L'Arcade de feu, ce groupe étranger

Arcade Fire ceci, Arcade Fire cela. Ces jours-ci, pas moyen de ne pas entendre parler de ce groupe de musique anglo-canadien. Les critiques de leur nouvel album, « The Suburbs », sont dithyrambiques. On les acclame, on les idolâtre. Et on se les approprie. Parce qu’ils sont bons, parce que leur musique est inventive, mélodique, excellente, on tente d’en faire ce qu’ils ne sont pas: un groupe québécois.

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« Je suis fier d’être Québécois quand j’écoute un groupe d’ambassadeurs de notre culture comme Arcade Fire » me disait un contact sur Facebook. Et moi de lui répondre que je suis fier d’aller manger de la nourriture indienne sur la rue Saint-Denis, mais que ça ne me fait pas croire pour autant que le poulet au curry qu’on y sert est typiquement québécois. Arcade Fire, c’est un groupe apatride qui habite dans notre ville francophone mais qui a fait le choix de ne jamais réellement s’y intégrer. Ce n’est pas un groupe québécois et encore moins un ambassadeur de notre culture.

Régine Chassagne, originaire d’Haïti et ayant grandi sur la rive-sud de Montréal, a fait le choix d’étudier en anglais. « Je voulais apprendre l’anglais. J’aime me fixer des défis » qu’elle affirmait. (( Le Soir, mercredi, 28 juillet 2010, p. 30, Les banlieues au pouvoir avec Arcade Fire, Propos recueillis par; THIERRY COLJON, à Montréal )) On ignore quels objectifs elle espérait atteindre, mais le résultat est d’une inouïe tristesse: sur trois albums d’Arcade Fire, une seule chanson porte un titre français. Une sur trente-sept. « J’aurais très bien pu m’en aller du côté français, mais le hasard en a voulu autrement » qu’elle ajoute. (( La Presse, Arts et spectacles, samedi, 23 avril 2005, p. ARTS SPECTACLES, The Arcade Fire, Les plus illustres inconnus de Montréal, Petrowski, Nathalie )) Quand on a besoin du hasard pour avoir envie de chanter dans sa propre langue et de refléter sa propre culture, c’est dire à quel point celle-ci est faible.

Et ses copains, font-ils mieux? Pas du tout. Win Butler, le mari de Chassagne, est originaire du Texas et est venu profiter d’une éducation anglophone à bas prix en s’inscrivant à McGill au tournant du millénaire. Près d’une décennie plus tard, il s’adressait principalement en anglais aux spectateurs venus voir Arcade Fire au Festival d’été de Québec. Il a bien disséminé par-ci par-là quelques mots dans la langue des sauvages comme un empereur s’abaissant devant ses sujets, mais Chassagne a dû traduire pour lui lorsqu’il a demandé aux gens d’envoyer des dons à Haïti.

Français, langue seconde, même au coeur de Québec.

Et Richard Reed Perry, lui? Originaire d’Ottawa, il était présent lors du célèbre « love-in » à la veille du référendum sur la souveraineté, en 1995. Sarah Neufeld; elle vient de Vancouver. Tim Kingsbury, de Guelph, en Ontario. Jeremy Gara, d’Ottawa lui aussi. Et le frère de Butler, Will, également du Texas. Et tous sont venus à Montréal non pas pour y parler français, mais simplement parce que c’était « cool ». Un groupe québécois, vous dites?

Évidemment, on pourra m’objecter, avec raison, qu’on ne définit pas l’appartenance à la nation québécoise par l’origine d’un individu. « Je ne veux pas savoir d’où quelqu’un vient, mais où il va » disait Falardeau. Reste que de savoir que la quasi-totalité des membres d’Arcade Fire viennent d’en-dehors du Québec, qu’au moins un de ceux-ci s’est clairement identifié contre la nation québécoise en 1995 et qu’ils ont, pour plusieurs, de la difficulté à parler un bon français tout en enregistrant des albums pratiquement unilingues anglais, voilà qui donne une indication de la direction qu’a choisi le groupe et de l’absence de sentiment d’appartenance à la nation québécoise. Arcade Fire ne vient pas d’ici et ne donne pas l’impression de vouloir aller dans la même direction que nous. Un groupe québécois, vous dites?

« Oh, mais ils habitent Montréal, sur le territoire du Québec, alors ils sont Québécois » qu’on m’objecte aussi. Légalement, oui. Mais légalement, le nouvel arrivant qui vient d’obtenir sa citoyenneté canadienne, qui ne parle pas un seul mot de notre langue et qui croit que René Lévesque est le boulevard où il doit aller chercher son passeport, celui-là aussi est Québécois. Appartient-il pour autant à la nation québécoise? Pire: a-t-il seulement conscience de l’existence d’une telle nation?

Deux visions différentes de la nationalité

Ce dont il est question, ici, c’est de l’affrontement entre deux visions de la citoyenneté. La citoyenneté multiculturelle à la canadienne, qui constitue un fourre-tout insondable où les ghettos ethniques ne sont pas seulement acceptés, mais souvent valorisés, et la citoyenneté intégrante québécoise, qui souhaite créer une nation cohérente où l’ensemble de la population possède une langue commune et s’identifie à des symboles communs. D’un côté, on te considère comme Canadien parce que tu habites ici et on se fout de savoir si ta femme est voilée de la tête au pied, si tu fomentes une révolution islamique dans ton sous-sol ou si tu méprises l’ensemble de ta société d’accueil; les valeurs communes n’existent que très peu. D’un autre côté, on désire t’intégrer à la société québécoise et te permettre de t’épanouir tout en respectant les valeurs traditionnelles du Québec. Ce sont là deux visions irréconciliables.

Or, quand même des souverainistes affirment qu’ils sont fiers d’un groupe comme Arcade Fire, un groupe ne chantant ni ne parlant ni ne représentant la langue française, quand ils affirment que ce groupe représentent leur réalité, ils nagent dans une mer de contradiction. On ne peut pas vouloir à la fois l’indépendance du Québec – et donc respecter la spécificité d’une nation ayant des valeurs communes – et encenser les produits d’un multiculturalisme allant jusqu’à nier l’existence de l’importance d’une telle langue et de telles valeurs. On ne peut pas affirmer à la fois qu’Arcade Fire nous représente parce que ses membres habitent ici et en même temps vouloir se séparer du Canada parce qu’il existerait quelque chose de plus important que l’ensemble des individus désolidarisés habitant au Québec. On ne peut pas s’enorgueillir de la réussite individuelle de n’importe quel groupe d’individus vivant dans un ghetto et se réclamer d’une nation luttant pour sa survie et utilisant l’indépendance comme un moyen d’y arriver. On doit choisir.

Arcade Fire est un groupe fascinant. De la musique extrêmement inventive. Des individus originaux qui ont su toucher les gens. Mais il ne s’agit pas d’un groupe québécois et il ne représente pas davantage le Québec que Michael Jackson, les Black Eyed Peas, Metallica, Madonna, ou n’importe quel autre produit d’une culture anglophone omniprésente, envahissante, étrangère à la spécificité québécoise et qui prospère dans le ghetto de l’université McGill, l’institution universitaire la plus sur-financée du Québec.

Arcade Fire habite ici, mais ce n’est toujours qu’une plante exotique dans un pot oublié au milieu de la forêt laurentienne.

C’est ici, mais ça ne représente rien de nous.

Ou si peu.

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23 Réponses

  1. Jim Corcoran est un auteur-compositeur-interprète québécois.

  2. « un de ceux-ci s’est clairement identifié contre la nation québécoise en 1995 »
    Lequel? Pouvez-vous nous expliquer cette sortie?

  3. Le problème n’est pas de faire rayonner le Québec,le problème est de le faire rayonner dans la langue de la minorité.On se demande pourquoi les immigrants arrivent ici avec l’illusion que nous sommes une nation anglophone.Arcade de feu est une carte de visite écrite en anglais.Je préfère de loin loco locass et les colocs car ils véhiculent les valeurs de la majorité ou presque car a vous lire vous semblez avoir une structure de pensée anglo ou seriez-vous un de ces hybrides bicéphales difficile a identifier.Tellement difficile que vos idoles ne sont même pas foutu de s’adresser a vous dans votre langue…plus colon que ça,tu crèves.Je préfère un produit local qui me ressemble et nous rassemblent qu’une merde anglo internationale dont la moitié de la planète ne saisie même pas le sens des propos y compris un bon pourcentage des Québécois qui comme vous ont l’idolâtrie un peu top facile.

  4. Désolé Rawkentroll d’avoir poster ce lien vers l’article de Foglia,J’imagine que son humour beaucoup trop fin pour vous ainsi que la justesse de ses propos ont passé a travers votre double cervelle comme une flèche dans la purée de banane.Je voudrais bien vous le réécrire en anglais mais Louis refuserait de le publier.De plus on en perdrait toutes les subtilités…Dommage car encore une fois je me suis bien bidonné…Sacré Foglia!

  5. Loco Locass véhiculent les valeurs de la majorité?
    Certes, un majorités d’Ayatollahs hystériques et fachistes, porteurs de la vérité absolue.

    Les Colocs véhiculent les valeurs de la majorité?
    Une majorité plutôt Plateaucentrique.

    Arcade Fire est comme Montréal.
    Un « melting pot » multiculturalisme.
    En fait, ils sont comme toutes les grandes villes de ce monde.

    Je me demande si les Islandais chient sur Bjork?
    Après tout, ils ne sont qu’à peine environ 320000 à parler l’Islandais.
    Elle doit être une traitresse à la nation.

    Chient-ils aussi sur Emiliana Torrini?
    Apparemment que non…

    Pour ce qui est de mon commentaire sur Foglia, je constate que malheureusement, vous n’en avez pas du tout saisi le sens… sans doute que j’ai été trop subtil… à la troisième ou quatrième lecture, vous y arriverez sans doute.

  6. Pour votre information mon cher monsieur.
    La différence entre Foglia et Préfontaine c’est que Foglia est un gros épais qui ne répond pas quand on lui écrit et qui aborde des sujets aussi profonds que la couleur des bobettes de Bob Gainey et les états d’âme de Lance Armstring. Ce qu’on s’en fout!
    Préfontaine, en clair contraste, répond quand on lui jase et se casse la tête pour apporter des sujets intéressants (et s’attaquer aux vaches anglo sacrées par extension).

    Si vous préférez lire Foglia et rester dans votre monde où les québécois se font chier dessus par Arcade Fire – qui ne sont pas capables de parler ou de composer en français – c’est votre choix.
    Ce n’est absolument pas le mien.

  7. Il n’y qu’au Québec où on maudit ceux qui ont de l’ambition et du succès. Björk, Emiliana Torrini, Jonsi, Sigur Ros, Dikta… tous les Islandais qui sont connus à l’étranger sont applaudis et reconnus.

    Mais de toute façon, les nationalistes devraient être contents. Puisqu’ils chantent en anglais, le lien avec le Québec n’est pas fait. Arcade Fire, Simple Plan et d’autres, ailleurs, ce sont des groupes canadiens. S’ils chantaient en français, même en les disant canadiens pour la forme, comme K-Maro en Allemagne, il y aurait une mention du Québec parce que sa musique est en français. Le meilleur exemple est Céline Dion.

    Parallèlement, les Jonsi, Rasmus, Scorpions de ce monde ont beau chanter en anglais, le monde les prendra toujours pour ce qu’ils sont: islandais, finlandais, allemands.

    En passant, ça fait bien de parler de Björk: là, elle est en campagne contre la vente d’une entreprise publique d’énergie islandaise à une compagnie canadienne.

  8.  »Arcade Fire est comme Montréal.
    Un « melting pot » multiculturalisme.
    En fait, ils sont comme toutes les grandes villes de ce monde. »

    Si je comprend bien l’objet de votre fierté , arcade fire serait issu de toronto,de New-york ou de Paris et ça ne changerait absolument rien au produit final.Car il s’agit bien ici d’un produit construit de toute pièce pour séduire un publique cible et soutenu par une machine promotionnelle a la façon Ikéa bref.On pourrait donc escamoter ce groupe avec n’importe quelle autre formation musicale a saveur multiculturaliste venant de n’importe quelle grande cité et nous n’y verrions que du feu ? Wow!plus uniforme que ça…Bravo mon coco.
    Petit détail : Multiculturel veut bien dire plusieurs cultures, non?Mais ou se trouve la votre dans ce melting pot?

  9. J’ai l’impression d’avoir été trop subtil dans mon commentaire… un autre qui semble ne pas en avoir compris le sens.

  10. Simple plan? un groupe d’illettrés avec des guitares et des tubes a 3 accords.Je ne parle pas des textes qui sont aussi profond qu’un anus.L’âge moyen de leur public doit être environ 8 ans(U.S).J’ai vu ce groupe a quelques reprises sur des scènes Françaises…ou ils renient fièrement et systématiquement leur langue maternelle.Ils sont vraiment pitoyables,Je vous les laisse.A ce titre ,je préfère les Allemands de la formation rammstein qui brandissent fièrement et sans complexe leur langue et qui apparemment fonctionnent assez bien dans le monde.

  11. Évidemment tout irait bien mieux si tout le monde pensait de la même façon. Mais ce n’est pas le cas.

    La très grande majorité serait d’accord qu’Arcade Fire n’est pas un ambassadeur de la culture québécoise. Mais en ont-ils la responsabilité? Est-ce qu’un artiste doit obligatoirement respecter un carcan culturel?

    Je ne le crois pas.

    Si tu cherches des ambassadeurs de l’identité québécoise, il te faudra chercher ailleurs. On s’entend là-dessus.

    Mais Arcade Fire existe et a le droit d’exister. Et de faire ce qu’il fait. Et de faire rentrer de l’argent dans la province.

    Que doit faire un Québécois face à Arcade Fire? Le bouder par idéologie est une avenue, l’encourager pour bénéficier des retombées de l’achat local en est une autre. À chacun de choisir.

    En tant qu’amateur de musique, je choisis mes pièces en fonction de mes goûts, pas en fonction du lieu de résidence de l’artiste. Et il se trouve que, malheureusement, Arcade Fire m’attire plus que Normand Cournoyer, tout chanteur francophone typiquement québécois qu’il soit.

  12. Richard Reed Perry!!! Originaire d’Ottawa, il était présent, lors du célèbre «love-in», à la veille du référendum sur la souveraineté, en 1995!!!

    Tu l’aurais su, si tu avais lu le billet!!!

  13. Salut Louis!!! Ça faisait longtemps, n’est-ce pas???

    Pour ce qui est du sujet du billet, je serai toujours étonné de voir tant de gens vivre au Québec ou choisir le Québec pour y vivre, tout en refusant de s’y intégrer en apprenant notre langue!!!

    Ça ne me dérange pas une seule minute que les membres de Arcade Fire soient nés à l’extérieur du Québec et qu’ils aient décidé de venir vivre ici!!! Mais, ils pourraient, au moins, s’intégrer à notre nation en parlant notre langue!!!

    C’est sûr que, à quoi bon pour eux d’apprendre notre langue, si ils vivent au côté d’un pseudo-peuple qui leur parle en anglais à chaque fois qu’un membre de ce dit peuple a à s’adresser à eux et qu’ils peuvent même se faire servir en anglais dans un commerce ou dans un restaurant, hein???

    Moi, être un immigrant unilingue anglais qui refuserait de parler une autre langue et qui ne voudrait pas s’intégrer à ma société d’accueil, je choisirais le Québec pour y vivre, et ce, sans la moindre hésitation!!! Hey, un peuple francophone supposément fier qui me parle en anglais et qui me fait voir ainsi que je n’ai pas à faire d’efforts pour m’intégrer, car ils me parleront toujours en anglais, et ce, quoiqu’il arrive, pourvu que je reste sur le territoire québécois, c’est le paradis sur Terre pour tout immigrant paresseux d’apprendre la langue de la société qui l’accueille à bras ouvert!!!

    Billet relié: http://lequebecdedemain.blogspot.com/2009/06/survie-du-francais-au-quebec-le-combat.html

  14. Nah désolé, je passe mon tour sur la musique en canne faite pour la radio. Surtout qu’avec toute la musique de partout disponible sur net, il me reste pas de temps pour ce qui vient d’ici.

  15. Participer à ce «love-in» c’était s’identifier contre la nation qubécoise?

  16. Oser prononcer un mot en Anglais sur le territoire Québécois est un acte de haine contre toute la nation Québécoise.

  17.  »Il n’y qu’au Québec où on maudit ceux qui ont de l’ambition et du succès »

    C’est ce qui fait notre originalité.Ha! j’oubliais! l’originalité semble vous effrayer,vous le grand partisan de l’uniformité dans sa forme la plus crasse : Une planète,une langue!Ou encore pire : Toutes les langues sauf le Français

  18. […] « Je voulais apprendre l’anglais. J’aime me fixer des défis » qu’elle affirmait. 1 On ignore quels objectifs elle espérait atteindre, mais le résultat est d’une inouïe […]

  19. « ’originalité semble vous effrayer,vous le grand partisan de l’uniformité dans sa forme la plus crasse : Une planète,une langue!Ou encore pire : Toutes les langues sauf le Français »

    Fondamentalement, je crois que les différences entre les humains ne sont que superficielles. Que le Français voyage « en » alors que l’Allemagne voyage « avec » l’autobus, ça ne change rien à leur destination.

    Une seule langue pour la planète, ce serait d’un ennui… Quant à votre pire, non, je n’y adhère pas. Mon credo: toutes les langues ET le français.

    Par dessus tout, je déteste passer pour un étranger, un touriste. Vous ne m’entendrez jamais parler français, sauf à des Québécois ou à des Français, dans un pays où on ne le parle pas. Hors Québec et France, je ne prends jamais pour acquis que quelqu’un puisse parler ma langue maternelle.

    Mais c’est vrai que j’ai tellement pas de fierté que j’ose m’abaisser au point de faire des efforts en tchèque à Prague, d’avoir étudié à temps perdu l’islandais pendant 12 ans et d’avoir insisté pour m’en servir quand je suis allé, de m’être fait presque applaudir dans un train à cause de mon « danois de touriste » et d’avoir parlé l’allemand avant d’y déménager.

    Mes étudiants demandent si l’anglais est bien répandu en Allemagne quand leur cours de conversation aura atteint sa limite… Je ne peux pas leur répondre, je n’ai jamais parlé anglais dans ce pays.

    Vrai que je ne partage pas votre obsession à classer la planète en tribus qui devraient vivre dans la peur de ressembler au voisin mais oh grand jamais je ne souhaiterai que 7 milliards d’humains soient pareils.

  20. […] Préfontaine, soldat de la langue française Ils sont rares ceux qui comme le gentilhomme Louis P., à se faire soldats prêts à défendre la langue française au Québec contre […]

  21. […] never become truly integrated. This is not a Quebec band, much less a cultural ambassador."  LINK Yup, Mr. Prefontaine goes off on a rant against this wildly successful band because, according to […]

  22. Votre article est très intéressant et tout à fait bien écrit, je suis tout à fait d’accord avec vous, et la citation de Pierre Falardeau était très bien placée Merci!

  23. Si les américains aiment ça c’est que ça doit être bon! Le indie est le pire genre musicale des 100 dernières années. C’est léger comme du pop mais, sans les mélodies accrocheuses et ça se donne un air prétentieux mais, sans réelle profondeur. J’ai hâte que ça finisse et que les gens recommencent à réécrire de la vrai musique.

    P-S:Je suis désolé de ne ressentir aucune appartenance envers un groupe américain qui s’adonne à habiter au Québec.

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