Le désastre du cégep anglais

La nouvelle étude de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA), publiée aujourd’hui, est dévastatrice. Elle sonne le glas pour tous ceux qui croyaient encore, naïvement, que l’accès élargi au cégep anglais ne conduisait pas à une intégration en anglais. La conclusion de cette enquête exhaustive, la plus vaste menée sur la question à ce jour, est sans appel: la fréquentation du cégep anglais mène à l’utilisation de l’anglais dans la vie privée, en public, au travail, dans les commerces et dans la consommation de biens culturels. Étudier dans un cégep anglais, c’est s’éloigner de la communauté nationale francophone québécoise pour rejoindre la majorité anglaise continentale.

Source de l’image

Cette enquête magistrale nous apprend que:

  • 93% des allophones du cégep français utilisent principalement le français dans les commerces en tant que clients, contre près de 40% pour ceux qui vont au cégep anglais; (FIGURE 1)
  • 81% des allophones du cégep français travaillent principalement en français, contre 40% pour ceux qui fréquentent un cégep anglais; (FIGURE 2)
  • 35% des allophones du cégep français utilisent principalement le français à la maison, alors que cette proportion s’effondre à près de 4% pour ceux qui étudient dans un cégep anglais; (FIGURE 3)
  • 85% des allophones du cégep français ont des amis francophones, contre 15% au cégep anglais; (FIGURE 4)
  • 45% des allophones du cégep français préfèrent écouter des films en français, contre un famélique 3% au cégep anglais; (FIGURE 5)
  • Près de 56% du temps d’écoute télévisuelle chez les allophones du cégep français est consacré à des émissions en français, contre 22% au cégep anglais. (FIGURE 6)

Même les francophones de langue maternelle sont systématiquement attirés vers la culture anglaise dès qu’ils fréquentent un cégep anglais. Si 97% des francophones fréquentant le cégep français utilisent principalement le français dans les commerces, ils ne sont que 64% au cégep anglais. Si 91% des premiers travaillent en français, ils ne sont que 60% des seconds à le faire. Si 65% des francophones du cégep français écoutent des films en français, cette proportion chute à 12% pour ceux fréquentant un cégep anglais.

Quant aux anglophones, leur intégration est si catastrophique que la situation semble irréversible: sur un échantillon de plus de 600 anglophones, aucun n’est passé du secondaire anglais au cégep français. Aucun comme dans zéro, niet, NOTHING. Les anglophones ayant étudié en anglais rejettent systématiquement le cégep français et l’ensemble des anglophones de langue maternelle au cégep anglais sont imperméables à toute forme d’utilisation de la langue française comme langue d’usage. Tournant le dos à une société de Québécois qui (sur)financent pourtant leurs institutions, les anglophones du cégep anglais ne sont que 0,3% à écouter du cinéma en français et seulement 4% à avoir des amis francophones. Des résultats aussi homogènes nous obligent à considérer au mieux ces anglophones comme des gens incroyablement fermés à la société québécoise, au pire comme des racistes méprisant la nation qui leur consent pourtant le privilège d’une éducation publique beaucoup mieux financée que ce que suggère leur poids démographique.

BANG! Vous entendez ce bruit? C’est celui de l’effondrement de l’argumentaire de ceux qui croient qu’il n’est pas nécessaire d’appliquer la Loi 101 au cégep. Cette étude démontre exactement le contraire. Il n’y a plus de faux-fuyants. On ne peut plus fuir nos responsabilités nationales en se cachant derrière le mythe de « l’intégration douce » des immigrants. L’intégration douce, ça ne marche pas, surtout quand les cégeps anglais, devant théoriquement s’adresser à une minorité historique anglaise formant 5,4% de la population, reçoivent près de 16% du budget total alloué au réseau collégial – le triple de ce que justifie le poids démographique des anglophones de langue maternelle nés au Québec. La seule chose qui soit douce, en ce moment, c’est notre dos, pendant qu’anglophones et allophones s’essuient les pieds sur celui-ci et qu’ils profitent de l’argent de nos impôts pour refuser de s’intégrer à notre communauté nationale.

L’étude reprend également une partie de la conclusion d’une analyse sur l’intégration des immigrants publiée plus tôt cette année:

« L’attirance pour le français passe par le développement d’un sentiment d’appartenance à la « communauté » francophone. Ce sentiment d’appartenance se nourrit ainsi de liens sociaux établis au sein de réseaux francophones, grâce à des relations commerciales, de travail ou d’affaires, grâce à la participation à la vie de quartier, à des manifestations culturelles, à des activités de certaines associations ou à la vie politique à différents paliers, et grâce à la fréquentation de lieux de culte, par exemple. Pour toute personne – c’est donc le cas pour les immigrants et pour les québécois anglophones –, le sentiment d’appartenance à la société se développe souvent beaucoup plus par la multiplicité des liens avec divers groupes sociaux précis que par le fait de se sentir inclus dans une collectivité nationale. »

En clair, on ne s’intègre pas à la communauté québécoise nationale parce que nous sommes gentils, aimables, parce que nous présentons nos fesses à toutes formes de bottes et que nous nous faisons violence pour accommoder l’autre. On s’intègre à la communauté québécoise parce qu’on y établit des liens sociaux, amicaux, professionnels et qu’on participe à un milieu de vie résolument français. Et ces liens s’opèrent en anglais lorsque le milieu collégial offre un accès généralisé à une culture anglophone américaine et globalisée favorisant l’intégration continentale au détriment de l’intégration nationale.

Ce n’est donc pas ce sempiternel à-plat-ventrisme québécois déguisé en ouverture qui incite les allophones à s’intégrer en français, mais plutôt notre capacité à leur offrir un milieu de vie francophone à un âge où ils font leurs choix professionnels et se tissent des réseaux qui leur serviront pour le reste de leur vie.

AGIR MAINTENANT

On ne peut plus se permettre d’attendre: il faut appliquer la Loi 101 au cégep dès maintenant et en finir avec un déséquilibre du financement pénalisant les cégeps francophones. Il est inadmissible que nous continuions à sur-financer des cégeps anglophones au-delà du poids démographique des anglophones de langue maternelle et que nous permettions aux allophones de rejeter notre communauté nationale au profit d’une culture anglophone menaçant notre capacité à assurer la survie du seul État français d’Amérique du Nord.

L’application d’une telle loi linguistique s’avère non seulement en conformité avec l’esprit de la Loi 101, qui exprimait le désir de ne financer un réseau public anglophone que pour la minorité anglaise historique, mais il s’agit également d’une normalité internationale. Rappelons-le: nous sommes une des seules nations au monde à financer deux réseaux d’éducation parallèles et publics dans deux langues différentes et sur un même territoire. Cette exception, où nous sous-finançons notre propre réseau national au profit d’un réseau anglophone qui devrait servir strictement aux anglophones « de souche », constitue une aberration et mène à la situation catastrophique exposée dans cette étude.

L’application de la Loi 101 au cégep, loin d’être une mesure radicale, constitue plutôt un ajustement découlant de l’amer constat que, trente-trois ans après que la loi originale ait permis l’intégration des allophones en français au primaire et au secondaire, la normalisation des études dans la langue nationale aux niveaux inférieurs n’incite pas massivement les allophones à choisir ni le cégep français, ni l’université française. Pire: le fait d’avoir fréquenté le réseau d’éducation francophone au primaire et au secondaire et/ou d’avoir vécu pendant toutes ces années au Québec ne permet pas de réduire l’influence de la culture anglophone dans les échelons éducatifs supérieurs.

L’échantillon de cette enquête est si important (plus de 3000 répondants) et la méthodologie si rigoureuse qu’il s’avère impossible de rejeter les conclusions sur le caractère anglicisant de la fréquentation d’un cégep anglais. Cette enquête nous met le nez dans la pourriture d’une décennie d’inaction linguistique à un moment où se généralisent les signaux d’alarme quant au recul de notre langue commune. Cette odeur fétide, c’est celle de notre incapacité persistante à intégrer les immigrants à la culture québécoise et de notre manque de courage politique pour enfin réaliser l’essentiel de l’esprit de la Loi 101: un réseau public francophone intégrant l’ensemble des citoyens en français, du primaire à l’université, avec une stricte exception pour les anglophones nés au Québec.

Dans un contexte où notre nation ne compose que près 2% de l’Amérique du Nord, où nous avons un lourd héritage de passivité vis-à-vis de notre propre existence et où l’influence anglaise est en constante progression au fur et à mesure que le Canada français – cette zone-tampon – disparait et que l’hégémonie culturelle étatsunienne s’impose, l’inaction n’est plus un choix.

Nous sommes des dormeurs dans une maison en feu. Si nous refusons consciemment d’entendre les nombreux signaux d’alarme – comme cette nouvelle étude – et d’agir en conséquence pour sauver notre peau, nos descendants, c’est-à-dire la minorité de francophones s’articulant autour de bantoustans éparpillés et regroupés autour du Saint-Laurent, seront sans pitié sur nous et ne pourront que se gratter la tête pour chercher à comprendre de quelle façon un peuple s’étant presque libéré du joug colonialiste dans les années 1960 et 1970 a pu choisir de s’écraser de nouveau et de laisser le poids d’une Histoire ingrate se charger de calciner jusqu’au souvenir de son existence.

À l’heure où le français recule au Canada, au Québec et à Montréal, il faut agir maintenant ou accepter notre disparition.

Publicités

53 Réponses

  1. Lorsque je travaillais au centre-ville, il y a peu, je ne sais combien de fois je me suis retrouvé, dans une file d’attente au StarBucks sur McGill College, derrière de jeunes cadres dynamiques (complet foncé, tailleur gris) parlant anglais entre eux. Pas de surprise, rien que de très courant dans ce coin de Montréal, du moins jusqu’à ce que de temps en temps ils échangent une phrase en français. Et vous pouvez vivre une expérience similaire jusque sur le Plateau Mont-Royal, sur la rue par exemple.

    Voilà le résultat de la non application de la Loi 101 au cégep (et à l’université), certes, mais aussi, en même temps, de la non francisation de trop de milieux de travail. Pendant des années, alors qu’on se querellait sur la grosseur des caractères (français/anglais), on oubliait que rien n’était gagné sans la francisation du monde du travail. Demandez-le aux immigrés que l’on contraints à apprendre le français et qui doivent ensuite apprendre l’anglais pour se trouver un travail convenable, ou tout simplement un travail pour survivre. Demandez-le aussi aux francophones et la réponse sera semblable, avec pour conséquence que beaucoup d’entre eux envois leur progéniture dans des écoles du genre ‘immersion/assimilation’ comme le collège Villa-Maria pour les filles (sur leur page d’accueil ils insistent en français sur l’aspect français/anglais, et en anglais sur l’aspect multiculturel du campus). C’est l’anglais qui est glamour aujourd’hui et le français qui est ringard : on le dit trop souvent même en France. Le tout amplifié par la télévision américaine, le cinéma américain, la chanson/musique américaine et, pour ceux qui lisent, les romans best-sellers américains… Et cela même quand on ne comprend pas l’anglais dans le cas de la chanson. Et c’est sans parler de certains animateurs de Radio-Canada qui ne cherchent même plus l’équivalent en français (Monsieur Bertrand ne sera au chômage).

    Là-dessus, comme sur l’indépendance, le PQ est à la traîne i.e. si les québécois francophones, de vieilles souches ancestrales ou de nouvelles souches parallèles, ne se réveillent pas le PQ ne le fera pas. À moins que surgisse un nouveau ‘Pierre Bourgault/René Lévesque’, disons. On peut rêver. Sinon comment sonner l’alarme alors qu’il n’y a plus de cloches dans les clochers, pardon les tours décoratives des condos. Et tous les zombis avec leurs MP3 qui n’entent plus rien, plus rien…

  2. Tu as raison la fréquentation des cegeps anglophones crée chez les étudiants allophones, un mépris de la société québecoise francophone. Je vis cette situation chez ma belle famille qui habite Ville St-Laurent et Cote des Neiges. C’est désagréable.
    Heureusement que ces jeunes qui méprisent la culture francaise finissent par quitter le Québec. Mais c’est quand même nous qui avons payé pour faire leur éducation.

  3. Cher Monsieur Prefontaine,

    Je suis entièrement d’accord avec votre évaluation. Je suis de tout cœur en faveur de la fermeture de tous les cégeps et les universités anglophones, parce qu’ils compromettent gravement notre mission en établissant le français comme la seule langue parlée au Québec. Ceux qui veulent envoyer leurs enfants dans des écoles et les universités anglophones devraient sortir de Québec pour l’Ontario, l’Alberta ou la Colombie-Britannique, parce que le Québec n’est pas le bon endroit pour ces personnes. Ou, peut-être, nous devrions créer réservations spéciales pour les anglophones et les allophones qui ne veulent pas parler Français à la maison, comme un type de villes particulières, separés du reste du Québec Ainse les Québécois veritables et la langue française sera bien protégé de leur influence néfaste. Merci beaucoup pour votre lutte implacable; que Dieu vous bénisse.

  4. IL est justement la le probleme et ce probleme durent depuis 30 ans c’est nul autre que Claude Ryan qui nous as léguer cet heritage empoisonnée avec la fameuse clause nonobstant de la charte de la loi 101 et qui a reussi a ns faire avaler de travers la charte des droits et libertées primait bien avant la loi 101 et il as reussi a plaider a meme nos impots jusqua la cour supreme et depuis la charte de la langue francaise as plein de trous juridique qui donne le plein pouvoir a celui ou celle qui vas donner le jugement supreme.!Donc ce qui donnait de plein droit le droit et non le privilège d’étudier au CEGEP ANGLAIS et depuis les allophones unilingue anglais et anglos de l’ouest jubilent a l’effet qu’Ils peuvent enfin vivre en anglais soit la langue de l’amerique ce qui a leurs yeux ,le francais est devenue un anachronisme au paysage de l’amerique.!!ON n’as pas besoin d’aller tres loin de chez nous a Laval ou meme au centre Laval on ne vs repond que en anglais maintent pour vous servir ds un magasin audio.!! Bel heritage que cette enfouarré de RYAN nous as légué n’est ce pas? C’etait a l’epoque la premiere etape a l’assimilation de toute la region de mOntréal et le jour ou MOntréal tomberas si ce n’est deja fait eh bien ds 30 ans on disparaitra comme la Louisiane et nous ne serons que alors de simples trophées touristique.! BOurgault avait bien raison ,ils ns ont bien eu….! Tant pis pour nous…!

  5. UNe chose que je ne trouve pas ca normal ,la proportion d’eleves allophones au cegep Anglos est le double sinon le triple de la proportion francophones,comment est ce que l’on peut accepter cela alors que ces memes allophones quand ils arrivent ici on leurs payent des cours de francais gratuit et meme d’anglais ds plusieurs cas alors que chez les francos ,ils faut qu’ils payent ses cours.Wow toute une aberration.! ET la proportion de chez les anglos ou allos chez les cegep francophone est tres faible si on la compare conjointement.! Comment est ce que l’On peut accepter cela en 2010 en tant que nation francophone merde??

  6. La solution a tout cela serait drastique a mon avis si on veut protéger nos acquis,fuck la charte et appliquons nos prioritées aux bonnes places quand on devoilent le budget du gouvernement a chaque année au mois de mars. Soit une rétribution prioritaire au systeme francophone que ce soit primaire,secondaire ou cegep et coupures drastique budgetaire ds le systeme anglophones ce qui donnerait de la marge de manoeuvre pr nos jeunes qui ont cruellement besoin d’activitées parascolaires pour le sport parascolaire car actuellement le systeme francophone est carrement desavantagee par rapport au systeme anglophone. Accordons toute nos prioritées budgetaire au systeme francophone car ca reglerait une bonne partie du probleme.! ET cela occasionneras la fermeture de certains cegep anglophones et ecoles privees anglophone sur l’Ile de Montréal .! Vivement les coupures ds le syteme anglos et privées en plus qui jouissent de plus de 200M$ par année en passant..! ca presse…!

  7. Louis,

    Et pourtant vous ne voulez pas voter pour le PQ, qui est pourtant pour l’application de la loi 101 aux cégeps, à cause du simple fait qu’une de leurs candidates se dit multiculturaliste.

    Quelle myopie que vous exprimez

  8. M. Préfontaine,

    Vos textes sont formidables. Vous êtes un de nos protecteurs.

    J’aimerais citer un extrait d’un article précédent de La Presse qui est toujours d’actualité:

    Dans un article de La Presse du 15 avril 2005, on pouvait lire des extraits d’entrevues auprès d’enseignants et d’élèves allophones du niveau secondaire: « Pour les élèves allophones, parler français, c’est une honte. Ils trouvent que les Québécois parlent mal et que c’est un peuple de concierge. Ils trouvent que la culture québécoise est épouvantable et qu’on parle mal. Ils sont antipéquistes et antinationalistes. Pour eux, on est des frogs. Ils manifestent un refus global de la culture québécoise francophone de souche. Certains groupes ethniques ont une perception négative de la culture québécoise francophone. Les allophones trouvent nos jurons drôles. Ils croient que le joual est un défaut, une inaptitude à parler français. Ils nous perçoivent comme des underdogs (perdants). Ils affirment que la culture québécoise a besoin d’améliorations. Ils disent de façon méprisante, je connais des gens qui aiment la poutine. Entre nous, on parle toujours anglais. C’est normal, c’est notre langue maternelle. La culture québécoise ne nous intéresse pas, nous avons déjà notre propre culture. Elles ne regardent pas la télévision en français, elles ne veulent surtout pas aller dans un cégep francophone et dès qu’elles sortent de la classe, elles parlent anglais. Ils affirment que les Québécois de souche sont racistes. » Un Québec souverain verrait à mieux franciser et intégrer les immigrants. Un Québec souverain donnerait au français le vrai et l’honorable statut de langue officielle et chérie.

    Cette citation est tiré de l’argumentaire 1001 raisons pour que le Québec devienne un pays sur le site de la Coalition souverainiste à http://coalitionsouverainiste.com/1001RAISONS.ASPX C’est la raison numéro 99.

  9. Merci et bravo pour ce bel article qui va au fond des choses et dit les vraies affaires. Concernant cette étude, je ne sais pas pour les autres internautes, mais pour moi elle ne fait que confirmer ce que j’ai toujours pensé, cru : que fréquenter un cégep anglophone ne faisait que favoriser l’intégration à la culture et à la langue anglophone. Pour ma part, je n’ai jamais eu besoin d’une étude pour me convaincre de cela. Il faudrait à tout prix que la loi 101 soit appliquée au Cégep. Sinon, si c’est pour que les immigrants s’intégrent de toute façon à l’anglais, à quoi ça sert de les faire étudier de 6 à 17 ans en anglais dites-moi? Il faut être conséquent voyons!

    Mais par contre, il ne faut pas mettre tous les immigrants dans le même panier. Plusieurs acceptent de s’intégrer à la culture francophone. Le problème, c’est que ce n’est pas assez pour conserver le poids historique des francophones au Québec (80-85 % de la population). Et oui, par expérience, je peux dire que certains sont vraiment mérpisants pour les francophones.

  10. Désolé petite erreur..je voulais dire «à quoi ça sert de les faire étudier de 6 à 17 ans en FRANCAIS dites-moi»

  11. Ce n’est plus le temps de chercher midi quatorze heures quel gouvernent
    on doit élire aux prochaines élections. Seul le Parti Québécois est en
    mesure de rétablir l’importance du Français au Québec. Qu’on aime ou pas
    la chef du Parti Québécois, qu’on discute des lignes dures ou pas, qu’il y est des dissonances au sein du parti, tout ça a peu d’importance quand le bâtiment est en feu.

    Il y a urgence et dans les circonstances, il faut s’unir pour rétablir
    la loi 101 donnant ainsi l’importance du français qui est la langue officielle du Québec.

  12. Là-dessus Caroline c’est clair que le Part Québécois est le SEUL parti qui pourrait et devrait logiquement le faire…mais seront-ils tentés, une fois au pouvoir, de faire comme leurs prédécesseurs de faire plaisir à la minorité anglophone et allophone?

  13. @ Abhoy Ojha : j’espère vraiment que vous étiez sarcastique dans vos commentaires…sinon, vous voulez vraiment emprisonner les Anglophones dans un ghetto?
    À mon avis, c’est ceux qui pensent comme Hitler comme toi qui devraient partir du Québec.

  14. @ Maxime

    Quelle alternative avez-vous à suggérer?

  15. Non Caroline vous m’avez mal compris…je suis POUR l’application de la Loi 101 au Cégep…J’ai juste peur que le Parti Québécois, s’il est porté au pouvoir, recule sur ses positions et ne la mette plus en branle…

  16. Et j’appuie le PQ

  17. Abhoy Ojha est certainement sarcastique car cette solution est évidemment irréalisable de toute façon. Pour ce qui est du ghetto, c’est nous qui y sommes depuis 250 ans. C’est un beau et grand gentil ghetto, c’est tout. Mais le résultat est le même : nous nous éteignons lentement, mais avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

  18. Écoutez Monsieur Roy, tout ceci devient pathétique. C’est à croire que l’indépendance serait pour nous le « frabieujour » d’Alice au pays des merveilles. À vous lire c’est comme si, indépendants, nous nous transformerions comme par magie en êtres de lumière que tous admireraient et envieraient. Non, médiocres et anonymes nous sommes devenus en nous identifiant comme Québécois, simples mangeux de poutine que nous resterons même après une hypothétique indépendance, et cela, tant que nous refuserons de recouvrer nos racines et notre dignité ancestrale.

    Mais pour faire suite à l’article de M. Préfontaine, peut-être pourriez-vous lui demander (je me suis déjà adressé à lui sans succès) de quel droit et de quelle manière il entend restreindre l’enseignement collégial anglophone au Québec?

    Car le Québec est l’État de tous les Québécois, pas seulement celui des francophones. L’intégration des Anglophones et de leurs institutions fut une des principales raisons pour laquelle péquistes et libéraux ont refusé de poursuivre l’édification d’un État canadien-français pourtant bien entamée sous l’Union nationale, c’est l’une des raisons pour laquelle ils firent de nous des Québécois. Et dans ce but, la Charte de la langue française elle-même va jusqu’à garantir spécifiquement le respect des institutions anglo-québécoises et celui des minorités ethniques.

    N’en déplaise à M. Préfontaine, c’est ça la réalité de la nation, du peuple québécois : les non-francophones en font partie intégrante (j’ai même entendu Pauline Marois affirmer qu’ils en sont les co-fondateurs). C’est ça la réalité politique à laquelle les défenseurs de notre nation française sont confrontés et qui neutralise tous leurs efforts. C’est ça la réalité qu’il nous faudrait renverser avant toute chose. Comment? Simplement en reprenant fait et cause pour nous seuls, simplement en reprenant fait et cause pour les Canadiens-Français. Mais reste à savoir si après 40 ans de québécitude nous conservons suffisamment d’amour-propre pour encore le faire.

    Qu’en dites-vous?

    RCdB

  19. a rcdb :

    Nous ne pensons pas du tout que l’indépendance est LA solution miracle pour règler tous les problèmes du Québec. Ca ne règle en rien la pauvreté qu’il peut y avoir, le chômage, les routes, la santé et tout. Par contre, ça règle le problème national : un peuple qui enfin dispose de TOUS ses moyens et ses ressources pour assurer son avenir, son fonctionnement et son développement et ce, dans la langue de sa majorité de sa population, le français.

    Je suis parmi ceux et celles qui trouve que les anglophones et allophones du Québec ont énormément apporté à La Belle province à travers l’histoire. La famille Molson, par exemple, a fait beaucoup, et je les considère comme des québécois tout à fait. Et oui, bien sûr qu’on a le droit de vivre dans une autre langue, mais comme vous le savez très bien, celle qui doit être majoritaire au Québec, la première langue d’usage, doit être le français, partout au Québec, parmi tous ses habitants. Et pour moi, la loi 101 au Cégep permettrait de nous rapprocher un petit peu du but visé.

    En ce sens, je sais que je m’éloigne un peu du sujet, mais sur-financer les établissement collégiaux et universitaires anglophones très au-delà de leur représentation de population (16% pour le collégial et 26 % pour l’universitaire), est pour moi, une façon non pas directe d’assimiler les francophones, mais à tout le moins à rendre justement les études supérieures plus attirantes pour un allophone. Avec de tels financement, comment ne pas avoir des profs parmi les plus réputés, de meilleurs programmes, de meilleurs équipements, avoir accès à une gamme supérieure de services,des locaux et une infrastructure plus moderne et plus belle?

    Et quand on sait avec les conclusions de cette étude, qu’un (e) élève ayant fréquenté le cégep anglophone est beaucoup plus intéressé à poursuivre sa vie en anglais comment ne pas être inquiet en tant que francophone?

  20. @Andrea

    Il etait sûrement sarcastique. Il m’a bien fait rire.

    Malheureusement, les idèes qu’il a presentè en façon drôle sont partagès sérieusement par beaucuop de monde sur ce blogue.

  21. C’est vrai ce que tu dis Maxime à l’effet que les Anglais du Québec ont beaucoup apporté à notre belle province. Mais ils l’ont fait en fonction de leurs propres intérêts et non en fonction des nôtres.

    Pour être bref, après la Conquête les Anglais du Québec nous ont tassé des principaux champs d’activités qu’occupe normalement un peuple, pour nous reléguer dans l’agriculture et ainsi nous faire manquer, entre autres, la révolution industrielle du 19e siècle. Nous l’avons bel et bien abordée, mais en tant que nègres blancs, au lieu de pouvoir exploiter nos talents d’inventeurs et d’entrepreneurs.

    Si tu veux en savoir davantage sur le sujet, je t’invite à lire un texte du grand historien Maurice Séguin traitant de l’un des effets de la Conquête :
    http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/MauriceSeguin-LaConquete.html

  22. @ Maxime

    Se considérer comme simple «Francophone», comme faisant partie de la majorité francophone d’une «nation québécoise», m’apparaît beaucoup plus grave, beaucoup plus inquiétant pour notre avenir que l’actuel sur-financement des institutions canadiennes-anglaises du Québec. Car cela signifie que cette majorité francophone ne forme plus une nation à part entière. Que cette simple majorité, caractérisée par le seul usage du français, a besoin de la minorité anglophone pour avoir droit à l’existence politique. Voilà qui est pour moi consternant.

    Parce qu’à partir de là, il faut admettre que le Québec se doit d’être bilingue et pluriculturel et que le seul enjeu qui demeure, est le degré de bilinguisme et de pluriculturalisme qu’il convient de maintenir. Une source intarissable de discordes et de luttes qui ne seraient aucunement réglées par l’indépendance, bien au contraire.

    Se dire Canadien-Français signifiait autre chose, cela voulait dire appartenir à une nation française de culture dont personne ne remettait en cause la nature et l’existence depuis au moins la fin du 18e siècle. Une nation française qui en était venue à exiger dans les années 1960, la reconnaissance d’un État national jugé nécessaire à son avenir, à sa survivance.

    Seule la survivance de la nation canadienne-française pourrait justifier une remise en question des droits des Anglophones au Québec, parce seule la nation canadienne-française y est actuellement en grave péril. La «nation québécoise», quant à elle, francophone plus ou moins, continuera toujours d’exister tant que le Québec existera.

    RCdB

  23. Je suis entièrement d’accord avec toi, Abhoy Ojha. Une nation, une langue, un territoire. Vive le Québec libre de tous ces anglais et immigrants anglicisés !

  24. @ RCdB

    Moi personnellement je trouve bien plus dangereux d’être canadien-français justement que d’être membre de la nation québécoise dans un pays souverain. L’idéologie canadienne-française était une très belle théorie mais concrètement elle a apporté quoi aux francophones au niveau légal pour assurer la survie de sa langue, sa culture et droits? Absolument rien. Car au Canada, ce n’est pas les francophones qui sont en majorité, mais bien les anglophones. Donc, on est à la merci de ce qu’ils décident.

    Ce n’est justement qu’à partir du moment où justement l’idée du pays du QUébec a commencé à devenir populaire, dans les années 1960, que justement sont arrivées des mesures cessant de brimer les francophones, comme entre autres la Loi sur les langues officielles. Sans revendications souverainistes, je suis loin d’être sûr que ça aurait pu se faire. N’oublions pas que l’enseignement du français a été aboli des autres provinces canadiennes au tournant 19e-début 20e siècle. Il a été de nouveau permis qu’à la suite de l’avènement du souverainisme québécois. Donc, loin d’avoir nui aux francophones, il les a profondément aidés. Et dans un état souverain, le français peut être majoritaire l’on peut y faire des lois lui permettant de se sauvegarder. Alors que dans le Canada, on est à la merci du pouvoir. Là il nous a donné de la corde, mais qui dit qu’en 2050, quand les francophones dans l’ensemble du Canada ne seront qu’autour de 15 %, la loi sur les langues opfficielles sera encore en vigueur? Déjà en 2010, certains groupes anglophones, marginaux pour le moment, ont manifesté pour la défaire.

  25. Évidemment, la petite madame ne sait pas la loi de Godwin:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Reductio_ad_Hitlerum

    Mais lequel niveau d’éducation on peut l’aurait imaginé par les nationalistes québécois extrêmes??

  26. @Maxime
    Être Canadien-Français, ce n’est pas défendre une idéologie, c’est se reconnaître une nationalité, comme un Kurde ou un Basque. Une nationalité presqu’aussi vieille que notre implantation en terre d’Amérique (Saint-Vallier, Sagard et Charlevoix nous nomment parfois déjà ainsi). Une nationalité dont nous étions fiers et dont la préservation fut la raison première de nos combats : c’est ce pourquoi nous avons toujours refusé l’assimilation! On ne peut tout de même pas ignorer ça!
    Qu’est-ce que nous a donné le fait de demeurer français de culture, de demeurer Canadien-Français malgré toutes les avanies? Mais pardi, la province de Québec elle-même! Georges III ne l’eût pas créée en 1763 pour nous circonscrire sans la présence gênante de cette petite nation française et catholique; et sans la volonté farouche des Canadiens-Français de recouvrer un État dans lequel ils puissent demeurer majoritaires, nos Pères de la Confédération n’auraient pas obtenu son relèvement en 1867. Être Canadien-Français, c’est se réclamer de Lafontaine, de Cartier, de Garneau, de Bourget, de Mercier, de Labelle, de Bourassa, de Groulx, de l’Ordre de Jacques-Cartier, de la Ligue d’Action nationale, de Duplessis, bref de tous nos défenseurs, de tous ceux sans qui nous ne parlerions sans doute pas français aujourd’hui.
    Maxime, les Québécois n’existent pas avant 1970, n’existent alors que les Canadiens-Français, ceux-là qui ont combattus pendant deux cents ans pour garder leur langue, leur religion, leurs droits, pour étendre leur domaine jour après jour face au plus grand empire colonial que la terre ait porté et qui ont réussi! Pas partout c’est vrai, pas ailleurs qu’au Québec sans doute, mais assurément au Québec, un État qu’en 1960 nous pouvions désormais réclamer comme notre État national. Lit le manifeste du RIN de 1960, tu n’y trouveras pas de Québécois, mais bien seulement les Canadiens-Français. L’indépendance du Québec devait servir à l’émancipation politique de la nation canadienne-française, point à la ligne.
    Être Canadien-Français ce n’est pas donc pas être un partisan de Trudeau, Trudeau méprisait les Canadiens-Français, de fait il souhaitait, comme bien d’autres avant lui, leur assimilation dans un grand tout canadian multiculturel. La seule chose qu’il nous concédait était l’usage de la langue française, utile pour distinguer le Canada anglais des États-Unis, et aussi pour accroître l’influence canadienne dans la francophonie mondiale. Et tu as raison, il est fort probable que le français au Canada soit largement délaissé dans l’avenir lorsque l’Afrique et l’Europe se seront davantage anglicisées.
    Mais être Canadien-Français n’est pas non plus être un tenant de ce statu quo fédéraliste déprimant, c’est reprendre l’idée force des années 1960 : nous donner un État français, un État national canadien-français. Faire du Québec, le Canada Français, l’égal en dignité et en droit du Canada anglais. Faire tout comme les Slovènes qui ont créé la Slovénie, comme les Slovaques avec la Slovaquie et les Lettons avec la Lettonie. C’est considérer que c’est la nation qui crée l’État et non l’inverse. C’est l’Homme qui importe et non des structures, de surcroît héritées de la Conquête.
    Tu vois, par aliénation coloniale, par révérence inconsciente envers nos conquérants, nous avons renié ce que nous étions, nous avons même sacrifié l’espérance d’un État dédié à nous seuls en devenant Québécois. Devenir Québécois c’est en effet, face à Ottawa, abandonner à terme tout l’identitaire canadien-français (l’essentiel de notre histoire, notre patrimoine et notre culture), et face à la minorité dite anglo-québécoise, adopter une identité plus territoriale, plus neutre, plus multiculturelle à l’anglo-saxonne en fait puisque Québec reste en somme un cadre administratif d’origine britannique. Et bien aujourd’hui, sans grande surprise, cela se retourne contre nous, les Canadians s’accaparent de larges pans de notre histoire et de notre patrimoine, et des Québécois, anglophones ou non, en tant que Québécois véritables, au nom du pluralisme québécois, réclament et propagent toujours plus d’anglais dans notre sphère publique.
    Dangereux d’être Canadien-Français? Oui sans doute, comme toujours depuis les temps héroïques de la Nouvelle-France, et d’une autre manière depuis 1760. Mais vois-tu, une chose sûre pour moi, ce n’est rien face au fait d’être Québécois qui pour nous, «majoritaires francophones», nous mène chaque jour davantage vers l’anonymat national, vers un véritable suicide identitaire.
    Merci de m’avoir répondu,
    RCdB

  27. Ces données du IRFA font preuve que la loi 101 est un échec. Les lois linguistiques mènent nulle part. Apres 35 ans de la loi 101, la langue Anglaise est toujours aussi puissant au quebec que dans les années 70.

    Assez deja. Il faut accepter l’échec et commencer de faire reculer le 101.

  28. En fait, la Loi 101 a permis des gains substantiels. Vous ne connaissez pas notre histoire nationale si vous ignorez que la situation était encore plus dramatique au tournant des années 70. Le problème, c’est que ces gains ne sont pas durables. Voilà pourquoi il faut non seulement appliquer la Loi 101 au cégep, mais également en finir avec le sur-financement universitaire, où 5,6% d’anglophones de langue maternelle nés au Québec accaparent 27,1% des ressources pour leurs universités.

  29. Cette loi aura au moins réussi a vous faire communiquer en Français avec nous M.Adski.Vous avez l’âme a la trollerie aujourd’hui?

  30. Louis je suis tout à fait d’accord avec vous! Il faut continuer la lutte…Comme disait Falardeau dans sa lettre à son fils : Vainceur ou vaincu peu importe…l’important c’est de ne pas reculer, ne pas baisser la tête.»

  31. C’est parce que les universités anglaises gagnent beaucoup d’argent sous forme de subventions, etc. La recherche scientifique est beaucoup plus fort là-bas.

  32. […] Le désastre du cégep anglais Centpapiers.com Louis P. 10 septembre 2010 La nouvelle étude de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA), publiée aujourd’hui, est dévastatrice. Elle sonne le glas pour tous ceux qui croyaient encore, naïvement, que l’accès élargi au cégep anglais ne conduisait pas à une intégration en anglais. La conclusion de cette enquête exhaustive, la plus vaste menée sur la question à ce jour, est sans appel: la fréquentation du cégep anglais mène à l’utilisation de l’anglais dans la vie privée, en public, au travail, dans les commerces et dans la consommation de biens culturels. Étudier dans un cégep anglais, c’est s’éloigner de la communauté nationale francophone québécoise pour rejoindre la majorité anglaise continentale. Cette enquête magistrale nous apprend que: 93% des allophones du cégep français utilisent principalement le français dans les commerces en tant que clients, contre près de 40% pour ceux qui vont au cégep anglais; 81% des allophones du cégep français travaillent principalement en français, contre40% pour ceux qui fréquentent un cégep anglais; 35% des allophones du cégep français utilisent principalement le français à la maison, alors que cette proportion s’effondre à près de 4% pour ceux qui étudient dans un cégep anglais; 85% des allophones du cégep français ont des amis francophones, contre 15% au cégep anglais; 45% des allophones du cégep français préfèrent écouter des films en français, contre un famélique 3% au cégep anglais; Près de 56% du temps d’écoute télévisuelle chez les allophones du cégep français est consacré à des émissions en français, contre 22% au cégep anglais. Même les francophones de langue maternelle sont systématiquement attirés vers la culture anglaise dès qu’ils fréquentent un cégep anglais. Si 97% des francophones fréquentant le cégep français utilisent principalement le français dans les commerces, ils ne sont que 64% au cégep anglais. Si 91% des premiers travaillent en français, ils ne sont que 60% des seconds à le faire. Si 65% des francophones du cégep français écoutent des films en français, cette proportion chute à 12% pour ceux fréquentant un cégep anglais. Quant aux anglophones, leur intégration est si catastrophique que la situation semble irréversible: sur un échantillon de plus de 600 anglophones, aucun n’est passé du secondaire anglais au cégep français. Aucun comme dans zéro, niet, NOTHING. Les anglophones ayant étudié en anglais rejettent systématiquement le cégep français et l’ensemble des anglophones de langue maternelle au cégep anglais sont imperméables à toute forme d’utilisation de la langue française comme langue d’usage. Tournant le dos à une société de Québécois qui (sur)financent pourtant leurs institutions, les anglophones du cégep anglais ne sont que 0,3% à écouter du cinéma en français et seulement 4% à avoir des amis francophones. Des résultats aussi homogènes nous obligent à considérer au mieux ces anglophones comme des gens incroyablement fermés à la société québécoise, au pire comme des racistes méprisant la nation qui leur consent pourtant le privilège d’une éducation publique beaucoup mieux financée que ce que suggère leur poids démographique. BANG! Vous entendez ce bruit? C’est celui de l’effondrement de l’argumentaire de ceux qui croient qu’il n’est pas nécessaire d’appliquer la Loi 101 au cégep. Cette étude démontre exactement le contraire. Il n’y a plus de faux-fuyants. On ne peut plus fuir nos responsabilités nationales en se cachant derrière le mythe de « l’intégration douce » des immigrants. L’intégration douce, ça ne marche pas, surtout quand les cégeps anglais, devant théoriquement s’adresser à une minorité historique anglaise formant 5,4% de la population, reçoivent près de 16% du budget total alloué au réseau collégial – le triple de ce que justifie le poids démographique des anglophones de langue maternelle nés au Québec. La seule chose qui soit douce, en ce moment, c’est notre dos, pendant qu’anglophones et allophones s’essuient les pieds sur celui-ci et qu’ils profitent de l’argent de nos impôts pour refuser de s’intégrer à notre communauté nationale. L’étude reprend également une partie de la conclusion d’une analyse sur l’intégration des immigrants publiée plus tôt cette année: « L’attirance pour le français passe par le développement d’un sentiment d’appartenance à la « communauté » francophone. Ce sentiment d’appartenance se nourrit ainsi de liens sociaux établis au sein de réseaux francophones, grâce à des relations commerciales, de travail ou d’affaires, grâce à la participation à la vie de quartier, à des manifestations culturelles, à des activités de certaines associations ou à la vie politique à différents paliers, et grâce à la fréquentation de lieux de culte, par exemple. Pour toute personne – c’est donc le cas pour les immigrants et pour les québécois anglophones –, le sentiment d’appartenance à la société se développe souvent beaucoup plus par la multiplicité des liens avec divers groupes sociaux précis que par le fait de se sentir inclus dans une collectivité nationale. » En clair, on ne s’intègre pas à la communauté québécoise nationale parce que nous sommes gentils, aimables, parce que nous présentons nos fesses à toutes formes de bottes et que nous nous faisons violence pour accommoder l’autre. On s’intègre à la communauté québécoise parce qu’on y établit des liens sociaux, amicaux, professionnels et qu’on participe à un milieu de vie résolument français. Et ces liens s’opèrent en anglais lorsque le milieu collégial offre un accès généralisé à une culture anglophone américaine et globalisée favorisant l’intégration continentale au détriment de l’intégration nationale. Ce n’est donc pas ce sempiternel à-plat-ventrisme québécois déguisé en ouverture qui incite les allophones à s’intégrer en français, mais plutôt notre capacité à leur offrir un milieu de vie francophone à un âge où ils font leurs choix professionnels et se tissent des réseaux qui leur serviront pour le reste de leur vie. AGIR MAINTENANT On ne peut plus se permettre d’attendre: il faut appliquer la Loi 101 au cégep dès maintenant et en finir avec un déséquilibre du financement pénalisant les cégeps francophones. Il est inadmissible que nous continuions à sur-financer des cégeps anglophones au-delà du poids démographique des anglophones de langue maternelle et que nous permettions aux allophones de rejeter notre communauté nationale au profit d’une culture anglophone menaçant notre capacité à assurer la survie du seul État français d’Amérique du Nord. L’application d’une telle loi linguistique s’avère non seulement en conformité avec l’esprit de la Loi 101, qui exprimait le désir de ne financer un réseau public anglophone que pour la minorité anglaise historique, mais il s’agit également d’une normalité internationale. Rappelons-le: nous sommes une des seules nations au monde à financer deux réseaux d’éducation parallèles et publics dans deux langues différentes et sur un même territoire. Cette exception, où nous sous-finançons notre propre réseau national au profit d’un réseau anglophone qui devrait servir strictement aux anglophones « de souche », constitue une aberration et mène à la situation catastrophique exposée dans cette étude. L’application de la Loi 101 au cégep, loin d’être une mesure radicale, constitue plutôt un ajustement découlant de l’amer constat que, trente-trois ans après que la loi originale ait permis l’intégration des allophones en français au primaire et au secondaire, la normalisation des études dans la langue nationale aux niveaux inférieurs n’incite pas massivement les allophones à ch
    oisir ni le cégep français, ni l’université française. Pire: le fait d’avoir fréquenté le réseau d’éducation francophone au primaire et au secondaire et/ou d’avoir vécu pendant toutes ces années au Québec ne permet pas de réduire l’influence de la culture anglophone dans les échelons éducatifs supérieurs. L’échantillon de cette enquête est si important (plus de 3000 répondants) et la méthodologie si rigoureuse qu’il s’avère impossible de rejeter les conclusions sur le caractère anglicisant de la fréquentation d’un cégep anglais. Cette enquête nous met le nez dans la pourriture d’une décennie d’inaction linguistique à un moment où se généralisent les signaux d’alarme quant au recul de notre langue commune. Cette odeur fétide, c’est celle de notre incapacité persistante à intégrer les immigrants à la culture québécoise et de notre manque de courage politique pour enfin réaliser l’essentiel de l’esprit de la Loi 101: un réseau public francophone intégrant l’ensemble des citoyens en français, du primaire à l’université, avec une stricte exception pour les anglophones nés au Québec. Dans un contexte où notre nation ne compose que près 2% de l’Amérique du Nord, où nous avons un lourd héritage de passivité vis-à-vis de notre propre existence et où l’influence anglaise est en constante progression au fur et à mesure que le Canada français – cette zone-tampon – disparait et que l’hégémonie culturelle étatsunienne s’impose, l’inaction n’est plus un choix. Nous sommes des dormeurs dans une maison en feu. Si nous refusons consciemment d’entendre les nombreux signaux d’alarme – comme cette nouvelle étude – et d’agir en conséquence pour sauver notre peau, nos descendants, c’est-à-dire la minorité de francophones s’articulant autour de bantoustans éparpillés et regroupés autour du Saint-Laurent, seront sans pitié sur nous et ne pourront que se gratter la tête pour chercher à comprendre de quelle façon un peuple s’étant presque libéré du joug colonialiste dans les années 1960 et 1970 a pu choisir de s’écraser de nouveau et de laisser le poids d’une Histoire ingrate se charger de calciner jusqu’au souvenir de son existence. À l’heure où le français recule au Canada, au Québec et à Montréal, il faut agir maintenant ou accepter notre disparition. Louis P. https://ledernierquebecois.wordpress.com/2010/09/07/etude-irfa-cegep-anglais […]

  33. Vous avez tellement raison encore M.Préfontaine. Les maudits CEGEPS anglais n’existent que pour nous assimiler! Je vous admire tellement de vous tenir debout de cette façon. Il faudrait plus de Québécois patriotes et fiers!

    Il faut mettre au pas ces maudits fanatiques qui n’ont aucun respect pour notre langue et notre culture.

  34. « la langue Anglaise est toujours aussi puissant au quebec que dans les années 70. »

    Je dirais plutôt « toujours aussi envahissante » au Québec…

    Alors,un pays et vite!

  35. Je suis actuellement en secondaire 4 et je considère SÉRIEUSEMENT d’étudier en anglais. Oui je parle parfaitement le français (Bref si je me compare avec certains de mes profs qui parlent le «joual», sacre .. je me console). J’ai d’excellentes notes en français. Pourquoi alors vouloir étudier en anglais me direz-vous ? Simple,je me donne 2 ans pour apprendre l’anglais (enfin parler, l’écoute y est mais la formulation des phrases n’y est pas encore…). Je travail partiellement à St-Léornard la fin de semaine, le français et l’anglais se glisse souvent dans les conversations, basculant d’un interlocuteur à l’autre. J’ai remarqué que nous, francophone, étions moins habile à parler la langue anglaise que les anglophones(souvent de descendance italienne) qui s’efforcent à dire quelques mots en français.

  36. Voila une belle façon d’être reconnaissant envers votre société d’acceuil.Merci de contribuer au renforcement de la langue minoritaire dans ce pays.Petite question en terminant: Pourquoi n’êtes-vous pas allé étudier en ontario dès le départ?Les choses aurait été beaucoup plus claires pour tous et moins coûteuses pour nous contribuables qui payons pour votre assimilation.Vous auriez pu choisir mieux que les Italiens de St-Léonard pour parfaire votre culture mais…

  37. « … J’ai remarqué que nous, francophone, étions moins habile à parler la langue anglaise que les anglophones… »

    Bravo!Bonne observation.J’ai aussi remarqué que les Espagnoles ont beaucoup plus de facilité a parler espagnole que nous.

  38. À Haitian : Peut-être parlez-vous parfaitement le français comme vous le prétendez (je ne sais pas je ne vous ai pas entendu parler alors je vous donne le bénéfice du doute), mais en tout cas, moi je peux affirmer que vous êtes loin d’écrire aussi parfaitement! J’ai revelé 3 fautes dans votre texte :

    1-le français et l’anglais se glisse souvent…il faut mettre le verbe glisser au plusirel dans ce cas-ci (ils se glissent…)

    2-j’ai remarqué que nous francophone (vous devez mettre francophoneS au pluriel)

    2-étions moins habiles (on doit écrire habileS) au pluriel

    Peut-être avant d’accuser vos professeurs de ne parler que le joual et de sacrer, puis-je vous suggérer de vous relire?

  39. À Haitian : Peut-être parlez-vous parfaitement le français comme vous le prétendez (je ne sais pas je ne vous ai pas entendu parler alors je vous donne le bénéfice du doute), mais en tout cas, moi je peux affirmer que vous êtes loin d’écrire aussi parfaitement! J’ai revelé 3 fautes dans votre texte :

    1-le français et l’anglais se glisse souvent…il faut mettre le verbe glisser au pluriel dans ce cas-ci (ils se glissent…)

    2-j’ai remarqué que nous francophone (vous devez mettre francophoneS au pluriel)

    2-étions moins habiles (on doit écrire habileS) au pluriel

    Peut-être avant d’accuser vos professeurs de ne parler que le joual et de sacrer, puis-je vous suggérer de vous relire?

  40. Pour votre information, je suis né et j’ai vécu toute ma vie au Québec dans une BANLIEUE FRANCOPHONE. Secondement, j’ai tous les droits du monde de vouloir ou de pouvoir étudier dans une établissement anglophones, sachez donc que le monde ne se limite pas au Québec…. Trois fautes c’est tout de même bien quand on sait que la moyenne est de 30 fautes pour un étudiant du cégep. Maxime pour ta gouverne, on dit relevé et non revelé, donc toi aussi tu pourrais relire tes textes 😉

    Puis à ce que je sache, tout le monde paye des taxes, ce n’est pas une question de franco/anglo.

    http://www.ledevoir.com/societe/education/146379/fini-les-fautes-de-francais-au-cegep

  41. Dites ce que vous voulez, la mondialisation est un phénomène qui sera difficile à freiner

  42. Nous ne voulons rien freiner,nous ne voulons pas payer pour vos études en anglais.Voulez faire des études en anglais et bien payez!

  43. Notre société est une société libre et ouverte, je ne vis pas du BS, mes parents travaillent comme tout le monde paient de l’impôt. C’est ridicule que de vouloir empêcher quelqu’un d’apprendre d’une manière différente. Est-ce pour autant que je déteste le français? Loin de là! Je regarde tous mes films en français, je parle le français avec mes frères, parents,amis etc. Pour conclure, les USA n’ont pas de langue(s) officielle(s) et ce, depuis leur fondation. Est-ce pour autant que l’espagnol va enterrer l’anglais?

  44. @Haitian: La majorité des États états-uniens ont adopté des lois faisant de l’anglais la seule et unique langue officielle de leurs États. Par ailleurs, si tu veux étudier dans une langue étrangère, pourquoi ne pas le faire avec ton argent? Est-ce à l’État de financer des dizaines de réseaux scolaires parallèles dans des dizaines de langues étrangères?

    Non, et ça ne se fait nulle part au monde. La normalité, c’est l’éducation dans la langue nationale. Si des gens refusent de s’intégrer dans la langue nationale d’éducation, qu’ils paient de leur poche ce refus!

  45. Mais ça change quoi honnêtement? Est-ce le fait que pour vous que si quelqu’un étudie en anglais, il ne travaillera pas en français ?

  46. Une étude dirigée par Moffett a démontré en 2008 que lorsque les études pertinentes sont effectuées dans une langue étrangère, cela diminue fortement les chances que le travail soit effectué dans la langue nationale.

  47. @ Haitien : Je ne suis pas parfait et je n’ai jamais prétendu l’être. J’ai seulement relevé le fait qu’avec une certaine arrogance, tu viennes ici te vanter de parler un français parfait, et de critiquer la langage de tes profs, alors que tes écrits ont des fautes. Je fais des fautes moi aussi, mais je ne me vante pas d’écrire parfaitement la langue.

  48. Un autre problème ,justement, du français: Quasiment impossible d’écrire la langue sans avoir ne serait-ce qu’un petit doute, mais ça, c’est un autre sujet.

    Louis, la conjoncture économique actuelle nous oblige à travailler là où l’offre se présente.

  49. @ Haitian : Oui bien sûr qu’on ne peut pas freiner la mondialisation et l’attrait sans cesse grandissant de l’anglais à travers le monde. Par contre, cette mondialisation ne veut pas dire qu’on doit abandonner nos cultures respectives pour se mettre à s’intégrer à l’anglais. Utiliser l’anglais avec quelqu’un habitant en-dehors du Québec dans le cadre de notre travail oui je suis d’accord. Mais pas à ce qu’on se mette à se parler en anglais entre nous dans notre état où c’est le français qui est langue officielle.

    Oui bien sûr que savoir l’anglais est important et peut nous ouvrir des portes dans le marché du travail international, mais de là à se dire qu’il faut à tout prix être bilingue, que c’est la seule façon de survivre au Québec, c’est très exagéré, quand 80 % de la population est francophone. Ca doit rester une langue seconde.

    Que tu veules étudier en anglais, c’est libre à toi. Tu es libre de le faire et je ne juge pas ça. Mais je ne crois pas que le provincial doit financer ça.

  50. bonjour !!! chacun moi je suis aussi une eleve en secondaire 4 et je fais partit d’un groupe enrichie en francais pourtant je voudrai faire mon cegep en anglais, cette langue que je parle depuis mon enfance ,mais moi je metrisse autant le francais que l’anglais alors pourquoi choisir un cegep en anglais et bien sachez que la langue anglais est une langue international ainsi j’aurai plus de chance dans le marcher de travaille plus tard

  51. Tu serais pas mieux de « metrisser » ton francais avant de « metrisser ta langue anglais… » ?

  52. « …je fais partit (sic) d’un groupe enrichie(sic) en francais(sic) pourtant je voudrai (sic) faire mon cegep… »

    Y’aurait d’autres « sic » mais pas assez d’espace dans cette simple phrase.Vraiment déprimant.

  53. Un détail, cependant: je suis arrivée au Québec en 1989 quand j’avais 30 ans. J’ai très bien appris le français, mais je n’ai jamais perdu l’accent hispanophone.
    À cause de mon accent et ce dans le 95% des cas, lorsque que j’ouvre la bouche pour demander quelque chose, si mon interlocuteur connait un tout petit peu l’anglais, il va faire de son mieux pour me répondre en anglais.
    À centre-ville de Montréal, cela m’arrive de façon systématique depuis 1989. Ce n’était pas alors un problème de Cégep anglophone ou francophone : nous n’avions pas ce problème en 1989.
    À mon avis, il s’agit d’une autre chose : indéfinissable, subtile… presque indéchiffrable, mais qui est enfouie chez une grande majorité de Québécois francophones de souche. C’est cette possibilité de sauter la clôture, comme s’il s’agissait d’un jeu, d’un répit, d’une espièglerie sans conséquence.
    Est-ce un vestige d’une forme de colonialisme qui pousse ces gens à répondre en anglais à un étranger même si celui-ci est en train de s’adresser à eux dans un français fluide et plus que potable? Peut-être.
    J’ai appris à poser la question, gentiment, sans exaspération (même si la situation m’a toujours exaspérée) : Pourquoi me parlez-vous en anglais si je me suis adressée à vous en français et que, fort visiblement, l’anglais n’est pas votre langue?
    Les réponses ont été, depuis 1989, presque toujours les mêmes : Pour vous faire sentir plus confortable, pour vous aider, bref…pour vous accommoder.
    Alors, là, moi je n’arrive plus à dissimuler mon exaspération. – Mais, un instant, pensez-vous que parle en français parce que je suis masochiste? La seule chose qui m’accommoderait c’est d’être accepté, reconnue et respectée en tant que néo-francophone et recevoir une réponse en français. Je ne veux pas, à chaque occasion, être repoussée à ma condition d’allophone et soupçonnée de me sentir plus à mon aise en anglais qu’en français, quand ce n’est vraiment pas le cas. Après 22 ans, je me faite encore virer souvent à la case de départ.
    Ce que je crois alors, après ce 22 ans de vie au Québec, passés entre le Bas-du-Fleuve et Montréal, ce que des nombreux Québécois, à leur insu, sont plus prêts à faire des pieds et des mains pour garder les allophones bien accommodés dans leur coin qu’à les laisser intégrer la Nation québécoise. Je l’ai toujours dit, je le répète parfois: « Au Québec, je me suis toujours sentie chez moi, mais rarement chez nous. » Il y a trop souvent ce « nous » où je n’ai pas encore ma place.
    Dire qu’il y a encore des nombreux Québécois qui, à leur insu, sont plus prêts à faire des pieds et des mains pour garder les allophones bien accommodés dans leur coin qu’à les laisser intégrer la Nation québécoise revient à dire que les «accommodements raisonnables » ne sont pas une invention de trois ou quatre fonctionnaires illuminés mais plutôt une vocation d’ une grande partie de cette population bien interprétée par la vigile de trois ou quatre fonctionnaires.
    En tant qu’immigrante, je ne veux pas être accommodée pour vivre ici comme j’aurais pu vivre ailleurs. Si c’était le cas, j’aurais gardé l’argent du billet d’avion et je serais restée là où j’étais au début de 1989. Je ne veux pas parler une autre langue que la langue des gens du pays, je ne veux pas décorer un cocotier pour Noël, mais un sapin. Je ne veux pas avoir aucun droit en dehors des droits qui ont tous les Québécois. Je ne veux pas être accommodée : j’ai choisi d’être Québécoise. A-t-il, câlisse, une manière d’y arriver?

Comments are closed.