Le délire persécutoire des extrémistes anglophones

Il est surprenant de constater qu’il existe encore, en 2011, une frange de la population minoritaire anglophone du Québec n’ayant pas pris acte et accepté le caractère français du Québec, tel qu’institué en 1977 par la Charte de la langue française. Pleurant leur sort de minorité « opprimée » sur Facebook, sur les blogues, sur leurs sites racistes, en appelant à l’ONU pour que cesse le « nettoyage ethnique » du « Kebekistan », ils tentent même présentement d’organiser une manifestation contre la Loi 101 en avril prochain. Leur délire persécutoire n’a d’égal que leur ignorance absolument totale du sort des autres minorités dans le monde et du fait qu’il serait difficile de trouver une minorité plus choyée que la leur.

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Pour une population totale d’à peine plus de 400 000 anglophones nés au Québec – la minorité anglophone historique -, les anglophones disposent pourtant de plus d’une quinzaine d’hôpitaux, d’écoles primaires, secondaires, du plus gros cégep au Québec, de l’université la mieux financée, de plusieurs dizaines de villes bilingues, de services gouvernementaux largement bilingues, de commerces les servant dans leur langue, de groupes de défense, d’un gouvernement fédéral finançant généreusement leurs institutions, d’une Cour suprême vaillant au grain afin de les défendre. Un peu plus et on leur construit un TGV en or vers l’Ontario.

Connaissez-vous une seule minorité au monde jouissant de tels privilèges? Pas moi. Ou si peu. Il est possible que les Rhodésiens aient eu de tels avantages, mais ceux-ci n’ont pas perduré dans le temps, contrairement à ceux des anglophones du Québec. Si la minorité anglophone du Québec avait une plus grande connaissance du monde, si elle cessait de vivre repliée sur elle-même dans un sempiternel complexe de supériorité vis à vis d’autochtones québécois refusant d’accepter de disparaître, elle se rendrait compte de l’incroyable chance dont elle jouit. Elle serait même peut-être un peu honteuse de l’ampleur des avantages dont elle dispose.

En Suisse, par exemple, où la population germanophone forme plus de 60% de la population, de nombreux cantons sont unilingues francophones, ne dispensant virtuellement aucun service dans la langue majoritaire au pays. Loin d’en appeler au génocide parce que les cantons de Jura, Neuchâtel, Vaud et Genève fonctionnent intégralement en français, les locuteurs germanophones acceptent leur qualité de minorité et comprennent qu’ils ont le loisir de déménager dans un canton germanophone s’ils veulent des services dans leur langue.

En Belgique, également, où la population néerlandophone compose près de 55% de la population totale, ses locuteurs ne disposent d’aucun droit dans toute la Wallonie (à l’exception de « communes à facilités » offrant une certaine forme de bilinguisme et d’où origine la majorité des conflits linguistiques). En clair, ils sont peut-être majoritaires dans l’ensemble du pays, mais la Wallonie fonctionne exclusivement en français. La minorité flamande accepte son sort sans broncher, sachant qu’elle peut aller vivre en Flandre si elle le désire.

Même chose pour la province d’Åland, appartenant à la Finlande. Bien que la langue officielle de la Finlande soit le finlandais, tous les services d’Åland sont offerts exclusivement en suédois. On offre pourtant des services à la minorité finlandaise, c’est-à-dire des traducteurs! Imaginez-vous le scandale que cela ferait au Québec?

Idem pour les îles Féroé, appartenant au Danemark mais où presque toutes les institutions fonctionnent en féroïen. Vous ne verrez jamais un locuteur danois des îles Féroé parler de nettoyage ethnique, car il est entendu que ce territoire est principalement féroïen. Un locuteur désirant parler le danois a le loisir de déménager au Danemark.

Il serait possible de citer des dizaines d’autres exemples du genre – notamment de pays ou nations démocratiques n’allouant que des peccadilles à leurs minorités – mais ce serait inutile. Ce n’est pas tant à nos lois ou à ce qu’ils perçoivent comme un manque de respect à leur égard que certains anglophones en ont; c’est à notre existence en tant que collectivité francophone d’Amérique du Nord qu’ils en veulent. Au-delà de l’affichage ou des mesures scolaires, ils refusent d’accepter l’article premier de la Loi 101: « Le français est la langue officielle du Québec ». Près de trente-quatre ans après le dépôt de la Loi 101 par Camille Laurin, cette simple réalité d’un État dans l’État, d’un Québec unilingue français dans un Canada offrant un français de façade pour mieux assimiler sa minorité francophone leur est inacceptable.

Robert Laplante parlait de ce phénomène comme étant celui de la « double-majorité »: la minorité anglophone du Québec refuse d’accepter son statut de minorité au Québec et s’accroche à son désir ancien de former de nouveau la majorité canadienne au Québec. D’où son attachement à des institutions sur-financées, que ce soit McGill ou le méga-hôpital de 1,5 milliards qu’on lui construit à nos frais, ce qui la conforte dans son statut majoritaire, voire colonial. Chaque école, chaque hôpital, chaque présence institutionnelle anglaise sont considérés comme autant de drapeaux plantés dans le cœur de la majorité québécoise afin non seulement de l’affaiblir, mais de faire reconnaître la primauté de la majorité anglophone canadienne sur celle-ci.

Or, puisque les Canadiens-français ont compris, au regard de l’ethnocide les décimant depuis près d’un siècle dans la fédération canadienne, qu’ils n’avaient pas d’avenir en tant que minorité pancanadienne et qu’ils ont décidé, face à un Canada devenant de plus en plus unilingue anglais, de former une majorité francophone au Québec, toute forme de remise en question du droit de cette majorité d’imposer sa langue sur son territoire réduirait la capacité de survie du français. Autrement dit: en tentant de faire primer la majorité canadienne (anglophone) sur la majorité québécoise (francophone), la minorité anglophone tente de refaire des Québécois une minorité dépossédée d’elle-même et n’ayant pas la capacité d’assurer sa survie.

Le fait d’assurer un Québec français ne constitue donc aucunement un « nettoyage ethnique » ou une discrimination. Il s’agit de la conséquence logique de l’incapacité du Canada d’assurer la survie des francophones. Nous sommes devenus des Québécois précisément parce qu’il s’agissait de la seule façon d’assurer notre survie collective. Ainsi, toute tentative de refaire de nous des Canadiens-français – ou des « Québécois francophones », ce triste pléonasme qu’on entend de plus en plus – en discréditant nos lois et nos institutions ou en déplorant que nous n’accordions pas davantage de « droits » aux anglophones ne pourrait que conduire à un insupportable recul affaiblissant encore une fois notre capacité à assurer la survie de notre langue.

Le fait de devenir Québécois a eu deux conséquences: nous avons choisi, après que le Canada ait décidé lui-même de ne rien faire pour le français, de laisser tomber nos compatriotes francophones des autres provinces et nous avons choisi, également, d’imposer le français aux anglophones du Québec. Si les premiers ont compris l’importance de ce geste et ont été nombreux à se joindre à nous pour assurer le développement d’un État francophone en Amérique du Nord, plusieurs des seconds ont préféré vivre dans le doux souvenir d’une époque où nous étions de dociles Pea Soup canadiens-français disparaissant en silence.

On dit parfois de la folie qu’il s’agit d’une reproduction constante des mêmes erreurs en espérant une conséquente différente. Cette minorité d’extrémistes anglophones ne peut, en affichant son délire persécutoire basé sur l’ignorance de ses (trop nombreux) privilèges, que nous encourager à mieux comprendre la nécessité, pour le Québec, de réaffirmer la primauté du français sur son territoire afin d’enrichir l’Amérique du Nord d’une présence française majoritaire et sûre d’elle-même.

En nous méprisant de la sorte, ces extrémistes nous font peut-être le plus beau des cadeaux: ils nous incitent à reconsidérer à la baisse les privilèges qu’on accorde à la minorité anglophone du Québec afin de réduire le niveau de nuisance de sa minorité la plus extrémiste n’ayant pas pris acte du désir de survie d’une nation aspirant au même traitement que toutes les autres sur cette planète.

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23 Réponses

  1. [*Modération* – Les commentaires écrits dans une langue étrangère ne sont pas acceptés sur ce blogue. Prière de lire la nétiquette. Merci.]

  2. […] This post was mentioned on Twitter by GeorgesAndré Asselin. GeorgesAndré Asselin said: RT @lpref: Le délire persécutoire des extrémistes anglophones https://ledernierquebecois.wordpress.com/2011/01/09/delire-persecutoire-minorite-anglophone […]

  3. C’est vraiment rare mais c’est bien un des seuls truc sur lequel je suis relativement d’accord avec toi.

    À la base je suis totalement en désaccord avec le fait que l’état Québécois double presque systématiquement tout ses services pour satisfaire le bilinguisme. Cela nous fait perdre beaucoup d’argent, d’efficacité et niveau fédéral c’est encore pire pour eux…. L’état Québécois se veut français, catholique et occidental (P.S Je suis ultra-athé) alors je ne vois pas pourquoi les individus auraient à assumer des coûts supplémentaires pour ceux voulant être éduquer en anglais et pourquoi on aurait à faire des compromis pour autorisé une femme à voter voilée ou qu’on devrait enlever le sapin de noël pour ne pas offenser les hindous…

    Par contre chaque individu est libre de parler sa langue, d’aller à l’école qu’il veut, pratiquer sa religion, de nommer son commerce comme il lui plait, d’y offrir un service dans la langue qu’il désire… tant que ça respecte nos lois et nos valeurs qu’est-ce que l’état a à faire là-dedans?
    Si un musulman veut ouvrir un café islamique dans lequel aucune serveuse parle français et que le menu est seulement en arabe, pourquoi il n’aurait pas le droit? Tant que la société n’a pas a payer pour ça, c’est sa liberté.

    Si tu me parles d’immigration qui contrôle ça? Pourquoi en a t-on besoin? Quel est le taux de fécondité de québécois francophones actuellement? Moi je crois qu’on devrait resserré les normes en matière d’immigration mais c’est un autre débat.

    Il faut par contre comprendre une chose. Désolé mais la guerre contre les Britanniques on l’a perdu. Ils ont gagné, on a pas été assez fort, la vie est cruelle! Par le Traité de Paris on a été cédé aux Britanniques qui par la suite l’ont donné à leurs amis qui finalement par le Statut de Westminster sont devenus souverains. Ainsi est né le Canada. Désolé mais légalement ils auraient pu faire ce qu’ils voulaient de nous, du territoire, ils ont même été plus sympathique comparé à d’autres conquérants qui nous auraient simplement exterminés directement…

    D’ailleurs on ne fait même pas parti légalement du Canada puisqu’on a pas ratifié la constitution, on est encore un territoire occupé, mais par le Canada. Ils sont quand même gentil comme méchant tyrans de nous verser des milliards en péréquation.

    Tout ça pour dire que ton état Québécois au fond il est illégal. La province ne nous appartient pas et que légalement si nous déclarons notre indépendance le Canada est en droit d’utiliser la force militaire pour faire respecte sa souveraineté tout comme t’as le droit de te défendre si j’essaye de voler ta TV. À ce moment si on gagne on a le Québec, si on perd et bien on retourne dans le rang. Ils ont légalement acquis le Québec par une guerre en bonne et due forme. C’est pour cela que même si pour moi, nous sommes une nation distincte reste que cette nation n’a pas de base légale. Anyway, qu’un jour le Québec devienne unilingue anglophone ou francophone je m’en fou, qu’est-ce que ça change à mon business 😉

    Le plus grand obstacle à la souveraineté du Québec ce n’est pas tant les Anglais, c’est surtout les fédéralistes, les bureaucrates et autres parasites qui profitent de la centralisation.

  4. Ottawa subventionne le Québec pour offrir des soins de santé en anglais

    « D’ailleurs, je ne connais pas un endroit au monde où ce serait pensable, sauf au Québec et possiblement, dans l’ex-Rhodésie!!! »

    J’ai cru bon vous transmettre copie de l’article « Ottawa subventionne le Québec pour offrir des soins de santé en anglais » PAR NORMAN DELISLE de « La Presse Canadienne », qui en fait une comparaison entre les services rendu aux deux groupes.

    http://www.toile-actualite.com/index.php?sect_no=17&module=news&news_no=727

    On peut y lire : « Or la région de Chaudière-Appalaches ne compte que 0,7 pour cent d’anglophones, contre 99,1 pour cent de francophones et 0,2 pour cent de citoyens d’une tierce origine. Dans certains comtés de cette région administrative, comme Montmagny-L’Islet, la proportion d’anglophones chute à 0,2 pour cent. »

    Je vous rappelle le beau principe de la cours suprême d’Ottawa : « Où le nombre le justifie!!!»

    Ces mesures et l’ouverture d’esprit qui les caractérisent contrastent avec la difficulté que les Franco-Ontariens ont eue pour sauver l’hôpital francophone Montfort, dans la région d’Ottawa.

    « Deux poids, deux mesures! » ou si on veut, « British Fair Play! »

    Pour voir l’étendu des services offerts aux anglo-québécois, je vous suggère d’aller voir le site du réseau d’organismes et de ressources communautaires, et d’institutions publiques qui s’efforcent d’assurer l’accès aux services de santé et aux services sociaux destinés aux collectivités anglophones du Québec (CHSSN), sous la rubrique :
    à propos/ « Services in English » Establishments – Points of service
    Establishments – Points of service.

    http://www.chssn.org/fr/default.asp

    Laurent Desbois

  5. Le Québec, cette immense portion de l’Amérique du Nord, qui, après 400 ans, vie encore dans le dénis que nous avons droit à notre langue, tout ça parce que mes ancêtre Francophone, qui ont semé ville et village sur la rive du Saint-Laurent, m’ont léguer une culture et une langue bien vivante.

    Il est important de rester réaliste face à cette situation, après tout, être 4-5 millions de Francophone autour d’une mare d’anglophone de plus de 350 millions, c’est pas si mal, mais d’avoir encore une culture et un patrimoine francophone est synonyme d’exploit.

    Pour la plupart des individus influant issue du milieu anglophone, nous sommes le petit peuple Québecois, méprisé depuis des générations. Ils ne peuvent pas accepter notre modèle d’existence, nous sommes des « wannabe » de dernier rang, des bas de classes sociétaire. Si nous voulons faire des affaires, le délit ultra-mondialiste a tué le commerce d’intérieur pour faire place à un Québec Inc, où nos billets communs sont bien entendu, les bienvenues…

    So, please, thank you, keep your place and shut up.

    Et quand j’ai le constat que des personnes qui ne devrait pas avoir un droit exécutif de démocratie donne du pouvoir à des personnes qui méprise qui je suis, tel Stephen Harper
    ou tout autre individu aux idéaux dépassés datant d’un autre siècle, je n’ai que hâte que de former un pays.

    Pour que le mal prospère, il n’a besoin que d’une seule chose, que les gens de bien ne fassent rien.

    Appeler moi extrémiste ou anarchiste, chose certaine, quand les ancêtres de nos ancêtres veulent obtenir gain de cause, ils sortent dans les rues et enflamme des voitures. Nous…….bha y’a toujours occupation double pour nous tenir occupé le temp dse faire fourrer!

  6. [*Modération* – Les commentaires écrits dans une langue étrangère ne sont pas acceptés sur ce blogue. Prière de lire la nétiquette. Merci.]

  7. « les anglophones disposent pourtant de plus d’une quinzaine d’hôpitaux, d’écoles primaires, secondaires, du plus gros cégep au Québec, de l’université la mieux financée, de plusieurs dizaines de villes bilingues »

    Ce sont des institutions que les Anglophones ont batis, et qu’ils continuent de financer. Ce n’est pas a vous de decider qu’est ce qu’ils doivent faire avec leur argent. S’ils decident d’acheminer leur fonds vers des insitutions anglophones, c’est ce qui’ils vont faire et ce ne serait pas notre affaire.

    A propos des villes bilingues, est-ce que les Anglophones les « disposent »? Ou simplement les residents de ces villes choisissent de parler Anglais? Et s’ils choisissent de parler Anglais, est-ce on peut parler du Quebec entierement Francophone? Je crois que non. Il me semble que encore une fois, vous vous contredisez.

  8. J’ai un mal à la tête après cette lecture.
    Cela permet cependant de constater que le bilinguisme anglais-franglais se porte bien!

  9. Bizarre…

  10. Minorité anglophone historique = 5,6% de la population
    Financement des universités de la minorité historique = +27%

    NOUS sur-finançons vos institutions et nous sous-finançons nos institutions.
    Vous êtes la minorité la plus choyée au monde.
    Ça doit cesser. Il y a une seule langue officielle au Québec et nous devrons vous remettre à votre juste place de minorité dans une nation francophone.

  11. Je crois que ce type est un Néo-Brunswikois.C’est le genre de bilinguisme que nous devons éviter a tout prix.

  12. Il est plutôt originaire de Vancouver. Il est venu s’installer ici et milite pour l’abolition de la loi 101 ! Par ailleurs, il semble avoir eu bien des problèmes dans les milieux de travail qu’il a fréquenté. Je crois qu’il est consultant dans le domaine de l’informatique et c’est clair que j’en voudrais pas dans mon organisation. Bref, c’est un emmerdeur de première. Peut-être même un cas de consultation médicale.

  13. J’appuie ce commentaire. Hugo Shebbeare, qui ne fait même pas partie de la minorité anglophone historique et qui ne peut donc pas réclamer de privilèges dans sa langue étrangère, se plaint un peu partout sur le web contre la CDPQ, etc. J’ai contacté Philippe Allard, candidat du PLC, pour l’informer que son traducteur officiel tenait des propos racistes et je crois qu’il se pourrait qu’on se passe de lui très bientôt. Dans tous les cas, il a violé de manière répétée la charte néthique de ce blogue et nous devrons donc nous passer de sa « contribution ».

  14. « Vous êtes la minorité la plus choyée au monde »

    Vous? Non, pas moi. Je ne suis pas un anglophone, donc, ce n’est pas « vous ». Et s’ils sont tellement gâté, ca veut dire peut-être qu’ils ne sont pas une minorité. A l’échelle continentale, ils sont une majorité écrasante, et c’est le continent qui est un cadre de référence pour beaucoup de monde à Montreal.

    « Il est plutôt originaire de Vancouver. »

    Pas moi. Quelqu’un autre, peut-etre.

  15. « Pas moi. Quelqu’un autre, peut-etre. »

    Hugo

  16. L’aménagement linguistique soulève souvent les passions et le cas du Québec n’en fait pas exception, pensons à la Belgique, à la Catalogne ou à la Floride. Je crois que nous commettons une erreur lorsque nous parlons de la minorité anglophone du Québec. Ce concept est une fabulation. Il y a au Canada une langue dominante, l’anglais, et des minorités de langue française et de diverses langues amérindiennes. Les anglophones du Québec font partie de cette majorité et ils ne sont nullement brimé quoi qu’en pensent certains. Si tel était le cas, pourquoi autant d’entre eux accepteraient librement de vivre au Québec?

    Comme bien des États dans le monde, le Canada par sa constitution vise l’unité linguistique de ses citoyens. La France a fait la même chose avec la langue bretonne et l’Angleterre avec le Gaélique. Même si la constitution canadienne reconnaît le français comme langue officielle, c’est de la foutaise. Quiconque possède des connaissances en linguistique sais que le bilinguisme institutionnalisé n’est qu’une étape transitoire avant l’assimilation des locuteurs de la langue minoritaire. Les francophones représentaient 29% de la population en 1950. Nous ne sommes plus que 22% aujourd’hui.

    Le gouvernement canadien, celui du Québec aussi, ne protège pas adéquatement le français. À plus ou moins long terme, l’assimilation des Canadiens français est pratiquement inévitable si la tendance se maintient. Les francophones du Canada perdrons d’avantage de pouvoir politique étant donné une immigration favorable aux anglophones. Cela accélèrera la cadence assimilatrice. L’anglais deviendra incontournable pour trouver un travail de qualité. Les nouveaux arrivants se donneront encore moins la peine d’apprendre le français qui sera confiné à la sphère privée. Les francophones perdront leurs droits linguistiques reconnus. Ils seront gênés de parler une langue que ne sera que du folklore. On les appellera peut-être « pea soup » parce qu’ils n’auront pas eu le courage de former leur propre État qui aurait pu les protéger. À ce moment, ce sera un sobriquet bien mérité. Qui pleura sur le sort d’une nation qui n’aura pas saisi l’occassion de prendre sa destinée en main?

    RÉVEILLEZ-VOUS LES QUÉBÉCOIS!

    Un jeune Québécois fier

    N.B. En démocratie, tout le monde droit à son opinion. Le problème est que les connaissances ne sont pas réparties équitablement dans la société. À la lumière des commentaires de plusieurs intervenants, ils seraient judicieux de s’informer et de s’instruire sur l’histoire du Canada pour éviter de raconter n’importe quelles inepties.

  17. L’anglophonie qui se plaint ailleurs de ce blog n’a aucun respect pour la survie du français et méprise la loi 101. Cette loi est une loi divine.

    Cependant, je me pose maintenant la question suivante: pourquoi ne pas envisager le retrait total de l’affichage en anglais à Montréal ? Si la ville de Québec à affichage unilingue est la ville la plus prisée par son achalandage touristique, pourquoi Montréal ne pourrait donc pas faire la même chose ?

    Les plaintes anglophones concernant l’affichage en français sont abusives et irraisonnables. On se plaint de la grandeur du lettrage, on veut de l’anglais seulement, on ignore et nous renie notre histoire de la Nouvelle-France en entier, on nous traite de retardés. En bref, la solution est simple pour l’affichage : français seulement et pictogramme.

  18. Hugo est le partisan du Canada anglais. Pour lui la loi 101 est illégitime et la protection de la langue française est « raciste, xénophobe et illégale ». Il s’est retrouvé sans emploi… sans doute une leçon à tirer de « Maîtres et Valets » de Beaumarchais ! et par surcroît l’arroseur fut arrosé.

    Hugo et adski refusent d’admettre ce que nous savons: que le français soit un adstrat, i.e. mot latin qui signifie une langue qui co-existe avec une autre, comme le français en Belgique, en Aosti etc…

    Ils refusent d’admettre des notions simples, bien verbalisées sur votre site. Comme par exemple : le français est une langue en péril. Qu’au contact de d’autres langues la langue française s’érode facilement. Ils refusent tout propos engageant des notions d’histoire qui nous appartiennent et osent retirer notre histoire pour n’admettre que l’histoire de la conquête !

    Louis Hémon (Brestois)disait que « notre race a toujours refusé de mourir » et j’en fait partie moi aussi. Il y a loin de la coupe aux lèvres avec eux.

  19. Je suis entièrement d’accord avec la perception lucide de cette iniquité. … ainsi que de votre paratexte  » la minorité anglophone tente de refaire des Québécois une minorité dépossédée d’elle-même et n’ayant pas la capacité d’assurer sa survie ».

    Lorsque ces mots vous frappent tous les jours, vous devenez plus sensibilisés à la « Terreur ». C’est pourquoi si vous le permettez, j’aimerais vous présenter quelques propos.

    Propos

    Face à vos écrits en exergue je n’oublie pas l’algorithme « diviser et conquérir » qui m’entoure. Cette tactique historique militaire utilisée depuis fort longtemps, à travers des liaisons dangereuses est un feu rouge.

    Et pour pallier à ces tumeurs de division nous avons vu à travers l’histoire (1) la repopulation et (2) le rapprochement de force.

    Si vous le permettez puis-je commenter sur le rapprochement de force et plus précisément sur celui des Basques.

    Comme nous le savons, tout comme le Québec francophone exacerbé, les Basques eux peinent et gagnent du terrain, à la seule différence de la violence.

    Mais une étude parallèle m’a permise de suivre de plus près leurs activités. Lorsqu’un Basque doit se déplacer pour son travail ou autre, il est invité fortement à demeurer actif dans son territoire. Comment ?

    (a) primo il est invité à communiquer avec sa localité afin de jouir de sa culture, lectures, activités et de contribuer à son patrimoine, etc… les familles de ces personnes ne peuvent pas toujours remplacer ce service.(mort, oubli, maladie, dimension familiale/sociale, etc.);

    (b) secondo il profite d’une compétence électorale exclusive. Le site « Euskadi » (se traduit Basque)ou « govierno vasco »(se traduit gouvernement basque) est davantage catalan que français. Ce site rapporte bien qu’une participation engage un Basque éloigné à participer à son patrimoine et l’invite à y revenir, s’il doit s’exiler. Son exil devient plus facile à supporter, cette personne peut continuer à s’épanouir, et la machine électorale a rapatrié un vote pour son patrimoine qui normalement se voit perdu à tout jamais chez nous.

    En outre, nous avons découvert que d’autres activités se dégagent face à ce système. En effet, il en découle des profits. L’achat de propriété et l’investissement fait profiter la société basque grâce à cet accord de confiance. En d’autres mots, un rapport de force et d’amitié resserrent leurs liens et permettent souvent un nouvel essor économique qui n’était pas préalablement possible dans le passé.

    Finalement peut-on dire que l’insouciance ne fait pas bonne récolte? Faut-il apprendre une leçon des Basques ?

  20. Vous êtes sans doute un francophone ayant volontairement adhéré à la francophonie, n’est-ce pas ? Une décennie vous permet de dire que vous êtes un francophone.

  21. […] […]

  22. Pas très cohérent!

  23. Tu réalise que c’est grâce à des gens comme toi que des gens comme eux se sente légitimés dans leur combat?

    L’inverse est aussi vrai. Si c’est pas beau.

    C’est comme la saucisse Hygrade.

    -J

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