Les deux nationalismes

Il y a deux nationalismes dans les rues du Québec en ce moment. Celui qui s’affiche avec le fleurdelisé ou le drapeau des Patriotes et celui qui se vit en bleu-blanc-rouge, à l’image du club de hockey des Canadiens de Montréal. Le premier se célèbre à dates fixes, presque avec modestie, alors que le second est exubérant, s’affiche sur chaque voiture, se klaxonne dans les rues, se convertit en émeute, occupe toutes les tribunes. Pourquoi l’un serait-il plus important que l’autre?

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On aime parler du côté rassembleur du hockey. Peu importe tes origines, tes valeurs, si tu te reconnais dans les règles du jeu et que tu connais le nom de quelques joueurs, tu fais partie du groupe. On ne te demande pas grand chose: comprends et respecte la forme du jeu, ses lois et ses principes, accepte que ses règlements fassent partie intégrante de la partie, et tu deviens membre de la grande fraternité des amateurs de hockey du Québec.

Alors, il devient possible de se promener avec des drapeaux du CH, des tatouages du CH, des coupes de cheveux à l’effigie de la « Sainte Flanelle », des serviettes du CH, des peluches du CH, des sacs à dos du CH, des chandails du CH, des manteaux du CH, des casquettes du CH, alléluia! Ça, c’est la fierté acceptable, le nationalisme propret, ce sentiment d’appartenir à une collectivité partageant les valeurs communes du sport.

À l’opposé, il semble qu’on ait peur de célébrer l’autre nationalisme, celui qui commémore d’autres règles et d’autres lois. Certains voient même dans le nationalisme quelque chose de suspect, comme si le fait d’apprécier des valeurs communes dans la vraie vie serait plus dangereux que dans le sport. Un individu habillé du CH de la tête aux pieds encouragera la discussion et sera qualifié de « vrai » partisan; un autre qui a des effigies des Patriotes ou qui s’enroule dans son drapeau sera vu comme un fanatique, un « pur et dur », bref quelqu’un de suspect.

Pourtant, le nationalisme québécois n’est-il pas tout aussi inclusif et respectable que celui du Canadien de Montréal? Au hockey, il y a les traditions, les pénalités pour rudesse, les cérémonials; on accepte quiconque comprend et accepte ces règles. Dans la société, c’est la même chose: que tu sois Noir, Blanc, Jaune ou Vert avec des picots, on ne veut pas savoir d’où tu viens, pour paraphraser Pierre Falardeau, mais où tu vas! On ne veut pas connaître ta vie, on veut savoir si tu comprends qu’un coup de bâton intentionnel en plein visage contrevient aux valeurs du hockey et que de vivre ici sans apprendre notre langue contrevient à nos règles communes. On ne veut pas être au courant de ce que tu fais dans ta chambre à coucher, on aimerait que tu saches reconnaître la longue histoire du Canadien de Montréal et son désir de victoire avec la même passion que celle de notre peuple. On ne veut pas savoir quelle langue tu parlais chez toi à l’origine; dans notre sport, il n’y a que la langue du hockey, et dans notre pays il n’y a que la langue du pays: le français.

Deux nationalismes, deux modèles d’intégration, deux façons d’inciter les nouveaux arrivants à participer à leur société d’accueil. Deux collectivités qui ont leurs règles propres, leurs codes, leurs histoires, leurs façons de vivre. Mais pourquoi s’intègre-t-on plus facilement au hockey qu’au peuple québécois?

Et s’il était plus facile pour un immigrant de s’intégrer et de respecter le Canadien de Montréal et le sport du hockey simplement parce que les règles et les attentes y sont plus claires? Et si, à l’opposé, les attentes du Québec étaient trop floues, complexes, et pas assez assumées?

Si le hockey était comme l’État multiculturaliste

Si le hockey fonctionnait comme notre État, actuellement, il chercherait tellement à plaire à tout le monde qu’il perdrait le respect de tout un et chacun. On établirait des quotas de minorités visibles dans l’équipe. À chaque pénalité, on irait devant un processus d’appel, et révision, à la Cour de ceci ou cela pour déterminer si la pénalité viole les droits individuels. On permettrait aux joueurs Sikhs d’avoir le bâton dans une main et leur poignard dans l’autre. On jouerait les hymnes nationaux des pays de chaque « membre d’une communauté » présente dans l’amphithéâtre. On accuserait les arbitres de faire du profilage racial et après qu’un gros « goon » ait disjoncté et blessé un autre joueur, une coalition contre la brutalité des arbitres se mettrait en place pour se battre contre sa suspension. On donnerait un avantage numérique à une équipe comptant des joueurs d’autres origines à titre de discrimination positive. On poursuivrait en Cour un entraîneur pour libelle. On givrerait les baies vitrées pour empêcher les juives orthodoxes de voir des hommes faire du sport. On construirait un nouvel aréna dans le sens de la Mecque. On éliminerait les parties du samedi soir pour ne pas nuire au Juifs. On annoncerait les buts et les pénalités dans 150 langues pour ne pas faire de discrimination. On enlèverait les portraits de Maurice Richard ou Guy Lafleur afin de ne pas donner l’idée qu’il aurait pu y avoir un peuple francophone à l’origine de cette équipe. Et la liste s’allonge!

Si le hockey était à l’image de notre société, on ne pourrait plus y jouer ou l’apprécier. Il faudrait penser à chaque mot, peser le pour et le contre de chaque virgule, se sentir mal de chaque règlement et se questionner sur les impacts de chaque pénalité. De peur d’offusquer tel ou tel groupe, les règles deviendraient tellement confuses et malléables que plus personne ne voudrait s’y identifier.

C’est ce qui se produit, actuellement, avec le nationalisme québécois. On a tellement peur de brusquer les immigrants, tellement peur de se faire traiter de xénophobes parce qu’on ose se questionner sur nos capacités d’intégration qu’on ne discute plus de rien. On craint tellement de se faire accuser de poser violence à un tel ou une telle parce qu’on désire imposer notre langue dans notre pays, qu’on ne parle plus du pays. On aimerait tellement plaire à tout le monde et se faire aimer qu’on déplaît à tout le monde et qu’on nous méprise non pas pour ce qu’on impose aux autres, mais bien parce que nous sommes trop pleutres pour nous respecter.

Oser être soi-même

Et si on osait simplement… être nous-mêmes? Si on décidait, tout comme pour le hockey, qu’il est normal d’avoir des règles communes, des lois qui régissent notre nation et que ces règles, ces valeurs communes que sont le français, la laïcité, l’égalité hommes-femmes et d’autres, ne sont pas plus négociables qu’une pénalité au hockey?

Si nous avions assez confiance pour imposer ce que nous sommes et ainsi offrir des règles cohérentes, fortes, qui donneraient le goût aux immigrants de se joindre à nous comme on s’attache à une équipe gagnante?

Les drapeaux du Canadien ou du Québec ne se portent pas à l’épaule en signe de deuil ou bien cachés dans nos maisons. Ils s’affichent fièrement à la face du monde comme représentations d’idéaux qui nous unissent et de collectivités partageant des règles, des lois, et qui acceptent quiconque respectent ces règles et ces lois.

Car à force d’accommoder et de vouloir plaire à tout le monde, ce n’est plus seulement notre nationalisme et notre fierté qui disparaissent, mais nous-mêmes…

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49 Réponses

  1. Quoi dire de plus quand tout a été dit.

  2. Je suis bien pour l’établissement de règles communes pour ceux qui désirent participer à la vie démocratique. Mais je ne pense pas qu’il faille forcer les gens à y participer.

  3. Excellent billet Louis. Des règles claires, comme un prof dans une classe de secondaire… C’est très rassurant pour les élèves, et c’est très rassurant pour une société. Comme dans une classe, certains décrochent. Une petite poignée d’immigrants décrocheront peut-être de notre société avec ces règles, mais la plupart en seront très heureux, en seront rassurés. Certains décrochent déjà, ils partiront alors à la recherche de leur idéal ailleurs. Ce n’est pas grave, on ne peut pas plaire à tout le monde. Sauf qu’on ne peut pas nous empêcher d’être nous-mêmes… Pour parler régulièrement à des immigrants de différents horizons, tous ceux que je connais seraient séduits et rassurés par l’existence de règles claires qui, somme toute, protègent les libertés de tous en balisant les excès.

  4. […] Publié sur les site de Louis P. […]

  5. « Pourtant, le nationalisme québécois n’est-il pas tout aussi inclusif et respectable que celui du Canadien de Montréal? »

    Justement, non. Les séparatistes québécois ont le don de se prétendre les seuls vrais Québécois. Si t’es fédéraliste, t’es un « Québécois de service ».

    Si tu ne parles pas français, ou pas assez souvent, si tu travailles en anglais, exprime ton art en anglais, etc. T’es pas un vrai non plus.

    Et la liste des règles varie d’une personne à l’autre pour accéder à être un « vrai ».

    Pour adhérer au CH, tu dois seulement t’afficher comme tel. Que tu aies un turban sur la tête, que tu parles français, anglais ou peu importe, que tu sois né au Québec ou non, que tu y habites ou non, que tu sois séparatiste, fédéraliste ou jemencalliste, etc., ça ne dérange pas. Tu es de la gang.

  6. Est-ce qu’on a eu le moindre questionnement aux Olympiques? Eh non! Y’a pas de vrais et de faux Canadiens. Y’a des Canadiens. Point.

  7. Faux. Il y a les Canadians, qui se considèrent comme étant les vrais Canadiens, et il y a les French-canadians, citoyens de 2e classe aux yeux des Canadians.

  8. Dominique écrit: Les séparatistes québécois ont le don de se prétendre les seuls vrais Québécois. Si t’es fédéraliste, t’es un « Québécois de service »

    Ahaha, franchement Dominique, complexée? Mal de dents aujourd’hui?
    Les souverainistes sont des québécois « indépendantistes » et toi tu sembles être une québécoise « dépendantiste ». Tu remarqueras que les deux sont québécois, c’est seulement l’option politique qui change, et on n’est pas obligés de la rajouter… 🙂

  9. C’est vrai qu’il n’y a pas eu de questionnement aux JO. La nation confondratice, celle qui est distincte du canada, a tout simplement été balayé par le canadian building. Surement une autre forme de respect de nos amis fédéralistes.

    Y a qu’une sorte de Québécois, ceux qui se sentent québécois… et au Québec, y a un bon nombre d’habitants qui ne sont pas des Québécois. Ce n’est pas un problème d’inclusion des séparatisses, ce sont ces ultra-nationalistes canadiens d’eux-mêmes qui s’excluent. Ne pas avoir entendu parler des deux solitudes au Québec, c’est vraiment faire preuve d’aveuglement ou/et être un colonisé à l’os ou être un bon gros impérialiste canadien refusant de reconnaitre la nation et le peuple du Québec.

    On peut parler anglais à la maison, exprimer son art en anglais, travailler en anglais et être un Québécois … du moment qu’on ne perd pas de vue quelle est la langue commune et son importance, ainsi que le respect que l’on doit avoir envers les autres en l’utilisant pour communiquer avec les Québécois. Et on peut même être un maudit séparatisse… j’en connais !

    Comme quoi, Dominique Dumas raconte n’importe quoi !

  10. Comme une majorité de Québécois, je ne me suis aucunement senti exclus des olympiques. Malgré ce que les pleureuses ont voulu nous faire croire. C’est tombé assez vite après quelques jours d’ailleurs, voyant que ça n’avait aucun écho dans la population.

    Et c’est vrai. Il y a 2 solitudes… Au Québec.

  11. Complexé? Du tout. Au contraire, je suis confiant dans ce que je suis. Les autres (religions, cultures, langues) ne me font pas peur. C’est pas mal plus les séparatistes, les rednecks du Québec, qui excluent les autres avec quand même un certain écho, qui sont des complexés, qui ont un complexe d’infériorité.

  12. Ah bon ? Toi tu as vu la reconnaissance de ta nation, co-fondatrice de ce pays ? Toi tu as vu, notre drapeau flotter quand nos athletes remportaient des medailles ? Tu as entendu une part de français respectable… ce que même les officiels canadiens ont déploré tellement qu’on est passé pour une bande de con en ne respectant même pas les deux langues olympiques !

    Comme d’habitude on a été invisible au reste du monde, et tu es content… comme soit-disant la majorité des Québécois.

    Ouais, plus colonisé que cela tu meurs. Mais ne t’inquiètes pas, tu restes un vrai québécois pour autant. Comme quoi, ce n’est pas sur ton opinion fédéraliste que tu es jugé dans ce cas, mais sur ton aveuglement et ton assimilation. Bêêêêêêêêê !

  13. Les autres religions et cultures ne me font pas peur non plus, pas du tout même. J’aimerais simplement que ma culture soit mieux reconnue. Ce n’est pas trop demander quand même? Faut-il s’agenouiller pour demander d’exister?

    Rednecks? Tu pousses vraiment très, très fort… Quelle haine te transporte dis-moi pour utiliser des mots propres au Québec-bashing? De quelle sphère es-tu? Quel choc culturel es-tu en train de vivre?

  14. @Dominique: « Comme une majorité de Québécois, je ne me suis aucunement senti exclus des olympiques. »

    Je suis perplexe, de quelle majorité parles-tu? Pour une rare fois, les médias québécois anglophones et francophones ont fait front commun dans cette affaire.

    Même le journal anglophone The Gazette a dit que le francais n’avait pas été assez représenté aux JO. Et l’Agence internationale de la Francophonie, puis plusieurs acteurs. Les fédéralistes sont ceux qui s’en sont le plus insurgés d’ailleurs, puisqu’ils croient au bilinguisme canadien, alors que les souverainistes y croient de moins en moins et cherchent d’autres solutions… Et toi Dominique tu étais satisfais du bilinguisme des JO? Toi, si fédéraliste? C’est étrange un peu, je dois dire. Je ne sais pas où tu as trouvé ta majorité de Québécois… Es-tu pour un Canada unilingue anglais?

  15. Si dans votre tête, vous êtes à genoux, c’est votre affaire.

  16. @reblochon
    Je ne reconnais pas la nation québécoise. On donnerait le titre de nation à nimporte quoi selon moi. Des politiciens ont cédé aux demandes d’autres politiciens. C’est leurs games à eux et ils représentent trop peu souvent les citoyens du Québec et du Canada.

    Mais tu fais partie d’une des 2 solitudes du Québec. Ceux que le Bloc représente pour vrai en prétendant représenter les Québécois. Ceux qui ont boycotté les jeux, qui prennent pour d’autres pays que le Canada, qui vomissent en voyant le drapeau canadien, bla bla bla.

    Pour le reste, ça ne m’a jamais ben gros impressionné ceux qui n’ont aucun argument et qui ne font que traiter les autres de noms… Vous ne parlez p-ê pas (sur ce sujet) de vrais Québécois, mais vous détenez la vérité. Un Québécois allumé est séparatistes. Les autres étant des vendus, des incultes, des colonisés, des assimilés, etc.

    Comme pour moi la majorité des séparatistes sont des colonisés (par rapport à la précédente colonie), des anglophobes et des arriérés.

    @Mona
    Contrairement à ce que vous prétendez, la présence du français aux olympiques a été reconnue comme EXEMPLAIRE par toutes les instances. Une exception: la cérémonie d’ouverture et encore là, c’est surtout les pleureuses, les rednecks québécois, comme Réjean Tremblay, qui se sont excités.

    D’ailleurs, pour moi, le bilinguisme canadien n’a pas plus de sens que l’unilinguisme du Québec. C’est des prétentions, c’est forcé par l’État et non choisit par la population.

  17. Avec tout ce que tu racontes, c’est toi qui semble à genoux… À genoux devant un Canada qui te semble inaliénable. Tu n’es ni dans le camp des fédéralistes québécois, ni dans celui des souverainistes québécois, sûrement pas non plus dans celui des autonomistes québécois puisque tu dis être fédéraliste mais que tu ne défends pas le bilinguisme. Au Québec il y a donc peut-être une seule solitude: la tienne.

  18. Avant je respectais les fédéralistes. Ils avaient au moins les couilles de défendre leur culture en croyant qu’elle pourrait prospérer au Canada et en s’imaginant une quelconque ouverture des Anglais.

    Maintenant je les méprise. Ils ne croient même plus au fédéralisme renouvellé et se contentent du statu-quo. Ils ont baissés les bras. Sont prêts à assumer la disparition de leur propre culture et de s’angliciser. C’est plus facile abdiquer que de se battre. Et ceux qui renoncent ne méritent pas le respect, désolé.

  19. Continuez alors à vous battre contre les Québécois et leurs volontés.

  20. M. Dumas, je reconnais vos propos. Vous êtes ce fâmeux Belge qui a été chassé maintes fois sous différents avatars dans le groupe Facebook « Ici on est au Québec, restes-y pour y bâtir une société ouverte et colorée ». Votre discours est toujours le même, le plus méprisant que je n’ai jamais lu dans la langue de Molière au Québec sur les Québécois… Oh, en anglais j’ai déjà entendu de telles choses, mais jamais provenant de la bouche d’un francophone. Continuez ainsi, en fait, votre mépris vous trahi. Je vous cite « la majorité des séparatistes sont des colonisés (par rapport à la précédente colonie), des anglophobes et des arriérés… Ces accusations sont complètement mensongères et diffamatoires.
    Votre mépris envers le peuple qui vous accueille est absolument démesuré. Vous mélangez unilinguisme et souverainisme comme un débutant, comme si l’un allait de paire avec l’autre… Pas du tout… Si la protection de la langue est un enjeu que défendent presque tous les membres de tous les partis politiques à différents degrés au Québec, « l’unilinguisme » comme vous semblez l’entendre ne fait partie d’aucun programme des grands partis politiques… Aucun. Ne confondez donc pas, je vous prie, à partir du point de vue d’une seule personne. Mais la question qui me tracasse est: Pourquoi avez-vous donc choisi de vous installer au Québec si vous vous permettez d’en mépriser tant les gens? Peut-être êtes-vous alors tout simplement en choc culturel, comme l’a souligné Mona? Alors je vous souhaite (et je nous souhaite)que cela passera… Bienvenue chez nous, mais de grâce, faites preuve d’un peu plus de respect et de civisme, car vous traitez les autres de rednecks alors que vous vous exprimez comme tel… Daigneriez-vous au moins vous excuser, ne serait-ce que pour le bien de la discussion?

  21. Apparemment, ce n’est pas contre les Québécois qu’il faut se battre, mais contre le mépris d’un immigrant Belge en profond choc culturel… Quelle ironie!

  22. 1) Vous faites erreur sur la personne. Je ne viens pas de Belgique et n’y ai jamais encore mis les pieds. Je suis un beau petit pur laine… Avec un ptit bout d’Irlandais.

    2) Je veux quand même spécifier que j’utilisais « arriéré » dans le sens de personnes vivant dans le passé. C’était pas le meilleur mot.

    3) L’unilinguisme, c’est le résultat des politiques des 40 dernières années. On bloque le plus possible les Québécois qui veulent apprendre d’autres langues. On garde ça le plus marginal possible. La décision du PLQ d’aujourd’hui en est la preuve. Ça ne va pas assez loin pour brimer les libertés des Québécois au goût du PQ, mais ça va pourtant trop loin comparativement à ce que les Québécois désirent. http://to.ly/518s

  23. @ Dominique: Vous dites « D’ailleurs, pour moi, le bilinguisme canadien n’a pas plus de sens que l’unilinguisme du Québec. C’est des prétentions, c’est forcé par l’État et non choisi par la population. »

    L’unilinguisme « total » n’est pas une option politique dans la réalité en ce sens que la minorité anglophone historique est bien garnie en matière d’institutions anglophones au Québec et devrait continuer à avoir accès à ces services au prorata de sa population dans un Québec souverain. Mais bon, comme les langues semblent « forcées par l’état et non par la population » pour vous, expliquez mieux votre option s.v.p… Et cette option que vous allez m’expliquer (merci à l’avance), est-elle la même que vous proposeriez pour votre pays d’origine, la Belgique? Et si oui, pourquoi?

  24. @ Dominique, vous dites « On bloque le plus possible les Québécois qui veulent apprendre d’autres langues. On garde ça le plus marginal possible. »

    Vraiment?

    Il est possible d’étudier en anglais au Québec, il y a des écoles primaires, secondaires, des cégeps et des universités anglophones financées par l’état, et même bien plus qu’au prorata de la population anglophone. Vous ne verrez pas ce genre de choses dans beaucoup de pays. À Bruxelles, certains que vous connaissez peut-être aimeraient avoir un aussi bon traitement… Les hispanos du Sud des USA et de la Californie aussi, et les francophones hors-Québec au Canada également. De plus, il existe au Québec des écoles internationales et privées enseignant même dans d’autres langues. Il y a vraiment beaucoup de choix au Québec pour l’éducation, plus que vous ne le croyez. Un peu trop, même, à mon avis, pour assurer une cohésion sociale cohérente, puisqu’autant de laxisme étatique au niveau de l’éducation est difficilement trouvable ailleurs. Bref, autant de laxisme n’a pas fait ses preuves en matière de réussite sociale… Ensuite, détail non négligeable, la langue seconde fait partie du cursus ministériel. Parfois, une troisième langue est même partie intégrante des programmes d’études dans certaines écoles. Enfin, les cégeps et encore plus les universités offrent une panoplie de choix de cours de langues. Oubliez-vous tous ces programmes, ne les connaissez-vous tout simplement pas ou êtes-vous seulement en désaccord? Et donc si vous êtes en désaccord, veuillez s.v.p. m’expliquer pourquoi?

  25. Caligula, je suis un gars du lac st-jean un québécois de souche et si vous lisez mes commentaires sur ce blog vous verrez que Dominique n’est pas seul a penser comme ça. Je crois que le français est un handicap pour les Québécois, je crois a l’unilinguisme Canadien (et même planétaire) mais si jamais les Québécois décident de vraiment vivre leur différence linguistique alors je respecterai le choix de la majorité et j’irai vivre ailleurs. Et si demain il y avait référendum je serais encore du coté du non ca je crois que angliciser les québécois c’est leur donner un coup de main, c’est seulement qu’un nombre de québécois le ne savent pas encore.

  26. Vous êtes pas capable d’apprendre l’anglais à vos enfants par vous-même? Faut absolument compter sur l’école pour ça? Pffff! N’importe quoi.

    Rien n’empêche un parent d’éduquer son enfant. Il y a des cours d’immmersions, des camps d’été, la possibilité de voyager et de pratiquer l’anglais, internet, les chansons anglaises.

    C’est facile apprendre l’anglais. Pas besoin d’aller à l’école en anglais pour ça.

  27. Par quelle légitimité vous voulez empêcher les parents à choisir l’école qu’ils désirent? Par quelle légitimité vous voulez dicter aux Québécois comment leurs enfants vont être éduqués?

    Finalement, l’autre nation envahissante, c’est pas celle que vous prétendez. C’est plutôt la « nation » des rednecks québécois. Un groupe minoritaire qui impose sa fermeture aux Québécois et brime leurs libertés.

  28. 1) Je vais répéter encore pour ceux qui ne savent lire: Je n’ai jamais mis les pieds en Belgique encore. Je ne peux donc venir de là.

    2) Il est impossible d’éduquer son enfant en anglais excepté si on est un anglophone de souche. L’enseignement de l’anglais langue seconde est en plus à chier, donc on bloque vraiment les Québécois dans leurs apprentissage de l’anglais. Ça créé 2 classes de citoyens. Les anglophones sont d’ailleurs avantagés. On a qu’à regardé les résultats avec la population québécoise.

    3) Qu’on cesse de brimer les libertés des Québécois en allant contre leur volonté. C’est tout ce que je dis. Simple non?

  29. « Par quelle légitimité »… Voyons, cela fonctionne de cette manière dans tous les états… L’éducation subventionnée dans la langue de l’état (sauf ici, où ce n’est pas complètement le cas)… « Par quelle légitimité »? Par la même légitimité que tous les autres. Changez donc l’ordre mondial si vous n’êtes pas d’accord…

  30. « Voyons, cela fonctionne de cette manière dans tous les états… »

    Parce que c’est le choix de la population. Et non ce n’est pas partout. Ce n’est pas un ordre mondial. D’ailleurs, le Québec est expert pour faire comme nul part ailleurs.

  31. « Le Québec est expert pour faire comme nul part ailleurs. »

    Expliquez avec des exemples svp…

  32. En Amérique latine les enfants vont à l’école en espagnol. Ceux qui veulent apprendre l’anglais le font par des cours privés, le soir ou la fin de semaine. Les parents s’impliquent. Le taux de bilinguisme est très élevé en Amérique latine.

    Le Québec est un État français. Pourquoi un État français offrirait un enseignement dans une autre langue? Ce n’est pas son mandat, c’est le mandat des parents.

  33. Bof, avec le nombre de fois où il change de nom et d’avatars… On ne peut pas croire à grand monde, sauf quand les « arguments » eux sont différents…

  34. En passant, tu réponds à Caligula pis mon nom c’est Éric. C’est sûrement mélangeant de changer de nom tout le temps. Tu dois penser que tout le monde fait pareil comme toi en plus… Mon nom c’est Éric…

  35. Donc vous confirmez que le gouvernement, non seulement n’écoute pas la population, mais travaille contre sa volonté. Et ça fait votre affaire en plus…

  36. Dans ta tête, oui. Le gouvernement n’a qu’une seule obligation : offrir un enseignement public pour tous. Si tu veux envoyer tes enfants dans une école anglaise, que ça soit une école non-subventionnée. Sinon ça s’arrête où? Des écoles espagnoles, coréennes, allemandes, arabes? Tout ça payé avec l’argent de nos taxes et impôts?

    Si tu veux que tes enfants soient bilingues, c’est ta responsabilité individuelle, pas celle de la collectivité.

    Ça t’es jamais passé par la tête de prendre en charge l’éducation de tes enfants? Faut toujours que ça soit la responsabilité du gouvernement? Envoie tes enfants à l’école anglaise si ça te tente, t’as le droit, mais demande pas aux autres de payer pour.

  37. 1) Le gouvernement n’a qu’une seule obligation: Écouter ce que demande la population. Rien de plus.

    2) Pourquoi pas espagnoles et cie? S’il y a une demande, c’est qu’il y a une raison pour ça.

    3) Si tu veux me parler de responsabilités individuelles et que le gouvernement ne veut écouter le peuple, qu’il se retire le plus possible de l’éducation. Qu’il ne nous vole pas pour ensuite nous imposer le contraire de ce qu’on veut.

    4) Je n’ai aucun problème avec les libertés et responsabilités individuelles. Qu’on ne me les fasse pas payer dans le vide cependant. Quand 125 députés sur 125 vont contre la volonté des Québécois, on frôle la dictature.

  38. Éric tu as un drôle de problème dit donc. Selon toi si une majorité de gens pensent pareil mais différemment de toi tu ne dis pas que c’est la majorité mais un illuminé qui se fait passer pour plein de monde….

    Enfin je ne répondais pas a toi mai bien a Caligula en étant d’accord avec le point de Dominique. Si tu me crois toujours imposteur fait une recherche sur facebook, André Plourde et Albanel, je suis sur qu’il y en a qu’un.

    Et si c’est sur les arguments que tu te base voila mon point de vue. Une langue c’est un outil pour communiquer, avec la mondialisation le français ne répond plus suffisamment au besoin donc une langue alternative doit la remplacer ou du mois être parlé par tous. Si je devais choisir ce serait l’espéranto mais si on regarde les faits c’est plus l’anglais qui s’enligne pour gagner le combat. Une chose est certaine ce ne sera pas le français car il faut une langue simple et efficace. Je crois qu’un jours les pro-francais vont réaliser que c’est peine perdu et qu’ils auront perdu leur temps, un peu comme les gens qui disaient que la ceinture de sécurité était dangereuse.

    Bonne fin de journée

  39. Ben oui, une dictature… Houlala. Si le gouvernement écoutait ce que veut la population il n’y aurait aucun impôt ni taxes et plein de services inutiles. Le peuple veut le beurre, l’argent du beurre et le cul de la dermière.

    Dis-moi pourquoi dans les autres États du monde les écoles publiques offrent des cours dans la langue de l’État? Aux USA il y a sûrement une demande pour une école publique espagnole; en France pour une école publique arabe…

    Les bilinguisme ne concerne pas l’État, c’est une responsabilité individuelle.

  40. Je voulais dire le cul de la fermière, pas de la dernière… 🙂

  41. Le gouvernement est élu pour diriger selon son programme, pas selon les sondages du jour. Même si des fois ça ne paraît pas.

    Tous ceux que je connais qui sont bilingues ne le doivent pas à l’école. Cessez donc de compter sur l’école pour tout et prenez donc votre vie en main. Mon gars a 9 ans et est presque bilingue. C’est pas grâce à l’école c’est grâce à moi.

  42. Dernièrement j’ai même commencé à lui apprendre l’espagnol, et j’apprends en même temps que lui. Une demi-heure par jour avec internet. On appelle ça se démerder soi-même.

  43. pendant qu’il est jeune profite en pour lui apprendre l’esperanto 🙂

  44. Les jeunes sont des éponges, ils apprennent tout avec facilité. Pour l’espagnol j’ai commencé avec ce site : http://lapasserelle.com/sm/esp90mp3/index-fr.html. Il y en a d’autres.

    En plus cet été nous allons 3 semaines au Nouveau-Mexique. On aura l’occasion de pratiquer l’anglais ET l’espagnol. C’est pas l’école qui offrirait ça.

  45. Ahah, désolé André.
    C’est qu’il y a un hurluberlu qui passe ses journées sur les forums (sûrement payé par un parti politique d’ailleurs, comme un autre internaute l’avait fait remarquer avec source à l’appui, alias le PC), qui change de nom comme il change de bobettes et qui dit toujours la même chose en uilisant le même langage… Ne te sens pas concerné plus qu’il n’en faut.
    Tu as droit à ton opinion, c’est ben correct.

  46. 1) Ce que tu dis est impossible, mais je comprends que le peuple est selon toi trop cave pour décider, donc ça prend une dictature éclairée (un gouvernemaman) pour s’occuper de lui comme un gros bébé.

    2) Aux USA, les taxes et impôts sont peu élevés, donc les Américains ont plus de liberté d’envoyer leurs enfants dans les écoles qu’ils veulent. Dont des espagnoles.

    3) Si le bilinguisme ne concerne pas l’État, que l’État se tasse du chemin.

  47. *** je comprends que le peuple est selon toi trop cave pour décider, donc ça prend une dictature éclairée (un gouvernemaman) pour s’occuper de lui comme un gros bébé. ***

    LOL! C’est toi le comique qui compte sur l’État pour rendre bilingue tes enfants!

    *** Si le bilinguisme ne concerne pas l’État, que l’État se tasse du chemin. ***

    T’as pas encore compris que c’est exactement ce que je dis? Que l’État cesse de subventionner les écoles anglaises, ce n’est pas son rôle. L’État du Québec est un État français, s’il s’occupe d’éducation il n’a l’obligation que de subventionner les écoles françaises.

    En Allemagne l’État ne subventionne aucune école qui offre l’enseignement dans une autre langue que l’Allemand. Pourtant des Allemands bilingues ou même trilingues il en pleut à la pelle. Même chose pour le Japon, la Russie, l’Angleterre, la Chine, l’Inde, le Pérou, le Brésil, les USA…

    Ta position de braillard qui veut tout avoir de l’État ne tient pas debout.

    Si tu veux que tes enfants soient bilingues, prends tes responsabilités, demande pas aux autres de payer pour.

  48. Non, tu n’as pas compris. Si l’éducation des langues ne regarde pas l’État, l’éducation ne regarde pas l’État. Donc qu’il ne nous vole pas d’argent pour aller contre la volonté des gens.

    Moi je n’ai aucun problème que l’État se retire le plus possible du chemin. Présentement, c’est un gros obstacle avec notre propre argent.

  49. Dominique Dumas

    *** Si l’éducation des langues ne regarde pas l’État, l’éducation ne regarde pas l’État. ***

    Je ne vois pas la corrélation. C’est pas parce que le gouvernement subventionne l’éducation qu’il est obligé de subventionner le bilinguisme.

    Comme je te dis, ailleurs ils subventionnent l’éducation, mais dans la langue de l’État seulement.

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