Marois doit partir

Quand le malade vivote sur le respirateur artificiel et que tout espoir de guérison a été écarté, il faut parfois agir d’une manière humaine et le débrancher. C’est ce à quoi aspirent réellement le groupe des cinquante ayant signé une lettre pour mettre au rancart (l’étapisme de) Pauline Marois. Ces jeunes péquistes ne devraient pas être ostracisés ou traités de « no-name » (sans-noms) comme l’a fait avec si peu de classe et de fierté francophone l’ancien président de l’aile-jeunesse du parti, Alexandre Thériault-Marois. Il faudrait plutôt les féliciter, voire les récompenser pour leur tentative de sauver ce qui reste du parti de René Lévesque.

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En effet, Pauline Marois est devenu un boulet pour le Parti Québécois. Alors que le gouvernement Charest atteint un niveau d’insatisfaction stratosphérique dans les sondages, Marois n’arrive qu’à égalité avec le premier ministre au niveau des intentions de vote. Pire: un hypothétique parti n’existant même pas encore sur papier et dirigé par deux anciens péquistes prendrait le pouvoir si des élections étaient déclenchées demain matin!

On peut chercher des solutions de midi à quatorze heures, on peut vouloir mieux « vendre » Marois, on peut travailler sur ses manières, on peut dépenser des dizaines de milliers de dollars pour améliorer son image médiatique: rien n’y fait. Le courant ne passe pas. La population ne fait pas confiance à Pauline Marois. Elle est compétente, probablement très intègre, sûrement une excellente politicienne, mais les gens ne veulent pas d’elle, peu importe les raisons. Nous aimerions tous nous identifier au légitime rêve de Marois de devenir première ministre et de diriger un gouvernement du Parti Québécois, mais la particularité du rêve consiste à s’estomper quand sonne le réveil du matin.

Or, ce réveil a sonné depuis bien assez longtemps. Quand ce sont des députés libéraux qui rigolent du leadership de Marois, c’est qu’il est temps d’agir. La récente sortie de Jacques Parizeau doit sonner le réveil des troupes. Ce n’est plus le temps d’appuyer sur « snooze » et d’oublier la réalité. Si le Parti Québécois aspire à prendre le pouvoir et à réaliser l’indépendance, il lui faudra trouver des solutions à la fois au problème Marois et améliorer son plan de match en faveur de l’indépendance.

Gilles Duceppe doit prendre la tête du Parti Québécois

Gilles Duceppe n’est ni René Lévesque ni même Jacques Parizeau. Sur plusieurs points, on pourrait même affirmer qu’il fait partie de ces politiciens qu’on trouve un peu trop « langue de bois ». Ceci dit, ses convictions sont claires, nettes et précises. Il ne manque pas une occasion de parler de souveraineté. Il ne le fait pas du bout des lèvres comme Marois, presque comme une éruction involontaire; il le dit haut et fort et il semble davantage prêt à agir en faveur de celle-ci.

De plus, la population l’aime. Oui, il est imparfait. On se rappelle tous l’avoir vu avec un bonnet sur la tête ou s’être mêlé dans ses mots alors qu’il faisait une entrevue télévisée. Peu importe: il est imparfait et il nous ressemble. N’importe quel citoyen du fond d’une ruelle de Montréal ou d’un rang de la région peut s’identifier à Gilles Duceppe.

Or, au-delà du discours, des idées, de la rhétorique, à la fin, dans l’isoloir, la question se résume souvent à celle-ci: « est-ce que je fais confiance à cette personne? » Et Duceppe, dominant outrageusement les élections fédérales au Québec depuis plus d’une décennie, inspire confiance.

Le Parti Québécois doit refuser tout projet de gouvernance et bâtir l’indépendance dès maintenant

Outre la question du chef, celle du discours reste importante. La « gouvernance souverainiste » de Pauline Marois est vouée à l’échec. Le concept-même de gouverner une province – et peu importe les fantasmes de bizarreries du genre « indépendance sectorielle » – implique de faire des choix selon l’axe gauche-droite et non plus selon celui indépendantisme-fédéralisme. Une gouvernance provinciale du PQ ne peut qu’entraîner des déchirures à ce niveau; l’aile-gauche (ou ce qui en reste) et l’aile-droite ne pourraient jamais être satisfaits. Le parti serait constamment écartelé entre sa gauche et sa droite. On l’a vu sous les règnes de Bouchard et Landry. Ne dit-on pas que la folie consiste à agir d’une même manière en espérant des résultats différents?

L’indépendance constitue un geste de rupture. Par essence, il s’agit d’une position radicale. On ne peut pas constamment agir sur la pointe des pieds en ayant peur des sondages. Les plus grandes réalisations du Québec moderne ont constitué autant de gestes de rupture. Croyez-vous qu’on aurait nationalisé l’hydro-électricité en parlant de « nationalisation sectorielle » ou qu’on aurait appliqué la Loi 101 en revendiquant des gains linguistiques circonscrits? Il arrive un moment pour un peuple où celui-ci doit rompre avec un passé le sclérosant et lui faire mordre la poussière.

Le Québec stagne ou recule depuis des années précisément parce qu’on n’a pas définitivement réglé la question nationale et qu’on a préféré avancer sur la pointe des pieds en se contentant des miettes lâchées par le gouvernement de l’autre nation. L’indépendance ne tombe pas du ciel comme un fruit mûr, malgré ce qu’affirment certains rêveurs. Ce n’est pas parce que l’identité québécoise s’avère de plus en plus forte – qui se définit encore principalement comme Canadien aujourd’hui? – que l’indépendance approche; au contraire, c’est peut-être parce que nous avons de moins en moins l’impression de voir les chaînes qui nous limitent que nous avons peur des gestes de rupture.

Autrement dit: l’idée d’indépendance s’est bâtie sur une opposition entre un Québec français et un Canada anglicisant. Or, nous assistons à la naissance du concept de Québécois francophone – et à la légitimation de l’oxymore « Québécois anglophone » – laissant entrevoir non pas un rapprochement vers la réalisation de l’indépendance, mais plutôt vers la bilinguisation puis l’anglicisation du Québec. Loin de constituer une amélioration vis-à-vis du statu quo, la stratégie des petits pas et de la création d’une identité québécoise à l’intérieur du Canada nous rapproche plutôt du précipice.

Voilà précisément pourquoi il est d’une importance capitale de rejeter la stratégie de l’étapisme prônée depuis des décennies par les bonzes péquistes. Elle a échoué. Et elle échouera encore. Les peuples qui sont devenus libres ont d’abord planifié leur libération, l’ont exécuté, puis sont passé à d’autres enjeux.

Si l’article premier du Parti Québécois affirme que le but du parti est de réaliser l’indépendance du Québec, il doit s’y atteler dès maintenant en se débarrassant à la fois du boulet Marois et de son plan d’étapisme ne constituant qu’un énième recul pour la cause. S’il faut une élection référendaire, qu’à cela ne tienne. Le but, le seul, doit être d’utiliser tous les moyens possibles pour libérer définitivement le peuple québécois de l’État canadien.

Sinon, qu’il change son article premier et qu’il devienne un simple parti provincial.

Et nous disparaîtrons en silence à grands renforts de bilinguisme et de « In English Please » (en anglais SVP) éructé de la bouche pointue d’un individu faisant partie d’une nation qui, elle, se respecte.

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26 Réponses

  1. Avez-vous déjà oublié les résultats de 2007???

    Si Duceppe vient au PQ, la suite est prévisible. 1) Désorganisation au PQ et au Bloc. 2) Sondages défavorables à Duceppe. 3) Troisième voix à la Legault se concrétise. 4) La division du vote favorise le PLQ. 5) Contestation du leadership de Duceppe. 6) PQ refroidi à toute initiative souverainiste.

    En gros, alors qu’on a 2 leaders forts, une stratégie pas encore essayée et une mobilisation arc-en-ciel, on se retrouvera avec aucun leader stable, une stratégie vouée à l’échec et une ADQ à la sauce Legault qui nous ramène 10 ans en arrière.

    Allo la pensée magique! La souveraineté se fera avec le peuple et non en combattant nos alliés sur des points de détails.

  2. M. Lemire: Que proposez-vous? Les gens n’aiment pas Pauline Marois et la stratégie étapiste est un échec depuis trente ans. Que proposez-vous? Moi j’aimerais faire confiance à Pauline Marois et je me sens mal de demander son départ, mais ne faut-il pas faire passer le bien de la nation avant la réussite individuelle de la cheffe du Parti Québécois?

  3. Ce que je propose, c’est d’aller au bout de l’approche Marois.

    En politique, la popularité est aléatoire et c’est les historiens qui ont le devoir de porter un jugement. Et ce jugement dépend pour beaucoup des victoires obtenue ; je n’ai pas souvenir d’élan populaire envers un politicien qui ait duré longtemps, sauf Duplessis et Drapeau peut-être.

    En attendant le dénouement de l’approche Marois en victoire ou en défaite, on peut faire le choix d’être éternellement insatisfait, ce qui ne demande ni courage ni fidélité ni abnégation; on regarde passer la caravane et on la trouve fade. Ou on peut faire le choix d’agir, sachant d’avance que des spectateurs vont critiquer et trouver matière à critique. On peut aussi faire le choix de l’appuyer malgré l’incertitude inhérente et maximiser les chances de succès de la démarche.

    Ni vous ni moi ne savons si l’approche Marois sera victorieuse aux critères de la souveraineté. Ce que nous savons, en revanche, c’est que ne pas l’essayer est l’assurance qu’elle ne donnera aucun résultat positif. Il n’y a aucune évidence qu’une autre approche ou un autre porteur de ballon ait de meilleures chances de succès. Et ça ne s’est pas bousculé aux portes, en 2007 !

    Et comment mesurez-vous que «les gens n’aiment pas Pauline Marois»? René Levesque et Robert Bourassa ont eux-mêmes subit des défaites dans leurs circonscriptions !

    Quel est la contradiction entre «le bien de la nation» et la «réussite individuelle» de Pauline Marois ?? La réussite de Gandhi nuisait-elle à la réussite de l’Inde ?

  4. Monsieur Duceppe est bien trop occupé à sauver un ‘citoyen canadien’ de Toronto emprisonné à Guantanamo. Peut-être que quand il aura sauvé le Canada de la dérive droitiste d’Harper, il aura le temps de se tourner vers le « P’tit Québec ». Mais avant, comme tout bon héros, il doit complété sa mission.

  5. @Louis P. quand vous écrivez : »Les gens n’aiment pas Pauline Marois »
    Qui sont-ils ces gens ? Des gens du P.I. et de QS ? Des machos ? La gang de Charest ? Le réseau Libarté-Québec ? Ceux du bloc Legault ? Des journalistes de Quebecor et de Gesca ? « Des gens » au lieu de « les gens » serait plus approprié car ils ont tous un agenda politique plus ou moins cachée.

  6. […] du côté souverainistes, on ne se gène pas pour tirer sur Pauline Marois. Louis P. déclare qu'elle doit […]

  7. Que ce soit Gilles Duceppe, Pauline Marois ou tout autre chef de parti souhaité pour le Parti Québécois, si ce parti forme le prochain gouvernement,il ne pourra faire un référendum avant de connaître dans quels états financiers le gouvernement Libéral de Jean Charest laissera en héritage à la province de Québec.

    Il faut déplorer le manque de solidarité d’anciens chefs éminents du Parti Québécois envers Madame Marois. C’est peut-être une forme de jalousie dont
    Lise Payette faisait mention dans son article du journal Le Devoir ‘La meute est lâchée’, Madame Marois risquant de réussir là où ils ont échoué.

    Je félicite M.Bertrand Lemire pour ses excellents commentaires.

  8. Je dis ça comme ça, mais que pensez-vous du fait que la population québécoise est tout simplement fatigué d’entendre parler de souveraineté et de fédéralisme et souhaite qu’on s’occupe des finances à la place ?

    Oh! Je sais que ça fait fédéraliste, droitiste, mais pour moi, c’est un pré-requis si vous voulez que je change mon fusil d’épaule un jour et que je vote oui(comme beaucoup de gens): un gouvernement qui saura gérer les finances et sera capable de remettre un bilan positif années après années aura plus de sympathies pour une éventuelle séparation du Canada.

  9. @Bertrand Lemire: L’approche Marois est un copier-coller légèrement remanié de l’approche Bouchard et de l’approche Landry. Rien de nouveau sur le soleil. Nous l’avons essayé et ça n’a pas fonctionné. Et c’est normal: dès que l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour, le parti s’entre-déchire. Il n’y a que l’indépendance pour garder tous ces gens ensemble.

    Vous me demandez comment je mesure le fait que les gens n’aiment pas Marois? Avez-vous lu le texte ou non? Charest est tellement impopulaire qu’il est à un cheveu de se faire lapider en pleine rue et Marois obtient seulement un point de plus que lui. Les gens n’aiment pas Marois. Ils ne voteront pas pour elle. Avec Marois, c’est la défaite assurée.

    @Paul Gagnon: Duceppe fait ce qu’il a à faire à Ottawa. Et il fera ce qu’il a à faire quand il sera à Québec et que la population lui fera beaucoup plus confiance qu’à Marois.

    @Le Gentil Astineux: Relisez le texte. Sondage de popularité de Charest: 26%. Marois: 27%. Catastrophique.

    @Isabelle Lefebvre: Pourquoi faudrait-il connaître les états financiers avant de faire un référendum? Et pourquoi un référendum? La stratégie du référendum a échoué. Qu’on annonce ses couleurs et qu’on déclare unilatéralement l’indépendance. Mais peu importe la stratégie, je connais beaucoup de gens qui préfèreraient voter pour une chaise vide que pour Marois. La population ne l’aime pas.

    @Martin R.: La première étape est de libérer le peuple. Nous nous battrons entre tes vieilles idées rétrogrades du 19e siècle et mes idées sociales-démocrates après l’indépendance. Si tu t’empêches de voter pour ton peuple à cause de tes préjugés de droite, c’est toi que tu pénalises car tant que la question nationale n’aura pas été réglée, il ne sera pas possible de faire quoi que ce soit d’autre. En passant, les finances vont relativement bien si on se compare aux autres pays développés, avec un endettement dans la moyenne de l’OCDE. Ce qu’il faut, c’est hausser les impôts des mieux-nantis et des entreprises et augmenter le financement de services sous-financés.

    Merci pour vos commentaires.

  10. Je répète : La souveraineté se fera avec le peuple et non en combattant nos alliés sur des points de détails.

    Votre diagnostic (le non amour envers Pauline Marois) et votre prédiction («Ils ne voteront pas pour elle. Avec Marois, c’est la défaite assurée») sont faux. Les sondages prédisent un gouvernement majoritaire du PQ… Mais vous ne regardez que la colonne «popularité des chefs».

    Vous, à mon sens, vous n’aimez pas Marois. Et vous vous empêchez de voir la différence entre son approche et celles des Bouchard et Landry. Il y en a une de taille : l’activisme pédagogique et l’activisme réactif. Bouchard était dans l’attente des conditions gagnantes (et il avouait récemment qu’il ne voulait pas vraiment la souveraineté mais plutôt un rapport de force pour négocier une place dans l’espace canadien). Landry était dans les «mille jours» où le simple fait de vouloir ferait en sorte que les Québécois «comprendraient». Mais il a été démis par le peuple avant de se démettre lui-même.

    L’approche Marois procède autrement, en remettant l’angle de la souveraineté dans chaque action, dans chaque projet et dans chaque revendication. C’est de la souveraineté tapissée mur à mur, mais rien n’est flamboyant, c’est comme un bain qui se remplit goutte à goutte. Son approche demande du temps et demeure une piste nouvelle.

    Ceux que l’on doit convaincre ne sont pas les pressés qui font du déni face à l’indifférence des Québécois quant à leur statut, ces pressés qui ruent dans les brancards et qui veulent jeter les chefs pas assez populaires. Ceux que nous devons convaincre, ce sont les autres, non souverainistes, ou trop indifférents.

    S’unir et faire venir à nous, provoquer l’adhésion.

  11. Le mot clé de toutes nos discussions, me semble-t-il, devait être RÉFÉRENDUM DE RATIFICATION plutôt que ce à quoi nous avons été habitués et qu’on pourrait qualifier de référendums d’autorisation.

    Adoptant ce vocabulaire il ne serait plus nécessaire de parler d’élection référendaire puisque les partis qui s’en réclameraient se feraient élire sur une intention claire.

    Aussi, dans un tel contexte, le dit « plan Marois » ne ferait que préparer, une fois ce parti au pouvoir, les outils nécessaires à tenir un/de tel/s « référendum/s de ratification ».

    Et pour qui ne serait pas convaincu de l’urgence de se donner la main et de bouger : http://aide-doc.qc.ca/urgence.html

  12. Louis, d’habitude je visite ce site et je suis éblouie par l’intelligence de tes commentaires. Mais francement, en lisant ce commentaire, tu m’as mis en Tab****k !

    Je ne peux tour simplement pas croire que tu n’as pas compris que refaire un autre référendum en utilisant la même approche va encore nous donné un « NON ». Les fédéraliste vont nous promettent une réforme du fédéralisme, la main sur le coeur, et une portion de naïfs va encore nous faire perdre.

    Non seulement nous aurons perdu. Mais nous aurons perdu pour de bon. Car être en permanence dans le cas des « Losers », ça démotive rare. Les rares vieux souverainistes, qui croient encore à la démarche, vont décroché pour de bon. C’est vraiment ce que tu veux, un défaite finale ?

    Sais-tu quel est le pire handicap d’un boxeur? Être un boxeur qui télégraphie ses coups. Bien c’est exactement pour cette raison que les Québécois ne sont pas encore souverain. Parce que nous n’avons jamais fait preuve de stratégie. Nous avons toujours annoncé d’avance notre stratégie à l’adversaire et nous n’avons jamais tenter d’utiliser ses faiblesses à son avantage.

    Quelles faiblesses ? Et bien si tu n’es pas capable d’y répondre, cela démontre que tu n’as pas envisagé le problème sous tous les angles.

    Prends quelques minutes pour y réfléchir, avant de lire la suite …

    Je ne ferais pas languir et je vais donc te remettre en tête la situation très bizarre dans laquelle sont légalement les Québécois. Nos sommes lié au Canada par une entente qui nous lient à une Confédération qui n’existe plus. Et nous somme dans une fédération dans laquelle nous n’avons jamais adhéré formellement. Bien que les Québécois acceptent d’agir comme si s’était le cas.

    Je ne sais pas si tu l’avais réalisé, mais en terme de droit internationale, en terme de légitimité pour nous imposer des lois, c’est vraiment très mince. Ajoute à cela que les Québécois n’ont jamais majoritairement voté pour le parti fédéral de nos premier ministre provinciaux.

    Donc nous sommes légalement dans une position de contester TOUTES LES juridictions fédérales. Et comme cela fait plus de 20 ans que cette situation dure, le ROC peut difficilement dire que nous n’avons pas fait preuve de patience. Bref la situation actuelle démontre leur mauvaise foi.

    Donc si un référendum sectoriel gagnant pour sur une juridiction exclusive comme les taxes ou la langues. De quel coté penses-tu que la justice internationale pencherait ?

    L ‘avantage est de deux ordres dans cette stratégie. Premièrement le ROC ne peux s’en sortir avec des mensonges et des promesse. Le ROC va être obliger d’accepter ou de refuser. Il n’y a pas d’autre option. Si il accepte (très invraisemblable) nous avons une façon de préparer une transition en douceur. S’il disent non, alors le Québec se retrouve dans une situation comparable à Meech et un référendum sur la Souveraineté est pratiquement certain d’être gagnant. Bref, cela donne une situation gagnante quelque soit le résultat.

    Pour pouvoir convaincre les partisans que l’on peut aller chercher la coupe Stanley, il faut être capable de scorer en saison régulière. Mais si on tente un troisième référendum sans avoir motivé l’équipe, là nous allons nous faire éliminer … pour de bon.

    P.S. Je ne sais pas si tu étais au courant, mais le torchon brûle parmi les membres de l’Union Européenne. (Les pays membres veulent reprendre un contrôle complet de l’immigration.) Ce qui est aussi à notre avantage.

  13. Cette phrase :
    Ajoute à cela que les Québécois n’ont jamais majoritairement voté pour le parti fédéral de nos premier ministre provinciaux.

    aurait du être

    Ajoute à cela que les Québécois n’ont jamais majoritairement voté pour le parti fédéral de nos premiers ministres fédéraux.

  14. M. Préfontaine,

    J’ai toujours pensé que lorsqu’on possède un bon compte de banque et aucune dette, tout est plus facile pour réaliser ses projets. J’imagine que vous en conviendrez aussi.

    Si la province de Québec croule sous les dettes comme on peut s’attendre qu’elle le sera et si le prochain
    gouvernement est formé par celui du Parti Québécois, ce serait naïf de croire qu’on puisse déclarer ‘unilatéralement’ l’indépendance du Québec sur le champs, sans que ce nouveau gouvernement ait fait preuve de ses capacités à bien administrer et à bien gérer ce nouveau pays.

    À date, j’oserais affirmer que Madame Marois saura s’imposer et se faire respecter. Nous savons fort
    bien que toute cette propagande haineuse à son égard est largement encouragée par les fédéralistes
    qui se gargarisent de voir la dissension au sein du Parti Québécois vis-à-vis le leadership de Madame
    Marois. Les Québécois ont la réputation d’être un peu ‘suiveux’ et et ce n’est pas pour rien que le mouton a fait partie de notre histoire lors de la fête de la Saint-Jean-Baptiste…

  15. Un point que j’avais oublié d’aborder. C’est l’étapisme du Claude Morin qui n’a pas fonctionné. Par contre celui du Monténégro a parfaitement fonctionné. Au moment d’accéder à l’indépendance, il n’y avait pratiquement que le partage de l’armée à discuter.

  16. Je suis un des 50 signataires et pourtant, je ne demande pas le débat de madame Marois, loin de là. Madame Marois fera non seulement une excellente première ministre mais seras sans aucun doute une femme d’état. La lettre étais sur la gouvernance souverainiste, pas contre Marois dans mon cas. En d’autre mot, je vous interdis de parler en mon nom lorsque vous affirmer une sottise de la sorte. Et malheureusement pour vous, je suis loin d’être le seul des 50 signataires à partager mon point de vue. Je vous demande donc de ne plus vous faire du capital politique sur mon nom.

  17. Vous m’interdisez… Ah ces péquistes, ils se prennent tellement au sérieux! J’en ai rien à foutre de vos interdits. Si je crois que Marois doit partir, et c’est d’ailleurs l’évidence-même quand on voit à quel point la population ne peut la sentir, je le dirai et j’y associerai qui je veux quand je veux. Bonne soirée.

  18. @Isabelle Lefebvre: Je suis en total désaccord avec vous pour deux raisons. La première étant que le projet indépendantiste n’en est pas un économique, mais principalement identitaire: nous voulons assurer la survie du peuple québécois. La deuxième, c’est que dès qu’on parle de dettes, nous aurons des visions différentes. Il est évident que si le projet de Marois propose des réformes de droite telles que des hausses de tarifs ou des baisses de service, nous serons de nombreux social-démocrates à lui tourner le dos. C’est EXACTEMENT pourquoi la « gouvernance souverainiste » ne peut pas marcher et ne marchera jamais: on ne peut pas gouverner sans se positionner sur l’axe gauche-droite et on ne peut pas le faire sans se mettre à dos la moitié l’aile opposée. En conséquence, cette « gouvernance souverainiste » ne peut qu’entraîner déchirements et sabordages.

  19. Très constructif, comme réponse…

  20. Tu utilises mon nom à des fin purement personnelle avec des mots que je n’ai jamais tenue. Non tu ne vas pas utiliser mon nom si sa te chante. Ta le droit à ton opinion, j’en ai rien à foutre que tu sois contre Marois mais c’est pas mon cas. Alors n’utilises pas mon nom.

  21. @Mathieu Léveillée: Primo je n’ai jamais utilisé ton nom. Secundo si je veux l’utiliser je vais l’utiliser. Tertio si ça ne te plait pas, tu cesses de participer aux débats publics en signant des lettres ouvertes et tu vas te cacher dans une cave. Merci, je crois que je t’ai assez lu.

    @Bertrand Lemire: Le commentaire n’étais pas constructif alors la réponse ne l’est pas. Je n’ai pas de temps à perdre avec des gens qui n’assument pas leurs gestes. On ne peut pas participer au débat public puis s’enfuir quand ça ne fait pas son affaire. Je l’ai assez lu, celui-là.

  22. @Louis P.

    Et si vous releviez un peu le niveau du débat? Moi je trouve pertinent que M. Léveillé s’inquiète de l’utilisation de son nom et de la déformation de ses propos.

    On n’ira pas très loin en disant «moi je veux ceci, moi je veux cela». C’est la différence entre un débat et du défoulement.

  23. Je n’ai pas utilisé son nom. Et s’il ne peut tolérer le débat public, qu’il se retire du débat public. C’était ma dernière intervention sur ce sujet.

  24. Le parti indépendantiste est maintenant la seule voie. La voie de la survivance, un vote un pays.
    La création de la plupart des pays dans le monde est basée sur l’idendité pas sur l’économique.
    Le projet de société il est là. l’indépendance. Après vous débatterez du projet économique à votre guise,
    gauche/ droite!

  25. Comment ça se fait que les gens ne comprennent jamais que: Pour avoir une bonne économie, il faut avoir la LIBERTÉ! Pour avoir « un bon compte de banque et aucune dette » il faut être en plein contrôle de son système économique et politique.

    En autant que l’économie du Québec soit entre les mains des fédéralistes qui nous exploitent et se servent de notre pays comme colonie mercantile, on aura JAMAIS « un bon compte de banque et aucune dette » car c’est justement à l’avantage de nos ennemis de nous appauvrir.

    Par exemple: La Caisse de Dépôt et de Placements. Ceci fut créer par le Parti Québécois pour enrichir le Québec et de servir comme « bas de laine » pour l’Indépendance. Et comme d’habitude, ceci fut donné au fédéraliste quand les Libéraux prirent pouvoir et, oops, devinez quoi Mesdames et Messieurs… On a perdu 40 milliards. Ceci est mauvais pour l’économie québécoise alors ça ne serait pas avantageux de faire l’Indépendance.

    Vos voyez la logique? Ça fait parti de la stratégie fédéraliste.

    C’est comme si tu essayais de sortir de chez-nous mais il pleut dehors et je te dis: « Tu ne devrais pas sortir car tu n’as pas de parapluie. » Et à chaque fois que tu te fabriques un parapluie, tu me le donne et je le déchire. Après, je te le redonne et tu te dis: « J’aimerais bien sortir de chez lui mais il pleut et mon parapluie est déchiré… alors je reste… »

    Vous comprenez? La seule façon d’avoir un « bon compte de banque et aucune dette » est de prendre contrôle de son destin national et ceci est ce qu’empêche le fédéralisme canadien.

  26. Pour ce qui est de la démagogie, tu es le champion.

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