L’aéroport politique

C’était la première fois que j’entrais à l’Assemblée nationale. C’était un peu comme pour l’aéroport: on arrive beaucoup en avance, on part toujours trop tard, on se fait fouiller de la tête aux pieds et on regarde bêtement les uniformes des employés, les gens et la décoration tout en cherchant les toilettes. Parti à 6h30 de Laval, arrivé à 10h30 au parlement à cause des bouchons et des travaux, j’avais un peu l’impression de souffrir du décalage horaire. Qu’à cela ne tienne, la cause valait pleinement le déplacement: l’occasion de dire à la ministre St-Pierre et à ses acolytes libéraux ce que je pense de son projet de loi 103.

Source de l’image

J’étais très bien entouré. La fine équipe. Impératif français, dont j’avais écrit la quasi-totalité du mémoire. Et Jean-Paul Perreault, son président, un homme dont j’admire la fougue, la détermination (ça fait trente-cinq ans qu’il se bat pour notre langue) et qui n’a pas peur d’aller au bâton et de bousculer pour faire valoir ses idées. J’étais présent pour l’épauler dans l’exhibition du mémoire de l’organisme et je dois dire que ça fut pour moi une expérience très positive.

Nous avons martelé nos points avec – j’ose croire – beaucoup d’aisance et au moyen d’arguments pouvant difficilement être réfutés. Signe de respect ou de décontenance devant la solidité de notre discours, la ministre St-Pierre n’a pas osé ou n’a pas été capable de nous coincer avec les nombreux pièges qu’elle avait tendus aux autres participants.

Bien que cette consultation ne jouit certainement pas de la visibilité de la Commission Bastarache ou des débats houleux de la période de questions, peut-être avons réussi, à tout le moins, à fournir des arguments aux opposants à cette loi… Je l’espère, et c’était avec grande joie que j’ai expliqué plus en détails certains passages du mémoire à certaines personnes d’influence.

VOIR LA VIDÉO DE NOTRE PRÉSENTATION ICI: LIEN ou LIEN ALTERNATIF (certains ont eu de la difficulté avec le premier lien) (Vous pouvez également lire le journal des débats ici: LIEN)

De la politique, moi?

Un député m’a félicité chaudement pour ma performance, une autre m’a dit que j’avais un talent naturel pour cela, un autre a parlé positivement de ma pugnacité. Ai-je si bien fait que cela? À vous de juger. Une chose est certaine, cela m’a fait goûter au pouvoir de l’art oratoire. J’avais déjà eu l’occasion de me faire les dents à diverses émissions de télévision, mais jamais n’avais-je eu le temps de bien développer mes idées comme aujourd’hui. Dans un monde idéal, cette vocation – car c’en est une – m’intéresserait probablement, même si je devais pour cela contrôler une forme d’anxiété paralytique transformant mes avant-performances en cauchemar neurologique. Le problème, c’est bel et bien qu’il ne s’agit pas d’un monde parfait. Si en Théorie, tout fonctionne pour le mieux, au Québec, la situation est plus morose.

En effet, si dans un monde idéal les discussions éclairées serviraient à trouver la vérité et le bien commun, dans celui de notre réalité, j’ai parfois l’impression qu’il s’agit davantage d’un spectacle pour épater la tribune. Le parti Rouge dit Noir, le parti Bleu dit Blanc et gare au député qui déroge! On ne se mouille pas, on ne prend pas de risques. On aseptise notre discours, on le pré-mâche jusqu’à ce qu’il soit tellement facile à digérer qu’on puisse le faire avaler à n’importe qui, indépendamment de ses valeurs intrinsèques.

Si je devais faire de la politique, pourrais-je garder ma liberté de parole? La réponse est non. Je devrais calculer. Sacrifier ceci pour cela. Au PQ, par exemple, je devrais piler sur mes convictions sociales-démocrates et accepter une évolution monstrueusement lente de la question identitaire. Et si je me battais à l’intérieur du parti, comme d’autres me l’ont suggéré, je me battrais dans le vide, contre des fantômes, étant poussé vers les limites du marginal et me voyant refuser toute possibilité d’avancement. Blanc c’est Blanc, Noir c’est Noir, toi le Gris tu fermes ta gueule. Et j’aurais le choix: me la fermer et devenir un parfait apparatchik satisfait de son veston de chez Simons et ayant une « carrière » en vue, ou bien parler et en subir les conséquences.

Non, ce n’est pas la politique qui m’intéresse. Celle des idées, celle des personnalités fortes, celle des créatifs et des battants, elle n’existe plus en ce moment. On l’a tuée. On se demande souvent pourquoi il n’y a personne de charismatique et de frondeur pour remplacer Charest et Marois. C’est pourtant très simple: si un individu avait la capacité de changer les choses, il aurait été exclu de son parti depuis longtemps.

Denis Trudel et La division des troupes

J’ai rencontré Denis Trudel à la cafétéria de l’Assemblée nationale. Il venait présenter le mémoire du Mouvement Montréal français (que j’ai également écrit). Il n’était pas très content de mon dernier texte, où je me servais de lui pour exprimer une problématique du discours indépendantiste.

« Louis, tu aurais dû m’appeler et m’en jaser! » Bien sûr que je lui ai répondu, « sauf que le texte ne parle pas vraiment de toi. C’est une image, un simple exemple de ce qu’il faut modifier dans le discours indépendantiste ». Discussion franche mais agréable. Car j’adore Trudel. Sérieusement. Ce type est une bonne personne. Mais à ses yeux, comme aux yeux de beaucoup de mes détracteurs, de tels textes divisent notre mouvement.

Moi, je lui ai répondu que je n’ai qu’un seul mouvement: la langue française.

Encore une fois, comme j’avais tenté de l’exprimer dans ce texte, le problème vient, à mon avis, d’une mauvaise conception de ce qui divise ou rassemble le mouvement pour la survie du français. Ce n’est pas la critique entre militants qui divise. Non, celle-ci, à l’image de deux frères qui se chamaillent et apprennent ainsi à devenir plus fort et à se battre, nous permet de devenir plus confiants dans notre argumentaire. Cette critique permet de déterminer les faiblesses de notre discours et, véritable argumentation darwinienne, de permettre aux meilleurs arguments de détruire les plus faibles. En nous critiquant mutuellement DANS LE RESPECT, nous contribuons à rendre notre discours plus fort, voire invulnérable. C’est ainsi et seulement ainsi que nous vaincrons.

Parlant de respect, j’en ai manqué envers certaines personnes, même si c’était en réaction à leur comportement (dans la plupart des cas). Yvan Major, Luc Lapointe, Jonathan Dépot, Patrick Bourgeois, Tania Longpré, Sonya de Rosby, Philippe Leclerc. Mea culpa. Je m’excuse. Vous savez pourquoi. Je pourrais dire que pour certains c’était mérité, mais ce ne l’était pas. Ce que j’ai appris aujourd’hui en confrontant des idées abominables avec le sourire, et que je vais tenter d’appliquer dans le futur, ce n’est pas l’hypocrisie ou la violence qu’on se fait soi-même, mais la capacité à ignorer ce qui est contre-productif et à ne pas perdre de temps avec la roche qu’on cherche à mettre au pied de quiconque décide d’avancer, seul, vers la recherche de la vérité.

Peut-être que je deviens plus politique, après tout.

On a tous un avion à prendre.

Beurk?

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13 Réponses

  1. Merci, Louis.
    La politique, c’est un peu un jeu de compromis, on vise le plus haut possible tout en sachant qu’on n’aura pas vraiment ce que l’on souhaite, mais qu’on aura probablement mieux que rien.

    En passant, ton vidéo ne fonctionne pas ! On ne fait qu’entendre le son.

  2. J’aime bien ton texte Louis et je pense comme toi sur ton dégout du système politique comme il est. Mon rêve ce serait de voir une majorité de député indépendant à la chambre qui votent en âme et conscience pour le bien être de la population qu’ils représente. Une loi toute simple pourrait déjà améliorer la situation je crois, il suffit que les votes soient secret et du coup on peut briser un peu la ligne de parti…

    Sinon j’espère que tu trouveras l’opportunité pour faire ce dont tu as réellement envie.

  3. Bravo pour les représentations à Québec pour nous.

    Daniel

    P.-S. Au lieu de bilinguiser, comme les Libéraux et les Adquistes le préconisent, avec l’assimilation pour conséquence, il faut faire en sorte que l’anglais ne soit plus nécessaire au Québec.

  4. Merci à M.Préfontaine, merci à M.Perreault et merci à toute l’équipe

    de présentation d’Impératif Français pour votre belle performance.

    Je suis émerveillé par le beau talent d’orateur de M.Préfontaine.

    Je sens qu’avec Impératif Français nous allons enfin voir le bout du

    tunnel avant longtemps en ce qui concerne la survie et le respect

    de notre langue. J’aimerais devenir membre, si c’est possible.

  5. En français, à ma connaissance, on ne dit pas: je suis Louis P. mais bien plutôt: je m’appelle Louis P..

    N’est-ce pas ?

  6. C’était excellent M.Préfontaine. Tout y est, le message est clair comme du cristal. Mais je ne suis malheureusement pas sûr qu’il passe.

    Ce que je vois, c’est le gros bon sens contre un gouvernement qui a visiblement un problème de gestion d’image, un problème de popularité, un problème de crédibilité, un problème de partisanerie insipide et de pensage-qu’on-est-en-campagne-électorale-à-tout-bout-de-champ-tisme. Peu importe quel libéral vous répond, ils suivent tous le même « template », le même modèle de réponse à chaque fois qu’ils patinent: on lèche le cul de l’adversaire une phrase ou deux, on divague sur les exploits du PLQ en ce qui a supposément trait au sujet puis on diabolise les actions du PQ en la matière.

    Voici ce que j’ai relevé… ça fait peur:

    Christine St-Pierre (PLQ), ministre de la culture, des communications et de la condition féménine.

    18:00 Début de la danse libérale: on tète, on s’aime donc, on s’donne des cadeaux, on se félicite pour notre beau travail, et blabla, et blablabla.

    18:45 première mention à « rendre hommage à René Lévesque et à son Héritage ».
    Ensuite elle tente de minimiser les chiffres, on savait déjà, et blablabla.

    Ah. S’il faut patienter jusqu’à 19:04 pour qu’elle prononce enfin le tant attendu « Gouvernement Landry en 2002 », M.Perreault lui précise son idée à 19:30, proposant de voter à l’unanimité pour l’utilisation de la clause dérogatoire, chose qui s’est déjà faite dans le passé et qui constituerait, effectivement pour un gouvernement méprisable qui n’a jamais rien d’autre à répondre aux vraies questions que de rapeller les omissions ou erreurs du PQ à une époque révolue, une *tache* (wtf, crisse!) au bulletin international du Québec (32:10, la main sur le coeur en plus. J’en ai pleuré.)

    Bref elle se conduit en bonne petite libérale et aborde ses interlocuteurs d’un ton narquoi sinon méprisant (la posture est révélatrice; la gestuelle est remarquable par contre, bien calculée), et elle gruge le temps en cassant du sucre sur le dos du PQ pour une histoire qui date d’il y a 8 ans sinon plus.

    22:34 Elle va jusqu’à méprendre l’esprit de R.Lévesque et de C.Laurin qui « reconnaît cet espace » pour l’anglais. On aura tout vu.

    C’est à 22:50 que Louis P. a une chance de corriger le tir: c’est effectivement contre-productif de parler de 2002 et du pourquoi et du comment de quossé qui motive quoi pis blablabla. Du vrai PLQuisme.

    Quand on joue aux échecs, c’est les coups à venir qui comptent. Le joueur qui passe son temps à vouloir réparer les pots cassés, le joueur qui ne regarde pas le jeu tel qu’il se présente en ce moment présent à ses yeux, ce joueur-là perd la partie. Simple curiosité, j’aimerais savoir en quoi la politique diffère à ce point des échecs pour que la règle ne s’y applique pas.

    Mais c’est la réponse de Mme.St-Pierre qui vaut de l’or: Elle bafouille, baragouine, s’enfarge et finit par commencer une explication toute libérale pour contrer des arguments irréfutables, pour (sûrement au moment où elle se rend compte qu’elle divague) traiter M.Perreault de vieux (24:50) avant de repasser la cassette à Charest et d’accuser le PQ de toutes les misères du Québec (24:55-25:35). L’opposition chahute, on rapelle à l’ordre.

    Tout ça n’est qu’un cirque partisant pour le PLQ, qui ne pense qu’à la façon dont ils vont s’y prendre pour obtenir un énième mendat qu’ils n’obtiendront – espérons-le, jamais. La loi 104 a été adoptée à l’unanimité en 2002 (de nous rapeller M.Perreault), ça ne saurait être autre chose que la suite logique des choses qu’à l’unanimité l’Assemblée Nationale décide de refuser de plier devant une institution fédérale qui souhaite notre extinction, et à court terme si possible.

    Alors à 27:38 c’est au tour de Mlle.Stéphanie Lavallée (PLQ) de reprendre la danse libérale, de lécher les bottes (soyons polis) et de prononcer le mot « ami » en parlant de M.Perreault, avant d’affirmer que la vision d’Impératif Français sur la loi 103 peut être interprétée comme une « autoroute congestionnée » vers la fin du Français au Québec, puis d’affirmer haut et fort que « c’est pas la majorité qui font ça », que des jeunes qui fréquentent les écoles passerelles, c’est pas la majorité. ÉVIDEMMENT QUE C’EST PAS LA MAJORITÉ, %$%?/%& »/%!!! Et de renchérir en disant que les arguments d’Impératif Français sont très forts, qu’il y a un recul en Outaouais mais peu d’écoles non-subventionnées. Hey wow. Non mais bravo la grande, c’est pour ça qu’on fait Sciences Politiques à l’université? On parle de la MINORITÉ ANGLOPHONE. Le PLQ passe son temps comme dans la toune de Plume là, toujours à côté d’la track.

    À 31:20 on apprend que dans le vocabulaire libéral, « acharnement » s’exprime par le mot « passion » quand y’a une caméra.

    Donc c’est après une éternité de temps brûlé par la cassette libérale que M.Préfontaine se fait demander une *courte* réponse, s’il vous plaît. Parce qu’on fait tache au bulletin international du Québec (32:10).

    Je pourrais continuer de parcourir ainsi mes notes jusqu’à la toute fin, mais je préfère résumer avec la photo qu’on pourrait fixer à 48:51 (dans son contexte à 48:47), qui résume très, très bien ce que j’aurais eu envie de répondre à ces sourds de libéraux.

    Mon opinion, c’est que le monde d’Impératif Français savent pas mal plus que le gouvernement actuel ce qu’il convient de répliquer aux instances suprêmes du pouvoir législatif du Canada.

    C’est aussi que l’anglais devrait être disponible, pas imposé. Quelle preuve de fermeture à la multiplicité des cultures est-ce donc que d’offrir aux enfants, dans une école uniformément francophone, l’apprentissage d’une multiplicité de langues, en plus du français? Comme langue seconde, tierce, who cares? Ce qu’on veut, c’est que nos élèves résoudent des problèmes de maths rédigés en français, qu’ils apprenent l’histoire et la géographie du Québec en français, que l’école publique soit francophone, point. Ça n’empêche pas d’offrir de meilleurs cours d’anglais que ceux que nous offrons présentement. Et ça n’empêche pas non plus d’offrir des cours d’allemand, d’italien, d’espagnol, de roumain, d’arabe ou de chinois à la place de cours d’anglais. Je ne comprend pas en quoi la notion de bilinguisme est menacée. Ni quelle tache on ferait sur la scène internationale.

    Les libéraux ont tendance à omettre le mot « institutionnel » dans « bilinguisme institionnel », et à faire dire des choses au MIF que personne n’a dites. Il faut enseigner en français, et donner le choix aux élèves et aux citoyens de la -ou des, langue(s) qu’ils désirent apprendre. Il n’y a pas que l’anglais. L’imposer est colonialiste et oui, il est fort probable que d’ici 200 ans le français sera au Québec ce que le gaélique fut à l’Irlande. De grands bilingues, les irlandais.

    Ensuite, et ça, ce n’est pas mentionné, ce sera aux Québécois de décider s’ils feront du français une langue locale parlée seulement qu’au Québec et écrite, quand elle l’est (45% d’illettrés fonctionnels?), d’une façon incompréhensible pour le reste de la francophonie… s’ils feront du français le québécois ce que le français fit du latin… en oubliant qu’ils perdraient ainsi ce pourquoi ils se sont si fièrement battus.

  7. « de grands bilingues, les irlandais » …me semble que j’ai lu ça quelque part…

  8. j’relis là, pis me semble que l’image des échecs aussi ça me dit quelque chose…

    Désolé Louis, on dirait que tes textes me rentrent dans l’crâne lol

  9. @Fridoline: Je ne suis pas en désaccord avec cela, mais je ne suis pas rendu là dans mon cheminement intellectuel. Je crois encore, malgré que cet édifice puisse parfois être ébranlé, qu’il vaut parfois mieux semer les graines pour le futur que d’assécher définitivement le sol avec des politiques non seulement imparfaites, mais motivées par des intérêts autres que le bien-être de la nation. P.S. La vidéo fonctionne bien pour moi…

    @André: Merci beaucoup. Je le souhaite également!

    @Daniel Roy, C.A.: Merci! Que pas un ne vienne encore m’accuser de ne rien faire pour la cause. Je sais non seulement écrire, mais je vais au bâton quand il le faut! 🙂

    @Alarus52: Merci infiniment! Pour devenir membre d’Impératif français: http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/imperatif-francais/information/devenez-membre.html Pour ma part, je suis enchanté par le mouvement: voilà un mouvement qui n’a pas peur d’oser déranger pour faire avancer notre langue commune! (Ce qui n’enlève rien aux autres mouvements, bien sûr.)

    @Jean Lapointe: Je ne sais pas. J’aurais tendance à croire que les deux se disent, mais que le français, étant une langue plus riche que l’anglais, permet deux sens voisins mais différents. À mon yeux, il y a une différence entre dire « je m’appelle Louis P. », qui fait référence à un objet étant le nom, et de dire « je suis Louis P. », qui fait référence à l’être. Ceci dit, je n’ai pas la science infuse (pas encore, du moins).

    @AnotherFrogInThePond: WOW! Que dire de plus! Merci pour ce compte-rendu! Pour dire vrai, je suis passé à un cheveu de parler du jeu d’échecs. Vraiment, un cheveu. Mais je n’étais pas encore réchauffé et j’ai préféré m’en tenir à un discours plus conventionnel. Mais je suis d’accord avec votre analyse et l’anecdote du jeu d’échecs me semble très pertinente! Ça m’a fait penser à: https://ledernierquebecois.wordpress.com/2008/12/18/reduire-son-stress-la-vie-comme-les-echecs

    Nous étions TRÈS bien préparé pour cette audition. Non pas par quelque plan occulte, mais parce que, comme vous l’avez souligné, nous MAÎTRISONS le discours. Maîtriser et bâtir le discours, c’est ce à quoi je m’attelle jour après jour et si certains n’ont pas encore compris que c’est la clef, qu’ils réécoutent notre intervention!

    Merci pour vos commentaires.

  10. Ceux qui ont eu de la difficulté à regarder la vidéo avec le lien ci-haut, essayez celui-ci pour voir: http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo-32335.html?support=video

  11. [*Pas d’insultes SVP*] de grenouille LOL. Exprimes-toi sous ton nom véritable, et en français. $_ »*$_)*_)$(%/*$*$ »*$$ »%$W%$. Génération de … poulet.

  12. J’imagine que vous faites référence à..
    « ÉVIDEMMENT QUE C’EST PAS LA MAJORITÉ, %$%?/%& »/% »

    D’accord. Choisissez un qualificatif peu enviable et insérez-le à la place. On appelle ça de l’auto-censure. J’exprime mon opinion, mais y’a des limites à ne pas franchir, genre traiter une ministre de connasse, même si ça semble parfaitement justifié (dans la mesure où elle distortionne la réalité et nous présente cette distortion comme réponse à de véritables arguments).

    Mon nom est sans importance, je suis un illustre inconnu et le web adore les pseudos. Je ne suis qu’une brique dans un mur, une autre grenouille (quoique « frog » était bien senti) dans la mare, et je considère mon français très acceptable. Le pseudo en langue supérieure a d’ailleurs quelque chose d’ironique dans le contexte, vous ne trouvez pas?

    Mon nom véritable est Mathieu Guindon. Là vous allez Googler mon nom et trouverez peut-être un lien avec Québec Renouveau, un mouvement parti sur Facebook l’an dernier qui a pour but d’instaurer une république dans un Québec souverain. Allez-y, foutez-vous de ma gueule. J’ai quitté ce mouvement/parti en devenir, dont j’étais alors pressenti pour être secrétaire général. Or, j’ai autre chose à faire de ma vie de… poulet, je ne suis personne et je ne changerai rien à moi tout seul (ni dans un « parti » marginal). C’est ça, « another frog in the pond ». Calqué sur « another brick in the wall ».

    Je n’utilise pas un pseudo pour me cacher. J’utilise un pseudo parce que je le trouve bien ce pseudo, que tout le monde s’en crisse de mon nom, et que ce qui compte c’est ce que j’écris et si ça a du sens ou pas.

    Et vous, de quelle génération faites-vous partie?

    Peace. Hum. Paix.

  13. Wow! J’ai lu « réduire son stress… » et ça confirme peut-être le lien qu’il peut y avoir entre gros bon sens et comportement routier. Il paraît qu’on peut juger de la qualité d’un conducteur selon la façon qu’il utilise la pédale de frein: beaucoup roulent trop vite inutilement et usent davantage leur véhicule (freins, clutch, etc.) …pour rien. C’est déjà drôle d’emprunter une bretelle de sortie et de suivre un véhicule qui « flashe » tout le long, ça l’est encore plus quand il dévale la pente « sur les brakes ».

    Il faudrait interdire le bumper-à-bumper sur les autoroutes. C’est quoi la différence entre être immobile au kilomètre 4.2 ou l’être au km 4.202? La différence, c’est que c’est faux de croire que si on ne se collait pas tous dans le derrière on serait immobiles.

    Dans un entonnoir ([x] voies > [x-1] voies), c’est fou comme ça va bien quand on garde une distance d’un véhicule et demi: on touche même pas au frein, même quand un autre véhicule s’insère juste devant nous; on se salue, on se remercie, on se connaît pas mais on est tous dans le même bateau, on tente tous de rentrer à la maison, de se rendre au travail – autant pas se faire chier. Mais la plupart du temps on est plus brillants que ça: on se colle dans le derrière, celui qui veut s’insérer devra flasher désespérément jusqu’à devoir s’immobiliser au bout de la file (« j’viens m’de taper 10 minutes à cause des tapons comme toé qui font pas la file, m’as-tu te laisser passer tu penses?? »); les véhicules immobiles s’empilent, personne n’est foutu de laisser un pouce et ce qui aurait pu se faire en 30 secondes fait maintenant perdre 10 minutes à tout ce beau monde et on a deux voies de bloquées dans le temps de le dire.

    Et on blâme les ingénieurs qui ont conçus nos routes.
    __________________
    Désolé, c’est complètement hors-sujet… mais accordons aux libéraux qu’ils sont également des citoyens du Québec et qu’ils nous représentent, nous les avons élus.

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