurait-il le désir d’apprendre notre langue? J’ose le dire: si les membres anglophones d’Arcade Fire, par exemple, faisaient face à un haussement d’épaule à chaque fois qu’ils s’adressaient en anglais à un Québécois dans les commerces, est-ce qu’ils ignoreraient toujours notre langue après dix ans à Montréal? Disons-le clairement: c’est PARCE QUE les Québécois sont de plus en plus bilingues que les anglophones et les immigrants peuvent faire abstraction de notre langue commune.

On a tendance à l’oublier, mais une des raisons ayant précipité la Révolution tranquille fut l’arrivée, à Montréal, de plusieurs centaines de milliers de Québécois unilingues francophones entre 1940 et 1960. Ce contingent d’unilingues fit augmenter de près de 33% la proportion totale d’unilingues francophones dans la métropole. ((LEVINE, M. (1997). La reconquête de Montréal, Montréal, VLB Éditeur, p. 34. )) Contrairement aux Montréalais francophones largement bilingues d’alors, pour qui le bilinguisme équivalait systématiquement à s’écraser devant le pouvoir de l’anglais, les nouveaux unilingues ont réclamé la possibilité de pouvoir s’émanciper collectivement en français. Ils ont également exigé des mesures pour franciser les immigrants, notamment en faisant du français la langue incontournable de la vie en société et la langue normale de l’éducation.

En fixant comme objectif le bilinguisme pour tous les enfants du Québec – car c’est bien ce dont il s’agit – Charest trahit le principal héritage de la Révolution tranquille: le français, langue véritablement commune des Québécois. Il renforce également l’impression, pour les immigrants et la minorité anglophone, que le français ne constitue qu’une langue parmi d’autres, facultative, ne permettant même plus de rejoindre les Québécois puisque ceux-ci deviennent largement bilingues. Une langue inutile, bref, morte, juste bonne pour les sauvages qui la chérissent comme un vieux bibelot poussiéreux.

Pourtant, nous avons l’expérience franco-ontarienne pour nous renseigner sur les conséquences du bilinguisme généralisé dans un contexte minoritaire. Un rapport, publié en 1995, expliquait:

Pour de nombreux jeunes Franco-Ontariens, le français demeure la langue maternelle, mais il devient effectivement une langue seconde, enseignée comme un outil de communication, mais un outil plus ou moins efficace dans le contexte ontarien. Inconsciemment et naturellement, l’anglais, qui était au point de départ la langue seconde, se transforme subrepticement en langue première, celle qui exprime les réalités fondamentales de la vie, celle dont les mots portent une charge émotive, celle qui baigne dans une culture et une histoire ; en d’autres mots, la langue de Shakespeare. Pour plusieurs francophones minoritaires, Molière est rentré à Versailles ; ils ont le français comme langue maternelle, mais l’anglais comme langue première. De la bilinguisation de l’univers culturel, nous passons maintenant à la secondarisation de la langue française.

Voici ce qui risque de se produire ici, d’abord dans les quartiers plus anglophones de Montréal, puis dans les autres quartiers, en banlieue, et éventuellement dans tout le Québec.

Quand une langue minoritaire perd sa principale qualité fonctionnelle, soit celle d’être la seule en mesure de rejoindre toute une communauté, au profit d’une langue plus dominante, elle devient inutile. Autrement dit: le français, actuellement, est tout à fait incontournable pour quiconque désire communiquer avec le 60% d’unilingues francophones. On ne peut pas, dans la plupart des villes du Québec, faire autrement que l’apprendre, même si cette langue n’ouvre que les portes du Québec. Mais si tous les Québécois étaient bilingues, on offrirait le choix à l’immigrant entre l’utilisation d’une langue typiquement québécoise, et une autre permettant de rejoindre, outre l’ensemble des Québécois bilingues, le reste de l’Amérique du Nord et une partie de la planète. La décision ne serait pas difficile à prendre.

En fait, les peuples bilingues, ça n’existe pas. Le bilinguisme, comme le disait le linguiste Albert Dauzat, constitue simplement le passage transitoire d’une langue faible vers une langue forte. Les peuples, les nations et les individus tendent vers l’unité linguistique, c’est-à-dire vers l’utilisation d’un seul et même système linguistique logique et cohérent. C’est ainsi que les Irlandais sont d’abord devenus bilingues, puis ont perdu leur langue. Idem pour la majorité des Franco-Canadiens. Le sondage publié il y a deux semaines le démontre également: le bilinguisme des anglophones de l’ouest canadien est marginal; qui a besoin d’une langue seconde quand cette langue est devenue inutile? Et c’est ce qui va se produire ici si on persiste à dépenser davantage d’énergie à angliciser notre jeunesse qu’à franciser les anglophones sur notre territoire.

Des élites vraiment à l’écoute de l’intérêt supérieur de la nation québécoise n’encourageraient pas son anglicisation, même en l’enrobant d’un bilinguisme indigeste. Elles œuvreraient à rendre indispensable l’intégration en français et n’imposeraient pas une immersion en anglais dans les écoles françaises, mais la francisation généralisée des écoles anglaises. Elles ne demanderaient pas aux citoyens d’apprendre, autrement que par choix personnel, une langue étrangère pour réussir; elles prendraient ses responsabilités et s’assureraient qu’il soit possible, au Québec, de travailler et de réussir sa vie en français.

Toutes les statistiques le démontrent: le français est en recul au Québec. Nous avons le choix: une mort lente et atroce à grand renfort de bilinguisme ou des actions rapides et concrètes pour assurer la survie de notre langue.

Nos élites à Québec, Jean Charest en tête, trahissent la nation québécoise et accélèrent notre anglicisation.

Il serait peut-être temps de se doter d’élites réellement à notre service et qui, plutôt que de vouloir chambouler notre écoles francophones pour y augmenter la présence anglaise, mettraient fin au sur-financement des institutions anglophones d’éducation et en finiraient, une fois pour toutes, avec la menace anglaise au Québec.

Des élites moins repliées sur leur anglomanie et qui seraient en mesure de s’ouvrir à la diversité et à la pluralité d’un monde parlant des centaines et des milliers de langues et où la protection d’une langue comme le français au Québec servirait d’exemple à toutes les autres langues menacées.

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20 Réponses

  1. Quelle déception!

    Cette résolution de M. Charest me fait extrêmement peur. C’est effectivement très dangereux pour la pérennité de la langue française au Québec (et donc en Amérique) de vouloir obliger les jeunes québécois à une moitié d’année scolaire complète en anglais. Obliger comme ça tout les jeunes de notre nation à étudier en anglais sonne à mes oreilles comme le début de la fin de la langue française dans notre province.

    Je me souviens quand j’étais jeune, mon école primaire offrait un programme d’Anglais intensif de l’anglais à la 6e année, pour les élèves volontaires. Certains jours de la semaine, l’enseignement le matin se faisait en français et l’après-midi en anglais. De manière volontaire, consciente et approuvée par les parents, je suis à 100% pour. Mais pourquoi vouloir l’IMPOSER? Ce tel genre de programme, pour ceux quils le veulent, ne serait pas possible aujourd’hui??? Faut que Charest impose encore une fois le BAILLON pour l’enseignement en anglais maintenant?

    Je suis tout à fait d’accord avec le bilinguisme individuel, par choix, mais dans le système Nord-Américain, c’est vraiment un coup d’épée dans le coeur du français qu’offre notre «ami» Charest.

    Mais bon, n’oublions pas qu’il est de descendance anglaise. On ne peut JAMAIS leur faire confiance, en voici une autre preuve. Je me demande parfois à quoi ça sert de vouloir protéger le français et de vouloir continuer à vivre en français ici quand même le gouvernement de notre état nous impose une autre langue…

    Des fois je me demande si, malgré TOUS les efforts que les francophones d’Amérique ont fait depuis 250 pour protéger leur langue, leurs droits et leur honneur, dans un univers anglo-saxon fermé, arrogant et colonisateur, notre destin ne serait pas justement de devenir anglais…

  2. On a beau revendiquer la reconnaissance de notre nation québécoise et de considérer qu’on est un pays indépendant en tout sauf en nom. Faudrait également s’avouer, tôt ou tard, qu’on n’existe pas dans un vide. La clé, c’est l’intégration et non pas l’assimilation. Et l’intégration, c’est bidirectionnel : autant pour nous francophones envers notre grand continent que pour nos amis anglo qui habitent nous. C’est pas une question d’agir en colonisé – loin de là. Grand nombre de pays ont un grand nombre de locuteurs bilingues sans pour autant que ces peuples deviennent unilingues ou remettent en question leur identité culturelle ou linguistique. Les exemples abondent autant dans l’espace que dans le temps. J’en ai donc marre de cette campagne de peur qui règne depuis déjà trop longtemps.

    > Je suis tout à fait d’accord avec le bilinguisme individuel, par choix, mais dans le système Nord-Américain, c’est vraiment un coup d’épée dans le coeur du français qu’offre notre «ami» Charest.

    Si on est voué à l’extinction, me semble que tout effort serait par définition en vain. Qu’on laisse au peuple québécois le libre choix en matière de langue d’instruction pour tous. Bilinguisme volontaire. Et, pourquoi pas, unilinguisme volontaire – que ce soit anglophone ou francophone, si on veut se limiter soi-même. Le fait français fait notre fierté, certes, mais on mérite aussi une place dans les affaires du continent et du monde. Et si l’octroi de notre place passe par l’anglais ou par une autre langue, ainsi soit-il. Plutôt que de mener une lutte existentielle, j’aimerais plutôt que mon gouvernement tâche autant à protéger notre langue qu’à préparer notre peuple à s’intégrer harmonieusement à ce qui nous entoure.

    > Mais bon, n’oublions pas qu’il est de descendance anglaise.

    Et Obama est de descendance musulmane (au grand malheur de certains…). Ça sert à rien sortir le vieil argument de pureté de sang; on serait battus avant même de commencer. Duceppe a une grand-mère britannique. Parizeau a étudié en Angleterre. Bouchard a déjà épousé une américaine. Une demi-journée en anglais en sixième année : une idée adéquiste recyclée…

  3. Il faut avoir été dans l’enseignement pour savoir que ce propose

    Jean Charest est irréalisable, d’ailleurs comme plusieurs des ses promesses.

    Il sera impossible de trouver dans le système d’enseignement actuel,le grand

    nombre d’enseignants requis capables d’enseigner uniquement en anglais toutes les

    matières pour toutes les classes de sixième du Québec. Déjà

    qu’actuellement, il faut faire appel à des enseignants spécialisés

    en musique, éducation physique et langue seconde. L’enseignant spécialisé

    en anglais ou en musique n’a pas la formation nécessaire pour enseigner tous les

    nouveaux programmes en mathématiques,français etc, auxquels les titulaires ont du

    suivre des cours afin de pouvoir les appliquer.

    M. Préfontaine, il faut quand même continuer à dénoncer toute forme

    d’anglicisation au Québec et tous les traites qui n’ont d’autres objectifs que

    d’assimiler la nation francophone et de faire du français une langue de folklore.

    avec le titulaire d’une classe (musique,éducation physique,langue seconde)

  4. Il faut avoir été dans l’enseignement pour savoir que ce propose

    Jean Charest est irréalisable, d’ailleurs comme plusieurs des ses promesses.

    Il sera impossible de trouver dans le système d’enseignement actuel,le grand

    nombre d’enseignants requis capables d’enseigner uniquement en anglais toutes les

    matières pour toutes les classes de sixième du Québec. Déjà

    qu’actuellement, il faut faire appel à des enseignants spécialisés

    en musique, éducation physique et langue seconde. L’enseignant spécialisé

    en anglais ou en musique n’a pas la formation nécessaire pour enseigner tous les

    nouveaux programmes en mathématiques,français etc, auxquels les titulaires ont du

    suivre des cours afin de pouvoir les appliquer.

    M. Préfontaine, il faut quand même continuer à dénoncer toute forme

    d’anglicisation au Québec et tous les traites qui n’ont d’autres objectifs que

    d’assimiler la nation francophone et de faire du français une langue de folklore.

    l faut avoir été dans l’enseignement pour savoir que ce propose

    Jean Charest est irréalisable, d’ailleurs comme plusieurs des ses promesses.

    Il sera impossible de trouver dans le système d’enseignement actuel,le grand

    nombre d’enseignants requis capables d’enseigner uniquement en anglais toutes les

    matières pour toutes les classes de sixième du Québec. Déjà

    qu’actuellement, il faut faire appel à des enseignants spécialisés

    en musique, éducation physique et langue seconde. L’enseignant spécialisé

    en anglais ou en musique n’a pas la formation nécessaire pour enseigner tous les

    nouveaux programmes en mathématiques,français etc, auxquels les titulaires ont du

    suivre des cours afin de pouvoir les appliquer.

    M. Préfontaine, il faut quand même continuer à dénoncer toute forme

    d’anglicisation au Québec et tous les traites qui n’ont d’autres objectifs que

    d’assimiler la nation francophone et de faire du français une langue de folklore.

  5. Excusez le méli-mélo de mes commentaires.

    à corriger s.v.p.

  6. Je crois que c’est le contraire qui devrait s’imposer. Que toutes les écoles anglaises soient obligées d’enseigner 85% de leurs matières en immersion française. C’est le monde à l’envers.

    De plus la Loi 101 doit être renforcer pour que le français soit la seule langue de travail. Elle doit être étendue aux Cégep, aux universités et aux garderies.

  7. Excellent texte, Louis. Mais tu cites seulement la fesse gauche péquiste, la fesse droite libérale et l’entre-deux adéquiste. Il ne faut pas oublier l’extrême gauche de la fesse qui est… solidaire ! Le 16 février dernier, Le Soleil révélait que le député Amir Khadir s’opposait au prolongement de la loi 101 au collégial et favorisait «l’amélioration de la qualité de l’enseignement de l’anglais dans nos réseaux scolaires publics». Il ajoutait même que l’éducation publique de langue anglaise était selon lui un «droit individuel» au Québec ! http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201102/16/01-4371052-khadir-dit-non-a-lapplication-de-la-loi-101-dans-les-cegeps.php

  8. Merci Jean-Roch. Tu as tout à fait raison. J’aurais pu – et dû – parler également de Québec Solidaire, qui fait passer les intérêts de la lutte de classe avant ceux, tout aussi importants, de la défense des valeurs et de la langue québécoises.

  9. Louis, tu as parfaitement raison de dire que c’est un soulagement pour Pauline Marois et le Parti Québécois à 2 mois du Congrès national. La semaine dernière, Pierre Curzi écrivait dans La Presse que si le PQ s’était engagé à «étendre l’application de la Charte de la langue française au collégial, celle-ci devra s’accompagner d’un apprentissage intensif de l’anglais pour tous les élèves du Québec». Et voici un extrait de la réaction de Marois hier en point de presse (en anglais – traduction libre) : «Ce n’est pas une mauvaise idée. Nous avons la même».

  10. Ce qui prouve qu’il est inutile de faire le combat par les partis politiques.

    Ils ne contrôlent plus rien. Tout est décidé ailleurs et ils ne font qu’obéir et sont même guidés à collaborer entre eux en maintenant un semblant d’opposition.

    C’est de la poudre aux yeux.

    il faut faire le combat dans la société civile et faire dérailler le système.

    Il nous reste une force très puissante issue de la révolution tranquille. Une seule, mais elle est de taille. Ce sont les syndicats.

    Les syndicats sont notre semi-État et représentent vraiment la population qui en sont les membres et les propriétaires. Les syndicats sont dans toutes les sphères et institutions stratégiques. Même à la Caisse de Dépôt et Placements.

    Notre réel parti et État est la CSQ.

  11. « le jour où l’ensemble des Québécois saurait parler anglais serait le jour où l’anglais deviendrait la véritable langue commune du Québec. »

    Tout à fait exacte! même si on est au Canada on vit au Québec! la langue de travail, de l’éducation est le FRANCAIS. la langue commune est le FRANCAIS.

    Perso je pense que l’anglais ne doit pas être imposé DU TOUT dans l’école, mais à la discrétion de l’étudiant au secondaire. Peut etre l’étudiant veut apprendre l’espagnole, peut etre le chinois (deux langues plus parlées que l’anglais).

    Le québec doit être plus francophone que la France pour s’assurer de la pérénité du Francais en Amerique du Nord ou on va bientot devenir un 1%.

    Chaque québecois anglophile est un traitre d’une nation qui a été martyrisée par les anglais dans le 18eme siècle et qui maintenant nous soumettent à un génocide culturel où notre langue deviens une langue folklorisé équivalente au autres langues secondes parlées au Canada.

    un Québecois anglophone ca n’existe pas, c’est un canadien.

    De plus toutes les compagnies qui exigent l’anglais pour des postes où la connaissance de l’anglais n est pas si importante doivent recevoir des amendes pour avoir bafoué la loi 101.

  12. Le Parti indépendantiste (PI) est le seul parti qui prône clairement un Québec français mur à mur parmi les 16 partis officiellement autorisés par le DGEQ : «État-Nation français mur à mur : abolition du bilinguisme institutionnel et imposition de l’empire de notre langue nationale sur l’ensemble de notre territoire national et dans toutes les sphères de notre vie nationale (administration et communications de l’État, justice, éducation, santé, travail, affichage, etc.); financement public d’un seul réseau d’éducation fonctionnant dans notre langue nationale des CPE à l’université et obligation pour tous de le fréquenter; francisation des entreprises peu importe leur taille; financement public d’un seul CHU français à Montréal; rétablissement des COFI pour assurer l’intégration des immigrants à notre Nation; sélection des immigrants en fonction de leur maîtrise du français. » – http://www.parti-independantiste.org

  13. les acadiens de la nouvelle écosse on besoin de notre aide

    http://www.radio-canada.ca/regions/atlantique/2011/02/21/009-revenu-canada-francais.shtml

    http://www.fane.ns.ca/

  14. Bonjour, je suis tombé sur votre blog en faisant une recherche sur google.

    Je suis un immigrant de France, d’origine français de Nante.

    Je suis venu en 2009 avec ma femme et mes 2 enfants ayant terminer une licence en Gestion et Marketing pour débuter une nouvelle vie au Québec. Je travaille présentement dans un centre d’appel car c’est le seul endroit où j’ai pu trouvé un emplois sans devoir être bilingue. après deux ans je réalise qu’a Montréal, pour avoir une bonne job il faut savoir parler couramment l’anglais, une langue dont je n’ai que les connaissances de base. Pourtant on a immigrer au Québec, tout est supposé fonctionner en français ici, hélas non, on commence sérieusement à retourner en France…

  15. «on vit au Québec! la langue de travail, de l’éducation est le FRANCAIS. la langue commune est le FRANCAIS»

    Malheureusement, pour la langue de travail c’est loin d’être vrai. Après avoir progressé jusqu’en 1985, le français au travail recul depuis, et de plus en plus rapidement. À l’époque du gouvernement Bourassa, on a mené un combat ridicule sur la grosseur des caractères en français dans l’affichage, alors que la domination de l’anglais au travail reprenait sa marche en avant. C’est là le premier front.
    Pourquoi tant de parent francophones (de vieille souche ancestralo-canadiano-franco-québécoise… Elvis Gratouille) réclament, dit-on, plus d’anglais à l’école, tout en exigeant l’école française pour les immigrants? Pour la prospérité de leurs rejetons, évidemment!
    C’est donc que ceux-là ne croient plus que le français puisse être la langue normale de travail au Québec, sauf pour les emplois les moins bien rémunérés. Ils ont capitulé tranquillement, dans ‘le confort et l’indifférence’.
    Les pires étant plus anglophiles que francophones, par conviction que c’est en anglais qu’ils atteindront les sommets. Comme les vrais anglophones ont une bonne longueur d’avance, ils doivent faire du zèle. Pour en faire, ils en font au PLQ, dans les chambres de commerce, à La Presse, etc.
    Ensuite il y a la télévision anglophone qui nous inonde de chaînes en anglaise grâce au câble et au satellite. Alors que la radio carbure à la chanson anglo-américaine. Etc. Etc.
    Actuellement, pour être optimiste quand au sort du français même à court terme, il vaut vraiment porter des lunettes roses, être sourd et aveugle en même temps.
    Quelle tristesse que toutes ses bassesses que celles de nos dirigeants tant politiques qu’institutionnelles.
    La carrière avant tout!

  16. Je suis né ici et je vis la même chose depuis des décennies. J’aimerais bien pouvoir retourner en France, mais cela m’est impossible. Bonne chance.

  17. C’est préférable trouver un job ici avant de quitter la France. Je connais tellement d’immigrants qui se font prendre. Ils sont attirés ici et vont y passer leurs économies, puis ne reste plus qu’à retourner ou traverser en Ontario.

    Le Québec emploi plus de Français que la France emploi de Québécois.

    En France c’est pareil comme ici. Les bons emplois sont vite partis et les emplois médiocres sont refillés aux immigrants qui les acceptent pour le plus bas salaire.

    C’est comme ça que ça marche l’immigration.

    C’est pareil dans le reste du Canada. En anglais.

  18. Les francophones à l’anglais,
    les anglophones au français.
    Ensuite, on parlera d’un pays pour tous et toutes…

  19. @ PouY0

    Nenon, les francophones AU FRANÇAIS pis les anglophones AU FRANÇAIS, ENSUITE on parlera d’un pays pour toutes et tous. Point final !

    Le Québec sera FRANÇAIS ou ne sera pas ! Il n’y a AUCUN compromis à faire avec notre langue nationale (le français), la survie même
    des Tremblay d’Amérique en dépend.

    À bas l’enseignement de l’anglais obligatoire ! Il est plus que temps que nos politiciens mollassons mettent la hache à l’enseignement de l’anglais obligatoire au Québec. L’enseignement de l’anglais obligatoire est une idée débile qui frise la maladie mentale ! Il est plus que temps que les Québécois se débarrassent
    de cette aberration sans nom…

    Cela dit, mon vote ira au Parti indépendantiste lors des prochaines élections provinciales, parce que Le P.I. est LE SEUL PARTI qui a à cœur de protéger notre langue (le français), fondement même de notre identité nationale (les autres partis ne valent pas un demiard de pisse à g’ler dans c’domaine).

    C’ tout ce que j’ai à dire pour asteure !

  20. – Correction –

    Euh… dans mon commentaire ci-haut, il fallait lire ceci : Apprentissage obligatoire de l’anglais au lieu d »’enseignement » obligatoire de l’anglais. 😉

    Bien à vous.

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