Le retour des angryphones

Parallèlement à la montée de la droite économique, qui espère accélérer le virage que l’État québécois a pris au début des années 80 – puis accéléré sous les règnes de Lucien Bouchard et Jean Charest – se dessine un nouveau phénomène: le retour des angryphones (anglophones en colère). Après la mort de Mordecai Richler, le départ d’Howard Galganov pour l’Ontario et la dissolution d’Alliance Quebec, une nouvelle génération d’anglophones hostiles au caractère français du Québec prend du galon et tient, possiblement sans le savoir, le même discours que celui de ses parents et grands-parents. Le problème, c’est que ces idées individualistes trouvent un nouvel écho au sein d’une frange de la population de plus en plus hostile aux bienfaits d’une forte présence étatique.

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On peut les lire un peu partout: sur des sites web, sur des blogues, sur Facebook, dans la section commentaires des médias; ils sont souvent jeunes, ils viennent parfois d’en-dehors du Québec et ont en commun d’avoir choisi d’embrasser la culture anglophone dominante de l’Amérique, au mépris de nos tentatives répétées de favoriser l’intégration à la langue nationale du Québec.

À leurs yeux, la Loi 101 constitue une forme de discrimination car elle les empêche d’avoir la liberté individuelle de barbouiller d’anglais tout ce qu’ils touchent. Ils aimeraient, à l’image des générations anglaises d’avant la Révolution tranquille, pouvoir continuer à surfer au-dessus du fait français québécois. Hugh MacLennan, le romancier à l’origine du qualificatif des « Deux Solitudes », expliquait bien cet état de fait qui existait dans la première partie du vingtième siècle:

Les élèves ne se préoccupaient guère de problèmes nationaux; en fait, ils ne savaient pas qu’il en existait. Ils n’étaient chez eux que dans la partie anglaise de Montréal; par suite de ce que tout le monde leur disait, leur patrie n’était pas le Canada mais l’Empire britannique. ((MACLENNAN, H. (1945). Two Solitudes [Deux Solitudes], New York, Duell, Sloan and Pearce, p. 205. ))

Cette réalité décrite par MacLennan fait saliver aujourd’hui nombre d’anglophones qui, plutôt que d’habiter un Québec français dont ils constituent, objectivement, une minorité, se considèrent comme faisant partie de la majorité anglaise de ce continent – l’Empire américain – et ne peuvent accepter la moindre limitation dans ce qu’ils considèrent comme un droit inaliénable de pouvoir vivre en anglais. Et tant pis pour les stupides lois linguistiques de ces stupides arriérés québécois; l’idée-même qu’on puisse utiliser l’État pour légiférer dans le domaine linguistique les dépasse.

Évidemment, il ne leur viendrait pas à l’esprit que c’est précisément ce qu’on a fait lorsque que la majorité anglaise n’était pas encore solidement établie au Canada. N’a-t-on pas aboli l’éducation française au Manitoba en 1890? N’a-t-on pas sorti de force des institutrices dans les écoles franco-ontariennes, elles aussi abolies à partir de 1912? Et en Saskatchewan, et au Nouveau-Brunswick, n’a-t-on pas également limité l’éducation en français et aboli de nombreux droits préalablement consentis aux francophones?

Tout ça, ce sont de vieilles histoires, qu’ils diraient, à la manière d’un père incestueux refusant d’assumer ses torts, s’ils avaient l’honnêteté de prendre conscience de l’ethnocide dont ont été victimes les francophones sur ce continent. Aujourd’hui, alors que les majorités anglophones canadienne et continentale ne peuvent plus être contestées de quelque façon que ce soit, ils ont beau jeu de réclamer le respect de leurs sacro-saintes libertés individuelles; le simple jeu mathématique d’une langue anglaise forte de plusieurs centaines de millions face à un français en déclin constant suffit à permettre que le libre-marché linguistique garantisse la suprématie anglaise.

Le retour en force de la droite

Dans son livre « La Question du Québec », publié en 1969, Marcel Rioux faisait remarquer que les Anglais sont essentiellement individualistes tandis que les Français penchent davantage vers le collectivisme et que c’est cette différence fondamentale qui les sépare. (( RIOUX, M. (1969). La Question du Québec,Seghers, Paris, Parti Pris, Montréal ))

Clift et Arnopoulous, dans un brillant livre sur le fait anglais au Québec, écrivaient aussi:

Pour les Anglais, le Canada est un pays à majorité anglaise où les droits ne s’exercent que sur une base individuelle et ne se rattachent qu’à la personne, comme le droit de vote. Même si le Québec est majoritairement français, la communauté anglaise considère que la province fait partie d’un ensemble anglo-canadien et que, par conséquent, ses membres possèdent les mêmes droits individuels que des Anglo-Ontariens ou des Anglo-Albertains. Pour la défense de la langue anglaise dans l’enseignement et dans la gestion des grandes entreprises, on invoque aussi les traditions anglaises de libéralisme et de libertés civiques qui sont étroitement liées au libre exercice du droit de propriété. Ce faisant, on trouve le moyen de reprocher à la communauté française le fait qu’elle ne semble pas convenablement initiée au rituel démocratique tel qu’on le pratique en Amérique du Nord. (( CLIFT, D. et S. M. ARNOPOULOS (1979). Le fait anglais au Québec, s.l., Éditions Libre Expression, p. 56-57 ))

Ainsi, le discours sur la soi-disant primauté de la liberté individuelle d’avoir accès à l’anglais sur le droit collectif des francophones d’assurer leur survie en Amérique du Nord – dont une nation unilingue française comme le Québec constitue à coup sûr la seule façon d’y arriver – n’a rien de nouveau; la minorité anglophone du Québec l’a tenu tout au long du vingtième siècle alors qu’elle se considérait comme seule garante d’une prospérité économique laissant de côté la majorité de la population et où le droit individuel primait sur tout.

Or, c’est grâce au développement de l’État québécois, dans les années soixante, que les francophones ont pu s’extraire d’un état d’infériorité économique flagrant et permettre au Québec, qui affichait auparavant des taux de pauvreté et de maladie infantile parmi les plus élevés d’Amérique, de constituer un État moderne. Cette libération collective est allée de pair avec l’utilisation des moyens étatiques pour assurer la primauté du français et mettre fin à la suprématie d’une élite anglo-montréalaise depuis longtemps détrônée par Toronto et incapable d’accepter sa nouvelle inutilité et son absence de légitimité pour pouvoir continuer à tenir le destin du Québec entre ses mains.

Qu’on comprenne bien ici: c’est le développement de l’État québécois, et c’est par l’État québécois que les Québécois ont pu faire primer leur droit collectif de s’émanciper tant au niveau économique que linguistique. Pas de Révolution tranquille, pas de nationalisations, pas d’État québécois largement présent au niveau économique, et nous serions encore des porteurs d’eau se battant les uns les autres pour savoir qui pourrait le mieux parler anglais et monter dans une hiérarchie où il était impossible de réussir dans notre langue. En 1951, 92,7% des transferts linguistiques à Montréal se faisaient vers l’anglais ((LEVINE, M. (1997). La reconquête de Montréal, Montréal, VLB Éditeur, p. 36 )); voilà ce que représentait le « libre-choix » et la liberté individuelle de s’angliciser sur un continent majoritairement anglais. « Quand on leur demandait d’améliorer les chances des francophones dans l’économie, Taschereau, Duplessis et les autres premiers ministres répondaient que ce n’était pas là le rôle de l’État et que le meilleur moyen de créer des emplois pour les francophones était d’instaurer un climat favorable à l’entreprise privée et aux investissements américains. » ((Ibid.))

Le « nouveau » vieux discours tenu par la « nouvelle » vieille droite s’inscrit en directe ligne avec cette situation qui prévalait avant la Révolution tranquille. Les angryphones, qui constituaient une espèce en voie de disparition, ont maintenant de fidèles alliés de la part, notamment, du Réseau Liberté-Québec, qui prône le désengagement de l’État et la valorisation absolue des droits individuels.

Et qu’importe si le français disparaît au passage et que nous ayons à redevenir des citoyens de seconde classe.

Depuis des siècles, il n’y eut qu’un seul moment où les Québécois ont pu marcher la tête haute: c’est quand ils ont utilisé leur État comme levier pour assurer à la fois une économie à leur service collectif et la protection de leur langue nationale.

Près de trente-cinq ans après la Loi 101, les angryphones n’ont toujours pas accepté le caractère français du Québec. S’ils se croient victimes de discrimination parce que notre État francophone fonctionne en français, il serait peut-être bon de leur rappeler qu’il ne s’agit pas d’une discrimination, mais plutôt d’une réaction à la pire des discriminations: l’éradication systématique du français en Amérique du Nord.

Et s’ils ne sont pas heureux ici, nous pourrions encore leur rappeler qu’ils constituent la minorité nationale la plus choyée au monde, eux qui, malgré un poids démographique historique de près de 5,6% de la population totale, jouissent de plus de 27% du financement universitaire total et de près de 45% du budget des nouveaux méga-hôpitaux…

Le Québec doit être autant français que l’Ontario est anglaise: n’en démordons pas. Les soi-disant injustices dont se croient victimes les anglophones du Québec ne constituent qu’une banale égratignure en comparaison du génocide culturel subi par les francophones canadiens.

Les angryphones sont-ils seulement capables de se remettre en question et de faire preuve d’humilité? On peut en douter. Faisant la description du mode de vie des anglo-protestants du début du vingtième siècle, Westley n’hésitait pas à écrire que les hommes lisaient les journaux, mais seulement pour trouver la confirmation de leurs idées: « [Ceux-ci] n’hésitaient pas à induire les lecteurs en erreur lorsque les faits étaient désagréables ou dérangeants. » (( WESTLEY, M. W. (1990). Grandeur et déclin : L’élite anglo-protestante de Montréal, 1900-1950, Montréal, Éditions Libre Expression, p. 140 ))

En 2011, rien n’a changé: les angryphones entendent terminer l’œuvre de leurs ancêtres et sont prêts à tout pour se soustraire à la volonté de survie des Québécois.

De la vieille histoire, vous dites?

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44 Réponses

  1. […] This post was mentioned on Twitter by GeorgesAndré Asselin, Louis P.. Louis P. said: Le retour des angryphones https://ledernierquebecois.wordpress.com/2011/02/03/le-retour-des-angryphones […]

  2. Une chance qu’il y a les fâchésphones pour leurs faire contrepoids.

  3. Une question, pourquoi le Quebec ne se joint pas plus aux Acadiens et aux Franco-ontariens? déjà les québecois peuvent prendre des prêts et bourse du gouvernement provincial pour étudier à l’université moncton ou Ottawa, et l’inverse aussi. pourquoi ne pas se joindre au acadiens qui constituent 35% du nouveau brunswick puis les franco-ontariens qui habitent la frontière nord-est. ceci agrandira la taille du quebec et va créer un plus grand poid démographique d’à peu près 1000 000 de francophone de plus.
    Il y’avait dans le temps le parti acadien qui voulait l’indépendence d’une partie du nouveau brunswick et se joindre au Quebec comme une principauté (comme Monaco ou andorre en france).

    je pense que ca vaut la peine de tendre la main aux francophone limitrophes c.a.d. les franco-ontariens (qui sont tous d’origine québecoise) et les acadiens du NB qui sont déjà présent en Gaspésie.

  4. Je trouve que c’est une excellente idée. Puisqu’il n’y a pas de futur pour les francophones hors-Québec, il faudrait les intégrer à un Québec souverain, qui pourrait ainsi inclure le nord-est de l’Ontario et le nord du Nouveau-Brunswick. Grosse commande, mais aucune commande n’est trop grosse lorsqu’il est question de la survie d’un peuple, comme les Québécois l’ont d’ailleurs démontré dans les années soixante-dix…

  5. Louis, tres bon travail. Apres ton dernier billet qui etait essentiellement une apolgia pour le fascisme, tu attaque la communaute anglophone. C’est monnaie courante dans le reseau radical souverainiste de faire cela. Objectifier l’autre, crier victimisation et le tour est jouer, sublime. Pourquoi pas un autre billet sur ta conception de citoyennete? Et que t’es drole.
    Jack, un anglophone heureux!

  6. Hey Jack, l’anglophone heureux. J’aimerais savoir pourquoi les Anglos et les fédéralistes sont totalement incapable de présenter un argument de substance ou même simplement cohérent? Comment ça ce fait que vos « arguments » consistent à ridiculiser ceux que ne sont pas d’accord avec vous?

    Moi je suis capable de présenter mes idées et il n’y a personne capable d’argumenter avec moi car j’ai raison et c’est pourquoi que je suis indépendantiste.

    Comme je disais à mon ami Anglophone, qui refuse de me parler en Français,: « Tu me parles d’égalité entre le Français et l’Anglais au Québec mais tu oublies la situation des Francophones hors du Québec; quand les Franco-Ontariens auront les même privilèges que les Anglo-Québécois, là on pourra se parler d’égalité. » Naturellement, il ne sait jamais quoi dire et ignore mon argument et ne fait que répéter son mantra d’égalité.

    C’est plate argumenter avec un Anglophone, car ils n’ont jamais rien à dire.

  7. Je ne sais pas si protéger le français par une loi est une bonne affaire. Je veux dire, depuis qu’on a créer la loi 101, j’ai l’impression que ce n’est pas les anglais qui tuent le français au Québec, mais les francophone eux-même.

    On l’enseigne, apprends mal, l’écrit et on le parle mal. Et ce n’est pas parce qu’on apprends l’anglais en parallèle dans le système d’éducation, comme certains pourraient le croire. Non, on se croit tellement certain que le français est sans danger qu’on se permets de le maltraiter nous-même.

    Juste un exemple: l’émeute pour la suspension de Maurice Richard. Ce sont les francophones qui ont manifestés. Pourquoi ? Parce qu’au-delà du joueur de hockey qu’était Richard, c’était la révolte d’un peuple francophone bafoué qui se mobilisait pour qu’on entende ses réclamations. Dans les années 70, il y a eu le FLQ, qui ont malheureusement pris les mauvais moyens pour se faire comprendre. Mais leurs revendications étaient légitimes. Puis, le Parti Québécois est arrivé au pouvoir et a protéger le français. Depuis, on s’est assis et on attends qu’un anglais parle pour lui taper dessus avec la loi 101. On ne descends plus dans la rue pour protéger notre langue comme avant.

    Comme je le disais plus tôt, enlever la loi 101 et soyez certains que ce qu’on apprends dans les écoles va être meilleur, que nous allons mieux le parler, et surtout, mieux le défendre. Soyons un peuple fier de sa langue, sans se cacher derrière une loi qui n’a d’ailleurs aucun mordant !

    PS: l’allusion au père incestueux est vraiment démagogique.

  8. À mon avis, il faudrait faire une étude sur l’ampleur de la désinformation et de la manipulation dont sont victimes les anglophones du Québec. Leurs médias, dès qu’il est question de l’existence du Québec français, deviennent de véritables torchons incapables de la moindre auto-critique ou de la moindre objectivité.

    Ce n’est pas pour rien que j’ai mis la citation à la fin de ce texte. Ce phénomène d’auto-aveuglement, où les médias anglophones mentent effrontément pour cacher une réalité déplaisante, n’est pas nouveau. Abreuvés depuis leur jeune âge d’une telle médiocrité, ces anglophones deviennent facilement des radicaux emprisonnés dans leur haine et ne disposant pas des moyens intellectuels pour tenir une discussion de haut-niveau.

    Ne l’oublions pas: nous sommes devenus Québécois parce que le Québec avait les moyens politiques d’agir pour la langue. Si nous nous écrasons comme le prône le Parti Québécois dans sa proposition principale, ce changement n’aurait plus eu la moindre raison d’être. Autant redevenir des Canadiens-français si nous désirons vivre dans l’impuissance.

    Ces anglophones nous rappellent l’importance d’agir et de terminer le travail entrepris dans les années soixante et bâclé par un Parti Québécois n’ayant eu, après la première impulsion de la Loi 101, que l’audace d’accepter que continuent à prospérer parmi nous des gens qui nous méprisent et qui votent ou agissent d’une manière monolithique, voire raciste, contre tout ce que nous sommes.

    Nous sommes victimes d’un génocide culturel. Rappelons-le à ces anglophones. Constamment. Encore et encore. Le Québec n’a pas le choix de devenir français, sinon ils sont complices de notre disparition.

    Merci de ton commentaire.

  9. Avant la Loi 101, 90% des immigrants choisissaient l’école anglaise. Enlève la Loi 101, et le français disparaît en quelques générations. De toute façon, le débat ne porte pas sur la pertinence de la Loi 101; celle-ci fait consensus. Le débat porte plutôt sur la nécessité d’en colmater les trous et de la rendre plus forte. En passant, la qualité de la langue s’est beaucoup améliorée depuis les réformes éducatives des années soixante; dire le contraire, c’est se mettre la tête dans le sable.

  10. Les angryphones ont des Maxime Bernier de leur côté, des colonisés qui prétendent que le Québec n’a pas besoin de loi 101… Quelle ignominie!

  11. Il y’a juste une question qui me gène et que je trouve une difficulté à résoudre et ceci est la question économique.

    L’économie est souvent le choix majeur qui va pousser les gens à quitter leur pays, leur culture et leur langue. La plus part des immigrants viennent ici ou en Amérique du nord (ou parfois en Europe ou l’australie) pour chercher un avenir meilleur. Ils sont prêt à « sacrifier » leur culture, leur langue (normalement après la deuxième et troisième génération) pour accéder à un meilleur niveau de vie.

    par ex. une étude à démontrer qu’au états-uni une grande partie des immigrants mexicains de 3ème génération parle à peine l’espagnole (à l’exception de ceux qui vivent dans des enclaves hispanophones) et on un niveau de vie bcp plus élevé que celui de leur pays d’origine de leur parents et grand-parents.

    La question est, imaginons que le québec est devenu indépendent, comment peut on stimuler l’économie au risque de ne pas voir les québecois immigrer dans d’autres provinces vu que la plus part des bonnes jobs demande une bonne connaissance de l’anglais. à montréal et à gatineau il est très dur d’avoir une bonne job payante (plus que 50 000) sans avoir une bonne connaissance de l’anglais.

    J’ai juste peur que si le québec obtienne son indépendence, il va devenir comme un des nombreux pays d’amérique latine avec une économie misérable.

    en résumer, comment peut on stimuler l’économie en éliminant l’anglais sans faire fuire les grandes entreprises vu que la plus part de nos affaires se font avec des provinces et états anglophones (ROC et É.U.)…

    c’est ca le dilemme…peut-on bien gagner sa vie au Quebec en étant unilingue?

  12. Nos parents et grands-parents ont eu le même dilemme dans les années soixante et avant. Tant qu’on idolâtre le libéralisme économique, c’est difficile. Mais si on revient à un sain protectionnisme et qu’on cesse le désengagement de l’État entreprise depuis une génération, on peut réaliser de grandes choses.

    En passant, de nombreux pays d’Amérique latine sont en train de rattraper leur retard économique PRÉCISÉMENT parce qu’ils ont pris leurs distances avec Washington.

    L’économie doit être au service du peuple québécois, pas le contraire.

  13. Ah Louis Louis Louis
    Je vois que tu es toujours dans ta petite bulle.

    Tu as raison que les Anglophones mettent beaucoup d’importance sur la personne et la liberté de choisir sa vie et de prendre ses propre décisions..
    mais tu as tord que les Francophones ont une genre de mentalité collectif. Il y a plusieurs différentes opinions sur la situation de la langue au Québec.

    Je connais plusieurs Francophones fédéralistes qui ont votés ‘non’ au référendum …

    Une de mes meilleure amie est enseignante de Français au secondaire, elle adore le Français et elle est CONTRE l’application de la loi 101 au écoles pour les Francophones. Elle est d’accord que les immigrants doivent aller à l’école en Français pour pouvoir s’integrer, mais elle trouve ca ridicule et horrible que les Francophones sont limités et n’ont aucun choix pour leur propre éducation….

    Je connais plusieurs familles anglophones qui envoient leurs enfants aux écoles Françaises (et moi même j’suis anglophone et j’ai fait mon primaire et secondaire en Français)

    Plusieurs Francophones vont aux cégeps et universités en Anglais pour pouvoir s’améliorer en Anglais et vivre une autre culture…et j’ai jamais entendue quelque chose de négatif – ils aiment tous leur expérience.

    Ouvre tes yeux un peu — tu vas voir qu’a Montréal en 2011, la majorité des anglophones apprennent et respectent le Français, et les Francophones sont excités d’apprendre l’Anglais et d’avoir cela comme opportunité.

    C’est seulement toi et un petit groupe d’extremistes qui pensent que le bilinguisme et le fait que nous coexistons ensemble en harmonie c’est quelque chose de dégeulasse qu’on doit arrêter.

    Nous ne sommes plus en 1950, donc arrête d’agir comme si les Anglophones sont des soldats anglais de l’empire Britannique qui essaient de détruire le Québec….et arrête d’agir comme si mettre des restrictions sur les citoyens pour ce que tu imagine est pour le ‘bien de la langue’ est justifiable, parce que ce ne l’est pas.

    Peut-être un jour tu vas realiser que la majorité des Montréalais ne pensent pas du tout comme toi.

    – Andrea, une anglophone bilingue qui pense que la liberté de choix est primordiale pour l’avenir du Québec et de ses citoyens

  14. Je crois qu’on ne vit pas sur la même planète. J’ai un travail étudiant dans une pharmacie du west island et la plupart des anglos ne sont pas foutus de baragouiner un mot en français, n’osez pas me dire le contraire. Votre texte est rès attendrissant, très naïf aussi: Toutes les cultures qui vivent en harmonie main dans la main avec les brebis qui gambadent dans les champs en arrière-plan. La réalité est toute autre, les anglophones se foutent complètement d’apprendre la langue officielle du Québec et il serait grand temps d’envoyer le message que la langue du Québec est le français, pas le français et l’anglais, juste le français.

  15. Si vous êtes pour la « liberté de choix », est-ce que cela signifie que nous devrions financer des écoles en russe, en espagnol, en allemand, en italien, en pendjabi, en portugais, en danois ou en japonais? Pourquoi avoir un réseau public dans une seule langue étrangère? Pourquoi davantage l’anglais qu’une autre langue étrangère?

    Soyez sérieuse. La normalité mondiale, pour chaque nation, c’est d’éduquer les enfants dans la langue nationale. Et la langue nationale, au Québec, est le français.

    Nous avons déjà trop payé pour éduquer des gens dans une langue étrangère et nous n’avons plus les moyens de former une future génération de gens méprisant le caractère français du Québec.

  16. @ Pedro :
    Oui il y a des anglophones qui n’apprennent pas le Français, mais c’est une minorité
    Il y a aussi des Francophones racistes qui détestent les Anglais et ne veux rien savoir non plus – mais c’est la minorité.

    A PLUSIEURS reprise, j’ai déja vue 2 anglophones se parler en Français parce qu’ils ne réalisaient pas que l’autre était anglophone aussi – jusqu’à temps que je leur dis!

    Combien de centaines de Francophones désirent aller au cégep et université en Anglais?
    Combien de centaines d’anglophones envoient leurs enfants à l’école en Français?

    Comme je dis, vous vivez dans une petite bulle ou tout le monde se déteste et doit être séparer – mais en réalité à Montréal le monde VEULENT être bilingue – nous voyons ca comme une bonne chose, et non comme quelque chose d’horrib le.

    @Louis :

    Comme je t’ai déja un peu expliquer — le Canada est officiellement bilingue – et le Québec en fait partie….PARTOUT au Canada il y a des communautés anglophones et Francophones – le Québec n’est pas différent!
    Donc arrête de dire que l’Anglais est une langue étrangère quand les anglophones sont un des peuple fondateur de ton pays.
    As-tu regarder le drapeau de Montréal?
    Il y a 3 symboles anglophones dessus — ce n’est pas pour rien!

    Donc arrête un peu de comparer l’anglais aux langues des autres continents – c’est ridicule.
    Je te garantie Louis que les résidents du Québec, en grosse majorité, ne voit pas l’Anglais comme étant étrangère.
    Il y a même eu un sondage qui démontrait que la majorité du peuple voyait Montréal comme étant bilingue (pas officiellement bilingue bien sure, jamais les Francophones extrèmes pourraient avouer que les Anglais habitent ici et que c’est autant leur ville)

    Passé une belle journée dans votre bulle 🙂

  17. @Andrea: La Belgique est trilingue, mais pourtant en Wallonie il y a des écoles publiques dans une seule langue. La Suisse est trilingue également, et même quadrilingue, mais la plupart des cantons n’offrent des services que dans une langue.

    Ce que vous ne comprenez pas, c’est que le Canada est une fédération, que son bilinguisme concerne les services fédéraux, que chaque province peut élaborer sa propre politique linguistique et que le Québec est unilingue français depuis 1977 et a le droit d’être aussi français que l’Ontario est anglais. Ce n’est d’ailleurs pas une surprise de constater que de nombreuses provinces canadiennes n’offrent aucun service universitaire en français, même si le poids démographique de leur minorité francophone historique atteint souvent près de la moitié ou même les deux tiers de celui de la minorité anglophone historique du Québec…

    Il vous faudrait vous informer un peu: au Québec, il y a une seule langue officielle et c’est le français. Toute autre position renie ce fait et encourage la poursuite du génocide culturel contre les francophones.

    Vous avez tout l’Amérique du Nord pour vivre en français. Pourquoi voulez-vous en plus encourager un ethnocide contre les Québécois?

    Voici le résultat de vos belles politiques linguistiques canadiennes.

    J’aurais honte, personnellement, d’appuyer cela.

  18. Cet argument selon lequel les anglophones sont plus individualistes ou plus attachés aux libertés et droits individuels ne tient pas la route. S’il y a des anglophones qui utilisent cet argument pour se justifier, alors ils méritent d’être confondus.

    Le plus gros pays anglophone en Amérique c’est les USA et celui-ci se veut le symbole des libertés individuelles. Or, aux USA les écoles linguistiques sont INTERDITES.

    Plutôt que Montréal, les angryphones devraient s’inquiéter de Vancouver dont moins de la moitié de la population utilisent l’anglais. Dans certaines villes de Colombie Britannique les commerces n’affichent même plus en anglais.

    J’aimerais bien que les anglophones m’expliquent leur sens développé de la liberté individuelle dans leur imposition de réserves raciales aux Amérindiens.

    À Toronto 2,849,285 personnes utilisent l’anglais et 2,263,864 utilisent une autre langue.

    Faudrait demander à ces angryphones quand est-ce qu’ils prévoient entreprendre des campagnes contre ces autres collectivités linguistiques non-anglophones. Ou est-ce qu’ils sentent ce malaise exclusivement au sein d’une collectivité francophone ou amérindienne.

  19. « Comme je t’ai déja un peu expliquer — le Canada est officiellement bilingue – et le Québec en fait partie….PARTOUT au Canada il y a des communautés anglophones et Francophones.. »(Andréa Madoff)

    Au Canada (incluant le Québec), seulement 11% des citoyens déclarent être cappables d’avoir une conversation en français. 91% de ces 11% sont au Québec.

    Vous n’êtes pas dans une bulle, Andréa Madoff, mais sur une autre planète.

  20. C’est toujours étonnant de voir les anglos intervenir dans le débat sur la langue avec les mêmes arguments que dans les années 70 et inlassablement répétés dans The Gazette, National Post et CTV. Répétez un mesonge mille fois et il devient vrai! Je suis d’accord avec toi Louis, les anglos sont victimes de désinformation sur la question linguistique. Certains éditorialistes francophones ne sont pas mieux. En plus, je suspect qu’ils n’apprennent pas la même histoire que les francophones au secondaire et au CÉGÉP. Donc, nécessairement, leur vision est erronée. Enfin, je parle pas pour tous les anglos puisque j’en connais qui comprennent et acceptent la situation du français au Québec, mais pour les Andrea Madoff… Lorsqu’elle ne sera plus quoi avancer comme argument, elle va nous rappeller qui à perdu la bataille des plaines d’Abraham. Pathétique!

  21. Louis, il faut que tu regardes ce documentaire fait par une étudiante franco-ontarienne (elle est devenue réalisatrice de documentaires)

    http://www.onf.ca/film/Pis_nous_autres_dans_tout_ca/

    ce documentaire montre combiens les franco-ontariens sont proches des québecois et qu’ils ont besoin de nous. le Quebec doit mieux tendre sa main au francophone de l’amérique du nord qui veulent se joindre à lui, dont notamment les franco ontariens, les acadiens et les francophones du Maine.

    un autre petit video intéressant sur le débat

  22. @ Andrea,
    Oui le Canada est billingue: français au Québec et anglais dans les autres provinces, vous n’aviez pas encore compris cela. Et ne venez pas me dire qu’une minorité seulement des anglos n’apprennent pas le français, j’ai vécu toute ma vie à Montréal et les parasites qui vivent au Québec depuis 30 ans et qui savent à peine dire «merci», j’en rencontre des dizaines par jour.

  23. Je vais répondre très vite puisque j’dois partire, mais voici :

    @ Pedro : Je ne sais pas où t’habitent pour rencontrer autant d’anglophones qui ne parlent pas Français – moi, au contraire c’est très rare. Ou est-ce que je travail être bilingue est une exigence du travail, donc j’ai a peu près 400 anglophones bilingues au tour de moi tout les jours dans le bureau.C’est peut-être pour ca que j’ai plus l’opportunité de les rencontrer.

    Mais pensons à l’avenir du Québec…
    Moi j’parle des JEUNES — va dont au cégep Vanier et parle dont aux Francophones qui étudient là — tu vas peut-être comprendre pourquoi nous sommes presque tous contre l’application de la loi 101 aux cégeps.

    ou t’as tu entendu parler de l’échange qui se fait entre les cégeps anglophones et francophones, où les élèves étudient un semestre dans l’autre langue
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201101/31/01-4365585-brebeuf-et-marianopolis-sechangeront-des-eleves.php

    ca ne te montre pas que les anglais veulent apprendre le Français, et que les Francophones sont très interessés d’apprendre l’anglais aussi?

    J’sais pas où tu habites mais la grosse majorité des Montréalais veulent être bilingue – les ‘angryphones’ sont une très petite minorité.

    @ Jeune Québécois :
    Je n’ai pas à faire d’arguments ou de te parler des plaines d’Abraham — j’fais juste parler de la réalité de Montréal en 2011. Le passé est le passé.

    @ Gébé : je n’ai jamais dit que les Francophones hors du Québéc étaient une majorité.
    J’disais simplement qu’il y a des communautés partout.
    Il ya des commissions scolaire Francophones dans CHAQUE province et territoire (et oui, chacune!) — il y a aussi des universités Francophones en Ontario, Nouveau-Brunswick, Manitoba et Nouvelle-Écosse
    Si quelqu’un voulait vraiment parler en Français à la maison et faire éduquer leur enfant en Français, peu importe la province, c’est possible. S’ils parlent Anglais à la maison et avec leurs enfants ( et non seulement en publique et au travail), ben c’est qu’ils ont pris un décision consciente de vivre en Anglais.

    Un Francophone ‘assimilé’ est responsable pour sa propre assimilation. C’est NOTRE responsabilité d’apprendre le Français à nos enfants.
    Ce n’est pas la responsabilité des immigrants – ce n’est pas la responsabilité des anglophones hors du Québec non plus.

    L’enemie de la langue Française au Québec n’est pas les anglophones. Ce n’est pas les Francophones qui désirent étudier en Anglais.
    C’est le haut taux d’immigration (50 000), qui s’intègrent plutôt à l’Anglais.
    Moi je supporterais toute loi qui ferait en sorte que les immigrants doivent étudier en Français.
    Mais les Québécois/Canadiens Anglophones et Francophones devraient avoir le choix d’étudier dans la langue qu’ils veulent. Nous méritons de vivre dans notre propre ville sans de limites.
    Vous voulez être unilingue Francophone? Vous voulez étudier en Français seulement? C’est bien votre choix.

    T’es qui toi pour décider qu’un Francovphone n’a pas le droit d’aller à l’école en Anglais? T’es qui toi pour penser que les Anglais font quelque chose de ‘mauvais’ à notre province parce qu’ils sont anglophones?

    C’est normal que les Francophones apprenent le Français à leurs enfants. C’est normal que les Anglophones parlent en Anglais à leurs enfants.
    L’important pour le futur de notre province, c’est le bilinguisme.

    Vous autre, vous n’avez pas encore accepter ca — mais la majorité des Montréalais voient que c’est a bonne décision pour notre futur au Québec.

  24. Mais le pire de ces « angryphones » est … un francophone de la Beauce!

  25. Rappel aux souverainistes: vous avez PERDU le référendum. Deux fois, même. Lisant les commentaires sur ce blog je commence à croire que vous [*Les insultes ne sont pas permises sur ce blogue.*], vivant dans une monde (et pays) qui n’existe pas.

    Que le gouvernement du CANADA où, je vous rappelle, vous habitez, fassent leur propre loi 101!

  26. Le Canada est une fédération et la langue est du domaine provincial. Quelle partie de cette réalité ne comprenez-vous pas?

  27. « T’es qui toi pour décider qu’un Francovphone n’a pas le droit d’aller à l’école en Anglais? »(Andréa Madoff)

    Je n’ai jamais dit une telle chose. Lorsqu’on fait un commentaire, on devrais respecter les arguements de l’autre et ne pas en inventer. Moi je suis absolument contre une loi qui interdit aux francophones d’étudier dans une langue mais donne la liberté aux anglophones d’étudier dans la langue de leur choix. C’est de la discrimination.

    Ce qui est interdit aux francophones doit l’être aussi aux anglophones.

    Donc, si une loi interdit aux Québécois d’étudier en anglais, alors la loi doit être la même pour tous. Sinon, ce n’est rien de moins qu’une admission que tous les résidents du Québec ne font pas partie de la nation québécoise.

    La nation québécoise est francophone. Alors si une communauté veux vivre en parallèle de cette nation et se soutirer de ses lois, alors elle ne peut pas en même temps se dire comme faisant partie de cette nation. Alors cette nation n’a pas a subventionner les institutions de ce groupe.

    Il y a le Canada multiculturel juste à côté si le Québec ne fait pas leur affaire. Ils sont complètement libre de partir comme d’autres ont fait avant eux.

    Tous les Québécois doivent fréquenter les mêmes écoles. Pas d’apartheid dans la nation québécoise. Aux côtés des nations amérindennes et inuits, biensûr.

    Les anglophones au Québec ne forment pas une nation. Le fédéral canadien a renié leur statut de peuple fondateur dans la nouvelle constitution de 1982. Ils sont donc qu’une communauté ethnique immigrante comme les autres.

    La nation québécoise a refusé de signer cette constitution.

    Alors à ta question « t’es qui toi ? », je te répond « un fier membre de la nation québécoise ».

  28. Oui le fait que vous cotoyez 400 bilingues à chaque jour contribue peut-être au fait que vous ayez une fausse perception de la réalité (sarcasme-roulement des yeux). Quant à vos vidéos, je ne sais même pas quoi en dire tellement ils sont biasés. On demande l’avis à des étudiants de Vanier sur la loi 101 au cégep, or par définition, un étudiant de Vanier est contre une telle loi puisqu’il a choisi d’étudier à Vanier…Un peu d’impartialité SVP. Pour le troisième vidéo, ce n’est pas vraiment un argument qui prouve quoi que ce soit.

  29. Merci Andrea Madoff pour les vidéos promotionnels du CÉGÉP Vanier. Ça renforce encore plus mon opinion en faveur de l’application de la loi 101 au CÉGÉP. Vraiment désolant de voir des jeunes francophones faire la promotion d’un CÉGÉP anglais en plein coeur d’un quartier multi-ethnique. Comment les nouveaux arrivants au Québec doivent-ils interpréter le message qu’ils envoient? Certains francophones infériosent leur langue alors à quoi bon l’apprendre.

    Je suis pas contre l’apprentissage de l’anglais, mais entre deux sessions au CÉGÉP, les gens peuvent en profiter pour voyager et apprendre d’autres langues. Pas besoin de CÉGÉP en anglais au Québec, tout comme on a pas besoin de conducteur à contre-sens sur l’autoroute.

  30. Bonjour!

    Ceci est mon dernier commentaire – je vois par ce que vous dites que vous êtes tellement dans une petite bulle que personne est capable de vous en faire sortie — même les meileures arguments du monde ne peuvent vous faire face à la réalité de Montréal…

    Donc je vous donne une réponse rapide, et je vous souhaite bonne journée – je ne retournerai pas sur ce site plein de haine, racismes et ou le respect linguistique est impossible!

    @ Gébé

    Quand j’ai dis “T’es qui toi pour décider qu’un Francophone n’a pas le droit d’aller à l’école en Anglais?”, j’parlais pas à toi directement, j’parlais en general à ceux qui sont POUR l’application de la loi 101 au cégeps!
    Décolé si j’avais l’aire de vous addresser directement, j’étais pas claire!

    Mais de quoi tu parles que le federal a renié aux Anglophones leur statut de peuple fondateur? Relis un peu l’histoire du bilinguisme au Canada pour apprendre un peu (http://www.pch.gc.ca/pgm/lo-ol/bllng/hist-fra.cfm)

    1867
    L’article 133 de L’Acte de l’Amérique du Nord britannique (texte aujourd’hui appelé Loi constitutionnelle de 1867) autorise l’emploi du français ou de l’anglais dans les débats du Parlement ainsi que dans les procédures devant les tribunaux fédéraux.

    1982
    La Loi constitutionnelle de 1982, comprenant la Charte canadienne des droits et libertés, est proclamée. Elle contient davantage de garanties constitutionnelles à l’égard du statut et de l’emploi des langues officielles du Canada dans les institutions fédérales. En vertu de l’article 23 de la Charte, les provinces et les territoires sont tenus de fournir à leurs minorités l’enseignement primaire et secondaire dans leur langue

    1990
    Affaire Mahé : la Cour suprême décrète que les minorités de langue officielle ont le droit constitutionnel de participer activement, dans toutes les provinces, à la gestion et au contrôle de l’enseignement et des établissements scolaires que fréquentent leurs enfants.

    Aucune raison pourquoi un Anglophone n’aurait pas le droit d’aller à une école Francophone – et aucune raison pourquoi un Francophone ne pourrait pas aller à une école Anglophone, comme des vrais égaux qui sont capable de determiner leur vie et choisir pour eux-même. Pas besoin d’un gouvernement big brother pour nous dire quoi faire avec notre vie.
    Je suis POUR que la langue d’affaires, d’entreprises, de travail, de vie publique, etc. doit être en Français au Québéc, parce que tout ca fait partie de la vie publique.

    Mais la vie privée des citoyens, arêtez de jouer à Dieu et de dire ‘aaaaaa les Anglophones ne sont pas une nation, pas le droit d’écoles pour eux J’’

    C’est extrêmement stupide – et n’oublie pas que les Anglophones sont majoritaire dans ce pays, et les Francophones la minorities – Les Francophones ont droit à leurs écoles Français dans chaque province, sans restrictions – les Anglophones et francophones du Québec demande d’avoir le même choix.

    @ Pedro : Ben regarde, moi je vois tout les Francophones qui sont à Vanier – je vois mes collègues, des centaines d’anglophones qui parlent Français – je vois des élèves Anglophones qui vont aux écoles en Français ….Quoi d’autre tu veux que je te montre pour te montrer la réalité de Montréal en 2011 – je ne peux pas quand même te forcer de sortire pour parler aux gens comme moi je le fais…la réalité c’est que le monde veulent en general tous être bilingue, mêmesi t’acceptes pas que c’est vrai!
    T’as vraiment l’aire d’avoir les yeux fermés et la tête dans le sable – Montréal est une ville bilingue, ce n’est juste pas officiel!

    @ Jeune Québécois
    Tu as bien le droit de penser comme tu veux, mais ta manière de voir les choses crée un gros mur entre les Anglophones et francophones.
    Tu veux juste vivre en Français? Tu veux pas voir des écoles Anglophones ?
    Montréal n’est pas la place pour toi – pourquoi tu ne déménages pas où la population c’est des Québécois de souche 100% Francophones? Tu serais peut-être un peu plus content!

  31. @ Andrea

    J’ai pensé à toi en lisant ceci;

    http://fullcomment.nationalpost.com/2011/02/07/tasha-kheiriddin-how-bill-101-saved-canada/#ixzz1DItWetNv

    Quel beau pays le Canada n’est-ce pas? Quand le plus grand quotidien du pays se permet autant de désinformation dans un seul article, c’est soit de l’arrogance, de la malhonnêteté ou de la manipulation de masse. Si tu aime ton pays, je crois que cette situation est beaucoup plus inquiétante que les débats sur la loi 101.

  32. « Voici le résultat de vos belles politiques linguistiques canadiennes. »

    Cette tendance est le résultat d’un taux de fécondité faible chez les francophones (et les anglophones. Si vous faites la même analyse pour les anglophones, vous allez voir la même tendance bassière, au moins pour les 10-15 dernières années) et une forte immigration.

    Le taux de fécondité au Quebec est entre 1.6-1.7 qui est probablement similaire au reste du Canada. A long terme, il faut un taux de 2.1 seulement pour maintenir la population stable. On est loin de là. Maintenant, le Canada accepte 250,000 d’immigrants par an, un chiffre beacoup plus élevé que la croissance naturelle des francophones. C’est une certitude mathématique que le poids des francophones est en baisse. et cela n’a rien avoir avec les politiques linguistiques au Canada.

  33. Mme. Madoff: seriez-vous plus heureuse si le français était entièrement disparu d’Amérique? Comment vous sentez-vous lorsque vous vous regardez dans un miroir et que vous approuvez le génocide culturel des francophones?

    Le Québec est français. Que vous le vouliez ou non, c’est ainsi. C’est notre réponse à l’ethnocide des francophones. Nous n’avons pas le choix.

    Si vous voulez des écoles dans une langue étrangère, payez-les de votre poche. Le Québec a assez payé pour une minorité d’anglophones de souche formant moins de 5,6% de la population et accaparant près de 27% des ressources universitaires.

    Vous avez l’Amérique du Nord tout à vous. Nous n’avons pas besoin de vos idées génocidaires; si vous n’aimez pas le Québec, pourquoi ne pas faire comme vos compatriotes anglophones qui, par racisme ou par refus de s’intégrer à un Québec français, ont quitté massivement le Québec depuis une génération?

    Notre langue est en danger et nous allons TOUT faire pour la protéger. Tenez-vous le pour dit.

  34. Le bilinguisme est une vue de l’esprit… dans le monde réel, un peuple bilingue ça n’existe pas. Pourquoi ? Parce qu’il y aura toujours une langue qui voudra dominer l’autre. Ça, c’est pas culturel, c’est naturel ! Un être humain n’a pas besoin de deux bouches pour manger, deux paires de yeux pour voir, trois nez pour respirer, deux bites pour… en tout cas, ect.. C’est la même chose lorsque nous utilisons une langue pour parler et véhiculer un message… Chaque peuple a une langue commune. Pas deux, pas trois, pas dix… UNE !UN PEUPLE = UNE LANGUE.

    Le bilinguisme pour un peuple est une maladie mentale dégénérative. Ceux et celles qui ont besoin de deux langues pour fonctionner dans la vie ont un gros problème entre les deux oreilles…

    Le Québec doit être français comme l’Allemagne est allemande, Le Japon est japonais, l’Italie est italienne, l’Espagne est espagnol, ect..

    Ceux et celles qui sont pas heureux de vivre en français au Québec…eh ben, allez vivre au Texas. Pis sacrez-nous patience avec votre bilinguisme anglicisant de cul !

  35. « …je ne retournerai pas sur ce site plein de haine, racismes et ou le respect linguistique est impossible! »(Andréa Madoff)

    Les langues sont une race ? Les noirs doivent bien parler 1,000 langues différentes, ainsi que les blancs. Les amérindiens en parlent des centaines et les asiatiques aussi. Ne me dites pas que c’est un de vos « meilleurs arguments du monde » ! 🙂

    « Mais de quoi tu parles que le federal a renié aux Anglophones leur statut de peuple fondateur? »(Andréa Madoff)

    Vous ne savez pas encore ? Vous êtes immigrante récente ?

    La constitution fédérale canadienne déclare qu’elle est officiellement multiculturelle et qu’il n’existe pas de culture canadienne ni de nations autres que les Amérindiens et Inuits. Tous les autres sont des citoyens qui peuvent conserver leur statut national d’origine.

    Donc, les citoyens anglophones au Canada peuvent se réclâmer de leur nationalité d’origine (Anglais, Écossais, Irlandais, etc…) mais pas d’une nation et culture spécifique au Canada, puisqu’il n’y a pas de culture canadienne selon la constitution.

    Les anglophones ont voté majoritairement pour cette constitution, reniant ainsi leur statut de peuple fondateur.

    Les Québécois, biensûr, n’ont pas signé cette constitution, étant bien conscients qu’ils sont avec les nations amérindiennes du St-Laurent les fondateurs du Canada (aujourd’hui appellé province de Québec).

    Vos « meilleurs arguments du Monde » ne peuvent rien contre les faits historiques. Vous pouvez consulter les documents d’époque, de 1608 à 1750, pour suivre et comprendre la naissance de ce peuple au sein de nations nomades de la région en la naissance d’un pays.

    Nous ne laisserons pas notre héritage se faire piller sans l’avoir défendu de toutes nos forces et par tous les moyens possibles. Nous ne voyons aucune différence entre notre pays et nos enfants. Ils ne forment qu’un.

    Nous ne nierons ni nos ancêtres, ni notre pays, ni notre langue, ni notre histoire et surtout pas nos enfants. Ils ne sont pas des arguments et certainement pas négociables contre des arguments, fussent-ils les meilleurs du monde.

    Si les anglos ont négocié les leurs, c’est leurs « affaires ».

  36. « Les anglophones du Québec ne se perçoivent pas vraiment comme une minorité. Pourquoi ? Tout simplement parce que nombre d’entre eux ne désespèrent pas devenir, un jour, une majorité. Or la manière la plus sûre d’y parvenir, c’est encore de faire en sorte que les immigrants aient la possibilité de fréquenter l’école de leur choix, c’est-à-dire l’école anglaise. » — Murray Maltais

  37. « Si vous voulez des écoles dans une langue étrangère, payez-les de votre poche. Le Québec a assez payé pour une minorité d’anglophones de souche formant moins de 5,6% de la population et accaparant près de 27% des ressources universitaires. »

    Louis, ca c’est comme dire que le Québec recoit une trop grande partie des paiements de péréquation. Comme les résidents Québecois paient des impôts au fédéral, les anglophones paient des impôts à la province. Alors, ils paient de leur poche, non?.

    Et n’oubliez que la majeure partie du financement des universités dépend du nombre d’étudiants. Toutes les universités (franco et anglos) recoivent le même montant par étudiant. Les universités anglophones recoivent 27% du financement parce que des allophones et des francophones (issus de familles qui sont des contribuables) choisissent d’y aller.

  38. Seulement 50% des étudiants d’une université comme McGill proviennent du Québec. Nous payons, avec nos impôts, pour qu’on instruise des étudiants étrangers (du Canada ou d’ailleurs) en anglais et qui retournent ensuite chez eux ou qui contribuent à l’anglicisation de Montréal et du Québec. C’est indécent.

  39. @ Andrea

     »Tu as bien le droit de penser comme tu veux, mais ta manière de voir les choses crée un gros mur entre les Anglophones et francophones. »

    Désolé mais le mur dont tu parle est créé par les anglophones bilingues qui ne se donne même pas la peine de parler français avec le personnel des restaurants et des commerces du centre-ville. C’est bien d’apprendre le français. C’est encore mieux de l’utiliser. Le français appartient aussi au anglophone du Québec. C’est notre langue commune.

    Soit dit en passant, dans le Canada bilingue, les gens vivent en anglais. Au Québec, dont la langue officielle est le français, on a en réalité du bilinguisme. Tu comprends? Qu’est-ce qu’on aurait si le Québec était officielement bilingue? Montréal en anglais et les régions en français!

    J’ai jamais dit que je voulais pas d’école anglophone. Encore une fois, vous vous méprenez et interprétez à tord les commentaires des autres. Je pense que l’école anglaise est pour les anglophones. Pas les Colombiens, pas les Jamaïcains, pas les Chinois mais pour les anglophones au sens de la loi 101.

    Enfin, j’aime pas vraiment lire des propos du genre, si t’est pas content, vas ailleurs. Je pense qu’il est beaucoup plus noble d’apprendre à vivre ensemble et se comprendre mutuellement. En es-tu capable ou sommes nous tous des racistes comme tu le dis?

  40. Ca me surprendrait que ca soit 50%, mais bon.

    Par contre, les étudiants des autres provinces et les étrangers « paient de leur poche ». Un an à McGill coûte environs $2,000 pour un résident du Québec, $5,600 pour un étudiant d’une autre province et de $14,500 à $25,000 pour les étrangers. Or, je ne connait pas le vrai coût d’éduquer un étudiant, mais c’est en partie subventionné par les étrangers.

  41. Tu peux être surpris, mais c’est effectivement près de 50% à McGill et Bishop’s. Les étudiants canadiens paient la moyenne canadienne, soit près de 5600$, c’est vrai, mais le coût de l’éducation universitaire peut jouer entre 15 000$ et 20 000$ dépendant des programmes. Nous finançons donc le reste. Toi, moi, et la majorité des lecteurs de ce blogue paient des impôts qui permettent à des individus de Saskatchewan de venir s’éduquer ici et contribuer à notre anglicisation.

    Les étudiants étrangers, eux, paient plus cher, mais ça ne couvre pas tous les frais, et des étudiants de France et d’ailleurs jouissent d’une entente de réciprocité leur permettant de venir s’angliciser à McGill en payant les mêmes frais que les étudiants québécois.

    La farce a assez duré. Ou bien le Québec est français et nous assurons la survie de notre langue sur ce continent, ou bien nous continuons de sur-financer des universités anglaises encourageant notre disparition.

  42. @Jemedemande

    « Ce documentaire montre combiens les franco-ontariens sont proches des québecois et qu’ils ont besoin de nous. le Quebec doit mieux tendre sa main au francophone de l’amérique du nord qui veulent se joindre à lui, dont notamment les franco ontariens, les acadiens et les francophones du Maine. »

    Le documentaire est intéressant, mais tu es venu au mauvais endroit. Parce que comme Louis disait:

    « Soyez sérieuse. La normalité mondiale, pour chaque nation, c’est d’éduquer les enfants dans la langue nationale. Et la langue nationale, au Québec, est le français. »

    Alors, en dehors du Québec, il devrait pas avoir des écoles francophones comme il devrait pas avoir des écoles anglophones au Québec. La seule facon de les aider alors c’est les encourager de venir vivre au Québec…

  43. Concernant l’intégration du territoire acadien au Québec: pour avoir eu de vives discussions avec un acadien de Caraquet étudiant à l’Université de Fredericton laissez-moi vous dire que si tous les acadiens sont comme lui seulement penser de sortir cette partie du NB du Canada pour l’intégrer à un Québec indépendant est une trahison.
    Plusieurs acadiens aiment chier sur le Québec, il faut aller là-bas pour s’en apercevoir.

    Des peurs, ils en ont. -Peur de ne plus pouvoir vendre leurs « houmards » au Québec, peur de ne plus pouvoir traverser le Québec pour aller en Ontario ou dans l’Ouest. Même l’ancien PM du NB Richard Hatfield avait fait construire des bureaux de douanes à la frontière NB-Québec (tout juste avant d’arriver à St-Jacques à l’ouest d’Edmunsdton)même si la libre circulation des biens et des personnes et le libre-échange sont la base du programme économique du Parti Québécois.

    @Louis P., je ne sais pas si vous sortez souvent hors de ce blogue mais venez sur le mien, un étudiant a fait une maîtrise sur des blogueurs et cela vous concerne.

  44. Je ne désespère pas avec les Acadiens… Merci pour le lien; drôle de maîtrise…

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