Quand l'Autre St-Jean interdit le drapeau patriote

Mercredi le 23 juin dernier, de nombreux citoyens se sont fait interdire l’entrée au parc Pélican, à Montréal, pour le spectacle de l’Autre St-Jean. Quels crimes avaient-ils commis? Étaient-ils en possession d’explosifs, de carabines, de couteaux, de cocktails molotov, de scies tronçonneuses ou d’armes nucléaires tactiques? Non. Ils arboraient un drapeau des Patriotes, symbole du désir de libération des Québécois depuis cent cinquante ans. Un drapeau qui, pourtant, est reconnu tant par nos politiciens, qui ont même instauré une fête en l’honneur de ses créateurs, que par une municipalité comme Gatineau, qui l’a hissé bien haut à sa Maison du Citoyen. Un drapeau respectable, symbole de notre lutte pour un Québec français et libéré de ses entraves. Un symbole qu’a foulé de ses pieds la direction de C4, qui a organisé cette triste soirée.

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Pierre Thibault, président de C4, avait pourtant affirmé, pour justifier cette seconde édition d’une fête nationale anglicisée: « C’est la fête du Québec, peu importe sa couleur ou sa langue ». Mais qu’est-ce que le Québec, sinon une nation française? Dans quel sorte de brouillard neigeux lui effleurant le bout du nez peut donc vivre cet individu pour ne pas comprendre qu’une fête nationale… célèbre une nation? Il doit choisir: ou bien on fête un territoire – et qu’importe si des individus vivent ici sans s’intégrer à la majorité de la population – ou bien on fête un peuple. Et si on ne fête pas un peuple, si on ne célèbre qu’une idée d’un Québec en tant que territoire, une sorte d’abribus d’individus épars attendant un quelconque autobus vers l’éternité, comment peut-on justifier l’acceptation de toutes ses composantes tout en rejetant le drapeau qui représente les aspirations de près de 50% de la population?

En interdisant un drapeau plutôt qu’un autre sur le site de sa Saint-Jean anglicisée, Thibault donne raison à tous ses détracteurs. Lui qui se faisait le grand défenseur d’une vision édulcorée de fausse diversité culturelle, de la bonne-entente et de la nation tant que celle-ci ne veut rien dire, démontre aujourd’hui jusqu’où va sa conception de la pluralité. Fêter la St-Jean, d’accord, mais pas question qu’on y voit tel drapeau ou tel autre. Le tien est bleu et blanc, tu passes. Vert, blanc, rouge, tu ne passes pas. Noir, blanc, tu ne passes pas non plus. Quelle sera la prochaine étape? Se fera-t-on fouiller à la recherche d’une carte de membre de la Société Saint-Jean-Baptiste, du Mouvement Montréal français ou du Parti Québécois? Jusqu’où doit-on reculer? L’année dernière, on nous enlevait notre fête francophone, cette année nos drapeaux; faudra-t-il faire un serment d’allégeance à la reine ou chanter le Ô Canada l’an prochain?

Qu’est-ce qui est pire, dites-moi? Exiger une fête nationale dans la langue de la nation en acceptant toutes ses composantes se reconnaissant dans notre langue commune ou faire la promotion d’une St-Jean faisant place à une langue étrangère et refusant l’accès à quiconque ne porte pas le bon drapeau? Qui fait preuve de tolérance, et qui refuse de considérer la diversité du peuple québécois?

C4, un problème explosif

Le problème avec cet événement est très simple: C4 est une entreprise à but lucratif. Privé, comme dans profits, intérêts, retours sur l’investissement. Même s’ils ont créé un OSBL fantoche appelé Société de développement des nouveaux événements culturels de Rosemont, une recherche rapide dans le registraire des entreprises nous permet d’y découvrir que Pierre Thibault se trouve derrière les deux organisations. En fait, C4 a même volé la marque de commerce de l’Autre St-Jean, qui appartenait à l’Association culturelle Louis-Hébert (ACLH), un organisme à but non lucratif et qui organisait jusqu’alors la fête nationale du quartier. Comparez les deux extraits du registraire suivant: SODNEC et ACLH. L’Autre St-Jean, à l’origine, appartenait à l’ACLH, et Pierre Thibault, pour ne pas se faire accuser de privatiser ouvertement la fête, a donc créé son OSBL de façade pour obtenir des subventions et pouvoir organiser « sa » fête.

Et des subventions et de l’aide, il en a obtenues! Notamment de la part du bar Chez Baptiste, où travaille Marilyn Lacombe (la blonde de Thibault qui, selon plusieurs de mes sources, a eu énormément de difficulté à produire des factures réelles alors qu’elle gérait l’événement l’an dernier) qui, lors de la dernière campagne électorale municipale, a servi de quartier général officieux à François Croteau, aujourd’hui maire de Rosemont-La Petite-Patrie. Seriez-vous surpris d’apprendre que Croteau a accordé son appui à cette fête? Seriez-vous même étonné si je vous disais qu’il a appuyé l’OSBL de C4 en février… alors que celle-ci n’a été créée qu’en mars?

C’est d’une nébuleuse dont il s’agit. Des individus aux méthodes peu recommandables, faisant la promotion de leurs propres projets, et qui se foutent éperdument de la fête nationale des Québécois. Gratte-moi le dos, je te gratterai le tien; donne-moi de quoi garnir mon c.v. et moi je te supporterai le moment venu. Un réseau d’individus sans scrupules, prêts à tout pour mousser leurs carrières respectives et n’ayant pas le moindre problème à mépriser les Québécois venus, en toute naïveté, fêter leur fête nationale avec le drapeau représentant le mieux leur nation.

En fait, au-delà de la langue et du contrôle absolu – et abusif – des carriéristes à la tête de cette fête, il s’agit d’un exemple supplémentaire des dérives possibles lorsque nos élus se délaissent de leurs responsabilités et privatisent notre bien commun. Qu’on se le dise et qu’on le redise: la fête n’appartient pas à C4, à Pierre Thibault ou à Simon Jodoin, son sous-fifre de fouille-merde qui fait sa sale job de bras dans les médias. La fête appartient aux Québécois. C’est une possession collective. On n’a pas davantage le droit de privatiser une fête, comme l’a permis François Croteau dans Rosemont, que de privatiser l’eau. La fête est à tout le monde, elle est vitale, elle nous transcende, elle nous rend fier, elle nous ressemble et nous rassemble. Peu importe la couleur de notre peu, notre habillement, notre âge, notre sexe, notre religion, notre drapeau, nous nous sentons interpellés par elle parce qu’elle fait partie de nous.

Et c’est cette partie de nous-mêmes qu’ont offert à C4 les élus de Rosemont. C’est ce profond respect de la diversité de notre nation, de notre ouverture aux diverses manifestations du nationalisme, aux différents drapeaux qui animent notre Histoire, qu’on souillé non seulement C4, mais ceux qui leur ont permis d’occuper l’espace public tout en se permettant de décider quel drapeau pouvait se manifester et quel drapeau devait rester cacher, bien loin dans le fond des poches de notre mémoire.

Notre fête nationale, nous la voulons inclusive. Nous désirons intégrer toutes les cultures à notre langue et à notre identité communes. C’est une foule de bleu et de blanc, mouchetée de vert-blanc-rouge et de quelques drapeaux noirs, venue écouter des artistes – même ceux n’ayant pas le français comme langue maternelle – chanter dans la langue nationale et se reconnaître en nous, qui fait la richesse de notre fête et qui représente sa réelle ouverture. Si on nous vole cette ouverture, si on nous enlève cette capacité à intégrer l’autre dans le respect de la diversité des formes de célébration de notre nation francophone, que nous reste-t-il? Ce n’est pas seulement un drapeau qu’on nous perquisitionne, c’est notre voix, celle de nos ancêtres qui sont morts pour que nous ayons, aujourd’hui, le droit de vivre dans la dignité.

Il serait peut-être temps de cesser d’offrir nos espaces publics et l’organisation de quelque chose d’aussi important que la fête nationale à un organisme privé, quand bien même se couverait-il de la fausse apparence d’un OSBL. Et si on rappelait aux François Croteau de ce monde que les Québécois rejettent toute forme de privatisation de leur Saint-Jean-Baptiste et n’acceptent pas de se faire dépouiller ni de leur identité, ni de leurs drapeaux?

Qui aurait cru qu’en 2010 le drapeau patriote serait toujours aussi dangereux pour les traîtres et les carriéristes!

À nous de démasquer ceux qui leur permettent de prospérer.

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29 Réponses

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  4. Sur quoi bases-tu tes allégations comme quoi la Fête de L’autre Saint-Jean est plus privée que la Fête au parc Maisonneuve? Je pense sincèrement que tu ne saisis pas que celle au parc Maisonneuve est autant privé et qu’elle est contrôlée par les radiodiffuseur. J’étais dans les V.I.P. et j’ai vu comment tout était règler au quart de tour sans improvisation…. Wow, toute une liberté d’expression et c’est vrai que les citoyens devraient se plaindre. Toutefois, la majorité des fêtes de quartier de la Saint-Jean sont financées par du privé.

    Avec ton raisonnement dans ton texte, on devrait toutes les dénoncer car il y a du privé…

    Enfin, pour ce qui est d’une Saint-Jean anglicisée, c’est n’importe quoi et très réducteur. J’étais sur place et j’ai vraiment été touché par United steel worker of Montreal quand le groupe à jouer du Willy Lamonthe. Quel beau moment inspirant! Malheureusement, votre billet ressemble plus à du salissage gratuit.

  5. On racontait, le 23 juin au soir que ce même maire d’arrondissement Croteau le crotté, avait forcé l’Association Culturelle Louis Hébert d’embaucher plus d’une 30 aines de gardiens de sécurités (à grand frais) en plus de litéralement exiger qu’on installe des barricades tout autour de la parti du parc utilisé, sous prétexte de consomation d’alcoool. En plus, on a interdit aux gens d’amener leurs propres alcools a l’intérieur de ces barricades alors qu’ils ont toujours été tolléré sans que aucun incident arrive auparavant. Défitivement, Croteau s’occupe bien de ses amis.

    Détail intéréssant même si la majorité s’en crisse, la Petite Lacombe est aussi l’ex au président actuelle de l’Association Culturelle Louis Hebert. Une petite arriviste qui suce !

    Bref tous ces emerdements financiers imprévues font en sorte que l’Association Culturelle Louis Hebert est très probablement déficitaire de plus de 5000 $ et que la très paissible fête au Parc Molson (qui existe depuis 15 ans) est à tout jamais compromise. Le merveilleux Maire d’Arrondissement oublie le rôle rassembleur qu’est une fête de quartier. Il oublie aussi l’activité économique qu’il génère. Le Parc Molson fut un certain temps la 2e plus grosse fête nationale organisé le 23 juin sur l’Ile de Montréal. Les assistances ont déjà été de l’ordre des 7000 personnes… Et le tout a toujours été organisé par une poigné de BÉNÉVOLES qui ont consacré temps et argent pour faire rayonner le Québec ce jour là.

    Bravo C4 ! Bravo Croteau !

  6. Je n’étais pas présent. Vous? Les deux? porteurs de drapeaux du vieux patriote. Ils venaient pour célébrer ou commençaient déjà à démontrer qu’ils entendaient pertuber le party? L’histoire ne le dit pas.

    Je suis bien content que la polémique n’aie pas autant levé que l’an dernier. On a eu l’air de twits plus qu’autre chose. 0,001% de tout ce qui s’est chanté pendant la fête nationale sur le territoire Québécois s’est chanté en anglais. Wow! C’est de l’assimilation rare. Merci à Maxime pour ce petit apperçu de l’ambiance qui régnait.

  7. Il y a une fête pour ceux qui pensent comme vous: le premier juillet, fête du Canada Day. Allez vous assimiler là-bas avant de vous faire conscrire en Afghanistan par Harper majoritaire.

    Si votre fête c’est le premier juillet, vous n’avez pas à vous occuper de la fête Nationale du Québec car ce n’est pas la vôtre. Bas les pattes collabos!

    Le but ici est de nous faire croire que les anglais sont Québécois alors que les anglais sont en fait ANTI-QUÉBÉCOIS.

    Si les anglais sont québécois, moi je ne suis plus Québécois. Changer de nom c’est pas un problème.

  8. Dans anglos-Québécois il y a le mot Québécois. Je ne veux pas d’une fête nationale bilingue. Mais bon deux tounes en anglais sur 10,000. Revenez-en! Calmons nous!

  9. C’est quoi l’histoire des drapeaux blancs et noirs? J’essaie de replacer mais je dois être victime de trou de mémoire héraldique car ça ne me dit rien!..

  10. Je suis d’accord avec toi Louis. On ne peut interdire d’emmener le drapeau que l’on veut. Mais si j’avais été sur les plaines d’Abraham avec mon drapeau du Canada, ou de tout autre pays, m’aurait-on dit de ne pas apporter mon drapeau ? Poser la question, c’est y répondre. C’est la fête du Québec, pas des patriotes.

  11. C’est la fête du Québec, pas des patriotes… zozote-t-il! Fête nationale (de la nation)des Québécois, annexés par l’Angleterre en 1759 et de nouveau écrasés par l’armée britannique (de la Reine EII qui arrive demain) en 1837 lors de la révolte de ces valeureux Patriotes refusant l’injustice d’une Constitution assimilatrice. La Nation qui relève la tête une journée par année, après 364 jours de disinformation par la presse de Gesca, doit célébrer ses héros. Et le groupe qui se dévoue le plus à la mémoire des Patriotes, qui publie le journal Le Québécois, qui édite des livres sur la cause nationale, se qualifie fièrement de Réseau de Résistance du Québécois (RRQ) et s’identifie par le poing blanc du résistant sur fond noir… Ce drapeau mérite tout le respect des Québécois. Il a flotté à toutes les luttes anti-capitalistes, surtout lors de la venue du Prince Charles à la caserne du régiment des Black Watch de la rue Bleury dans le Montréal anglicisé. Le drapeau noir et blanc a fait entrer la monarchi britannique par la sortie des poubelles!
    Le RRQ est régulièrement consultant par la dizaine d’autres peuples en lutte pour leur libération sur la terre.

  12. Le drapeau des patriotes est ni plus ni moins que l’ancêtre du drapeau du Québec. Il fait partie de notre histoire et tous les éléments de l’histoire des Québécois se doivent d’être honorés le jour de la Saint-Jean-Baptiste. D’ailleurs, vous me corrigerez, mais il me semble que le drapeau des patriotes a été adopté par la Société Saint-Jean-Baptiste il y a de cela bien longtemps. Alors le jour de fête appelé Saint-Jean-Baptiste il me semble que de refuser l’entrée à ceux qui arborent ce drapeau est tout a fait un geste de provocation. Si les organisateurs d’une fête de la Saint-Jean ne sont pas capables de gérer la présence du drapeau des patriotes, s’ils ne sont pas capables d’honorer les patriotes morts pour la nation québécoise c’est qu’ils ne sont pas à leur place. Dehors les collabos! Dehors les faiseurs d’amnésie! Bravo M. Préfontaine.

  13. Chez qui le symbole à la mémoire des patriotes provoque des perturbations? Pourquoi voulez-vous cacher ce symbole? Que représente ce drapeau pour vous? Si des organisateurs ne sont pas capables de côtoyer le drapeau des patriotes le jour de la Saint-Jean-Baptiste c’est qu’ils ne sont pas à leur place. Je ne crois pas que quiconque dans la foule aurait osé rouspéter contre la présence de ce drapeau, bien au contraire.

  14. Monsieur Préfontaine,

    On peut en effet s’étonner du fait que le tricolore patriote ait été «interdit» à l’Autre Saint-Jean, mais pas pour les raisons que vous évoquez. Car contrairement à ce que vous semblez croire, les chefs patriotes n’étaient en rien les champions d’une nation «francophone» indépendante, la plupart étant partisans d’un pluralisme culturel, d’un lien politique fort avec le Haut-Canada et d’un bilinguisme institutionnel. À preuve leur drapeau tricolore, celui d’avant les troubles, qui représenterait l’union des «races» irlandaises, françaises et anglaises au Bas-Canada; et aussi leur drapeau officiel, celui qui fut déployé à Napierville en 1838 et que Chevalier de Lorimier évoque dans son testament, ce drapeau bleu à deux étoiles blanches qui illustre la fédération des deux Canadas, le Haut et le Bas. Quant au bilinguisme, vous ne pouvez l’ignorer, il faisait l’objet d’une clause précise de la Déclaration d’indépendance du Bas-Canada.

    Avouez que c’est tout de même ironique, le tricolore patriote s’accorde ainsi parfaitement à la volonté d’ouverture des organisateurs de l’Autre Saint-Jean, et on lui préfèrerait le fleurdelysé, un drapeau exclusivement canadien-français… Confusion quand tu nous tiens…

  15. Un bon coup de gueule Monsieur Préfontaine!

    @ RCdB

    L’évocation du drapeau se fait dans le contexte (je cite de mémoire) de l’arbre de la liberté dont les racines sont précisément nourries dans le sang des héros morts pour la cause (je paraphrase, mais ce sont ces mots-là). Dans le contexte d’un peuple canadien libéré dès 1837-38, le bilinguisme n’aurait certainement pas eu les tort qu’on lui a connu et était, je crois, franchement innovateur : depuis 1792, l’anglais était la langue officiel et les lois étaient rédigées en anglais, le français était «toléré» mais les traductions françaises n’avaient pas de valeur juridique.

    Ensuite, si les deux Canadas ont chacun eu leur «mouvement patriote (ou patriot)», tous deux rejetaient l’autorité du gouverneur général, ce faisant, en supprimant l’autorité de celui qui faisait le seul pont entre les deux provinces, elles se trouvaient de facto indépendantes l’une de l’autre. «La fédération» des deux Canadas est une chimère.

    Si vous lisez les testaments politiques de divers patriotes, vous reconnaitrez un tel attachement aux «canadiens francais» que vous n’aurez d’autres choix d’assimiler l’esprit de liberté de leur projet (on parle de défense de la langue, de la foi et des intérêts du peuples comme tel) qu’il est impossible de nier une évidence : cette liberté embrassait clairement l’épanouissement de la majorité, laquelle était précisément opprimée au moment où les Patriotes menèrent leur combat.

    À travers cette interprétation qui est je crois lucide et très peu partisane, on a raison de considérer que la perspective de Monsieur Lafontaine est très près de ce que nous pouvons dégager à la lecture des textes patriotes.

  16. euh Préfontaine…

  17. Je comprends parfaitement que tu baisses la tête 364 jours par année avc un nom comme Ouhgo… alors que tes parents ont probablement écrit Hugo sur ton certificat de naissance. Ça fait tellement « class » de le prononcer à l’anglaise. Et si tu aimes baisser la tête 364 jours par année, sache que moi, par le simple fait de parler et écrire en français, la relève 365 jours par année.

    En passant, si tu considères les patriotes, une bande de fermiers armés de fourches et de bâtons, comme des héros, je ne m’étonnes pas que tu appuies les groupes terroristes comme le hamas, une autre bande de fermiers qui, avec la technologie d’aujourd’hui, posent des bombes… Ça me rappelle le FLQ tout ça…

  18. Si le drapeau des patriotes fait partie de l’histoire du Québec, alors, l’an prochain, je vais fêter la St-Jean avec les drapeaux français, anglais, irlandais, canadien. Je vais aller me promener dans le parc Maisonneuve avec tout mes drapeaux et à tout ceux qui me hueront, je leur répondrai fièrement que ces drapeaux font autant partie de l’histoire du Québec que celui des patriotes.

  19. La différence entre tous les drapeaux que vous nommez et celui des patriotes c’est que le drapeau des patriotes a été utilisé pour représenter la nation québécoise ou canadienne-française en 1837. On ne peut pas en dire autant des drapeaux anglais, irlandais et canadien de 1965? Que ce mouvement ait été inclusif des Irlandais et des anglophones de ce qui est devenu le Québec n’enlève rien au fait que le mouvement patriote était majoritairement un mouvement canadien-français qui s’est déployé sur le territoire de ceux que l’on appelle aujourd’hui la nation québécoise. Alors le jour de la fête de la nation québécoise, qui inclut tous les Québécois, refuser d’honorer le drapeau des patriotes est une insulte au peuple québécois qui colle très bien avec l’approche de ceux qui veulent notre assimilation à la nation canadian.

  20. Dis donc t’as un bel esprit de colonisé toi là. Les patriotes, une bande de fermiers terroristes! Wow! Depuis quand les notaires, avocats, médecins qui ont forgé une partie de notre histoire doivent être oubliés. Et qu’est ce que t’as contre les fermiers? Est-ce que vos propos à connotation réductrice témoignent de l’esprit de cette autre St-Jean? Je pense que tu manques de culture, M. Martin R. Il existe bien des livres sur cette époque et le site http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/index.shtml te permettra de vérifier si ton timide R avait un ancêtre dans les rangs patriotes.

  21. @Martin R

    Nous sommes tous des fils et filles de fermiers ou de pêcheurs…Un peu de respect Martin.Ils se sont battus avec les moyens dont ils disposaient.Héros ou pas certains étaient surement très courageux.

  22. La volonté des organisateurs étaient de dépolitiser la Fête au plus possible pour enterrer les rivalités. Ce que je comprend pas, c’est qu’ils aurraient pu marquer un grand coup avec des artistes anglophones qui chantent en français comme Paul Cargnello.

    Toute cette histoire sent mauvais.

  23. Le point ici n’est pas de savoir si les Patriotes avaient de l’attachement pour les Canadiens-Français ou encore s’ils cherchaient l’épanouissement de ces derniers (en fait ça n’a guère d’importance puisque dans une certaine mesure Durham aussi souhaitait l’épanouissement des Canadiens-Français, tout comme d’ailleurs Pierre Elliott Trudeau …), non, mon propos était de mettre en lumière ce qu’évoque les le tricolore et le drapeau étoilé des Patriotes.
    Or, selon toute vraisemblance, ce fameux tricolore patriote promeut un pluralisme identitaire bas-canadien, un multiculturalisme avant la lettre qui ne pouvait exister sans un bilinguisme formel : un véritable idéal d’ouverture que les Rouges/Libéraux, héritiers des Patriotes, chercheront à propager dans le cadre l’Institut canadien de Montréal. Libre à vous de croire que ces multiculturalisme et bilinguisme-là eussent pu être moins assimilateurs que ceux d’aujourd’hui, mais de mon côté, il est clair que sans institution exclusivement française, c’en aurait été fait de la société canadienne-française.
    Par ailleurs, l’existence de la bannière à deux étoiles (moins connue mais pourtant officielle) utilisée conjointement par les Patriotes des Haut et Bas Canadas ne peut que proclamer un lien politique entre ces deux colonies. Car si les Patriotes du Bas-Canada avaient eu l’intention de se doter d’un État totalement indépendant pourquoi diable auraient-ils accepté de partager un même drapeau avec le Haut-Canada? Ce n’est pas rien un drapeau. Et puis, rappelez-vous que les Patriotes n’étaient pas réfractaires au fédéralisme (dans la mesure où le régime soit républicain) : Papineau n’a-t-il pas prôné notre annexion aux États-Unis?
    Je puis convenir que plusieurs patriotes canadiens-français aient eu l’intention d’avoir un «État français» bien à eux, mais malheureusement, ce n’est pas ce que leurs principaux meneurs voulaient et ce n’est pas ce que leurs drapeaux exprimaient. Les Patriotes (comme plus tard les libéraux puis les péquistes) ont cultivé l’équivoque, ils ont flatté la volonté d’émancipation de la nation canadienne-française pour mousser un projet de société progressiste qui de surcroît, était loin de correspondre aux aspirations premières des Canadiens-Français. C’est là pour moi la raison première de leur échec (comme de l’échec péquiste).

  24. […] Publié aussi sur le site de Louis P. […]

  25. Tous les habitants du Québec qui se reconnaissent comme Québécois le sont, Dominique. Il y a des « angryphones » comme William Johnson ou le feu Mordichai qui jamais o grand jamais ne se diraient pas Québecois. Bon débarras.

    David Payne n’est pas Québecois? En passant, Gilles Duceppe a des origines anglaises et en riant se dit « bloke québécois »!

    Il y a des anti-québécois chez des gens de pure souche française aussi. Et beaucoup de gens de toute origine fiers d’être Québécois.

  26. […] Publié aussi sur le site de Louis Prefontaine […]

  27. Le FLQ n’a-t-il pas été fomenté par la GRC et Trudeau (Pet) ?

  28. Madame Gatti,

    Être Québécois n’est tout de même pas une vertu morale à laquelle on adhère ou on n’adhère pas. Être Québécois, c’est habiter une colonie, la Province of Quebec, créée par la Couronne britannique en 1763 puis relevée en 1867, sans plus. Devenir Québécois pour un Canadien-Français, c’est donc accepter la Conquête comme moment fondateur, c’est intérioriser cette dernière au point d’admettre qu’il ne devait y avoir de nation française en Amérique. Car la «nation québécoise», si tant est qu’elle existe, est pluraliste et bilingue.

  29. Encore une fois DE NE SAIS PAS DE QUOI TU PARLES! Justement, le drapeau Patriote est un tricolore vert pour les Irlandais, Blancs pour les Français et rouge pour les Anglais, alors en brandissant se standard tu te sauves le trouble de traîner tes autres drapeaux… cave.

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