La langue dans nos mains

Les nouvelles statistiques sur le recul du français au Québec, dévoilées par Pierre Curzi, font état du même constat que celui que je fais souvent sur ce blogue: la situation linguistique est alarmante et si nous n’agissons pas énergiquement et rapidement, le français disparaîtra à moyenne échéance.

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Or, que propose Pierre Curzi? Rien, pour le moment. « Pierre Curzi refuse pour l’instant de se prononcer sur des idées afin de renverser la vapeur ». Rien que ça! L’homme est un des députés les plus en vu du Parti Québécois, il est hyper-populaire, il fait face au gouvernement ayant un des taux d’insatisfaction de la population le plus élevé des dernières décennies, mais il ne propose rien.

Chaque chose ne devrait-elle pas être à sa place? Je m’attends du chercheur qu’il cherche, et du politicien qu’il gère les affaires publiques. Je demande au chercheur de présenter les faits, objectivement, sans les juger, et j’exige du politicien qu’il trouve les solutions permettant d’améliorer la société. Quand un député de la trempe de Curzi s’improvise chercheur et se montre incapable de trouver des solutions aux maux qui nous affectent, il y a un problème.

Ceci dit – rendons à César ce qui lui appartient – on ne saurait assez le féliciter d’être un des seuls au PQ à prendre position fermement, dès que l’occasion se présente, pour la protection de notre langue. On en prendrait des dizaines de députés comme lui.

Des solutions

Puisqu’il ne veut pas immédiatement donner ses solutions pour enrayer l’anglicisation du Québec, voici les miennes:

1) Appliquer la loi 101 au cégep.

Entre 1987 et 2007, le nombre d’allophones passant du secondaire français au cégep anglais a plus que doublé, passant de 17,7% à 37%. Parallèlement, ceux qui sont passés du secondaire anglais au cégep français sont passés de 5,8% à 0,5%. Même recul pour les anglophones: ils étaient 52,7% à passer du secondaire français au cégep français en 1987, mais plus que 39,5% en 2007 et si 4,7% passaient du secondaire anglais au cégep français en 1987, ils n’étaient plus que 1,7% deux décennies plus tard. (( Source : Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport )) La conclusion est claire: le cégep en français n’a plus la cote. Et puisque les études préparent le travail et que le travail est un des principaux vecteurs d’intégration linguistique, il est impératif d’appliquer la loi 101 au cégep afin d’assurer une éducation en français aux nouveaux arrivants et aux anglophones récalcitrants.

2) Mettre fin au sur-financement des universités anglophones.

Actuellement, les universités anglophones reçoivent 27% des subventions normées pour une population anglophone de langue maternelle de 8,2%. Le fait de financer ces universités à trois fois la hauteur du poids démographique des anglophones de langue maternelle contribue à faire de ces institutions des pôles culturels anglophones au coeur du Québec et enlève, de la même manière, des ressources vitales à des universités francophones qui crient famine. En finançant ces universités à la hauteur du poids démographique des anglophones de langue maternelle, c’est-à-dire 8,2% du financement total, on permettrait de limiter l’influence de la culture anglophone et on augmentera le potentiel d’intégration d’universités francophones mieux financées et davantage en mesure d’offrir des services aux nouveaux arrivants.

3) Réduire l’immigration et augmenter les incitatifs à la naissance.

Le taux de fécondité des Québécoises est en forte hausse, atteignant les niveaux du début des années 80, mais nous recevons toujours plus d’immigrants. Le ratio naissances/immigration était de 4,7 en 1982 (4,7 fois plus de naissances que d’immigrants reçus en une année). En 2007, le ratio est tombé à 1,8. Pour un nombre de naissances semblable, nous recevons trois fois plus d’immigrants. Proportionnellement à notre population, nous recevons davantage d’immigrants que la plupart des pays développés. Pourtant, nous ne sommes qu’une province et avons ainsi plus de difficulté à les intégrer que les autres pays. Curzi avait lui-même souligné le problème: qu’attend-il pour agir et demander une baisse de l’immigration?

4) Mettre fin au bilinguisme institutionnel.

Actuellement, et quoi qu’on puisse en penser, les services gouvernementaux sont bilingues. Pire: le gouvernement communique parfois en anglais ad vitam æternam avec les nouveaux arrivants, leur lançant effectivement le message que l’anglais constituerait une langue officielle au Québec. Comment pouvons-nous espérer intégrer en français quelqu’un qui, dans toutes ses relations avec l’État, peut utiliser l’anglais? Il importe de franciser tout ce qui touche au gouvernement du Québec. Vous voulez un service, un chèque, une carte d’assurance-maladie ou un permis de conduire? Apprenez notre langue et vous l’aurez. Ça, c’est du concret.

5) Appliquer la loi 101 aux écoles non-subventionnées.

La décision de la Cour suprême, l’automne dernier, d’invalider la loi 104, qui colmatait une brèche dans la loi 101, doit être combattue avec davantage de fermeté. C’est d’une guérilla juridique dont il est question; des groupes de pression anglophones, financés par le gouvernement fédéral, utilisent les tribunaux pour s’attaquer à la volonté démocratique des Québécois d’empêcher les mieux-nantis de contourner la loi 101 en envoyant un de leurs enfants dans une école non-subventionnée. Il faut donc appliquer la loi 101 à ces écoles et se préparer à utiliser la clause dérogatoire contre toute attaque de la Cour suprême dans la futur.

Ce ne sont là que quelques solutions. On aurait pu facilement en ajouter d’autres, notamment l’abolition de la loi 86, qui officialise l’affichage bilingue, une promesse que le Parti Québécois n’a jamais tenue…

Québec vs. Cour suprême: la loi 101, notre seule voix!

Face à l’incapacité de nos élites politiques d’avoir le courage de leurs convictions, il faut s’organiser par nous-mêmes, dans la société civile.

Voilà pourquoi j’aimerais vous inviter à un grand rassemblement pour la loi 101, qui aura lieu dimanche prochain, le 11 avril, au Monument National.

Véritable Moulin à paroles de la loi 101, l’événement consistera en une lecture de textes importants sur la langue au Québec, retraçant l’évolution linguistique de notre peuple depuis la Défaite de 1760 jusqu’à nos jours. De nombreux artistes seront sur place et, puisque j’ai colligé les textes moi-même, je peux vous assurer que ce sont des morceaux d’anthologie, des portraits vivants, des photographies du Québec en son âme profonde. Venez, vous ne serez pas déçus!

Face à l’inaction de nos députés et partis politiques, à leur pusillanimité, à leur refus de prendre position et de défendre clairement nos valeurs, il est de notre devoir de prendre le relais et de les forcer, par notre engagement, à faire le travail pour quoi nous les avons élus: nous représenter et promouvoir nos valeurs, dont le français en est une des principales!

Avons-nous un autre choix?

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37 Réponses

  1. Que dire de plus ? … bon article.

  2. Tes solutions sont claires, et sans vouloir t’offenser, il y en a plusieurs qui sont effectivement en route… je sais, ce n’est jamais assez vite, mais elles y sont, la volonté est là. Curzi est mon député préféré, avec Agnès Maltais peut-être, deux députés qui ont du chien ! Par contre, ceux-ci ont présentement les mains liées par Charest et même par les grosses têtes de leur propre parti, le PQ. Chaque fois que Curzi prends parole, Il y a une certaine madame MaROIs qui reprend ses propos… C’est révoltant, car Pierre Curzi est un député qui veut, mais la volonté quand on est député, qu’est-ce que c’est ?? Quel est le pouvoir d’un député ? Bof… pas grand chose ! Pas dans des grands dossiers comme ceux-là. Ce sont des questions qui relèvent des ministères, des hauts-fontionnaires, des ministres… pas d’un simple député.

    Une autre solution: à quand la francisation obligatoire des immigrants ADULTES ? Ils ne sont pas touchés par la loi 101 au cégep et par l’université, ils sont pris en charge par l’Éducation des adultes des commissons scolaires.

    La francisation aux adultes est un des plus gros secteur de L’EDA de la Commission Scolaire de Montréal; les classes débordent, on manque de prof et les listes d’attentes vont jusqu’à 2 ans dans certains établissements de la CS ainsi qu’au MICC. Donc, on ne peut pas dire que la francisation n’existe pas, ELLE EXISTE et elle est en expension. Mais il y a tellement d’immigrants qu’on ne SUFFIT PAS à la tâche (étant moi-même une prof de francisation aux adultes)

    les gens qui se francisent le font PAR VOLONTÉ car les gens qui font une formation générale à l’EDA le font VOLONTAIREMENT car il n’y a aucune obligations à le faire. Les adultes arrivant n’ont AUCUNES obligation d’apprendre le français, contrairement aux enfants et aux adolescents, qui sont « obligés » par la loi 101.

    Certains immigrants chanceux sont obligés par le MICC ( et PAYÉS pour apprendre le français) mais ces chiffres demeurent une minorité (35%?)

    Il y a francisation, la différence, c’est L’IMMERSION. Je parle de « baigner » dans une culture pour apprendre le français en y étant « obligé » par la langue qui EST partout. à Québec par exemple… ou à La Pocatière (j’ai enseigné un été dans le bas du fleuve… ils n’ont AUCUNES façons de se faire servir en anglais, tout est français…partout !!!)

    Ici, ca dépend d’où tu es. Dans quel secteur. J’enseigne dans l’est de la ville (à Tétreaultville) ici, c’est français, ca s’entend… les gens apprennent plus vite, plus de volonté car OBLIGATION ! Quand on est obligé d’apprendre une langue, on l’apprend plus vite et mieux. Ceux qui habitent à Parc-Extension… c’est une autre paire de manche !

    Mais ce n’est pas vrai que la francisation n’existe pas. C’est l’immersion et la volonté dans certains quartiers qui manque.

    Il faut d’ailleurs, en premier lieu, une mobilisation des GENS, de la population en générale ! Refuser de servir quelqu’un en anglais ! La semaine dernière, je me suis engeulée avec un employé d’un stationnement de Montréal (un Indien arrivé depuis quelques mois !) À la fin, je me suis retournée, et je lui ai laissé une carte avec les coordonnées des centres de francisation de Montréal… en espérant que ca fonctionne !

    Il faut que les gens aiment la langue et sentent la nécessité d’apprendre pour qu’ils s’intègrent, si on leur laisse le choix, en leur donnant toujours la possibilité de répondre en anglais, ce sont NOUS MÊMES, tous et chacuns, qui tuons notre langue et notre identité, nous avons une responsabilité collective… pas seulement le gouvernement…

  3. Bravo M. Préfontaine, je suis d’accord avec vous, mais j’ai bien peur
    que nous soyons trop peu nombreux à penser comme vous.

  4. Les universités sont financées à la hauteur de leur clientèle. Donc, pour cesser ce que tu nommes sur-financement, il faut obligatoirement restreindre l’accessibilité à l’université anglophone.

  5. En effet. Il faudrait éliminer les 2/3 des étudiants des universités anglophones.

    Le Québec serait alors l’un des seuls endroits au monde à vouloir éliminer les 2/3 des étudiants de sa meilleure université. Éliminer les meilleurs, ça ressemble drôlement à un nivellement par le bas.

    http://www.affairesuniversitaires.ca/en-marge/onze-universites-canadiennes-se-classent-parmi-les-200-premieres-au-monde/

  6. Peut-être M Curzi voulait simplement laisser les faits parler d’eux mêmes — surtout quand l’OQLF va pas le permettre — quand toute tentative de proposer une solution peut être rejeté par le gouvernement et ses amis comme «extrême», «vieux jeu» ou de quoi, et donc l’étude entière jetée dans la poubelle.

    « le gouvernement communique parfois en anglais ad vitam æternam avec les nouveaux arrivants, leur lançant effectivement le message que l’anglais constituerait une langue officielle au Québec »

    Ça, c’était vrai dans mes expériences. Quand je suis allé m’enregistrer pour ma carte RAMQ, j’ai parlé en français, puis quand j’ai dû montrer mon passeport d’un pays anglophone, soudain tout est en anglais.

    On pourrait répliquer que peut-être une situation d’urgence n’est pas le bon moment pour un leçon de français. Quand même, c’était juste de la paperasse. Au moins Revenu Québec te donne une boîte à cocher!

    La fonction publique pourrait au moins limiter le droit au service en anglais selon les mêmes critères qu’on donne l’accès à l’école anglophone, ou quelque chose du genre.

  7. Si on doit choisir les étudiants, éliminons le 2/3 les plus bruyants dans le quartier McGill.

  8. Haha, une carte de francisation! Good on you.

    Comme immigrant j’ai regardé les formulaires d’immigrant au fil des années. J’ai remarqué que le gouvernement Charest semble avoir éliminé un incitatif pour les immigrants de s’installer hors Montréal — autrefois leur permis de travail durait 2 ans en région et 1 an à Montréal. Mais ceci semble de ne plus être le cas.

  9. Il y aurait moins de clientèle si ces universités avaient un financement normal. Donnons les sous aux universités francophones et la tendance va s’inverser.

  10. Effectivement. LA campagne « press nine  » et les documents en anglais, non merci. Mais, d’un autre côté, nous disons que le français est primordial, mais le gouvernement offre de la paperasse officielle (et les services) dans les deux langues, sommes nous donc une nation bilingue ? Serais-ce l’agenda caché de John James… à voir.

  11. Toujours good on me 😉

  12. Hum… Pierre Curzi – et le PQ de manière générale – fait pas mal tout ce que tu lui reproches de ne pas faire, en réalité. À l’Assemblée nationale, dans ses sorties publiques, etc.

    Se pourrait-il que la stratégie avec le document soit de ne pas prendre de position en même temps que son dévoilement de manière à ne pas centrer l’attention (de courte durée) des médias sur les solutions et plutôt créer un consensus autour du constat pour donner derechef de force aux solutions?

    C’est faux de dire « l’inaction de nos députés et partis politiques, à leur pusillanimité, à leur refus de prendre position et de défendre clairement nos valeurs ». Le PQ était à la dernière action, à l’automne, il est partenaire de celle-là, les membres sont invités et mobilisés à y être, on en parle en chambre, on en parle dans les médias, on a lancé la tournée de l’ABCD de la souveraineté,…

    Lors du colloque du PQ sur l’identité, puis celui sur l’économie, ces thèmes ont tous été abordés. C’est la démarche vers le congrès, les membres décideront. En attendant, ça reste des dossiers forts sur lesquels les députés ET les militants travaillent ensemble.
    http://pq.org/colloque
    http://pq.org/creation-richesse

    La langue, l’identité, la démographie et l’intégration par le travail, interreliés, seront aussi au coeur des priorités lors du prochain colloque, sur les politiques sociales, en mai.

    Louis, je crois qu’il n’y a rien à faire pour te convaincre que les gens au PQ sont des passionnés de politique, oui, qui rêvent de voir le Québec devenir un pays et qui y travaillent avec acharnement chaque jour. J’en suis. Je trouve simplement déplorable ton manque de nuances, dans tes propos, avec lesquelles je suis habituellement plutôt d’accord, soit dit en passant.

  13. Tu rigoles, sur les trousses de debut d’année de la CSDM, on peut y lire : vous pouvez vous procurer une version italienne, espagnole ou arabe en demandant au secrétariat de votre école. On n’est pas une nation bilingue, au moins quinquilingue au minimum.

  14. C’est déjà ce qu’on fait: un étudiant fréquentant une université francophone reçoit un financement 28% supérieur à son collègue de McGill ou Concordia (https://ledernierquebecois.wordpress.com/2010/02/03/etude-isq-scolarite-quebec-ontario#comment-33769).

    Tu connais le résultat.

    Faut-il surfinancer le secteur francophone de 50%? de 75%? Je ne le sais pas, mais l’université, ça attire la future élite. Et celle-ci est attirée par l’anglais. Peut-être faudrait-il que la culture francophone s’arrange pour devenir attirante plutôt que simplement pénaliser ceux qui s’en éloignent.

  15. Je suis d’accord avec toi, Véronique. Pierre Curzi demande tout ça, et je sais qu’il est passionné et sincère. Ce qu’il peut faire… présentement, pas grand chose…

  16. aucun rapport … la culture anglaise n’attire pas plus, juste la langue internationale dans les sciences, l’economie, etc. On est en plus en amerique du nord. Aucune chance de concurencer cette langue à armes egales vu qu’on ne part pas sur un terrain sur lequel les deux langues ont les memes chances.

    Donc oui nous pourrions proposer une mesure protectionniste pour aider le français. Des etudiants avec plus de moyens pourrait etre plus facilement courtisé.

    et n’oublions pas que nos amis canadiens anglos n’ont de financement que pour leurs ecoles anglaises … faudrait renverser la tendance resultant d’un desequilibre historique dans ce pays !

  17. 2012 on lui donne le pouvoir et apres on pourra juger si oui ou non ces gens ne font pas l’affaire.

  18. Donc une « Loi sur les services en anglais » comme celle de l’Ontario pour les services en français?

    Une idée qui se défend. Elle assure aux Anglophones la protection de leurs droits, tout en étant un incitatif de plus pour que les immigrants se tournent vers le français.

  19. « Des etudiants avec plus de moyens pourrait etre plus facilement courtisé »

    Les étudiants des universités francophones ont déjà 28% de plus.

  20. @Steph: Ton argument ne tient pas. Que les universités anglophones gèrent mieux leur argent ou qu’elles reçoivent davantage de dons privés ne change rien au véritable résultat: l’État les sur-finance par rapport à leur poids démographique. Malgré tout ce que tu peux trouver comme chiffres ou calculs, la vérité demeure: l’État leur donne 27% de l’argent pour une population de souche de 8%. On peut s’obstiner sur le fait qu’elles gèrent bien ou non cet argent et en dépense plus ou moins par étudiant, mais la réalité demeure: ces universités sont sur-financées en comparaison du poids réel des anglophones de souche. Ça, c’est la réalité.

  21. […] La langue dans nos mains Se rendre aux commentaires Publié aussi sur louispréfontainne .com […]

  22. Il ne faut pas réduire l’immigration, il faut l’abolir sur au moins 10 ans consécutifs, si on veut vraiment s’en sortir, en tant que peuple distinct. Il faut également interdire À JAMAIS les universités anglaises au Québec. Ces universités puent, les étudiants anglophones puent aussi (puer dans le sens «d’excréments»). Ces gens-là, dans une bonne proportion, tètent l’argent des contribuables québécois en s’éduquant ici, et foutent le camp aux États-Unis tout de suite après avoir été diplômés (ils parlent anglais, eux, n’oubliez pas … la transition est facile).

    Non, je maintiens que le gouvernement du Québec a été trop généreux avec eux et il est grand temps de leur envoyer l’ultimatum suivant : «tu t’intègres et parles français OU tu vas vivre ailleurs». Tu veux étudier ? Va dans un CEGEP ou une université québécoise francophone, où seule la langue française y est parlée.

    Ceux qui trouvent que mes commentaires ne sont pas très doux ne réalisent juste pas que le Québec est en train de pourrir par en dedans. Si on compare le Québec à un corps humain, eux ils représentent les microbes qui parasitent le sang et les organes. Ouvrez-vous les yeux, ciboire !

  23. Frankie, il ne faut pas oublier qu’il y a toujours plus d’une façon de voir les choses. Quand je vous regarde vous battre pour défendre le français vous prenez tous pour acquis que garder le français c’est pour le bien des Québécois. Ceci reste encore à prouver je crois et personnellement je crois que ce serait donner un coup de main au Québécois que de les rendre anglophone…, (je l’ai déjà dit mais je veux juste éviter des insultes inutiles, je suis un gars du lac st-jean qui a fait son CÉGEP en français et son Université à l’UQAM)

  24. @Louis:

    C’est clair que c’est la réalité. C’est la réalité vue d’un point de vue. Tu compares le financement au poids démographique et tu as le droit de le faire.

    Mais ce que je dis est aussi vrai. Plutôt que comparer le financement à l’ensemble de la population, je le compare au nombre d’étudiants. Les universités anglophones recueillent 31,5% des étudiants universitaires mais n’obtiennent que 27% du financement. Cela signifie que chaque étudiant francophone reçoit 28% de plus de financement. Ça aussi c’est la réalité.

    L’avantage de cette façon de voir, c’est que ça met en évidence le problème: même si un étudiant francophone est mieux financé de 28%, il y a quand même 31,5% des étudiants universitaires qui choisissent une université anglophone. Le déséquilibre ne vient pas du fait que le gouvernement avantage un étudiant qui choisit une université anglophone. Le problème, c’est que beaucoup trop d’étudiants choisissent une université anglophone.

    Moi, je crois que c’est une preuve du pouvoir d’attraction de l’anglais. Reblochon croit que la culture anglaise n’attire pas. Bon. Chacun son idée.

    Il suggère de favoriser financièrement les étudiants qui fréquentent les universités francophones. Je lui souligne que c’est déjà fait.

    Toi, tu dis que mon argument ne tient pas. Tu ne sembles pourtant y trouver aucune faille. Pour te justifier, tu ne fais que répéter ton point de vue initial. C’est sûr que ce point de vue est vrai. Mais le mien aussi. Ils ne se contredisent pas, ils se complètent. Tu montres une injustice, je montre la cause de cette injustice: le trop grand nombre d’étudiants à McGill et Concordia.

    Réduisons des 2/3 les étudiants des universités anglophones et tu vas voir que le financement va faire la même chose. Et en plus on mettrait fin à la surreprésentation des anglophones parmi les diplômés.

  25. Ce qu’il peut faire? Dans l’opposition, il faut crier, dénoncer, fustiger! Il faut trouver toutes les failles et en démontrer l’ampleur à la population! Ensuite, comme tous les députés du Parti: parler de la crise de la langue, mobiliser, s’impliquer. C’est le travail parlementaire, c’est la politique; ce n’est pas toujours glorieux, mais chose certaine, ça vient du coeur.

    Comme dit Reblochon, donnons le pouvoir au PQ, et on verra après. Je parie que vous ne serez que surpris – dans le bon sens du terme! ;o)

  26. Sans insulte… rendre un Québécois anglophone … ca ne sera alors plus un Québécois et une partie de la diversité culturelle, richesse de ce monde, aura alors disparu.

    Et il faut faire l’UQAM pour avoir un raisonnement aussi absurde que le tien ? Comme quoi les diplômes et le niveau d’études ne vont pas forcément de pair avec une réflexion évolué et intelligente.

  27. En quoi mon raisonnement est absurde???? Tu as ta définition d’un Québécois et pour toi il parle français. Et si dans ma définition il peut parler la langue qu’il veut? Et si être intelligent et évolué c’est de se boucher les yeux et se dire qu’un Québécois ca doit parler français et rien d’autre alors je préfère peut-être ne pas être considéré comme intelligent.

  28. C’est nous mêmes qui nous tirons dans l’pied, les politiciens travaillent contre nous.
    Nous n’avons pas à brimer les anglos. Nous n’avons qu’à faire les choses pour nous d’abord. Cesser le financement des écoles pivées et renforcer ainsi l’école publique. Appliquer la loi 101.
    Ce ne sont pas les Universités anglophones qui nuisent car à ce stade là, un francophone pourrait étudier en anglais pour faire changement, ce ne serait que bon pour nous.

  29. Un autre prêt à renier sa différence pour se conformer aux dominants… Et après ça se demande pourquoi on le traite de colonisé.

    Désolé les fédés aplaventristes, mais la majorité des Québécois veut parler français. C’est à vous de vous trouver un autre endroit si parler français ne vous convient pas. C’est pas la place qui manque.

    Des immigrants choisissent le Québec justement parce qu’on y parle français. Vous voudriez qu’on leur enlève ce choix?

    Petit conformiste sans envergure.

  30. Appliquer la loi 101? Mais comment? La cour suprême de la nation canadienne lui a enlevée ses dents. La loi 101 n’est plus la loi 101 depuis longtemps.

    Avant qu’elle soit attaquée en cour par les anglos et les fédés, le français reprenait du terrain à Montréal. Plus maintenant, cette loi est morte et enterrée, et c’est ce qui attends le français si on cesse de le défendre comme certains minables le souhaiteraient.

  31. André,

    C’est toute une preuve de malhonnêteté que tu nous as fais ici en affirmant que l’aspect linguistique est très secondaire pour un peuple. La langue est tellement un aspect central, regarde par exemple le cas de nos cousins Acadiens. Eux, comparativement à 3 millions de Québécois (encore…), ils ont cru, comme un bloc monolithique, en un Canada fort et uni, en pensant naïvement qu’ils allaient prospérer et que leur mode de vie (en français) et leur héritage allaient être protégés en restant dans la fédération. À l’heure qu’on s’écrit, ils sont minoritaires dans le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, et connaissent, à vitesse grand V, le même phénomène qu’ont connu leurs frères et sœurs Louisianais. Tu enlèves la langue et tu inondes un état d’étrangers ; c’est comme si tu arrachais les racines de l’arbre d’un peuple distinct.

    Il y a également d’autres facteurs qui font que l’indépendance du Québec doit être réalisée ; comme de conserver les normes et les mœurs qu’on retrouve chez la majorité de notre peuple, pour continuer à s’inspirer et à prendre des leçons sur notre histoire à Nous, pour permettre également un retour aux sources spirituelles lorsque notre peuple sera à bout des folies de la rectitude laïque, et j’en passe …

    Ne répétons pas les mêmes erreurs de nos cousins francophones d’Amérique, et mettons une fois pour toute nos culottes face aux hostiles du français vivant chez-nous et à la mondialisation culturelle.

  32. Je n’ai pas dit qu’on devait absolument parler en français ici, mais si ca ne parle plus français, on ne pourra pas dire que ces gens sont de culture québécoise… donc québécois.

    On peut être un anglo ou un allo, mais sans comprendre le français… on ne peut pas se prétendre québécois.

    Tout les anthropologues, sociologues et philosophes s’entendent en général pour dire que c’est la langue qui fait un peuple et sa culture. C’est même ce qui nous rend diffèrent les uns des autres car notre langue permet de penser différemment qu’un type avec une autre langue.

    Si tu ne comprends pas cela, tu as un petit problème. C’est parce que tu parles français que tu ne penses pas comme un allemand ou un espagnol. Et c’est parce que tu crois que la langue n’a pas d’importance que tu tiens un raisonnement complètement ridicule sur l’appartenance à un peuple quel qu’il soit.

    Tu devrais lire un peu sur le sujet.

  33. En devenant un pays … tellement simple que la plupart des Québécois n’y ont pas encore pensé.

  34. […] Publié aussi sur louispréfontainne .com […]

  35. @Caligula aplaventristes? J’ai mes idées et j’y crois. Je pense que les différence linguistiques sont une source d’inégalité entre les peuples. Je ne demande rien d’autre que de penser comme vous que le français est important à la survie du Québec mais j’ai encore jamais reçu l’argument pour m’en convaincre. Et si comme tu dis la majorité veut parler français alors il y en a pas de problème l’anglais avancerait pas.

    @Reblochon c’est justement ce que je cherche a comprendre, je vois pas l’importance de la langue et encore moins depuis les deux dernières années puisque je suis en France. On parle la même langue mais on semble deux peuple complètement différent d’où mon raisonnement que la langue n’est probablement pas d’une importance si grande que vous soutenez.

    On est tous d’accord sur un point par contre. La séparation du Québec est la seule façon de protéger le français, déjà ca de gagné.

    Dernière chose les suisses parlent quelle langue (quelle au singulier n’est pas une erreur)

  36. Si la Loi 101 est morte et enterrée c’est que NOUS nous sommes tirés dans l’pied comme je disais. Les conséquences de notre mollesse nous tue. Nous ne pouvons blâmer que nous. Mais savons-nous seulement ce que NOUS veut dire ? Comment faire un pays, en avoir une vision claire avec une telle ignorance ?

  37. Entre le français et le québécois y a des sacrés nuances. Pareil avec le wallon ou le roman. En plus on peut ajouter le contexte historique… 300 ans de colonisation, le Québec toujours infantilisé et toujours pas un pays, etc.

    Les Québécois baignent dans l’anglais, même quand ils ne le parlent pas, ils ont été dirigés par des anglais, en résulte un mélange et un peu de mentalité anglaise chez eux. Leur petit coté tout sécuritaire et respectueux de l’autorité … tu penses que ça leur vient d’où ?

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