La Loi du plus faible

« Laissez donc les gens libres de faire ce qu’ils ont envie de faire », disent-ils. À propos de la controverse sur ce qu’il est maintenant convenu d’appeler les Anglofolies de Québec, le discours de ceux qui appuient l’événement anglomane se limite toujours à peu près à ceci: laissez faire le marché. Qu’importe si, dans le marché tout-puissant, c’est toujours le plus fort qui gagne. Et si nous, Québécois comptant pour moins de 2% de l’Amérique du Nord, sommes précisément dans une situation de faiblesse.

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En fait, ce qui impressionne avec la logique de ceux qui aimeraient qu’on cesse de réglementer ou de contrôler ce qui touche à la langue et à la culture, c’est précisément l’élasticité de leurs conceptions. Quand il est question d’une loi pour protéger la jeunesse des affres de la pédophilie, ils sont au front. Quand un criminel à cravate se fait arrêter, ils réclament un durcissement des peines. Quand un politicien s’acoquine avec des entreprises privées, ils veulent des lois anti-lobby. Quand un promoteur veut détruire des espaces verts pour construire des condos, ils réclament qu’on réglemente pour l’empêcher. Quand une espèce animale est menacée, ils exigent sa protection. Mais quand il est question de protéger la langue française et la culture québécoise, ils brillent d’une éclatante absence.

Or, s’il est normal et obligatoire de protéger notre jeunesse, de lutter contre les crimes économiques, de protéger notre faune et notre flore, s’il est compréhensible de les soustraire au libre-marché, pourquoi serait-ce différent dès lors qu’il est question de notre langue et de notre culture? Pourquoi serait-il plus acceptable de brimer la « liberté » d’un citoyen désirant polluer un lac contenant une espèce rare de poissons que celle d’un festival recevant des millions de dollars de l’État et qui contribue, même modestement, à accélérer le recul de nos valeurs communes?

Certains diront pourtant – et ils me l’ont affirmé plusieurs fois – que ce n’est qu’un festival. « Le français ne va pas disparaître du Québec parce qu’on invite surtout des groupes anglophones! » déclamait à peu près un individu sur le groupe Facebook dénonçant le peu de présence francophone au festival. C’est une évidence qu’individuellement cet événement ne scellera pas davantage la fin de notre expérience francophone en Amérique du Nord qu’un déversement de cyanure dans un lac protégé ne détruirait toutes les espèces menacées. Est-ce que cela rend la chose morale pour autant? Non. Il n’y a aucune morale qui puisse justifier l’inaction, que ce soit pour protéger un seul lac menacé ou pour promouvoir notre langue lors d’un seul événement. Une espèce en danger est en danger, que ce soit dans le lac de l’île Notre-Dame ou dans le Lac St-Jean; une langue menacée est menacée, que ce soit à Montréal toute l’année ou à Québec pendant un festival de onze jours.

La peur de la Loi

Il semble y avoir une gêne à légiférer dès qu’il est question de culture et de langue. Comme si, collectivement, nous avions oublié la raison d’être de tels règlements; comme si nous nous étions déconnectés de ce qui avait rendu la Loi 101, les quotas de contenu francophone à la radio et d’autres mesures nécessaires à la survie du français il y a à peine une génération.

Aujourd’hui, alors qu’on a laissé la Loi 101 se faire détruire morceau par morceau et qu’on remet parfois ouvertement en question les quotas radiophoniques, nos politiciens sont devenus de véritables pleutres du français. Ils craignent le dossier linguistique comme la peste. Ils se sont dépêchés, par exemple, de voter une résolution d’appui au Festival d’été de Québec. Plutôt que de prendre le problème de front et d’exiger l’établissement de règles garantissant que les subventions gouvernementales en matière de culture doivent assurer une présence satisfaisante du français, ils se sont avachis, unanimement, et ont décidé ainsi de récompenser l’anglomanie triomphante d’un festival n’ayant désormais de québécois que le nom de la ville, ou presque.

Alors que dans la plupart des pays il s’agit d’une normalité que de subventionner ce qui sert à renforcer et à promouvoir la culture locale et nationale, le Québec fait bande à part précisément dans un domaine où son statut de simple province le rend plus vulnérable. Concrètement: si d’autres pays sont conscients de la nécessité d’utiliser les deniers publics dans un objectif de cohésion sociale, culturelle et linguistique, comment une simple province comme le Québec pourrait-elle arriver à un tel objectif en finançant un festival où près de 60% des artistes joueront dans la langue qui la menace directement? Pire: comment peut-on se montrer fier d’un tel à-plat-ventrisme et d’un tel refus de protéger notre plus grande richesse, le français, et de favoriser l’émergence et la réussite de groupes s’exprimant dans notre langue commune?

On ne le dira jamais assez: le libre-marché, ce je-m’en-foutisme érigé en dogme absolu, ne peut pas assurer la survie du faible. Le français a réussi à prospérer au Québec et à intégrer les immigrants grâce à la Loi 101. Avant celle-ci, 90% des nouveaux arrivants s’intégraient en anglais. Notre culture s’est raffermie parce que des hommes courageux ont décidé de ne pas laisser la main invisible du marché décider à notre place. Notre langue est devenue langue commune et d’inclusion parce que des politiciens conscients de leur rôle historique ont décidé que, parfois, une Loi est nécessaire et que si cette Loi peut brimer une minorité de la population, elle assure la plus grande des libertés à la majorité, celle d’assurer la survie de ses valeurs fondamentales.

Nous ne sommes que 2% de l’Amérique du Nord. Si nous étions une espèce animalière, nous serions aussi protégés que peut l’être le béluga du St-Laurent ou le carcajou. Mais puisque nous sommes des Québécois, nous finançons nous-mêmes notre propre disparition et nous élisons des députés pour qu’ils applaudissent quand on méprise nos valeurs et qu’on nous impose un festival d’une telle aridité culturelle que même la beauté de la verve d’un Vigneault ne pourrait s’y enraciner.

Cette liberté de laisser-faire, ce n’est pas une liberté, mais bien le pire des marchés de dupes, où on nous couvre de fausses idoles pendant qu’on nous dépossède de nos âmes et qu’on nous propose des tas de plantes exotiques en pots pour remplacer la forêt vivace qui peuplait l’imaginaire de nos ancêtres.

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29 Réponses

  1. «Quand il est question d’une loi pour protéger la jeunesse des affres de la pédophilie, ils sont au front. Quand un criminel à cravate se fait arrêter, ils réclament un durcissement des peines. Quand un politicien s’acoquine avec des entreprises privée.
    Mais quand il est question de protéger la langue française et la culture québécoise, ils brillent d’une éclatante absence.»
    Come on ! Une atteinte à une personne, à la propriété privée, ce n’est pas la même chose que la protection d’un concept collectif.
    Mettre sur un pied d’égalité le viol d’un enfant et une subvention accordé à un organisme qui ne prône pas la même vision sociale que vous est plutôt bas.

    «Il semble y avoir une gêne à légiférer dès qu’il est question de culture et de langue. »
    Effectivement. Et la raison est simple: tout le monde sait dans le fond que faire ainsi, c’est brimer la liberté de l’autre, c’est imposer ses valeurs.
    Certains, tel que vous, rationalisent ceci en se disant que les valeurs collectives sont plus importantes que les valeurs de chacun individuellement.
    Que la fin justifie les moyens.
    Mais beaucoup de gens ne sont pas à l’aise avec ceci. Ils veulent le Francais mais pas en pilant sur la liberté des autres.

    Lâcheté, individualisme décrierez-vous. Tout est question de valeur: qu’est-ce qui est le plus important: la liberté de choisir sa culture ou la liberté de cette culture de s’imposer à l’individu ?

    Pour moi, le seul salut acceptable pour la culture Française est pas le rayonnement.
    La seule façon de combattre la culture anglophone est en offrant une alternative plus attrayante. Et ce n’est certainement pas en dénonçant ainsi les autres cultures que le Français se rends plus sympathique…

  2. Très bon raisonnement que le français, une espèce en danger. Oui, il faut protéger le français. Manifestons pour plus de français au festival. Peu importe si cela provoque une guerre.

  3. @Francois: À mes yeux, une atteinte à l’individu est aussi grave qu’une atteinte à tout un peuple. À partir du moment où on est prêt à voter des lois et à soustraire du « libre-marché » des espèces menacées, des individus ou des comportements, on doit pouvoir le faire pour la culture et la langue. Le français n’a pas à devenir « sympathique », car on n’apprend pas une langue parce qu’elle est sympathique; on apprend une langue car elle est nécessaire, obligatoire, parce que c’est la langue qui permet le travail et la communication. Ce n’est pas en étant « sympathique » qu’on va sauver le français, mais en l’imposant dans toutes les sphères de la vie publique.

    @Daniel: Oh oui que le français est en danger; notre langue recule d’année en années! Je suis contre l’idée de guerre, cependant: je crois qu’il est possible de manifester pacifiquement et d’exiger de nos élus qu’ils se tiennent debout. Ça commence aussi par réaliser qu’en ce moment, tant du coté du pouvoir que de l’opposition, aucun parti ne prend la défense du français…

    Merci pour vos commentaires!

  4. Vos exemples ne tiennent pas la route. Comment osez-vous comparer l’anglais à la pédophilie?

    Les lois que vous évoquez sont la pour empêcher que quelqu’un nuise à quelqu’un d’autre que lui-même.

    En choisissant d’aller écouter de la musique non-francophone, une personne ne nuit, en supposant que ça soit néfaste, qu’à elle-même et ce en toute connaissance de cause.

    Cessez de vouloir imposer vos valeurs à tous et laissez la démocratie, et non la guerre (ai-je bien lu guerre??), régner.

  5. J’en profiterais pour retourner aussi votre argumentation contre vous. Vous qui êtes si prompt à monter aux barricades pour demander plus de lois pour protéger le québécois contre ce qui est mauvais pour lui, pourquoi est-ce que vous ne militez pas activement pour interdire la malbouffe sur tout le territoire du Québec? Il est pourtant reconnu que la malbouffe peut engendrer des graves problèmes de santé et je ne crois pas me tromper en affirmant que vous considérez la santé plus importante que la langue. Où est votre blogue pour dénoncer McDonalds à tous les jours?

    Et pour tous ceux qui n’auraient pas compris, je ne suis pas pour une loi interdisant la malbouffe, je ne fais que souligner le fait que M. Préfontaine n’est pas plus « logique » que ceux qu’il dénonce.

  6. @Michel: Je crois que vous ne saisissez pas les enjeux. Il ne s’agit pas de dire si le fait d’agir contre la pédophilie est plus ou moins grave que de protéger l’existence du peuple québécois ou de manger de la malbouffe, mais simplement d’établir qu’il existe des lois qui retirent du libre-marché certains enjeux qui nous tiennent à coeur.

  7. Je crois que vous ne saisissez pas les enjeux. Il ne s’agit pas de dire si le fait d’agir contre la pédophilie est plus ou moins grave que de protéger l’existence du peuple québécois ou de manger de la malbouffe, mais simplement d’établir que la très grande majorité des québécois s’en tappent de votre combat contre le Fesitval d’été de Québec et n’y voient pas d’invasion du dangeureux envahisseur anglophone. Si vous êtes un démocrate, laissez le peuple avoir raison.

  8. Mais justement le but n’est pas de donner au peuple un choix, c’est précisément de s’assurer qu’ils font le BON choix! N’avez vous jamais entendu dire que le l’intelligence d’une foule est celle d’un enfant de 5 ans? De ce fait, l’élite doit agir en parent responsable et diriger cette foule vers la bonne voie, celle qui l’amènera à s’épanouir.

    On ne donne pas à un enfant de 5 ans tout ce qu’il veut, on lui donne ce qui est bénéfique pour lui-même, peu importe ses désirs. Pour la foule c’est la même chose. Nous devons mettre des limites et retirer certaines décisions.

    Votre exemple de la malbouffe est excellent, il serait urgent de rendre illégale la vente et la consommation de malbouffe sur le territoire du Québec. Remarquez le mot « mal » dans le mot! Les choix individuels ont des conséquences sur la vie publique! Ces gens coûtent cher au système de santé, il est donc normal de voir la collectivité être favorisée au détriment du privé.

    Nous avons justement pris une décision collective grâce aux acteurs sociaux pour collectiviser les dépense en santé précisément parce que la population est trop stupide pour prendre ses précautions. Les gens ne sont pas suffisamment intelligent pour épargner ou prendre une assurance. Ils sont trop stupide pour prendre une assurance à un coût raisonnable et se feraient voler par les compagnies d’assurance dans une loi de la jungle qui régresserait la société, nous appauvrirais collectivement (mais en enrichirait certains individuellement). Nous avons donc nationalisé la santé puisqu’il est essentiel à une nation forte mais en danger de s’assurer de la qualité des travailleurs. Nous avons nationalisé le secteur de l’éducation puisque les gens auraient tendance à négliger celle-ci et finalement il n’y aurait que l’élite qui aurait droit à l’éducation dont les coûts seraient exorbitants.

    Nous avons combattu la maladie par la nationalisation de la santé, nous avons combattu l’ignorance par celle de l’éducation et nous devons mettre plus d’effort pour nationaliser la vie publique des gens pour s’assurer de la survie du français. Tant que nous ne seront pas majoritaire en amérique du nord, tant que les sales anglais voudrons nous assimiler, nous devrons nous protéger collectivement! Les anglais ne veulent qu’une chose : la mort de notre peuple. Par chez nous on appelle ça des menaces et une tentative de meurtre!

    Vous n’êtes pas à votre place ici je crois, vous n’avez aucun argument et n’utilisez que des sophismes, vous devriez peut-être reconsidérer votre appui à l’envahisseur anglophone qui ne souhaite que la mort de votre peuple et qui veut vous esclavager!

  9. La volonté du peuple, c’est la Loi. Et s’il faut une Loi ou un règlement pour s’assurer qu’on ne finance pas un festival qui nous méprise, qu’on la fasse au plus vite. Quant à ceux qui prétendent savoir ce que veut « la majorité », je les laisse à leurs Clotaire-Rapailleries de type psychanalyse de la masse. Le poids intellectuel de ceux qui s’opposent à l’anglomanie de ce festival est plus que suffisant. Bonne journée!

  10. Entièrement d’accord avec vous. 😉

    Quoi dire de plus ? Vous avez TRÈS BIEN exprimé ce que j’ressens à propos de cette anglofolie qui contribue à nous déraciner à chaque jour que Dieu fait. J’suis tanné de voir mon peuple mourir à p’tit feu !

    Merde à la fin ! les autorités policières émettent tous les jours des contraventions pour des autos mal stationnées, et tout ça semble normal pour la plupart des Quebecers, mais losrqu’il s’agit de légiférer pour protégerla langue d’un peuple qui est constamment mencacée de disparaître… eh ben là, c’est pas pareil, ça peut faire d’la p’tite chicane… Franchement, C’EST TRISTE À MOURIR.

    On voit où sont les priorités de certains Québécois :  » Bien stationner mon auto, c’est plus important que de m’battre pour la survie de la langue française en terre d’Amérique.  »

    Pour conclure, j’aurais juste le goût de crier cette phrase à certains Québécois : Vous êtes pas tannés de mourir, bande de caves ?!

  11. C’est vrai, la vie en société comporte des restrictions à la liberté individuelle; le port de la ceinture de sécurité, l’interdiction de fumée dans les restaurants, l’obligation de payer des impôts. Qu’en ait-il de la loi 101? Certain y voit une restriction de la liberté de choix de la langue de l’enseignement alors que dans la plupart des pays, la langue de l’école public est la langue nationale. Cela est tout à fait normal pour assurer la cohésion sociale, surtout dans une société peu populeuse. De plus, la fragilité de la langue au Québec rend indispensable une loi pour la protéger. Il faut se méfier des animateurs de radio qui scande le mot liberté!

  12. Euh, j’ai oublié de signaler que mon dernier commentaire s’adressait à M. Préfontaine.

    Encore une fois, BRAVO pour votre excellent texte, mon cher monsieur. 😉

  13. Simple rappel car vous semblez ne pas vouloir le mentionner… mais les subventions que le Festival d’été de Québec reçoit proviennent du ministère du Tourisme et non pas du ministère de la Culture. Une des missions du Festival est d’amener plus de gens à visiter Québec! Le but du Festival d’été n’est pas de promouvoir exclusivement la culture québécoise!

  14. Et si le bien collectif des Québécois était de parler anglais afin de devenir plus compétitif dans le monde est-ce que vous êtes encore d’accord que l’état doit vous l’imposer?

  15. Les Québécois ont donné trois mandats a Charest et sa bande.Je ne crois pas que vous allez convaincre quiconque sur ce blogue.Vous prêchez dans le désert.Allez-donc faire du bénévolat pour le parti libéral…votre énergie ne sera peut-être pas totalement perdue.
     »laissez le peuple avoir raison. » C’est la meilleure!

  16. Pour quelqu’un qui n’a pas d’argument je vois que vous dépensez beaucoup d’énergie à y répondre!

    Je comprend donc que vous êtes à l’image de M. Préfontaine. Vous vous croyez supérieur à la masse. Vous le dites vous-même, vous voulez imposer le « bon » choix au pauvre peuple avec un QI inférieur. Qui êtes-vous pour décider quel est ce « bon » choix? Le bon choix restera toujours celui que le peuple décidera de faire que vous soyez d’accord avec ce choix ou non.

    D’ailleurs parlant de logique fallacieuse vous êtes pas mal fort vous aussi. L’argument de l’âge mental de 5 ans ne s’applique qu’à une foule réunie ensemble, comme lors d’une manifestation ou d’un spectacle, pas à la population entière qui prend la décision dans son salon en ayant tout le loisir d’y réfléchir.

  17. La majorité a parlé justement. Juste à voir à quelle vitesse se sont vendus les entrées au festival en prévente, vous verrez c’est plutôt convaincant.

    Vous prétendez donc qu’une élite intellectuelle devrait avoir prédominance sur la volonté du peuple… pas mal! C’est de la belle démocratie ça! Après la loi du plus riche, nous aurrons donc la loi du « plus intelligent ». L’élitisme ne mène à rien de bon, peu importe quelle forme ça prend.

    Vous savez, rien ne vous empêche suggérer à votre député de déposer un projet de loi pour qu’on ne finance plus le festival. Vous pouvez-même tenter de vous présenter aux élections pour le faire! C’est la beauté de la démocratie. Je vous encourage à le faire et je suis curieux de voir quel genre d’appui vous allez obtenir.

  18. Alors vous assumez que je suis Libéral? Je comprend maintenant pourquoi vous voyez du mal partout! Aussitôt que quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, vous le catégorisez automatiquement dans ce que vous détestez le plus.

    Je n’ai jamais voté PLQ et ne le ferai jamais. Pourtant, la population a décidé de leur donner trois mandats et il faut le respecter, même dans la défaite. Oui il faut laisser le peuple avoir raison.

    La seule chose que je déplore de notre système politique c’est l’absence de moyens pour destituer un gouvernement comme c’est possible chez nos voisins du sud.

  19. Ok, mais alors pourquoi nous casser les couilles avec le message de l’ouverture au monde ? Même combat.

  20. Pour ce qui est du quotas de musique anglos dans les radios.LES RADIOS FONT FIE DES QUOTAS. Comment? Il font des montages de plusieurs chansons anglophones et cela compte pour une seul chansons en bout de ligne. Dans certain montage il y a 5 chansons anglos,donc du 5 pour 1, faites le calcul. C’EST COMME ÇA QUE LES RADIOS CONTOURNE LA LOI.Je le sait parce que c’est moi qui faisait les montages. Il était clair que le seul but des montages anglos était de contourner la loi. En plus pour la musique francos c’est la nuit ou très tôt qu’il font jouer plus de musique francos pour balancer les quotas.

  21. S’assurer qu’il font le bon choix…

    Désoler de vous décevoir, mais même au milieu d’une foule, je suis capable de juger par moi-même ce qui est bon pour moi, et non, je ne suis pas la foule. Si j’avais été d’accord avec Louis, je l’aurais signifié.

    Pourquoi vouloir absolument imposé VOS choix ? Ce n’est pas de la dictature ça ? Et vous vous dites démocrate progressistes ? Laissez-nous le choix si c’est le cas. Si vous tenez à nous imposer vos choix, alors soyez fier de porter la bannière communiste.

  22. Je cite:
    « Nous ne sommes que 2% de l’Amérique du Nord. Si nous étions une espèce animalière, nous serions aussi protégés que peut l’être le béluga du St-Laurent ou le carcajou. Mais puisque nous sommes des Québécois, nous finançons nous-mêmes notre propre disparition et nous élisons des députés pour qu’ils applaudissent quand on méprise nos valeurs et qu’on nous impose un festival d’une telle aridité culturelle que même la beauté de la verve d’un Vigneault ne pourrait s’y enraciner. »
    J’aurais aimé avoir écrit cela avant vous!
    Je cite encore:
    «le Festival doit animer, l’année durant, la ville de Québec, pour tous les gens d’ici et d’ailleurs, avec une fête des arts de la scène et de la rue valorisant la chanson francophone et les projets de création, tout en étant ouverte au reste de la production culturelle dans le monde et à la découverte».
    Qui a dit cela? La présidente du Festival d’été dans le Soleil de ce matin (http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201005/12/01-4279812-la-mission-du-festival-dete-de-quebec.php) en rappelant la mission de cette organisation. Vous lisez bien: « valorisant la chanson francophone » comme premier objectif.
    Il est donc grand temps que les pouvoirs publics se questionne sur les subventions qu’ils donnent ou que le Festival change de mission!

  23. Oups! mauvais accord: « Il est donc grand temps que les pouvoirs publics se questionneNT sur les subventions qu’ils donnent…

    J’ajoute: et que certains intervenants dans ce dossier s’informent un peu avant d’affirmer que ce festival n’a pas de responsabilité particulière sur le plan culturel.

  24. « Michel Sylvestre dit :
    11 mai 2010 à 15 h 48 min
    la très grande majorité des québécois s’en tappent de votre combat contre le Fesitval d’été de Québec et n’y voient pas d’invasion du dangeureux envahisseur anglophone. Si vous êtes un démocrate, laissez le peuple avoir raison. »

    Aucun politicien ne m’a demandé si je suis pour ou contre les subventions avec mes impôts d’un événement culturel privé, à 60% dans une langue étrangère.

    Elle est où la démocratie ?…

    « André dit :
    12 mai 2010 à 4 h 32 min
    Et si le bien collectif des Québécois était de parler anglais afin de devenir plus compétitif dans le monde…»

    Quel monde ?… Le monde de George Bush ?… Pourquoi celui-là et non pas l’Europe, l’Asie et la Russie ? Moi, j’aime bien les nippons et les nipponnaises. Quelle langue et culture merveilleuse.

    « Michel Sylvestre dit :
    12 mai 2010 à 10 h 41 min
    Pour quelqu’un qui n’a pas d’argument je vois que vous dépensez beaucoup d’énergie à y répondre!
    Je comprends donc que vous êtes à l’image de M. Préfontaine. Vous vous croyez supérieur à la masse. Vous le dites vous-même, vous voulez imposer le « bon » choix au pauvre peuple avec un QI inférieur. Qui êtes-vous pour décider quel est ce « bon » choix? »

    C’est ça, le syndrome du transfert. Vous appliquez aux autres, ce que vous êtes vous-même.

    « Simon Tremblay dit :
    11 mai 2010 à 22 h 56 min
    Simple rappel…Le but du Festival d’été n’est pas de promouvoir exclusivement la culture québécoise! »

    Si local…
    Dans la RMR de Québec on ne trouve que 10 anglophones pour 90 francophones. Au Québec, c’est 7,7 anglophones pour 80,2 francophones.
    Est-ce que le contenu, la programmation du festival, s’accorde à la réalité de la majorité de population, de Québec ?… Ou non !…

    Si international…
    Que vous l’aimiez ou pas, le Québec fait partie des 25 états qui composent les trois Amériques. Dans ces trois Amériques l’on trouve 450 millions locuteurs de langue et culture espagnole, contre 300 millions locuteurs de langue et culture anglo-américaine.

    Dans ce cas internationale, l’anglo-saxon canadien et américain est minoritaire. Donc… Est-ce que le contenu ou programme du festival tient compte de cette représentation, proportion entre hispanophones et anglophones ?…

    Voici mes données de la langue et culture de 2005…
    Langues des Amériques…
    Amérique du Nord: 3 pays.
    Langue anglo-américaine … 273 (66,3%) millions
     » espagnole……….. 132 (32,0%) millions
     » française……….. 7 ( 1,7%) millions
    Total…………… 412

    Amérique centrale et du Sud: 22 pays.
    Langue espagnole……….. 325,6 millions
     » portugaise………. 153,3 millions
     » créole………….. 6,5 millions
     » anglaise………… 1,0 millions
    Total………………….. 486

    Pour un total de…
    457,6 millions espagnole (20 pays) (50,9%)
    274,0 millions anglais et américaine. (3 pays) (30,5%)
    153,3 millions portugaise. (1 pays) (17,1%)
    7 millions française
    7 millions créole

    Donc… Combien de groupes de culture hispanophone et portugaise, ont-ils prévu à la programmation du festival à Québec ?…

    En dernière heure…
    Il semble que, selon les députés francophobes Éric Caire et Maka Kotto, il y ait déjà 60,000 billets de vendus du festival. C’est donc la Loi du promoteur qui s’applique. Puisqu’on ne dit pas combien de billets auront été vendus s’il n’y a avait pas d’unilingues anglophones de prévus au programme.

    Préparons quelques courriels dans la langue de Brent Tyler, pour féliciter les députés anglophones Caire et Kotto, pour leur motion à l’ANQ.

    Joli billet, Louis.
    Viva la rèvolutionn !…

    sp

  25. […] Cet article a aussi été publié sur le site  Louispréfontaine.com […]

  26. Je me fiche que la langue passepartout soit l’anglais ou une autre, mais pour qu’une langue soit utilisée pour rapprocher les peuple elle doit être simple et désolé pour le japonais ou le mandarin elles échouent. Je crois que vous ne pouvez pas réfuter le fait qu’on peut se faire comprendre pratiquement partout avec l’anglais ce qui en fait une langue utile et elle l’était bien avant la venue des Bush.

    Donc je crois que l’anglais s’imposera avec ou sans le peuple Québécois.

  27. Pourtant l’espagnole est beaucoup plus près du français étant latine elle aussi.La force d’une langue est reliée directement au pouvoir hégémonique de la nation qui la parle.

  28. […] ce qu’ils ont envie de faire » ) …is the opening line by French language radical Louis Prefontaine, who spends the rest of his blog piece doing cartwheels to justify why this should not be allowed […]

  29. […] Cet article a aussi été publié sur le site  Louispréfontaine.com […]

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