Pour en finir avec Jacob Tiernay

Polémique créée de toutes pièces. Non satisfaite d’avoir fait une grande nouvelle du fait divers selon quoi Jean-Daniel Lafond, le mari de la gouverneure-générale Michaëlle Jean, rejetait le nationalisme québécois (mais pas le nationalisme canadien, bien sûr, lui qui vit sur notre bras depuis cinq ans), La Presse en a ajouté une couche avec les propos de Jacob Tierney, un obscur réalisateur anglophone déversant son fiel sur la soi-disant fermeture des Québécois face aux immigrants et aux anglophones.  Même Cassivi, le laquais de service de la pute de la rue Saint-Jacques – dixit Olivar Asselin – a ajouté son grain de sel en donnant raison aux propos de Tiernay. Rétablissons les faits.

Source de l’image

D’abord, il y a quelque chose de profondément ironique à se faire ainsi insulter par un Jacob Tiernay ayant participé à des films comme The Trotsky, Walk All Over Me, Twist, Straight Up, This Is My Father, The Neon Bible et Are You Afraid of the Dark?. L’homme, qui a grandi à Montréal et s’y sent chez lui, n’a associé son nom qu’avec des réalisations dans la langue maternelle de 8,2% de la population du Québec. Les autres, les 91,8% de la population du Québec qui n’ont pas l’anglais comme langue maternelle, ne les ignore-t-il pas? N’est-il pas lui-même fermé à la réalité du Québec d’aujourd’hui, un Québec dont la langue commune, nationale et officielle est le français? Comment peut-il insulter les Québécois, qui font des films dans la langue nationale – leur langue – d’être fermés alors que lui n’a jamais eu la moindre volonté, le moindre désir de s’intégrer au Québec?

Marc Cassivi y va de sa propre parade pour défendre Tiernay: puisque près de 40% de la population de Montréal parle une autre langue que la langue nationale, cette « diversité » devrait être présentée dans les films. Et Cassivi de se réjouir que le dernier film de Tiernay ne « gomme pas » la réalité de Montréal, une réalité qu’il affirme pluriethnique et qu’on devine multilingue. Un peu plus, et il donnerait un trophée à Tiernay pour « oser » présenter des contre-exemples, des gens ayant fait le choix de vivre en marge de la société québécoise et de refuser de s’y intégrer.

Multiculturalisme contre intégration

Le noeud du problème, encore une fois, touche aux différences fondamentales entre les visions canadienne et québécoise de ce qui constitue une société. Pour La Presse, Cassivi et Tiernay, la société est ce qui est, ce qui existe devant nos yeux. Ce n’est donc pas surprenant que la moitié du texte de Cassivi parle des immigrants qu’il voit dans son quartier. Pour les Québécois – et la plupart des autres peuples sur cette planète – la société constitue, cependant, un idéal à atteindre, une vision commune de ce qui doit être.

Ainsi, la France, l’Allemagne, l’Italie, ne conçoivent pas leurs pays respectifs comme des photoramas de ce qui existe présentement; à leurs yeux, un immigrant ne parlant pas la langue nationale et ne partageant pas la moindre des valeurs nationales ne constitue pas un élément du multiculturalisme ou de la diversité de la nation, mais plutôt un immigrant à intégrer au destin commun du pays. On ne fera pas un film à propos d’un immigrant ne parlant pas la langue nationale en célébrant ce fait, mais bien davantage en soulignant les problématiques de l’intégration.

Au Canada, par contre, on s’appuie sur la force tranquille de l’impérialisme linguistique de l’anglais et on se permet de célébrer toute forme de différence parce qu’on a la conviction, qu’à long terme, l’anglais saura s’imposer. On considère que l’immigrant fraîchement débarqué, ou que le citoyen d’origine sikh qui réclame le droit de ne pas avoir à porter de casque de protection à cause de ses croyances religieuses, sont autant Canadiens que n’importe qui d’autre. Est Canadien qui habite le territoire canadien, simplement, parce qu’à long terme, l’anglais et les valeurs communes – ou l’absence de valeurs communes – finiront par s’imposer. C’est un peu cela, le multiculturalisme.

Au Québec, une telle façon de faire serait suicidaire. Si on décidait d’accepter qu’il y a des immigrants qui ne parlent pas français, ne veulent pas parler français, détestent le français; si on décidait de respecter de souligner l’apport de la « communauté » anglophone, on se condamnerait à la désintégration sociale et à empêcher toute forme d’intégration des immigrants à la langue et à la culture nationales. Ce serait la disparition rapide et finalement du peuple québécois.

En d’autres mots: quand Tiernay affirme que le cinéma québécois est fermé, il émet le souhait que nous considérions les anglophones et les immigrants rejetant le caractère francophone du Québec comme des particularités québécoises plutôt que comme des individus en attente d’être intégrés à notre nation. Pour lui, le fait que les Québécois ne forment que 2% de l’Amérique du Nord ou que notre langue régresse n’a pas la moindre importance: l’immigrant qui débarque ici et qui choisit de parler anglais – nuisant ainsi à notre capacité collective de survivre en tant que peuple – devrait jouir des mêmes privilèges que ceux qui se sont intégrés à notre langue nationale. En clair: Tiernay veut nous imposer un multiculturalisme tueur de notre spécificité plutôt que d’accepter que nous ayons choisi, à l’instar de nombreux peuples, d’intégrer les immigrants et les minorités à notre culture nationale.

Notre cinéma est ouvert à l’intégration

Et ce choix que nous avons fait, il se reflète dans notre cinéma, un cinéma ouvert à l’intégration des minorités (origine ethnique, langue, orientation sexuelle, etc.), contrairement au repli sur soi et au refus de la participation à sa collectivité prônés par Tiernay. Que ce soit le film 1981, qui fait l’éloge de l’intégration d’une famille d’origine italienne, 15 février 1839, qui parle notamment du courage de Charles Hindelang, un Suisse ayant décidé de participer pleinement au combat patriote, Congorama, qui s’interroge sur les relations filiales entre un Belge (d’origine québécoise) et son enfant Noir, Les Boys, qui traite notamment de l’homosexualité dans un contexte d’acceptation par un groupe de hockeyeur, C.R.A.Z.Y., qui parle également d’intégration et d’homosexualité, et la liste continue.

Le cinéma québécois est ouvert à la différence dans une perspective d’intégration de celle-ci alors que Tiernay, lui, avec ses films unilingues anglais, dont le dernier se passe dans un quasi huis-clos de ghetto anglophone refusant de se joindre à la nation québécoise, incite à la fermeture et au rejet. Le Québec s’ouvre vers la création d’une communauté partageant une langue, une culture et des valeurs communes alors que Tiernay nous rejette et refuse de participer à cette nécessaire intégration.

Au fond, n’est-ce pas Tiernay qui constitue lui-même le pire des fermés? Alors qu’il vit sur le territoire d’une nation riche en histoire, en culture, et qui possède une langue unique méritant d’être protégée, il a fait le choix de nous tourner le dos et d’embrasser une culture anglophone n’ayant absolument rien à voir avec le Québec dont nous rêvons.

Et puisque le cinéma se fait souvent à partir de rêves, le choix de Tiernay se transforme peut-être en cauchemar, appuyé par les idéologues de La Presse, où les Québécois ne seraient plus qu’une ethnie parmi d’autres dans un beau et grand Canada coast to coast où toutes les libertés sont permises, sauf celle, évidemment, d’avoir en son sein un peuple cohérent se souhaitant un futur collectif différent.

Cette cohérence, si Tiernay l’avait, il s’en servirait pour faire un film dans la langue des Québécois. Si c’est trop lui demander, qu’il se taise et qu’il vive son racisme et sa haine des Québécois et de leur spécificité dans le silence de cette bulle de verre qu’il s’est construit autour de son égo.

Notre nation est française, et si cela ne lui plaît pas, il a tout l’Amérique du Nord pour vivre son anglomanie.

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48 Réponses

  1. Hé, bon article comme toujours. Mais j’ai comme l’impression de faire face à un troll de la pire espèce; un sombre individu qui se nourrit de mon temps perdu. Honte à la pute de la rue St-Jacques d’avoir fait la promotion de ce vil individu. Il n’a rien d’intéressant ou même de constructif à dire, ne perdons plus de temps sur ce connard.

  2. J’ai vérifié sa « filmographie » pour constaté que la plupart de ses histoires ont pour origine l’étranger, seulement quelques films ont un canayen-français de service et les acteurs en action ont des noms comme David, Sam, Sarah.
    Alors, ce monsieur vient sûrement du milieu le plus isolationaliste de Montréal, la rue St-Urbain.

  3. Moi aussi, je dis: « Hé, bon article comme toujours ».

    Nous dépensons beaucoup d’énergie à critiquer les ennemis de notre nation. Nos élus ne le font jamais, si on se fi à l’absence de réaction suite aux propos de monsieur Lafond, le mari de la GG, et à ceux du nouveau GG concernant Champlain et l’origine du Canada. Nos élus ne parlent pas de souveraineté point.

    Il faudrait trouver un moyen pour concentrer nos énergies et risposter très fortement aux attaques des fédéralistes, et pour aussi sensibiliser la population à la nécessaire souveraineté du Québec.

    Daniel Roy, C.A.

  4. […] This post was mentioned on Twitter by Marie-Andrée Paquet. Marie-Andrée Paquet said: RT @lpref: Pour en finir avec Jacob Tiernay https://ledernierquebecois.wordpress.com/2010/07/08/jacob-tiernay […]

  5. Hmm. Ce que Jacob Tierney dit sur les anglophones est absurde – ou bien ils s’intègrent comme les Blackburn et certains ancêtres de Gilles Duceppe ou bien ils restent à l’écart. Par contre, la représentation de Québécois de toute origines et couleurs reste en deçà de la réalité, du moins ici à Montréal.

    Astineux: beaucoup de David au Québec, même comme nom de famille. Pas mal de Samuel (en commençant par un certain Samuel de Champlain). En français, Sara est plus fréquent que Sarah. Prénom loin d’inconnu. En quoi c’est mauvais les histoires qui « ont pour origine l’étranger »? C’est le cas de plusieurs films du réalisateur et auteur italo-québécois (et indépendantiste) Marco Micone, entre autre.

  6. Au départ, il se plaignant que les Canadiens-anglais ignorent la réalité hors de Toronto. Puis ça. Suis-je donc le seul à penser qu’il cherche simplement une raison pourquoi son film n’a pas fait courir les foules à nulle part?

  7. En ce qui a trait à Cassivi le drabe, ce n’est pas la première fois qu’il se montre la face avec le pied dans la bouche.

    Il pratique le…licking politique.

    Quand on a pas vraiment de talent c’est le mieux qu’on puisse faire s’pas!

  8. Pour vous aider à comprendre la source de votre animosité je ne peux que vous encourager à lire le texte suivant:

    http://agoraquebec.canalblog.com/tag/larose

    Bonne lecture !

  9. Hum, pour moi Bibi vous avez oublié de prendre vos pilules…

  10. J’ai lu avec attention le texte que tu proposes Bibi (et Geneviève ?). J’ai par contre le regret de t’annoncer que ce texte est d’une naïveté navrante. À ta décharge, il est raisonnable de croire lorsqu’on est jeune, disons vingt ans, que « tout le monde il est fin, tout le monde il est gentil ». Surtout lorsque conjugué à un manque de connaissances sur les faits historiques qui ont marqué les relations entre deux nations vivant sur un même territoire et le rapport de force politique qui en découle.

    En prenant de l’âge cependant, on acquiert non seulement de la sagesse, mais surtout des connaissances. Et bien souvent, l’idée qu’on se faisait d’une situation à vingt ans est totalement différente à quarante. Je te souhaite donc Bibi que les prochaines années soient pour toi source de lumière.

  11. Quelqu’un peu me nommer 10… euh non, trop compliqué, 5… euh non, trop compliqué, mettons 3 films Québécois Francophones parus dans les 5 dernières années où un des acteurs principaux faisait était soit noir, soit membre d’une ethnie visible soit Anglophone?

    Je vais être généreux et commencer avec « Bon Cop, Bad Cop ».
    Il ne vous en reste que 2 à trouver.
    Et si ca peut vous faciliter la tâche, je vais accepter les rôles secondaires aussi.

    Et on parle de films ici, des films importants, pas des documentaires de 50 minutes de l’ONF svp.

  12. Il me vient à l’esprit un film présenté récemment à Télé-Québec : La peau blanche. Un film tourné en 2004 dont l’un des rôles principaux a été accordé à Frédéric Pierre. Un Québécois d’origine haïtienne. Il y a aussi d’autres personnages qui représentent des membres de sa famille. Leurs personnages sont présentés de façon positive et constitue un bel exemple d’intégration d’une communauté ethnique dans un film québécois.

  13. En revanche Rawkenroll. Excepté The Trotsky, qui à mon avis est pour une part un exercice de lichage des Québécois par des Anglos qui ont tellement peur qu’on se sépare et qu’on les laisse seuls face à leur vide culturel abyssal comparé à celui de leurs grands frères américains, peux-tu nommer des films réalisés par des Canadiens-anglais dans lesquels les Canadiens d’origine française sont représentés ? Ça, c’est le plus facile. Plus difficile maintenant. Peux-tu nommer des films canadiens-anglais où on retrouve un parlant français dans un rôle principal ou secondaire, et ce, présenté de façon positive ?

  14. « qui à mon avis est pour une part un exercice de lichage des Québécois par des Anglos qui ont tellement peur qu’on se sépare et qu’on les laisse seuls face à leur vide culturel abyssal comparé à celui de leurs grands frères américains »

    C’est certains que les Anglos tremblent de peur…

    « Peux-tu nommer des films canadiens-anglais où on retrouve un parlant français dans un rôle principal ou secondaire, et ce, présenté de façon positive ? »

    Si je comprend bien ton raisonnement, puisque le cinéma du ROC ne tient pas compte des minorité, le cinéma Québécois doit en faire autant?

  15. Premièrement, c’est sûr que pour un grand nombre de Canadiens-anglais de voir leur pays brisé est une idée inconcevable. Le résultat du référendum de 1995 leur a d’ailleurs donné une grande frousse et c’est par la suite que s’est édifié un nouveau nationalisme canadien-anglais dont l’apothéose a été les récents Jeux olympiques.

    De plus, les Canadiens-anglais justifient leur différence face aux Américains par au moins deux choses : leur attachement à la monarchie britannique et la présence d’une communauté ethnique de langue française.

    Comme l’attachement à la Couronne britannique diminue à mesure que les WASP sont minorisés par les divers flux migratoires, lorsque les Québécois auront leur propre pays, ce sera une grande partie de leur identité imaginaire qui s’effondrera et qui de fait ne pourra plus justifier leur différence face aux Américains. Déjà que l’identité nationale des Canadiens-anglais n’est pas bien forte dû entre autres au fait que leur culture de masse est essentiellement américaine. Ils essaient bien d’en avoir une, mais elle fait tellement… américain de deuxième classe. Cela dit, ils vont continuer d’exister sans nous et déjà un bon nombre d’entre eux se sont faits à l’idée. Du moins, ils disent « bon débarras ».

    Deuxièmement, contrairement à ce que tu prétends, le cinéma canadien-anglais, ainsi que la télé et la publicité, tient compte des minorités, mais pas de la minorité française, ou si peu. Mais là vraiment peu. Quant à notre cinéma, tu trouveras dans des articles reliés au présent débat des recensions de films québécois qui font une place aux minorités. Évidemment, cette place est moins grande que celle accordée au Canada anglais et aux États-Unis, puisque les minorités ont commencé à s’intégrer à nous récemment, soit après l’adoption de la loi 101 en 1977.

  16. Tu crois sincèrement que le ROC va s’ennuyer de nous envoyer $8MM annuellement en péréquation? J’en doute.

    Cela dit, à ma demande de 3 fois dans les 5 dernières années, il me manque toujours un film. Si Tierney a tord et que la société Québécoise n’est pas extrêmement tournée sur elle-même, il me semble que répondre à ma demande ne devrait pas prendre autant de temps…

    Par curiosité, si Tierney avait déclaré: «La société Canadienne est extrêmement tournée sur elle-même. Notre art et notre culture ne présentent que des Blancs Anglophones. Les Francophones sont ignorés. Ils n’ont aucune place dans le rêve Canadien. C’est honteux.», tu aurais applaudis?

  17. Quand les maisons de productions arrêteront de penser que pour qu’un film soit rentable, ça prends Rémi Girard, Michel Côté, Marc Messier ou Patrick Huard(devant/derrière la caméra), on va commencer à voir de nouveaux visages.

    En attendant, je te nomme un producteur qui fait des chefs d’oeuvres cinématographiques: Ricardo Trogi, un italo-québecois qui a réaliser 1981(film dans lequel il fait je crois, un petit caméo), Horloge Biologique et Montréal-Québec.

    Ce que Jean veut dire, c’est que chaque nation mets en image son histoire. À moins que je ne me trompes, Séraphin était blanc et francophone, Aurore était blanche et francophone et les patriotes étaient blancs et francophones(15 février 1839).

    Quand à Jacob Tiernay, peut-être que quelqu’un devrait lui rappeler que le cinéma américain, qu’il semble tant chérir, n’utilisait que des blancs jusqu’aux années 80 environ. Quand Richard Pryor est devenu populaire que les noirs ont commencés à apparaitre dans les films. Laissons le temps au cinéma québécois de murir, de se développer avant de le critiquer.

  18. Sidney Poitier
    James Earl Jones
    Diana Ross
    Haary Bellafonte
    Carl Weathers
    Bill Cosby
    Levar Burton
    Louis Gossett Jr.

  19. « Il ne vous en reste que 2 à trouver »

    Trouve-les toi-même. Ce Tierny est un frustré. Le cinéma québécois marche. Il court même. Il fait l’envie du ROC.

    Y avait un gars qui vivait à Montréal et qui trouvait le moyen d’écrire des romans qui finissaient parfois en film. Les seuls canayens qu’on y voyait était du type habitant arriéré.
    Il s’appelait Mordicai Richler et les rhodésiens du Québec le portaient aux nues.

    Imagine un franco de Winnipeg ou de Moncton qui ferait des films se passant à Winnipeg ou Moncton et où on ne verrait que des Franco-manitobains et des Acadiens.

    Comme toujours: la paille et la poutre.

  20. @Rawkenroll

    Alors pourquoi ont-ils organisé des voyages (bus et avions) tout payé a des anglos de l’ouest pour venir nous supplier de rester au sein du ROC ?

    Vas-y mon rawkenroll, t’es capable!

  21. Y’a beaucoup d’émotifs au Québec.
    T’sais, le genre qui va te dire qu’il ne veut pas perdre ses rocheuses. Je le sais, c’est dur à croire, mais il y a du monde qui pensent ainsi. Personnellement, le rocheuses, je m’en lave les mains. Et sans doute toi aussi.

    Et y’a pas juste au Québec qu’on retrouve des émotifs.
    Il y en a aussi dans le ROC.
    La preuve, ils ont sauté dans l’avion et l’autobus et sont venus ici nous dire qu’ils nous aimaient.

    Tu sauterais dans un avion pour aller dire aux Albertains que tu les aime et que tu ne veux pas qu’ils se séparent du Canada? Moi non plus.

    Et j’aime à croire que les hystériques qui sont venus ici étaient un très petite minorité. Et sans l’appui financier du Fédéral, à mon avis, ils auraient été encore moins nombreux.

    By the way, c’était il y a 15 ans.
    Le Québec ne recevait pas $8MM de péréquation dans ce temps là. Si ca se trouve, il en payait.

    Voila, t’as raison, je suis capable.
    Dommage que personne ne soit capable de répondre à mes questions…

    En terminant, si j’étais Nationaliste, c’est certain que je choisirais un surnom à consonance française, genre Charles Montérégie, ou quelque chose du genre.

  22. En passant si personnes ne répond a tes questions c’est parceque tous ici savons que tu es un troll.Fais un peu de recherche sur le web et tu trouveras tes réponses ou intéresse toi un peu plus a la culture Québécoise au lieu de faire comme les canadian et devenir un faux american médiocre.Notre cinéma et notre culture se porte et s’exporte très bien contrairement aux canadians qui sont incapables de se distinguer des amerlocs.Merci de ne pas piper les dés au prochain référendum.

  23. A cours d’arguments, on évite les questions et on s’en remet aux attaques personnelles. Bravo!

    Pourquoi me dis-tu de m’intéresser à la culture Québécoise? Qu’est-ce que tu connais de mes intérêts? Ais-je remis en question la qualité du cinéma Québécois? Non. J’ai par contre dit que oui, il est replié sur lui-même. Et le manque de réponses à mes questions le démontre assez bien je crois.

    Et c’est à espérer que le cinéma Québécois se porte bien. Parce-que collectivement, on paie tous pour, via nos impôts, qu’on le veuille ou non…

    Pour ce qui est des exportations de notre culture, à part la France, c’est pas mal limité… Pas mal certain que James Cameron et David Cronenberg ont un plus grand auditoire…

    Confidence: La dernière fois que j’ai voté, c’était en 95. Et j’ai coché « OUI ». La prochaine fois, ca risque d’être fort diffèrent.

  24. @Rawkenroll

    Titanic et avatar n’ont pas eu l’oscar du meilleur film étranger a ce que je sache (normal parce que ce sont des productions américaines imbibées de valeurs américaines pour le marché américain) et Cronenberg vit a Los angeles depuis belle lurette.C’est vrai que l’exportation du Cirque du soleil n’est pas terrible par les temps qui courent.Nous payons aussi pour le film (qui ne mrche pas) de tiernay et en plus il a le culot de venir nous cracher dessus en bon canadian qu’il est.La dernière fois que j’ai voté c’était en 95 et j’ai coché NON, La prochaine fois ce sera différent.

  25. Le Cirque du Soleil, des trapezistes Allemands, des contortionistes Chinoises, des Clowns Belges, des acrobates Americainse, etc…

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que soudainement, ta définition de la culture Québécoise est passée d’infiniment étroite à infiniment large. Ça serait bien un juste milieu…

    Bon ben, la prochaine fois aussi, nos votes vont s’annuler.

    p.s. Tu peux élaborer sur les valeurs Américaines? Et Québécoises?

  26. Sens de l’observation atrophié ou jamais voyagé aux É.U ? Peut-être les deux ? Tu viens de m’énumèrer a peu près toutes les nations du globe représentées au sein du cirque Québécois et tu oses dire que nous sommes fermés sur le monde…y’a que’q chose qui cloche!En passant les américains ont eu l’intelligence de crisser la reine dehors a grand coup de pieds au cul…c’est déja une bonne différence non?

  27. J’ai jamais dit que le Québec est fermé sur le monde. J’ai dit que Tiernay a raison de dire que le cinéma Québécois est fermé sur lui-même.

    C’est quand même étrange que tu sois à même de constater, et apprécier, la diversité ethnique du Cirque du Soleil, mais incapable de constater l’unicité éthique du cinéma Québécois.. y’a que’qchose qui cloche! Finalement, le troll n’est peut-être pas celui qu’on croit.

  28. Je viens juste d’allumer…ciao RawkenTroll!

  29. Pas facile pour l’égo de devoir mettre le genou par terre… mais ne soit pas inquiet, tu vas t’en remettre.

  30. @Rawkenroll

    À part Louis Gossett Jr. et Harry Bellafonte, tout ceux que tu as nommés ont commencer leurs carrières cinématographique dans les années 70. Certains ont commencés dans les années soixante, mais à la télévision, et non au cinéma.

    Donc, si tu veux aussi inclure les séries télévisés, et qu’il me reste deux personnes à nommer, je choisi Ruddy B Eloi, Raphael dans watatatow, et Jean-François Harrison, aussi dans Watatatow, ainsi que dans l’émission Une grande avec ça, et aussi dans Diva.

    En passant, si tu veux ajouter Diana Ross, on peut prendre la Compagnie Créole, martiniquais de naissance, mais québécois d’adoption.

  31. Ciboire, arrête-moi ça. Chaque pays fait des films qui lui ressemble et y a aucun mal à ça. Qu’on arrête de culpabiliser le Québec constamment pour ce que font nombre de sociétés normales. Tiernay est un imbécile, ça finit là. Bonne journée.

  32. T’as parlé des années 80.
    Je t’ai donné ds exemples d’acteurs principaux qui ont fait des films avant les années 80.

    Et si tu vas sur IMDB, tu pourras constater que Diana Ross a joué dans des films. Pas certain que la chanteuse de la Compagnie Créole peut en dire autant.

  33. Le cinéma Américain est très diversifié. Noirs, Chinois, Autrichiens, Belges, etc…
    Le cinéma Français est très diversifie. Arables, Noirs Québécois, Anglais, etc…
    Le cinéma Québécois est blanc francophone, mur à mur.
    Le cinéma Canadien n’est pas mieux. Il est blanc anglophone mur à mur.

    Tiernay aurait du dénoncer le cinéma Québécois ET le cinéma Canadien.

    By the way, dans ton netiquette, tu dis qu’on doit s’attaquer aux idées et non à la personne. Ton dernier commentaire sur Tiernay va pas mal à l’encontre de tes propres règlements.

  34. L’Ange de Goudron (2001)

    Réalisé par un Québecois blanc avec des acteurs d’origine maghrébine.

    Le Marais (2002)

    Réalisé pas un Québecois d’origine Vietnamienne. L’histoire se passe en Europe de l’est et l’acteur principal est Ukrainien.

  35. @Rawkenroll

    Je n’ai pas parler des années 80, j’ai dit que jusque dans les années 80, quand Richard Pryor est devenu célèbre(j’aurais du spécifier années 70, mais bon).

    Cela a quand même pris près de 25 ans avant que les États-Unis encourage les noirs à devenir célèbres. 25 ans pour une population de 250 millions environ. Nous sommes présentement près de 8 millions(2009).

    Et puis, en passant comme ça, je rajoute James Hyndman dans ma liste d’acteur québecois d’origine étrangère. Et Serge postigo pendant que j’y suis. Boucar Diouf aussi; il est animateur de Des Kiwis et des Hommes, mais il a sa place à la télé québécoise. Comme Humoriste, il y a Michel Mpambara. Pour l’instant, c’est assez complet, mais quand j’en trouverai d’autre, je te le dirai.

  36. On pourrait aussi ajouter Steve Galluccio, auteur de Mambo Italiano et dont le nouveau film Funkytown va sortir à la fin de l’année, Nabila Ben Youssef, Rachid Badouri, le défunt Douglas Leopold alias Coco, Lynda Thalie et bien d’autres.

  37. « Au Québec, une telle façon de faire serait suicidaire. Si on décidait d’accepter qu’il y a des immigrants qui ne parlent pas français, ne veulent pas parler français, détestent le français; si on décidait de respecter de souligner l’apport de la « communauté » anglophone, on se condamnerait à la désintégration sociale et à empêcher toute forme d’intégration des immigrants à la langue et à la culture nationales. Ce serait la disparition rapide et finalement du peuple québécois. »

    Mais… Le PQ a accepté, lors de ses deux mandants au gouvernement avec Bouchard et Landry, qu’il y ait des juifs hassidimes qui ne parlent pas français, en renouvelant l’entente spéciale pour leurs écoles privées anglophones, subventionnées. En accordant une subvention de 85 millions à l’unilingue université Concordia, pour leur nouveau pavillon John Molson.

    De ce billet… À vrais dire, je ne connais rien au cinéma, à la filmoculture, peu importe son origine. Un art qui ne m’intéresse qu’une fois tous les quatre ans.

    Je ne connais rien de l’anglo-saxon Tiernay, non plus. C’est une ethnie parmi les dernières dans ma liste de choix et intérêts des civilisations humanoïdes. Je sais qu’ils existent, mais on se fout de leur existence. Tout comme le célèbre Mortdecai Richler. C’est tout.

    Par ailleurs, puisqu’il s’agit de culture audio visuelle. Permettez-moi d’ajouter pour étude à temps libre, cet autre façon qu’on les Québécois serviles, bailingues, de se faire hara-kiri.

    Je suis en vacances dans la partie sud de cette boule et en discutant avec un ami RA, par terminal satellitaire interposé, de la transition du mode analogue au mode numérique de la télé publique et commerciale, prévue pour l’année prochaine, il me faisait remarquer que les Québécois sont le seul peuple des trois Amériques qui financent leur propre domestication, disait-il. Ce que vous appelez « disparition », par assimilation, je crois.

    Il m’a fait remarquer, à propos du câblodistributeur Vidéotron, que le service de base appelé classique, contient 53 % de postes et chaînes dans la langue de George Bush, anglo-américaine. Contre 47 % de francophones.

    Cela au Québec, dans une RMR dont la démographie se répartit comme ceci… Anglais 11,9% ou 425 635 – Français 64,9% ou 2 328 400 – Allophones 21,2% ou 760 445.

    Voici liste qu’il m’a transmit…

    Vidéotron – Service classique – Juillet 2010
    Anglosaxons canadiens et américains…
    ——————
    ABC Plattsburgh (WVNY) *
    CBC Montréal (CBMT) *
    CBC News Network *
    CBS Burlington (WCAX) *
    CJNT Montréal
    CNN *
    Country Music television (CMT)
    CTV Montréal (CFCF-12) *
    Discovery Channel
    FOX Burlington (WFFF) *
    Global Québec (CKMI) *
    NBC Plattsburgh (WPTZ) *
    PBS Plattsburgh (WCFE) *
    PBS Vermont (WETK) *
    Rogers Sportsnet East *
    The Learning Channel (TLC)
    The Sports Network (TSN) *
    YTV
    18 canaux – 12 chaines
    =========
    Français…
    ———-
    ARTV
    Assemblée Nationale
    Canal D
    Évasion
    Historia
    Le Canal Nouvelles (LCN)
    Radio-Canada Montréal (CBFT) *
    RDI
    Réseau des sports (RDS)
    Séries+
    Télé-Québec *
    Télétoon (f)
    TVA Montréal (CFTM) *
    TV5 *
    V Montréal (CFJP) *
    Vrak.TV
    16 canaux – 5 chaines.
    =========

    Étant donné que 80% des foyers sont abonnés au câble télé et que 65 % sont des francophones, cela veut dire que…

    La moitié ou la majeure partie des frais d’abonnement de ces 2 millions de Québécois francophones, servent à financer directement le succès, la richesse et la culture de l’anglo-saxon canadien et américain. Peut importe s’ils ne regardent jamais ces chaînes anglo. Incroyable !…

    Le cinéma, on a le choix d’aller le voir et de le financer ou pas. Mais la télé câblodistribution du Québec, on n’a pas trouvé un abonnement service de base francophone, uniquement. Ça n’existe pas, dit-il. Donc…

    Vos compatriotes francophones financent eux-mêmes, à moitié, leur auto-minorisation et assimilation ?… Ils financent les télés de Toronto, Platsburg, Burlington, Vermont et Washington pour CNN, via Vidéotron forcément ?… Incroyable !…

    Pourtant… Le Parti Québécois n’en a jamais glissé un mot, dans ses énoncés de politique linguistique et culturelle.
    Jacques Brassard parlait encore de « francisation » des immigrants, à son blogue, en avril dernier.

    Je n’y comprends plus rien !…
    De retour aux vacances…
    SP

  38. Il fut un temps où le PQ réclamait un CRTC québécois. Sans doute pour sortir la télé anglophone des foyers francophones. Pour les puristes, pour ne pas dire extrémistes, la domination écrasante des programmes francophones n’est pas encore assez.

    Quand je lis cela, je pense à ces Allemands de l’Est qui regardaient ARD et ZDF plus ou moins en cachette pour se soustraire à la propagande de Fernsehen der DDR, aux radio-pirates de France, d’Angleterre, etc. parce que les radios d’État refusaient de jouer de la musique américaine, aux scellés sur les récepteurs en Corée du Nord, aux décennies d’affrontement entre la gauche islandaise et la station américaine sur la base de Keflavik…

    Dans chacun de ces cas, le public a fini par gagner: le mordant des autorités a fini par lâcher, le peuple a obtenu ce qu’on lui refusait.

  39. « Le cinéma, on a le choix d’aller le voir et de le financer ou pas. »

    D’aller le voir, oui.
    De le financer, non.
    Car il est hautement subventionné…

    « Vos compatriotes francophones financent eux-mêmes, à moitié, leur auto-minorisation et assimilation ?… Ils financent les télés de Toronto, Platsburg, Burlington, Vermont et Washington pour CNN, via Vidéotron forcément ? »

    Les distributeurs ne versant pas de redevances à SRC, TVA, CBC et compagnie, je serais fort surpris qu’ils en verse à ABC, CBS, NBC et compagnie.

    TeleQuebec et Radio-Canada nous proposent des séries Américaines. Il ne faudrait pas demander aux distributeurs d’être plus catholiques que le Pape.

    Cela dit, vive l’ouverture sur le monde. Et avec la télé Québécoise, Canadienne et Américaine, on est vraiment gâtés.

  40. Bonjour,
    De mon avis de Frenchy, les anglos et les francos ont des cultures complémentaires et c’est normal qu’ils s’entraident. Personnellement je suis autant charmé par les deux et il y a des talents voire des génies des deux côtés.
    ça devient très malsain si pour vous la culture se résume aux grosses productions. Après que machin produise bidule, si ça vous plaît pas, zappez, ça a toujours été ainsi. Ce sont des calculs de banquiers là, plus du tout une démarche d’artiste ou de simple metteur en scène. Le spectateur n’est peut être plus au centre des grosses productions, mais sachez qu’il en existe bien plus, des petites prods alternatives, brillantes, et qui ne coûtent pas 5 P.I.B.
    Maintenant si vous pensez pouvoir changer les productions mainstream, je vous souhaite bien du courage.

    P.S. : le P.Q., en France, sert à s’essuyer après une grosse commission

  41. P.S.2 : en ce qui concerne la représentation des différentes cultures, je pense que le problème profond n’est pas la quantité mais la qualité de la représentation. Je vous encourage donc à vite jeter vos calculettes et à sortir vos livres d’analyses critiques et d’identités culturelles.

  42. Profonde colonisation 2…

    Autre découverte. Voici l’état déplorable, lamentable, déstructuré, auto minoritaire du Québécois francophone. Citation…

    Fin de l’analogique
    Envoyé par lefacteur6
    19 juillet 2010 à 21 h 45 HAE
    Ma seule critique en tant que québéquois, c’est que toutes les compagnies nous offrent la télé numérique avec un forfait de base qui contient plus de chaine anglophones que francophones; pour avoir les chaines francophones a notre gout, il nous faut ajouter 2 ou 3 forfaits supplémentaires.
    Pourquoi n,aurions-nouis pas droit au forfait de base avec seulement des chaines francophones?????
    Radio-Canada
    Société – Télévision
    Mise à jour le vendredi 16 juillet 2010 à 17 h 28

    Cet abonné de la télé de la Radiocan demande la charité.

    Il demande pourquoi il n’a pas droit a des chaînes francophones, en forfait de base.

    Par pitié, quelqu’un, aidez ce pauvre Québécois francophone !…

    CH

  43. C’est ça Lesser et un trou du cul Français reste un trou du cul Français peu importe ou il se trouve.Commence par regarder les bugs qui rongent ton pays avant de venir nous critiquer.La moitié de ton peuple est en pamoison face a la culture anglo, a commencer par le président…faut l’faire.Full cool putain! avec l’accent ridicule des frenchies lorsqu’ils dérapent solide.

  44. Effectivement, il demande la charité: Vidéotron préfère l’argent du consommateur qui prend le 2-3 forfaits à celui qui n’en prend qu’un. C’est une décision d’affaires.

  45. C’est comme ça que Bell Expressvue ne cesse de ronger, morceau par morceau, la part de marché de vidéotron. C’est une décision d’affaires.
    CH

  46. @Christian

    Et ça vous cause problème de faire affaire chez Bell si elle vous fournit un service qui répond mieux à vos besoins que Vidéotron?

    Ah c’est vrai, Bell est « canadienne », donc c’est inacceptable.

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