Force Québec ou Capitulation Québec?

La création annoncée d’un nouveau parti politique fédéraliste et de droite (comme si cela manquait au Québec), articulé autour de François Legault et Joseph Facal, ne peut que laisser songeur. Deux ans après la mort annoncée de l’ADQ et sept ans après que Jean Charest ait promis sa propre révolution du « bon sens » inspiré des réformes de droite de l’ancien premier ministre ontarien Mike Harris, c’est encore une fois la même rengaine: une nouvelle bande de joyeux politiciens s’improvisent guérilleros du grand capital pour lutter contre « l’immobilisme ». Les visages changent, mais le but demeure: en finir avec une social-démocratie qui empêche les mieux-nantis de s’en mettre plein les poches.

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Typiquement, une fois au pouvoir, ou près de celui-ci, les mentalités finissent par évoluer. On se rend compte, chiffres à l’appui, que le modèle québécois est de loin supérieur à beaucoup d’autres modèles dans le monde. Nous sommes plus en santé, notre dette est dans la moyenne des pays de l’OCDE, nos bas frais de scolarité encouragent l’accessibilité, nous enrichissent, et ceux qui ont appliqué les recettes des « Lucides » sont aujourd’hui ruinés. On constate également que la population est capable de se mobiliser, que les syndicats, représentant démocratiquement leurs membres, sont en mesure de s’opposer à la mise aux enchères de notre bien commun. Les positions finissent ainsi par s’adoucir et on réalise, finalement, qu’il vaut mieux respecter la population et y aller à petits pas.

Or, cette fois-ci, on nous promet que ce sera différent. Contre l’immobilisme! Contre le statu quo! Pour une fois, on va réellement bouger! Alors que les trois quarts des Québécois veulent la démission d’un premier ministre ayant trop jouer à touche-pipi avec le privé, on nous en promet davantage! Alors que les mouvements de citoyens ont permis de faire reculer le gouvernement libéral lorsqu’il exagérait dans ses réformes (Mont-Orford, Suroît, etc.), on nous promet presque, pour mieux vendre sa salade, que la population ne sera plus écoutée. Pour en finir avec l’immobilisme, on va tout brûler.

On a parlé d’appeler ce parti « Force Québec ». Pourquoi pas. En Italie, ils ont le Forza Italia, parti d’un Berlusconi qui transforme en échec pour la population tout ce qu’il touche. Au moins, on saura à quoi s’attendre!

Le cas Facal

Joseph Facal représente à lui seul tout ce qui ne marche pas en politique au Québec actuellement. Belle-mère péquiste parti pelleter des nuages, il a passé les dernières années à parler d’indépendance, d’identité et de culture québécoise dans les pages du Journal de Montréal de Pier-Karl Péladeau. L’indépendance, oui, mais pas pour tout le monde. Et certainement pas pour le lockouté qui vit dans la misère depuis un an et demi parce que M. Facal a décidé d’encourager Quebecor. Une indépendance proprette, déconnectée de sa base, loin des préoccupations du citoyen lambda. Une indépendance tout à fait hostile à la réalité d’un combat de libération nationale ayant toujours marché main dans la main avec la libération collective des travailleurs, des chômeurs et des moins-nantis.

J’ai connu plusieurs Péquistes qui ne juraient que par lui. Et moi, je leur disais: « ce type n’est pas de notre côté ». Qu’importe, qu’on me répondait, car il est indépendantiste! Et bien non, il ne l’est plus. Il a décidé de la rejeter aux calendes grecques, ce qui ne saurait surprendre quand on part du principe que tout projet de libération collective basé sur des prémisses économiques hyper-individualistes ne fait pas de sens. Facal était indépendantiste parce qu’il voulait un pays « sur la mappe », pas par un quelconque désir d’inventer une société différente permettant d’assurer à la fois la survie du français ET une réduction des inégalités sociales. Pour lui, l’indépendance du Québec ne constituait qu’une façon supplémentaire de l’enchaîner aux accords économiques internationaux et d’y appliquer des réformes économiques qui ont déjà prouvé leurs échecs un peu partout.

Il tente maladroitement de se justifier sur son blogue en parlant de la nécessité de gouverner à court terme – et d’oublier l’indépendance – afin d’infléchir une situation qu’il considère comme catastrophique. Encore une fois, notons-le, avec le thème archi-utilisé des « Lucides »: nous serions trop endettés (ce qui est faux, Lisée l’a noté). Facal y va même d’une loufoquerie: « Les gouvernements ne peuvent plus emprunter ni hausser les impôts pour se financer. » Étrange, ne trouvez-vous pas, qu’après avoir baissé les impôts des mieux-nantis pendant une décennie, jusqu’à un point où ils sont parmi les plus bas des pays industrialisés, il se refuse jusqu’à considérer une saine hausse de ceux-ci?

C’est le principe qu’avait si bien expliqué Josée Legault: on affame la bête étatique en préparant le démantèlement de l’État-providence. À chaque période de croissance, on réduit les impôts, et à chaque recul de l’économie, on coupe les services et augmente les tarifs régressifs. On coupe les impôts, et cinq minutes après l’avoir fait, il est trop tard, on ne peut plus les hausser. On appelle cela un aveuglement idéologique.  On appelle cela une capitulation.

Si Facal se contentait de parler de culture, de langue et d’identité; s’il gardait ses thèses de l’extrême-droite économique pour APRÈS l’indépendance, on pourrait presque le trouver sympathique. Mais quand il torpille le projet indépendantiste et cherche à dépecer notre État pour satisfaire sa soif de pouvoir et son penchant idéologique de droite, il devient une nuisance.

La seule chose qu’il prouve, outre son profond manque de jugement, c’est la nécessité pour le Parti Québécois d’adopter un échéancier rapide et clair pour l’indépendance, sous peine de finir écartelé entre son aile-gauche et son aile-droite. En ce sens, Facal nous est très utile: il expose clairement le manque de leadership de Pauline Marois et l’incapacité du PQ à faire la seule chose pour laquelle il devrait exister: l’indépendance du Québec.

La seule Force dont le Québec a besoin, en ce moment, c’est celle devant mener à la libération nationale et commune de ses citoyens, à la fois du carcan canadien et des idéologues désirant privatiser notre bien commun et nous appauvrir collectivement.

Et à court terme, cela signifie tourner le dos aux traîtres comme Joseph Facal et sa Force Québec qui, aveuglés par leur idéologie passéiste, risquent de nous éloigner de notre mieux-être.

Plus que jamais, la vraie force ne consiste pas à se plier aux diktats économiques des grandes entreprises et des lobbys de droite, mais à se tenir debout pour le plus grand nombre de citoyens.

Ce n’est peut-être pas Force Québec, finalement, qui devrait constituer le nom de ce mouvement, mais bien Capitulation Québec.  Quand nous sommes agressés au quotidien par une idéologie ayant fait tant de ravage partout sur la planète, l’immobilisme constitue peut-être un moindre mal…

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19 Réponses

  1. Force Québec traduit en anglais: Power Quebec. Très proche de Power Corp, le commanditaire:

    http://www.vigile.net/Diviser-pour-saigner

    JCPomerleau

  2. Diviser pour régner.

    Il y a quelques décennies, l’OCDE a proposé, suggéré, murmuré au Canada de réduire les conditions jugées trop avantageuses de l’assurance-chômage, car ces conditions auraient, selon l’OCDE, pour effet d’accentuer la pression à la hausse sur les salaires… Ce qui fut fait avec un certain succès. Cela a donné le régime actuel de l’assurance emploi.

    Dans un sens et à l‘occasion, l’immigration est aussi utilisé dans le même but : augmenter l’offre de travailleurs déjà formés dans certains secteurs (ce qui semble exclure les domaines géré par les corporations, pour le moment) quitte à engendrer de nouveaux chômeurs.

    Le déficit zéro a aussi servi d’alibi à ce genre de politique. On coupe massivement dans la santé tout en prétendant créer deux nouveaux méga hôpitaux! Cherchez l’erreur…

    Ce qui ne veut pas dire que les services publics soient toujours biens gérés. Mais encore là, pourquoi? Pour justifier les politiques et les idées d’un Philippe Couillard? Que le MELQ soit en train de détruire l‘école publique on s’en fout : il n’y a qu’à se tourner vers l’école privée. Et tant pis pour les laissés-pour-compte qui de toute façon vont l’avoir leur diplôme même s’il ne vaudra pas grand-chose.

    Etc. Etc. Etc.

  3. Robert Lachance l’exprime mieux que n’importe qui:

    « Ils font pitié à voir ces gérants provinciaux à tenter de nous faire voir de la création de richesse dans ce qui n’est qu’un moment préparatoire à un vaste encan où déjà les manants se bousculent pour se disputer les postes d’encanteurs fiables.

    Ils se drapent dans la rhétorique économique pour mieux nous préparer un hiver de force. Un destin minable à se chicaner sur la meilleure manière de chauffer la maison en brûlant les meubles. Ils sont médiocres et voudraient nous en faire une Histoire. »

    http://goo.gl/FHIn

    Tout de même drôle de voir la binette de Facal en haut de page.

  4. J’aime bien le Blog de Joseph Facal. Il est la version amélioré de Mario Dumont; Des constats intéressants, mais rarement les bonnes solutions. Tout le monde aimerait que le déficit ne grossisse pas. Mais au lieu de demander au citoyen d’ajouter un trou à sa ceinture et de la serrer encore plus ne serait-il pas temps de mettre plus d’énergie à assainir le fonctionnement de la machine gouvernementale:

    – La Caisse de Dépot a perdu en 2 ans, l’équivalent de 15 ans de travail.
    – Le projet du Chum ne cesse d’augmenter pourtant pas une pelleté de terre n’a été faite. Hydro-Québec est capable de faire des projections et de préparer de projets avec des projections de coûts fiables. Pourquoi ne serait-pas possible pour la santé? Pourquoi ne serait-il pas possible de créer un modèle standardisé d’hôpital. plutôt que de réinventé la roue à chaque fois ?

    – Gaz de schisme et uranium. Quand on sait que nous donnons littéralement nos ressources. Ne serait-il pas temps de dépoussièrrer les lois sur les mines, avant de taxer encore plus les Québécois ?

    – Après avoir dit que la réforme avait été déformé par les fonctionnaires du ministère de l’éducation. Il ne semble pas très préoccupé par le problème. En fait, je constate que pour lui le travail de politicien semble surtout une « job de comptable ».

    Pire, il prétend que la quête de la souveraineté n’aurait pas une dimension économique. Pourtant, ne dit-on pas que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Combien d’énergie gaspillé à défendre constamment la langue alors que le respect de l’intégralité de la loi 101 aurait règlé le problème une fois pour toute. Pas étonnant que les électeurs se désintéressent de la politique, au Québec on ne règle jamais rien, on ne met que des pansements temporaires.

    j’espère que le nouveau parti va déloger les Libéraux, mais pour un souverainiste comme moi ce parti ne sera jamais une alternative.

  5. Force Québec?

    Par Marc-André Blanchette

    Depuis quelque temps, quelques anciens députés issus de partis politique parlent d’un projet de parti politique. Une démocratie tripartite pour le Québec? C’est envisageable, puisque plusieurs analystes politique se font porteur d’un nouveau prisme d’analyse.

    J’écoutais à la radio l’autre jour une nouvelle perspective de la politique Québécoise qui me semblait sensée. On parle ici de recentrer le débat politique autour de la gauche socialiste et la droite néo-libérale. Ce débat me semble actuellement plus souhaitable, étant donné l’effritement du symbole de la démocratie. Commission Bastarache, délire de financement et prête-noms, copinage dans les questions de contrats, etc.

    La bonne gouvernance est une condition sine qua non pour l’édification d’un projet de société plus poussé. Je pense que le débat prend une tournure , parce que dans un régime démocratique, les gens ont une forte tendance à payer des impôts. Dans l’optique clientéliste du système actuel, le manque de légitimité d’un gouvernement, pousse les gens à essayer d’éviter l’impôt. Et bien à eux de le faire.

    Le débat initié par des gens de vision, est maintenant devenu une question pour comptable et économiste averti. Alors la question nationale tombe instantanément dans un délire constitutionnel. Le statu quo est atteint sur ce sujet malheureusement ou heureusement, actuellement la question n’est pas là. Étant donné le statu quo atteint sur plusieurs questions, il nous faut déplacer le débat, sinon la politique politicienne s’essoufle, et le débat politique est sein pour la démocratie.

    Il est aussi grandement temps de se poser la question sur la gauche et la droite au Québec, sur nos modèles managériels au sein de la fonction publique. Des questions de gestionnaire vous me direz, mais des questions pertinentes pour le moins. Des coupures dans la fonction publique, une redéfinition du rôle de l’État pour les citoyens? Des questions qui ont somme toute été reléguées au second plan derrière la question nationale.

    Vu le cul-de-sac constitutionnel du débat de la souveraineté du Québec, des hommes et femmes ont décidé de mettre en relief des concepts de base du fonctionnement de l’État. Le grand schisme démocratique au Québec est tel que le débat doit changer pour faire évoluer de nouvelles idées. Auront-ils vraiment de nouvelles idées, on peut supposer que non. Cependant, ils auront certainement de nouvelles questions, que le Québec mérite de se poser.

    Hypothèse quant au nouveau débat public: Peut-être est-il temps que le québécois devienne citoyen québécois, qu’il s’informe des nouveaux projets de société, de la direction générale du conglomérat à la tête de SA démocratie. Que les médias cessent d’être l’oiseau qui prémastique pour donner à l’oiselet. Peut-être sommes-nous un grand peuple… tout reste à prouver

    Bien que je ne sois pas plus certain que vous des résultats de cette nouvelle formation politique, je lui accorde tout de même le crédit d’habiter démocratiquement ses testicules.

    Bonne Chance à vous Force Québec

    http://www.visionmissionmarketing.com/blog/2010/10/07/force-quebec/

  6. À vrai dire, non :

    Force = strength

    Puissance = power

  7. Enfin un billet comme je les aime…

    «Étrange, ne trouvez-vous pas, qu’après avoir baissé les impôts des mieux-nantis pendant une décennie, jusqu’à un point où ils sont parmi les plus bas des pays industrialisés, il se refuse jusqu’à considérer une saine hausse de ceux-ci?»

    Encore la machine à propagande en oeuvre. Elle a tellement bien fonctionné qu’ils ne prennent même plus la peine d’ajouter des arguments, car leurs mensonges sont devenus des vérités à force de les répéter. Mais, non, certains ne les croient toujours pas, heureusement.

    http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/la_revolution_tarifaire_au_quebec

    Étrange aussi que leur programme soit essentiellement celui qui est à l’oeuvre actuellement par le PLQ. Essaient-ils de nous faire croire que la même recette appliquée par des gens non corrompus (ou peut-être pas encore…) transformerait tout d’un coup une citrouille en carosse doré ?

  8. Bravo pour cette analyse claire et percutante.

  9. Ce qui est déplorable que pour des raisons ‘philosophiques’ on soit en train

    de diviser les votes pour permettre au parti actuel de garder le pouvoir

    pour un autre terme désastreux. Ce qui compte pour le moment, est de voter

    pour le parti qui a le plus de chance de déloger ce gouvernement.

    Sommes-nous Québécois pour une fois, assez solidaires et disciplinés pour

    comprendre qu’il est dans notre intérêt de se ranger derrière un seul chef

    et d’oublier nos propres idéaux pour quelque temps? Au Québec, il semble que

    nous sommes rendus avec plus de chefs que d’Indiens.

  10. « La seule chose qu’il prouve, outre son profond manque de jugement, c’est la nécessité pour le Parti Québécois d’adopter un échéancier rapide et clair pour l’indépendance, sous peine de finir écartelé entre son aile-gauche et son aile-droite. En ce sens, Facal nous est très utile: il expose clairement le manque de leadership de Pauline Marois et l’incapacité du PQ à faire la seule chose pour laquelle il devrait exister: l’indépendance du Québec. »

    Tu as bien raison Louis.

    Tout ces lucides qui pensent avoir raison, qui veulent s’enrichir, qui croient pouvoir s’en sortir dans le goulag canadien, oublient l’essentiel: le vrai remède est le patriotisme. Un patriotisme généré par l’obtention d’un État nous donneras la force, la dignité et les moyens pour lutter contre le décrochage scolaire, le déclin du français et le déficit commercial. Nous lutterons pour notre pays le Québec. Nous excellerons en classe. Nous exprimerons en français et nous ferons travailler nos gens en fabriquant nous-même les voitures par exemple et en important nous-mêmes s’il y lieu les produits plutôt qu’encourager les importateurs Ontariens. Autrement dit, nous regarderons un peu mieux les étiquettes sur les produits.

    Merci d’avoir pris une pause dans l’écriture de ton livre pour nous parler de Force Québec.

    Daniel

  11. Le grand capital veut nous saigner!!! C’est un complot contre nous! Le nous collectif!!! Aux armes compagnons, faisons la révolution prolétaire contre le grand capital!

  12. Le PQ de Marois ne travaillera pas à faire l’indépendance s’il est porté au pouvoir aux prochaines élections: c’est la seule chose de claire qui ressort de sa proposition de programme.

    Or moi, je suis un gars de centre-droite, et même de droite sur certaines questions. Par le passé, le PQ est arrivé à me faire voter pour lui parce que la souveraineté semblait réalisable à moyen terme, et c’était le seul parti qui voulait la faire. Aujourd’hui Pauline Marois elle-même, en accord avec l’opinion publique telle que n’importe qui peut la décoder présentement, déclare que ce n’est pas à l’ordre du jour immédiat. Alors pourquoi me sentirais-je tenu de voter pour ce parti qui promet de ne pas faire la souveraineté?

    C’est qu’il y a justement aussi l’aspect idéologique des choses. Par le passé aussi, René Lévesque et Parizeau étaient conscients que le PQ, quoique d’orientation fondamentalement sociale-démocrate, était (à leur époque) une coalition oû les nationalistes de droite étaient accueillis; il fallait que ces derniers acceptent certains compromis sur leurs idées pour y adhérer, mais ces chefs-là savaient eux aussi faire la part des choses au moment opportun pour ne pas heurter certains ténors plus conservateurs (ce n’était pas encore un crime de l’être). Lévesque est bien allé chercher un Rodrigue Brion et un Jean Garon, et Duceppe est allé travailler pour un chef comme Lucien Bouchard. Aujourd’hui Bouchard ne pourrait même plus être candidat dans le parti qu’il a fondé, après les purges que le chef actuel du Bloc a imposées au cours des années dans sa députation et l’appareil du parti. C’est pareil dans le PQ. On veut bien que je vote pour eux, mais plus question de me ménager; les gens comme moi, on les envoie chier.

    Alors pourquoi me sentirais-je gêné de regarder ailleurs si on peut se passer de gars comme moi, je vous le demande? D’autant plus que les commentaires désobligeants confirment ce que je pressentais: pour les nouveaux orthodoxes, on ne peut pas être souverainiste si on n’est pas clairement de gauche. C’est bien fini les histoires de coalition (bonne chance au prochain référendum).

    Eh bien si c’est comme ça, vous n’avez donc plus besoin de mon vote!

  13. À votre place, j’éviterais de sauter sur les conclusions au sujet de Mme Marois. Un parti ne peut faire l’indépendance. Seul le peuple a se pouvoir. Par contre, par contre le PQ peut faire la démonstration que le Canada ne sera le pays que nous voulons.

    Vous me direz,  » Quel en serait l’intérêt? « . La réponse est dans nos erreurs passées. Nos deux tentatives se sont soldés par des échecs, justement parce que le PQ n’avait pas mis l’accent sur cet aspect. Ce n’est pas au second référendum que les Québécois ont passé le plus près de devenir souverain, mais bien au lendemain des échecs des négociations du Lac Meech ! Le support pour l’indépendance tournaient autour de 80% chez les Francophones. Un référendum sur la souveraineté aurait passé comme du beurre.

    Le programme du PQ fait mention de référendum sectorielle. À votre avis que se produira-t-il si le Québec reçoit un refus devant le résultat de ces référendums ?

    Nous savons maintenant qu’au deuxième référendum, les fédéraux n’ont pas hésiter à utiliser la tricherie. Alors dans ces conditions, pourquoi devrions-nous prendre la même stratégie sachant qu’ils connaissent déjà la parade à cette approche.

    Je vous signale que les Québécois ne font toujours pas de la fédération canadienne. Malgré tout, nous nous sommes comporté comme si c’était le cas. Bref du point de vue de l’opinion mondial, personne ne peut contester que nous allons laisser toutes les chances au Canada anglais de nous faire une contre-offre. Donc dans ce contexte, les Québécois peuvent remettre en question des juridictions exclusive fédérales. Les Québécois sont lié au Canada par une entente qui les lient à une confédération qui n’existe plus. Il ne faut pas oublier que le référendum n’est qu’une des clés de la victoire. Il faut également avoir l’opinion mondial en notre faveur. En revendiquant une plus grande autonomie avant de faire un référendum sur la souveraineté, nous mettons toutes les chances de notre coté.

    Donc avant de sauter sur les conclusions, il serait sage d’attendre le début de la campagne et de lire avec attention le programme avant de conclure à l’abandon de l’article 1. Moi nom petit doigt ne dis que nous risquons de connaître une autre crise de Meech, sous le mandat de Marois …

  14. […] This post was mentioned on Twitter by Éric Messier, Louis P.. Louis P. said: https://ledernierquebecois.wordpress.com/2010/10/07/force-quebec-joseph-facal […]

  15. Bon, j’avais dit que je ne reviendrais pas,je fais une exception, j’ai lu et adoré ce billet. J’ai ri en plus. Magnifique synthèse et je suis 100% d’accord. Bravo! Quand c’est bon, faut le dire….

    Des vieilles putes regroupées dans un mouvement, en plein automne en plus, misère la déprime!

    Étrange la nouvelle mode qui consiste à laver les partis de leur idéaux, faut pas de SPQ-Libre chez les péquistes, on fait un nouveau parti de vieux PQ, les FQ(Faux Culs) vide d’idéal, certains pensent que les collectifs féministes et PCQ n’ont pas leur place chez QS…

    Peu importe ce qu’on en pense, tout cela renvoie le message qu’on ne doit pas avoir le courage de nos idéaux, ce qu’on reproche toujours aux politiciens!?! En fait on dirait qu’il faut tout aplanir mais au nom de quoi!?!? Ça peut être le reflet d’une société fade et trop conformiste, en tout cas, c’est plate.

  16. À l’opposé de vous, nous pensons que les gouvernements minoritaires à plusieurs partis soit la meilleure chose qui puisse arriver dans notre système politique actuel. La plupart des pays de l’Europe ont ce genre de gouvernements de coalition et cela fonctionne relativement bien.

    Si on veut être solidaire et discipliné comme vous le dites, il faut prôner un surpassement du capitalisme, pas son support. Les partis politiques actuels sont pour la plupart de droite ou de gauche, nous pensons qu’il faut surpasser ce clivage.

    Vous dites que « Ce qui compte pour le moment, est de voter pour le parti qui a le plus de chance de déloger ce gouvernement ». N’est-ce pas là exactement le genre de pensée qui a porté Jean Charest au pouvoir? De plus, qui est le mieux placé? Le nouveau Force Québec, clone exacte du PLQ, le PQ ou Québec Solidaire? Si on se contente de l’avenue facile, de voter pour le moins pire, nous aurons droit au même gâchis qu’avec Jean Charest!

    Il ne faut plus miser sur nos élites politiques et économiques pour révolutionner le monde, le système actuel leur convient parfaitement. Il faut miser sur les force du peuple organisé, sur l’activisme citoyen!

  17. Je comprend vos inquiétudes, mais je dois vos rappeler qu’un gouvernement de coalition est une possibilité dans notre modèle politique. Il serait peut-être temps que l’on en tienne compte.

    Je suis un souverainiste convaincu, mais depuis pas mal de temps mon vote pour le PQ est un vote par dépit. Le PQ donne tout les signes d’un vieux parti. Programme vague et une volonté molle de résoudre les problèmes. Et enfin, beaucoup trop de vieux politiciens. Ou devrais-je dire des politiciens qui n’ont plus rien de nouveau à apporter depuis trop longtemps. Et qui en mène très large dans le parti.

    En tant que Québécois de plus de 50 ans, je suis exaspéré par le fait que nous ayons encore des débats sur la protection de la langue française. C’est un problème qui aurait du être réglé définitivement depuis longtemps. Le débat traîne depuis tellement longtemps qu’il commence à sortir des oreilles de certains québécois. Ce n’est pas un désintéressement auquel nous assistons, mais bien à un écoeurement. Et le PQ a une très large responsabilité de cette réaction, en particulier avec les années Bouchard.

    Il est temps que le PQ arrive avec des idées neuves, porteuses de notre projet de société. Dans tous les pays du monde, nous assistons à un vol de la démocratie grâce aux Chartes. Il est temps que le PQ cesse de garder le monopole sur des sujets comme la langue, la laïcité et la souveraineté. Et qu’il donne la possibilité au peuple ou à des organisations comme Impératif français de faire la promotion de loi.

    Actuellement, il n’y a que le PI qui parle de mettre en place des mécanisme de démocratie direct. Et je dois avouer que si le PQ, dans le prochain mandat, décide que de ne gouverner. Et bien, il perdra définitivement mon vote, en faveur d’un organisation plus jeune et surtout plus dynamique sur la question identitaire. L’économie c’est important mais pas au prix de notre identité.

    Je comprend votre point de vue, mais il me semble que les élections provinciales commence à ressembler de plus en plus à échanger 4 vingt-cinq sous pour un dollar. Un dollar moins corrompu, j’en conviens. Mais quand même, rien d’excitant au niveau des idées. Et comme beaucoup de Québécois, je commence en avoir ma claque ! Comme beaucoup de Québécois, j’ai l’impression que le PQ attend que le pouvoir lui tombe tout cuit dans le bec. Donc avant de plaider pour l’unité, les péquistes devraient commencer par exiger un programme digne d’intérêt.

  18. Effectivement, je me demande où est la lucidité à vouloir rester dans un système qui a tout à perdre à voir un Québec en santé, économiquement parlant.

    L’interdiction de l’exploration des ressources pétrolière dans le Golf St-Laurent, en est un très bon exemple. L’exploitation de cette ressource est sans danger dans les territoire en proximité de Terre-Neuve, mais le deviendrait dans les eaux territoriales d’un Québec indépendant. De qui se moque-t-ont, franchement ?

    Le golem de Power Corporation risque au bout du compte de diviser beaucoup plus le vote des fédéraux, que celui des souverainistes.

  19. […] cependant remarqué qu’il avait rappliqué dans la foulée de la sortie de François Legault (ici) où je me suis évidemment senti interpellé par son lien avec l’Islande à la phrase […]

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