Lois linguistiques: une normalité mondiale

L’automne sera chaud. La Consultation générale sur le projet de loi 103 débutera le 8 septembre; le lendemain, l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) publiera une importante et dévastatrice étude portant sur plus de 3000 cégépiens et démontrant de quelle façon la fréquentation d’un cégep anglais mène à une intégration en anglais; le 18 septembre aura lieu un gigantesque rassemblement pour le français au centre Pierre-Charbonneau, à Montréal, avec Michel Rivard, Luc Picard, les Loco Locass, les Zapartistes, Daniel Boucher et plusieurs autres. Toute cette activité doit nous mener vers notre prochaine action collective courageuse: l’application de la Loi 101 au cégep.

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Or, je les entends déjà ces journalistes pleutres et ces Marie-Madeleine de la cause des pauvres anglophones opprimés: « On ne peut pas renforcer la Loi 101! Ce n’est pas normal d’avoir à faire ça; que penseront les autres de nous? Ce n’est pas ce qu’un pays démocratique ferait! » Balivernes. Qu’on cesse un peu d’écouter ces acrochordons de la pensée qui passent le plus clair de leur temps à nous qualifier d’incapables et qui se réjouissent du moindre de nos échecs. Légiférer pour protéger la langue commune, c’est précisément ce que font la plupart des pays sur la planète.

En rafale (( Les données proviennent du site Trésor de la langue française au Québec, du Département de Langues, linguistique et traduction de l’Université Laval. )):

  • Afrique du Sud: Selon la Politique linguistique cadre pour l’enseignement supérieur de juillet 2001, « tous les établissements d’enseignement supérieur doivent participer à la facilitation et la promotion des objectifs de la politique linguistique nationale ».  Ces institutions ont la responsabilité de par la loi d’assurer une cohérence avec les langues nationales.
  • Albanie: Selon l’article 6 de la loi relative au système d’enseignement pré-universitaire de 1995, « l’enseignement dispensé dans les établissements publics d’enseignement de la république d’Albanie l’est en albanais, sauf dans les cas où la présente loi en dispose autrement ».
  • Algérie: L’article 8 d’une ordonnance de 2005 fixant les règles régissant l’enseignement dans les établissements privés impose que l’intégralité de l’enseignement (hormis les cours de langues étrangère) se fasse en arabe dans toutes les disciplines et à tous les niveaux.
  • Andorre: Selon la loi du 20 juin 1996 sur les dénominations commerciales, les raisons sociales et les enseignes d’établissement,  une dénomination commerciale ne peut être enregistrée que si elle est écrit en catalan.
  • Angleterre: La loi sur la nationalité britannique de 1981 exige la connaissance de l’anglais, du gallois ou du gaélique écossais pour l’obtention de la citoyenneté.
  • Argentine: Dans un accord-cadre pour l’enseignement des langues, adopté en 1998, on réaffirme que l’espagnol est la langue de la majorité des habitants, que c’est celle d’usage courant, celle des documents officiels, de l’école et du travail.
  • Arménie: Dans l’article 2 de la loi sur la langue, adoptée en 1993, l’Arménie exige un examen d’entrée sur la langue arménienne et l’enseignement de la langue arménienne pour tous les établissements d’enseignement secondaires spécialisés, professionnels et supérieurs.
  • Azerbaïdjan: Selon la loi sur la langue officielle de 2002, tout citoyen de la République azerbaïdjanaise est dans l’obligation de connaître la langue officielle.  Toute admission dans un établissement d’enseignement secondaire ou supérieur est conditionnelle à la réussite d’un examen de connaissance de la langue azerbaïdjanaise.
  • Belgique: Au sein de la communauté française, le Décret Spaak-Lagasse de 1978 a interdit l’emploi exclusif d’une langue autre que le français dans toutes les relations avec l’État et au niveau de l’affichage sur les bâtiments.   La communauté flamande, elle, a adopté une loi, en 2006, qui fait du néerlandais la seule langue de tout le processus de votation.
  • Biélorussie: Selon la loi sur les langues de 1990, « le travail d’instruction et d’éducation à l’école générale se fait en biélorusse ».
  • Brésil: L’État de São Paulo a adopté une loi, en 1999, statuant que l’utilisation du portugais est obligatoire dans l’enseignement et l’apprentissage, dans le travail, dans les relations juridiques, dans l’expression officielle, dans l’expression lors des événements publics, dans les moyens de communication de masse, dans la production et la consommation de biens, produits et services et en ce qui concerne la publicité de ceux-ci.
  • Bulgarie: La loi sur l’éducation nationale de 1991 demande à ce que l’éducation permette une maîtrise de la langue officielle et que les élèves dont la langue maternelle n’est pas le bulgare ont le droit d’étudier leur propre langue maternelle, mais à l’extérieur de l’école publique.
  • Colombie: La loi en faveur de la langue espagnole, qui  a été adoptée en 1960 (mais abrogée par la suite), décrétait  que tous les documents officiels, tout nom, enseigne, annonce de commerce ou quoi que ce soit à la portée de tous devait être écrit en espagnol.  Si la loi n’était pas respectée, l’autorité responsable avait le droit d’ordonner l’enlèvement de l’annonce.
  • Costa Rica: La loi sur la défense de la langue espagnol et des langues aborigènes costaricaines de 1996 oblige les raisons sociales, les brevets et les marques les documents publics, la publicité et les brochures a être dans les langues nationales.
  • Espagne: Dans la région autonome de la Catalogne, la loi sur la politique linguistique de 1998 a statué que le catalan constitue la langue de l’enseignement en Catalogne et cela à tous les niveaux et dans toutes les branches de l’éducation.
  • États-Unis: De nombreux États ont voté des lois linguistiques, dont l’Arizona, avec sa proposition 103, en 2006, qui a interdit toute forme de mesure officielle ignorant, nuisant ou diminuant le rôle de l’anglais comme langue du gouvernement.
  • France: La loi Toubon de 1994 stipule, dans son article 3, que « toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun et destinée à l’information du public doit être formulée en langue française ».  En outre, cette loi a des dents: on peut retirer une inscription délinquante.  Dans la même loi, à l’article 11, on statue également que la langue d’enseignement dans les enseignements publics est le français.
  • Irlande: L’article 28 de la loi sur la radiodiffusion de 2001 stipule que que la programmation doit absolument offrir du contenu dans la langue irlandaise, et pas seulement en anglais.
  • Islande: L’article 15 de la loi sur les étrangers de mai 2002 impose qu’un cours d’islandais de 150 heures, avec une assiduité minimale de 85%, soit imposé à tout étranger espérant obtenir un permis de séjour.
  • Lettonie: L’article 12 de la loi sur la citoyenneté de 1998 stipule qu’une personne ne peut obtenir une naturalisation si elle ne parle pas couramment le letton.
  • Macédoine: L’article 7 de la loi sur l’emploi de la langue macédonienne (1998) demande à ce que les textes officiels, mais également les manuels scolaires et la presse soient obligatoirement édités en macédonien.
  • Maroc: L’article 111 de la Charte nationale d’éducation et de formation de 1999 rend obligatoire l’enseignement en arabe de tous les enfants marocains et ce, dans toutes les institutions éducatives du Maroc.
  • Russie: La loi sur la langue officielle de la fédération de Russie de 2004 affirme que le russe doit être la langue obligatoire pour l’activité des pouvoirs publics, pour les noms des pouvoirs publics, lors de la tenue d’élections, dans le domaine de la justice, dans la correspondance entre les pouvoirs publics, dans l’orthographe des lieux géographiques, dans les publicité, etc.
  • Suisse: La Suisse est un cas un peu spécial, car chaque canton peut adopter ses propres règlements.  Ceci dit, des organes fédéraux, comme la Société suisse de radiodiffusion et télévision, doivent s’assurer que les langues officielles des cantons sont respectées et que la programmation y est égale entre chaque langue.
  • Turquie: L’article premier de la loi sur l’usage du turc dans les établissements stipule qu’aucune société ou établissement ne peut supprimer le turc de leur commerce, de leurs contrats ou de leurs communications.  Les délinquants s’exposent à des amendes.

Ces nations ne sont pas des dictatures et elles ne violentent pas leurs minorités. Simplement, elles ont compris que c’est en légiférant qu’on peut assurer que la cohérence et la stabilité sociales issues du partage d’une seule langue commune bien établie puisse prévaloir. Elles ont saisi que si des lois permettent de protéger les individus, en interdisant tout ce qui pourrait s’attaquer à leur intégrité, de telles lois sont tout autant nécessaires pour protéger la nation, cette collectivité d’individus partageant des valeurs communes, dont la langue est généralement la principale.

Il faut appliquer la Loi 101 au cégep

L’application de la Loi 101 au réseau collégial ne constitue donc rien de plus radical que ce qui se fait ailleurs, n’en déplaise à ceux qui aiment nous dépeindre comme des extrémistes alors qu’on réclame, précisément, la normalité des peuples libres. En fait, on pourrait même dire que c’est une mesure bien timide, un simple premier pas, quand on se compare avec des pays qui ont décidé de ne financer que l’éducation publique dans la langue nationale, alors que nous finançons davantage l’éducation des anglophones que la nôtre!

Si le Québec était indépendant, la question ne se poserait pas. Il suffirait d’instaurer un seul réseau public d’éducation en français avec quelques exceptions pour les minorités anglaise et autochtones.

Mais la réalité étant ce qu’elle est, la Loi 101 au cégep constituera un nouveau rempart contre l’assimilation qui nous guette et nous permettra, en attendant le Grand Soir, d’aspirer à une existence un peu plus normale, à l’image de celle des centaines d’autres nations de la Terre.

Il n’y a rien de mal à éduquer nos enfants dans notre langue et à demander que ceux qui vivent sur notre territoire le fassent également. C’est ainsi que cela fonctionne partout sur la planète. C’est commun, presque banal.

La réaction des anglophones et de leurs sbires anglomanes ne doit pas nous surprendre. Ce sont des gens qui se prétendent ouverts d’esprit parce qu’ils parlent la langue impériale mais qui ignorent tout des lois linguistiques de par le monde. Ils nous dépeignent comme des radicaux, ils parlent de « police de la langue », mais ce n’est pas parce qu’ils ont raison de le faire, mais plutôt parce qu’ils espèrent jouer sur notre séculaire sentiment d’infériorité de peuple ayant vécu trop longtemps l’échine courbé.

Si toutes ces nations, ci-haut, ont ressenti le besoin de protéger leur langue commune, pourquoi le Québec, qui n’est pas un pays et qui vit entouré d’une mer d’anglophones, ne pourrait pas également le faire?

Cessons d’avoir peur de ce qu’en diront les incultes et appliquons la Loi 101 au réseau collégial. Ouvrons-nous sur le monde en protégeant notre langue et en joignant les centaines de peuples qui ont décidé d’enrichir l’humanité de leur présence en se donnant les moyens de survivre. Leur combat pour la diversité linguistique est aussi le nôtre.

Oui, l’automne sera chaud. Mais pas autant que l’enfer du quotidien de l’ethnocide de nos descendants si nous n’agissons pas maintenant.

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41 Réponses

  1. A la lecture de ce message, je me pose une question. Est-ce que le fait que je naisse et grandisse dans un lieu habité d’animaux barbares est suffisant à ce que j’abandonne ma qualité d’homme pour me conduire comme l’un de ces animaux. Ce n’est plus à démontrer que le monde anglo-saxon utilise un outil de communication particulier « l’argent » au dessus de l’homme et que d’autres cultures l’imitent. Mais est-ce que les enfants du siècle des lumières doivent abandonner leur esprit pour autant ?
    Cordialement

  2. La Turquie comme exemple? Voyons Louis, franchement! On parle d’un pays qui interdit aux Kurdes de parler leur langue en public, leur nie tout droit culturel et éducatif, et tu viens citer cela en exemple pour le Québec?

    Je veux bien croire que tu favorises la ligne dure en matière linguistique mais le modèle turc suggère un pas impossible à franchir pour une vraie démocratie.

  3. Je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis, et j’explique pourquoi

    Tu as fait une liste des pays qui ont des règlements pour la langue de l’éducation, comme quoi ca doit être dans la langue majoritaire…
    Dans ta tête tu vois le Québec comme un pays avec une minotiré anglophone qui prend trop de place parce qu’ils sont subventionner..

    mais l’erreur c’est que le Québec est dans le Canada, et c’est les Français qui sont minoritaire…la langue majoritaire du Canada est l’Anglais, donc n’est-ce pas normal qu’il y aurait des écoles Angolphones?
    (et si nous suivons votre exemple que l’éducation doit être dans la langue majoritaire, est-ce qu’on devrait rendre les écoles francophones dans les autres province illégal?)

    Et oui, je sais que la langue officielle du Québec est le Français, mais ce n’est pas logique de voir la population Anglophone comme minoritaire….ce n’est pas du tout le cas

    À mon avis, quand nous sommes adultes nous devrions avoir le droit de choisir notre éducation…
    j’ai plusieurs amis 100% Francophones qui ont été au cégep / université en Anglais, et ils parlent et pensent toujours en Français.
    Donc avec mon experience je ne vois pas pourquoi ca serait mal de seulement appliqué les écoles primaires et secondaire à la loi 101

  4. @temps: Il n’y a rien de barbare à travailler à la cohésion sociale au sein de sa nation. C’est même tout le contraire: c’est un acte de civilisation.

    @derteilzeitberliner: Il s’agit d’un exemple parmi un autre. Si tu n’aimes pas celui-là, il y en a d’autres dans la liste. Il s’agit simplement de démontrer que de telles lois sont répandues.

    @Andrea: Le Québec est une nation, même le gouvernement canadien le reconnaît. À l’image de la Catalogne, il a tout à fait le droit d’adopter ses lois linguistiques. Le « libre-choix » est biaisé: pour 5,4% d’anglophones nés au Québec (ceux à qui est destiné le réseau anglophone), on finance les cégeps anglais à 19% et les universités anglaises à 27%; ramène ce financement à 5,4% et tu verras si tes amis voudront y aller. Aussi, le rapport de l’IRFA démontrera, d’ici quelques semaines, que des études en anglais mènent à une pensée anglaise, alors que de nombreuses études, dont une de l’OQLF en 2008 (Moffet et al.) ont déjà démontré que des étude en anglais préparent à un travail en anglais. Il serait suicidaire de ne PAS appliquer la Loi 101 au cégep. Les lois linguistiques sont une normalité et il est plus que temps d’améliorer l’intégration à notre nation française en favorisant réellement l’éducation supérieure dans la langue commune et officielle.

  5. « Irlande: L’article 28 de la loi sur la radiodiffusion de 2001 stipule que que la programmation doit absolument offrir du contenu dans la langue irlandaise, et pas seulement en anglais. »

    Ca, c’est un revers de ce que les nationalistes Quebecois proposent. Voyons: « pas seulement la langue anglais, mais aussi irlandaise ». Deux langues. Pas juste un.

    Votre argumentation pour le project de transformer le Quebec bilingue en un Quebec unilingue est malhonnête. Vous citez des examples de pays qui sont uniligual en réalité (de facto) et qui ont decidé a ajouter quelques lignes dans ses lois pour souligner leur status réel. Puis, vous comparez ca a les lois 101/103/104 au Quebec qui one été appliqués dans l’environnement bilingue, avec un seul objectif d’effacer d’espace publique un des deux langes actuels.

    Les examples qui vous citez ne reflete pas la realite du Quebec. Avec une exception, peut-etre, d’Arizona qui essaye d’effacer Espagnol de son espace publique. Les efforts Arizoninen sont tellement scandaleux, et si on est fier d’etre comme ces « rednecks » de la bas, on a rien de célébrer.

  6. @Louis: Excellent texte, si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer.
    @Andrea: vous dites « Dans ta tête tu vois le Québec comme un pays avec une minorité anglophone qui prend trop de place parce qu’ils sont subventionner.. »

    Premièrement, il faut se comporter comme un pays pour en devenir un, mais ce n’est pas le coeur de mon propos.
    Deuxièmement, je n’ai jamais lu que les anglophones prennent trop de place parce qu’ils sont subventionnés, ce que j’ai lu c’est qu’il faudrait les subventionner en fonction de leur proportion démographique et non pas largement au-delà comme c’est présentement le cas, tout simplement. Ce n’est donc pas « contre » les anglophones qui conservent tous leurs droits dans cette vision mais c’est « pour » les francophones, afin qu’ils puissent obtenir les droits qui leur manquent encore… Autrement dit, pourquoi faudrait-il subventionner les institutions francophones largement en-dessous de leur proportion démographique? La politesse culturelle devrait respecter des limites proportionnelles, surtout dans le contexte présent où la situation du fait francais est très minoritaire en Amérique du Nord.

  7. Merci d’aborder l’exemple de l’Irlande. L’Irlande est exactement ce qui va se produire si nous n’agissons pas dès maintenant. Le gaélique irlandais, la langue officielle, n’est plus parlée que par 3% de la population comme langue principale. L’Irlande impose donc des quotas pour tenter de maintenir le peu de ce qui reste d’une langue ayant été décimée par les Anglais.

    Pour le reste, il n’y a pas de projet de « transformer le Québec bilingue en Québec unilingue », tout simplement parce que le Québec n’est pas bilingue, mais unilingue français, à l’image de la France qui est unilingue française, et de la plupart des nations de cette Terre. Il n’y a pas « d’environnement bilingue ». La seule langue officielle et commune au Québec est le français et si nous n’agissons pas dès maintenant, comme d’autres pays le font, nous finirons éventuellement comme le gaélique irlandais.

    Pourquoi ne te joins-tu pas à nous pour protéger ce qui reste du français en Amérique du Nord? Nous sommes victimes d’un ethnocide et notre combat en est un pour la diversité culturelle et linguistique mondiale.

    Nous avons le droit, comme les autres peuples de la Terre, de survivre. Notre patrie, c’est le Québec, c’est une nation française et comme toutes les autres nations, nous devons, si nécessaire, adopter des lois protégeant notre caractère francophone.

    Mon beau-père est un anglophone originaire de Toronto. Il vit ici depuis près de trois décennies et il exige le français partout en plus d’appuyer des politiques linguistiques courageuses, car il a compris que nous avons le droit de survivre et que si nous ne faisons rien, nous allons disparaître.

    Pourquoi ne t’inspirerais-tu pas de lui et ne te joindrais-tu pas à nous?

  8. Effectivement, plusieurs des exemples mentionnés ne sont pas particulièrement inspirants…

    Mais tentez de considérer la question sous un autre angle, celui du droit du plus faible de se protéger contre le rouleau compresseur du plus fort (ce qui rend les exemples ci-dessus peu pertinents, puisque justement issus du droit du plus fort). Ainsi, si vous souhaitez effectivement conserver le caractère « bilingue » du Québec, il vous faut bien admettre, au minimum, quelques mesures de protection.

    N’oubliez pas que le français est devenu langue minoritaire au Canada, mais ne l’a pas toujours été. Il est vrai que la « liberté individuelle » a bien souvent donné sa préférence à la langue anglaise… il s’agit certainement là d’une intervention du Saint-Esprit.

  9. Au contraire, au Québec, nous sommes encore assez forts pour agir, mais nous devons nous battre contre plus forts que nous. Nous sommes faibles, globalement, mais nous sommes encore assez unis et nous disposons d’institutions nous permettant de tenter de sauver notre langue. Si le Québec entend conserver son caractère francophone, il doit prendre la même voie. Il l’a déjà fait en 1977 et nous avons sauvé notre peau; il faut le refaire encore.

    Maintenant, regarde les exemples ci-haut. La plupart des lois linguistiques (mais pas toutes, c’est vrai) sont l’œuvre de nations devant se défendre contre une langue hégémonique.

    La Catalogne se défend contre l’espagnol; l’Irlande tente de sauver ce qui reste de sa langue; la Biélorussie, l’Armémie, l’Azerbaïdjan, la Lettonie se défendent contre la toute-puissance de la langue russe dans la région; la communauté francophone de Belgique contre la puissance du néerlandais en Belgique et la communauté néerlandaise contre la puissance du français; le Brésil se défend contre la toute-puissance de l’espagnol sur le continent sud-américain (et aussi contre l’anglais), etc.

    Il est légitime pour toute nation d’adopter des lois linguistiques.

    Quant à la disparition du français en Amérique du Nord, ce n’est ni la liberté individuelle ni l’intervention du Saint-Esprit: ce sont des lois qui ont interdit l’enseignement du français et une immigration massive sélective.

    Les nations qui ont encore les moyens d’agir agissent. C’est normal. C’est ainsi que cela se passe dans le monde.

    Appliquer la Loi 101 au cégep s’inscrit dans cette dynamique mondiale de peuples en quête de survivance et qui se donnent les moyens d’enrichir l’humanité de leur présence.

    Merci et bonne journée.

  10. Merci Marie-Lou! 🙂

  11. Je vous suggère Louis, ce site qui montre de façon précise toutes les législations linguistiques dans le monde.

    Vous verrez que vous auriez pu citer des lgislations encore plus précises pays par pays, des textes très clairs et incontestables appuyant votre propos : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/

    Je vous suggère par ailleurs d’aller voir dans l’État du New Hampshire l’exception suivante :

    Article 3-C:2
    Exceptions

    Les dispositions de ce chapitre ne s’appliqueront pas :

    I. À toutes les procédures publiques entre l’État du New Hampshire et la province de Québec quand, de l’avis de l’administrateur de l’État impliqué dans ces procédures, il peut être nécessaire de mener celles-ci entre le Québec et le New Hampshire entièrement ou partiellement en français, et d’employer des documents publics officiels et des dossiers au moyen des procédures publiques, qui sont écrites complètement ou partiellement en français.

    Intéressant n’est-ce pas.

    Mais d’une façon générale, tous les États qui se respectent font respecter leur langue. Et qu’on ne vienne pas me faire brailler avec les anglo-québécois…

  12. Je regardais sur wikipédia la loi du toublon française, et voici ce qu’elle a comme objectifs:
    * l’enrichissement de la langue ;
    * l’obligation d’utiliser la langue française ;
    * la défense du français en tant que langue de la République (article 2 de la Constitution de 1958).

    En la comparant à la loi 101, je me demande ou est la différence:
    1- conjointement avec la loi 178, il est obligatoire d’afficher en français à l’extérieur des commerces.
    2- La Charte dispose que l’Assemblée nationale est « résolue à faire du français la langue de l’État et de la Loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires.

    Par ailleurs, comme je l’ai mentionné dans un autre de tes billets Louis, en France, les étudiants peuvent apprendre jusqu’à quatre autres langues en plus du français. Et je n’ai pas entendu dire que le français y était en danger. Oh je sais, vous aller me sortir de ne pas comparer la France avec le Québec. Pourtant, Louis viens de nommer 25 pays pour les comparer à ce que devrait faire le Québec. Alors si mon exemple n’est pas bon, celui de Louis aussi n’est pas bon !

  13. Avant la loi 101 le français n’était pas respecté au Québec, on était obligé de travailler en anglais dans la plupart des entreprises. Même encore aujourd’hui c’est pas toujours évident d’être servi en français dans l’ouest de Montréal. Il n’est pas si loin le temps ou il était interdit à un ouvrier francophone de s’adresser en français à leur contremaître anglophone.

  14. […] This post was mentioned on Twitter by Le Gentil Astineux, Louis P.. Louis P. said: Loi 101 au cégep: une normalité mondiale https://ledernierquebecois.wordpress.com/2010/08/18/loi-101-cegep-normal […]

  15. @Louis P. : oui le Québec est considéré une nation, mais reste que nous sommes quand même Canadien…vérifie ton passport, ton argent et l’armé qui te représente internationallement, et tu vas voir que c’est Canadien…
    la raison que c’est important c’est parce que si le Québec était un pays, je serais d’accord que ca serait tout a fait normal d’avoir les écoles seulement dans la langue majoritair…. comme a démontré ta liste, c’est normal

    mais la réalité c’est que nous vivons au Canada, et cela change la tout…une des langue officiels est l’Anglais, donc les residents désirant choisir la langue de leur education au niveau collegial et universitaire devraient avoir ce choix, dans mon opinion…et c’est tout a fait normal d’avoir des écoles publiques dans la langue officiel

    Tu dis que ceci va contribuer au recule du Français, mais des fois le choix personnel est plus important que la langues..et j’trouve que c’est le cas pour la loi 101 appliqué au cégep. Tu n’es peut-être pas d’accord avec moi, mais je fais juste expliquer pour plusieurs sont contre la loi 101 au cégep.

    @Marie-Lou Tu peux bien penser qu’il faut se comporter comme un pays pour en devenir un, mais cela veut dire que vous ignorer une des langues officiels du pays (et oui, cela est très important et change beaucoup l’implication des lois, surtout linguistique)…mais puisque ce n’était pas le coeur de votre propos, j’vais répondre au deuxième point

    Il y a une grosse difference entre “les Anglais sont trop subventionnés’’ et ‘les Français ne sont pas assez subventionnés’
    Si vous trouvé que les écoles Francophones ne recoivent pas assez de subventions gouvernemental, j’suis prête a me batter avec vous…l’éducation est une des choses les plus importante, et je supporte qu’on demande au gouvernement de donner plus d’argent aux écoles Francophones…
    Mais dire ‘ le gouvernement devrait donner moins d’argent aux écoles Anglophone’, c’est quelque chose de très different…non seulement est-ce un peu anti-Anglophone, mais ca n’aide pas du tout les élèves des écoles Francophones.

    J’aimerais juste terminer en disant qu’il est impossible de ‘trop’ subventionner une école….le plus d’argent que les écoles recoivent, le mieux qu’ils vont éduquer nos enfants…comment ca peu être mauvais?
    J’trouve ca un peu drôle des adultes qui essaient de defendre la reduction du budget des écoles, comme si élèves Anglophone méritaient moins des bons livres et des bonnes écoles…

  16. Que nous vivions au Canada ne change strictement rien. La Catalogne est en Espagne, pourtant elle finance un réseau en catalan du primaire à l’université. La communauté francophone de Belgique, un pays « bilingue », pourtant, n’a qu’un réseau d’éducation en français. La communauté néerlandaise de Belgique, elle, n’a qu’un réseau d’éducation en néerlandais. Le fait que nous vivions au Canada ne change absolument rien.

    Tu dis qu’il est normal d’avoir des écoles publiques dans la langue officielle. Je suis d’accord. Il y a une seule langue officielle au Québec et c’est le français. Alors, pourquoi avons-nous des écoles dans une langue étrangère?

    En passant, je crois que tu ne comprends pas ce qu’est le sur-financement du réseau anglophone. Ce n’est pas d’une manière absolue; cela signifie simplement que pour le poids démographique des anglophones (5,4%) « de souche », leurs institutions sont beaucoup trop financées (19% pour les cégeps anglais, 27% pour les universités et 46% pour leur MUHC). Le résultat est que le réseau pour les Québécois est moins bien financé.

    Il est temps de le réaliser: le Québec constitue l’exception. Nous sommes l’un des seuls endroits au monde à financer un réseau d’éducation parallèle sur un même territoire et en plus nous le sur-finançons.

    Les anglophones vivant sur notre territoire sont la minorité la plus choyée au monde. Il est temps que ça change. Notre futur en dépend.

  17. “La seule langue officielle et commune au Québec est le français et si nous n’agissons pas dès maintenant, comme d’autres pays le font, nous finirons éventuellement comme le gaélique irlandais”

    C’est correcte de dire “la langue officielle”, mais à dire “la langue commune”, et puis suggérer que le francais est “en danger de marginalisation ou même disparition”, c’est une grande contradiction. Est-ce que le francais est la langue de nous tous, ou est-ce que il y une autre langue parmi nous et autour de nous qui menace le francais? C’est l’un ou l’autre, pas tous les deux. Soit le francais est la langue commune au Quebec, soit elle est juste UNE ALTERNATIVE favorisee par la loi.

  18. Il n’y a aucune contradiction, adski. Le français est la langue commune et officielle selon la loi, mais nous, en tant que peuple minoritaire et victime d’un ethnocide depuis 250 ans, faisons face à l’intransigeance d’anglophones refusant obstinément de s’intégrer à notre société. Et, il faut le dire, nous sommes colonisés, mous, à-plat-ventristes, et nous avons de la difficulté à faire face à des anglophones vivant sur notre territoire et profitant d’institutions sur-financées.

    Première étape: ramener le financement des institutions anglophones au poids démographique des anglophones. Ça, ce serait équitable et permettrait de voir de quelle façon l’anglais se maintient au Québec de façon artificielle.

  19. Selon les arguments de Louis, puisque le Québec est dans le Canada, il pourrait exister une loi 101 Canadienne qui serait voté par le reste du canada (Québec 8 millions, le reste, 24 millions) et rendrait illégal tout affichage en français. Il pourrait y avoir une police de la langue anglaise et rendre illégale toute entreprise qui travaille en français. Si c’est bon pour pitou, c’est bon pour minou! Si on peut décider de la langue d’enseignement de son voisin, notre voisin peut certainement décider de notre prochain souper.

    De se dire minoritaire est à la base de la masturbation intellectuelle. Si on prend mon appartement, 100% de franco. Si on prend la ville de Québec, 95% de franco. Si on prend le québec, 85% de franco. Si on prend le Canada, woops 25%. Si on prend l’amérique du nord, on tombe à 2%. Si on prend la terre…. l’anglais est minoritaire…

    Ça veux dire quoi? Absolument rien. C’est de la masturbation intellectuelle, du fantasme ridicule. L’existence même d’un gars au Texas qui parle anglais ne menace pas la langue que j’utilise avec mon voisin. De la même façon, si une bombe nucléaire éradiquait le reste du Canada et les États-Unis, nous serions majoritaire et sauvé?

    Sérieusement…. pourquoi le gaélique a disparu? Parce tout le monde s’en calicait. Est-ce que tout le monde se calice du français? Non.. fine! C’est drôle hein mais il y a plein de blogueurs qui sont des québécois, déménagé aux États-Unis et ça ne parait meme pas… pourtant ils sont assimilé, soumis, esclavagé, whatever non?

  20. Il y a plusieurs mythes et faussetés dans ce commentaire. Je vais les prendre un par un.

    1) Ce n’est pas honnête de comparer la langue d’enseignement au souper du voisin. Le souper ne concerne que chaque individu alors que l’enseignement permet de créer une cohésion sociale et est du domaine de l’État. C’est l’État qui définit l’enseignement, et pas le souper du voisin.

    2) C’est encore une fois malhonnête de comparer ton appartement au Québec, car le Québec est une nation, et pas ton appartement.

    3) Il n’y a aucune « masturbation intellectuelle » à reconnaître que le français est minoritaire et en danger. Il y a une nation ici qui est la nation québécoise, dont la langue est en français, et cette nation voit sa langue régresser, ça c’est la réalité.

    4) Ton histoire de blogueurs déménagés aux États-Unis est anecdotique. Dans deux-trois générations, leurs descendants ne parleront même pas un mot de français. On appelle cela l’assimilation.

    Le mot-clef dans tout ceci est: nation. La plupart des NATIONS de ce monde ont voté des lois linguistiques. Le Québec ne doit pas faire bande à part et il doit se donner les moyens de survivre en appliquant, le plus tôt possible, la Loi 101 au cégep.

  21. “Première étape: ramener le financement des institutions anglophones au poids démographique des anglophones”

    Ça, c’est un des choses qui semblent bien simple sur papier, mais la realite est malheureusement beaucoup plus complexe. La minorité Anglophone du Quebec represente 10% de la population totale de notre province. Alors, il semble avoir du sense de leur donner 10% du finacement budgétaire. Mais, il y a un problème – l’anglais n’est pas SEULEMENT la langue des Anglophones – il est la langue mondiale, et la langue majoritarie du Amerique du Nord. Nous sommes entourés par l’anglais, est nous n’allons jamais l’échapper. L’idée du Quebec uniqement Francais au coeur d’Amerique du Nord n’est pas raisonnable. Parceque nous nous noyons en Anglais, et c’est beaucoup trop tard de reverser cette tendance.

    Personellment, je suis un bon exemple. Je ne suis même pas un Anglophone, mais j’ai frequenté une université Anglophone à Montreal, et je parfois utilise des services offert par les les hôpitaux et les cliniques Anglophones. Jacques Parizeau lui-même a récemment eu une opération dans un hôpital anglophone, et Jean Chretien y’a recu des soins aussi.

    Alors, il faut que les institutions Anglophone recoive leur finacement selon la demande et soient jugé selon la qualité du service ils offrent, et qu’elles soient pas traités juste par un calcul qui est peut-être correct mathématiquement, mais qui ne prends pas tout les aspects en considération.

  22. Adski:

    Premièrement, le poids démographique de la minorité historique anglophone, c’est-à-dire les anglophones de langue maternelle nés au Québec, ne représente pas 10%, mais 5,4%.

    Ensuite, d’affirmer que l’idée d’un Québec français au coeur d’une Amérique du Nord anglophone n’est pas raisonnable est une opinion subjective certainement pas partagée par les Québécois qui entendent survivre. Ce serait comme affirmer qu’un État d’Israël hébreu entouré d’arabe n’est pas raisonnable ou qu’un État comme les États-Unis, sur un continent majoritairement espagnol, n’est pas raisonnable. Il vous faut revenir sur Terre un peu: tous les peuples ont le droit d’exister, et ce n’est pas parce que l’anglais est la troisième langue la plus parlée au monde actuellement (derrière le mandarin et l’espagnol) qu’il faut encourager notre disparition pour autant.

    Finalement, tu dis être un bon exemple. Je suis d’accord. Tu as fréquenté une université anglophone sur-financée et ta maitrise du français est plus qu’approximative. Je ne dis pas ça pour ta dévaloriser, crois-moi, et j’apprécie ce dialogue. Je dis simplement ça pour te faire comprendre ce que toutes les études démontrent: étudier en anglais, c’est vivre en anglais et s’intégrer en anglais.

    Les universités québécoises pourraient très bien offrir des cours de langues étrangères, que ce soit l’anglais, l’espagnol, le russe ou autres.

    Mais les autres cours doivent être en français. Sauf, bien sûr, les cégeps anglais, dont le financement devrait passer de 19% à 5,4% et les universités anglaises, dont le financement devrait passer de 27% à 5,4%. Le sous-financement des universités québécoises a assez duré!

  23. Est-ce qu’il est impossible pour le Francais de « survivre » à côté du Anglais? L’existence de la langue Anglais au Quebec, doit-elle inévitablement mener à la disparition du Francais?

    Il me semble que l’Anglais et le Francais pourraient co-exister dans le même endroit. Ce pourraient necessaire d’enforcer le Francais vis-a-vis l’Anglais, mais cet renforcement ne dois pas et ne peut pas etre trop extreme. Autrement, on repousse des gens du Francais, et on les pousse vers l’Anglais.

    Les lois linguistiques du Quebec sont deja alles trop loin. A ce moment la, elles blessent le Francais plus qu’elles l’aident.

  24. « Ce pourraient necessaire »

    Il pourrait ETRE necessaire…

  25. Woah. Il y a beaucoup de pédagogie à faire cher adski.

    D’abord les lois linguistiques au Québec ne sont pas allées « trop loin ». Comme le démontre cet article, de nombreux pays ont des lois beaucoup plus courageuses. Ici, nous sur-finançons le réseau scolaire de la minorité, ce qui n’est pas le cas ailleurs.

    Ensuite, grâce à loi 101, on intègre la majorité des immigrants en français, alors qu’avant celle-ci, 85% choisissaient l’école anglaise.

    Finalement, il n’y a pas un seul endroit au monde et dans l’Histoire de l’humanité où une langue faible a survécu dans un état de pure bilinguisme avec la langue forte. L’ethnocide des francophones au Canada n’est qu’un exemple parmi d’autres.

    Vous avez tout l’Amérique du Nord pour parler anglais. Pourquoi ne respectez-vous pas qu’une nation francophone puisse exister ici?

  26. «pourquoi le gaélique a disparu? Parce tout le monde s’en calicait»
    dit Needle. ah oui, vraiment…?

    Est-ce que, Needle, vous avez lu un peu sur l’asservissement brutal des Irlandais par les Britanniques ? À lire vos commentaires assurément pas.

    Vous devriez mon cher, ça vous éviterait d’écrire des bêtises. Déniaisez vous Needle : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Irlande

  27. @ Louis.

    «Ces nations ne sont pas des dictatures et elles ne violentent pas leurs minorités.»

    Louis, la Russie EST une dictature et elle a déjà violenté une de ses minorités (les Tchétchènes)!!! Poutine empoisonne ses dissidents politiques au polonium, quand il ne commande pas seulement qu’on les crible de balles (surtout des journalistes qui sont contre son régime) et la liberté de presse est limitée, de même que les droits démocratiques où les manifestations anti-Poutine sont réprimées!!!

    Parles-en à Gary Kasparov!!!

    Je ne comprends pas pourquoi tu as mis ce pays-là dans ta liste d’États démocratiques pour prouver ton point, même si je le comprends!!!

    Mais, pour le reste, tu as raison!!! On n’a pas à avoir honte de prendre notre place dans notre pays en intégrant nos minorités à notre culture commune!!!

  28. Tu peux le voir de l’autre côté: McGill t’épargne ce que tu vois comme inacceptable, la bilinguisation des universités francophones.

    Il est devenu courant dans les universités européennes d’offrir des programmes entiers en anglais, et ce aux frais des contribuables.

    Regarde le tapis rouge déroulé par l’université de Maastricht pour attirer des Britanniques: http://www.bbc.co.uk/news/education-11012095

    Ceci dans les mêmes Pays-Bas qui exigent désormais que l’immigrant non-européen apprenne le néerlandais avant son admission à la résidence.

    J’ajouterai également, concernant le supposé manque d’intégration d’Adski, que des milliers de personnes sont la preuves que, malgré leur fréquentation du système scolaire francophone, ils ne se sentent toujours pas québécois dans le sens que tu l’entends. Je pense à un ami qui a tellement été mis dans le bain francophone qu’il n’a jamais fait aucun effort pour apprendre l’anglais mais qui déplore que « le Québec n’ait rien fait pour qu’il se sente autre chose que montréalais ».

    Ne t’en fait pas, je lui dit que c’est à lui de faire l’effort mais tout de même, si on regarde la chose objectivement, la loi 101 et les écoles de la CSDM n’ont pas rendu monsieur plus québécois que ces non-francophones que tu dénonces pour défaut d’assimilation à la majorité.

    Tu dois donc t’interroger puisque manifestement notre système scolaire manque quand il est question de créer la conscience nationale de nos élèves, mission que tu considères fondamentale et incontournable.

  29. « Je pense à un ami qui a tellement été mis dans le bain francophone qu’il n’a jamais fait aucun effort pour apprendre l’anglais mais qui déplore que « le Québec n’ait rien fait pour qu’il se sente autre chose que montréalais ».  »

    La plupart de mes mais sont des allophones qui ont frequenté des écoles secondaire en francais, et aujourd’hui ils sont capable de parler francais presque comme les Quebecois, mais il ne les empêche de vivre leur vies personelles en anglais. La frequentation du system francophone ne garantie rien. Louis semble croire en puissance du system scolare francophone pour transferrer des valuers patriotiques et notionaliste du Quebec, et il semble esperer que deux années supplémentaires au cegep francophone feraient une différence. Mais il oublie que:

    1. Beaucoup du monde manque des tendences nationalistes (meme vers leur propres pays), et ils se preoccupent plus des affairs plus materiel et universel, comme l’argent, niveau de vie, comfort de vie

    2.La plupart des immigrants viennent ici des raisons economiques, and pas pour trouver et s’integer dans une nouvelle « nation »

    #. Meme si on a les tendences nationalistes, on va les acheminer vers nos pays d’origin, et pas necessairment vers le Quebec.

  30. « and pas pour trouver et s’integer dans une nouvelle « nation » »

    ET pas pout…

  31. adski: La plupart des études démontrent un fort lien entre la langue des études et la langue du travail futur et la langue d’intégration. Des études en français mènent à une vie en français et des études en anglais à une vie en anglais. Ce n’est évidemment pas systématique, et il y aura toujours de très nombreuses exceptions, mais c’est une tendance.

  32. Andrea, le Canada est une fédération de provinces en théorie « souveraines » et dans ce cadre, les provinces comme le Québec ont des lois différentes d’une province à l’autre. Le système d’éducation , ici, est différent de celui des autres provinces. Ce qui, en théorie, pourrait nous permettre de décider de franciser les Cégeps (l’enseignement est de juridiction PROVINCIALE). Et,selon moi, ce serait une très bonne décision car, effectivement, j’avais des amis qui sont passés par le système francophone jusqu’au secondaire (parce-qu’obligatoire !) et dès que la loi leur a permis, ils sont passés au système anglophone (Dawson et McGill). Ces amis, avec qui j’ai gardé des liens, sont carrément passés à l’anglais. Ils vivent désormais en anglais. Certtains sont partis vivre à l’étranger, d’autres à Toronto et d’autres, vivent à Montréal (mais en anglais). En conclusion, notre société francophone perd beaucoup de ses immigrants au profit du monde anglophone et ça m’inquiète au plus haut point !

  33. Dan: « Andrea, le Canada est une fédération de provinces en théorie « souveraines » et dans ce cadre, les provinces comme le Québec ont des lois différentes d’une province à l’autre. Le système d’éducation , ici, est différent de celui des autres provinces. Ce qui, en théorie, pourrait nous permettre de décider de franciser les Cégeps (l’enseignement est de juridiction PROVINCIALE).  »

    Une autre contradiction separatiste: nous sommes une province souveraine, avec nos propres lois, notre propre system d’education, notre system d’integration des immigrants, nos propres valeurs et standards… mais…nous voulons nous separer du Canada parceque le Canada nous abuse et impose ses valeurs sur nous…

  34. Qu’est-ce qui empêchait le PQ lorsqu’il était au pouvoir d’imposer des droits de scolarité aux étudiants étrangers y compris les canadians hors-québec de 35,000$?

    Qu’est-ce qui l’empêchait d’abolir le 60% de subventions aux écoles privées confessionnelles? les catholiques inscrivent souvent des illégaux en anglais avec nos taxes, ces mêmes souers italiennes.

    Qu’Est-ce qui empêchait le PQ de sélectionner ses immigrant dans le pays d’origine et exiger qu’ils maitrisent le français comme les néerlandais le font au Pays-Bas ? A quand un permis de travail (pas de carte verte si on parle pas anglais au USA, pas d’admission en Suisse si une des 4 langues n’est utilisées, ?
    Avec les 37 millions gaspillés pour scolariser des laveurs de vaisselles d’ex-colonies anglaises ;vaudrait-il mieux donner 50’000$ par familles ayant vécut et scolarisé en Wallonnie, Luxembourg, Cantons suisses, France etc..?

  35. Nous en avons souvent contre le Parti Québécois parce qu´on juge bien ´´nièseusement´´ qu´ils en ont pas assez fait. Ils ont quand même fait la loi 101! Pourquoi on chiale toujours contre le PQ qu´ils ne proposent pas assez de chose à la mode alors que les libéraux font des lois rétrogrades que je qualifierais de SABOTAGE d´état. J´aimerais mieux voir un PQ qui fait ne fait pas grand-chose plutôt que de continuer à endurer des libéraux qui DÉTRUISENT notre nation. (Notamment avec leur projet de loi 103). En France, durant l´occupation Nazi, ils ont eu leur COLABOS, au Québec ont n´a nos libéraux!

    Vive le Québec Libre,
    Libre de sa clic de requis vorace…

  36. […] […]

  37. […] Les données proviennent du site Trésor de la langue française au Québec, du Département de Langues, linguistique et traduction de l’Université Laval. [?] […]

  38. […] En rafale1: […]

  39. […] public anglophone que pour la minorité anglaise historique, mais il s’agit également d’une normalité internationale. Rappelons-le: nous sommes une des seules nations au monde à financer deux réseaux d’éducation […]

  40. […] Canada, et davantage porté à considérer le patriotisme comme étant une vieillerie dérisoire!!!De plus, je ne connais aucun pays qui accepte que l’éducation publique se déroule dans une l…???Hé, ho, nous sommes la diversité de l’Amérique du Nord!!! Il incombe, donc, aux Anglais […]

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