Budget 2010: prendre du pauvre pour donner au riche

« Payez, les pauvres! » aurait pu dire le ministre Bachand en déposant son budget cet après-midi. Aux prises avec un déficit largement causé par les généreuses baisses d’impôt accordées aux mieux-nantis par les gouvernements libéral et péquiste, le ministre des finances a décidé de refiler la facture à la classe moyenne et aux plus démunis. On en revient toujours là: on réduit les revenus de l’État quand l’économie va bien, et on s’attaque à la « bête »en coupant les services et en haussant les tarifs dès qu’une crise frappe. Prévisible.

Source de l’image

En fait, ce qui surprend avec ce budget, c’est la manière quasi-désinvolte avec laquelle on cible principalement les plus démunis pour renflouer les coffres de l’État. Taxe sur la santé, ticket modérateur, hausse de la TVQ, hausse des tarifs d’électricité, hausse des frais de scolarité: si on pouvait simplement taxer la pauvreté, on le ferait. D’une manière systématique, on vise les plus pauvres et on épargne les mieux-nantis.

Soit les statistiques suivantes.

L’impact du budget provincial sur les quintiles de revenu inférieur, moyen et supérieur ((Les quintiles du revenu proviennent des données de Statistique Canada pour l’année 2007 ))

Revenu total 13 200$ 41 528$ 109 459$
Taxe-santé à 200$ par année (( À partir de 2012 )) 1.52% (( Le lecteur attentif notera que l’exemption pour la taxe-santé, pour une personne seule, sera à 14 040$. Cela ne change pas le calcul total, ou très peu. Ces chiffres ne sont qu’à titre indicatif; une personne gagnant 14 040$ paiera effectivement une charge plus élevée de son revenu qu’une personne en gagnant 40 000$ ou 110 000$. Le but du tableau n’est pas d’être hyper-précis, au dollar près, mais de démontrer la tendance générale. Dès qu’un individu atteint le 14 040$, à la limite du quintile inférieur, il est largement défavorisé.)) 0.48% 0.18%
3,37 visites par année médecin à 25$ par visite (( Le chiffre moyen de 3,37 visites par année vient d’ici et le 25$ vient du rapport Castonguay, qui recommandait ce ticket-modérateur pour aller chercher 600 millions $ par année et dont le gouvernement semble vouloir s’inspirer pour aller chercher plus de 500 millions $ par année.)) 0.64% 0.20% 0.08%
Augmentation de un cent du bloc patrimonial d’Hydro-Québec (( Les statistiques pour cette augmentation proviennent de cette étude et les hausses auront lieu vers 2013 )) 0.70% 0.44% 0.24%
Augmentation de la TVQ de 1% 1.00% 1.00% 1.00%
Surcharge financière 3.85% 2.12% 1.50%
Augmentation des frais de scolarité de 10% (( Le ministre a précisé qu’il y aurait une autre hausse à partir de 2012, et il a souligné que les étudiants contribueraient à « seulement » 13% des coûts de l’éducation, contre 23% ailleurs au Canada. Ces statistiques se basent donc sur l’hypothèse – plausible – que le ministre voudra, en 2012, rejoindre la moyenne canadienne )) 1.64%
Surcharge financière de l’étudiant 5.50%

On le constate, l’effort demandé aux moins-nantis est supérieur à celui exigé des plus hauts revenus. Cela n’est pas surprenant, car la plupart des mesures annoncées par ce budget sont régressives et ciblent donc plus directement les plus défavorisés. Que ce soit au niveau de la taxe-santé, qui pénalisera du même montant le millionnaire et l’employé de McDonald, du ticket-modérateur ou de la hausse du tarif patrimonial d’Hydro-Québec, la classe moyenne et les plus démunis seront systématiquement plus affectés par ces hausses: 3,85% des revenus du quintile inférieur seront ponctionnés, contre 2,12% pour un revenu moyen et un maigre 1,50% pour les mieux-nantis. Malgré un « impôt sur la solidarité » qui prévoit rapporter, en moyenne, et principalement aux familles, un minime 174$ par année, ce budget consacre une augmentation des inégalités sociales. Pour un étudiant, qui doit souvent travailler dans des emplois précaires en plus de suivre ses cours, la hausse sera encore plus dramatique: 5,50% de son revenu annuel! Et le le pire, c’est que ces chiffres sont optimistes.

En effet, la vérité est encore plus pathétique. La hausse de la TVQ de un pourcent, que j’ai réparti de manière égale dans le graphique ci-haut, frappera plus fortement les personnes défavorisés, car celles-ci ont moins tendance à épargner. Concrètement, un individu gagnant 13 000$ par année dépensera la quasi-totalité de cet argent dans des biens de consommation courante – taxables – alors qu’un individu en gagnant 110 000$ risque d’en mettre de côté, dans des RÉER ou ailleurs, ce qui réduira l’emprise de la taxe sur lui. On pourrait toujours arguer que l’épargne constitue une consommation future, mais puisqu’on ignore quelle sera la valeur de la taxe dans dix ou quinze ans – plusieurs seraient tentés de la réduire lorsque l’économie ira mieux -, il faut partir du principe que cette hausse pénalisera principalement les moins-nantis.

De la même façon, la moyenne de 3,37 visites par année chez le médecin est trompeuse. Un individu vivant dans la pauvreté, et qu’on appauvrira encore davantage avec ce budget, est forcément plus malade qu’une personne mieux-nantie. Il a été démontré que plus de 1,4 millions de personnes meurent, à chaque année, des causes des inégalités sociales dans les pays développés. Une étude de l’Institut canadien de la santé a aussi démontré le lien empirique entre pauvreté et santé. On peut donc estimer que le nombre de visites risque d’être supérieur, advenant, bien sûr, qu’une personne ne décide pas d’éviter de se présenter chez le médecin pour ne pas avoir à payer le coût de la visite, ce qui gonflerait le nombre de morts causés par les inégalités sociales. Dans tous les cas, l’appauvrissement entraîne la malade, et en fixant des tarifs égaux pour tous, on s’attaque plus fortement aux pauvres.

Qui plus est, on constate que si les particuliers et les entreprises consacrent 38,1% de l’effort financier exigé, les coupures dans les dépenses gouvernementales et des organismes atteignent 51,2%. Or, qui profite le plus des programmes gouvernementaux, sinon les citoyens de la classe moyenne et les plus démunis? Qui a le plus besoin du service des fonctionnaires de l’État, eux qui subissent encore cette injustice de voir qu’un départ sur deux n’est pas comblé, sinon ceux qui n’ont pas les moyens de se payer les services du privé? Pire: comment se fait-il que sur le 38,1% de l’effort des particuliers et des entreprises, ces dernières ne participent qu’à 7,1%? Dans les années 50, elles contribuaient à plus de 50% des revenus de l’État, mais aujourd’hui ce n’est même pas 10%. Pourquoi ne pas avoir annulé, comme le suggérait Québec Solidaire, la taxe sur le capital des entreprises, pour aller chercher 503 millions de dollars?

Aussi, pourquoi ne pas avoir créé un nouveau palier d’imposition pour les plus riches et ainsi aller chercher plus d’un demi-milliard de dollars? Pourquoi ne pas avoir imité, comme le soulignait Jean-François Lisée, la Grande-Bretagne, qui vient d’augmenter son taux d’imposition supérieur à 50%?

Au-delà des chiffres et de l’appauvrissement généralisé de ceux qui n’ont pas les moyens de participer à la grande « richesse individuelle » prônée par le Parti Libéral et sanctifiée par le Parti Québécois, on constate que si ce budget demande des efforts à tous les citoyens, ceux-ci sont répartis différemment selon qu’on gagne plus ou moins d’argent.

À une certaine époque, on croyait à la redistribution de la richesse. On comprenait que la pauvreté entraînait des coûts importants – ne serait-ce qu’au niveau du crime et de la santé. Aujourd’hui, on a inversé la pyramide et on opère désormais la redistribution inverse: on prend du pauvre et on donne au riche.

Un gouvernement à ce point méprisant pour la classe moyenne et les plus démunis devrait être pénalisé. Mais le problème, c’est que l’opposition, en face de lui, pense de la même manière et ne s’oppose que pour la forme.

Vous m’avertirez quand vous verrez du changement. Pour le moment, je dois travailler. Faut qu’il se paie, le party que les plus riches s’offrent depuis des années avec nos gouvernements de droite au pouvoir!

Publicités

41 Réponses

  1. M. Préfontaine, vous êtes un économiste? Est-ce que vous considérez que M. Jean-François Lisée est une référence en économie? En quoi avez-vous étudié, M. Préfontaine?

  2. Je ne suis pas certain que les hausses de TVQ touchent autant les démunis qu’on le dit. La TVQ est proportionnelle au prix d’un achat, ne s’applique même pas à la nourriture, donc une personne qui n’a les moyens de s’acheter que des biens essentiels en paie moins.

  3. Je pense qu’il y a erreur dans vos calculs puisque les niveaux de revenus avant lesquels la taxe sante s’appliqueront sont tous au dessus de 13 200$ et donc, cet individu/famille n’aurait pas a payer ce supplement.

    Page 11 du document supplementaire du budget:

    Composition du ménage Montant de la déduction
    1 adulte, aucun enfant à charge(1) $14 040
    1 adulte, 1 enfant à charge(1) $22 750
    1 adulte, 2 enfants à charge(1) ou plus $25 790
    2 adultes, aucun enfant à charge(1) $22 750
    2 adultes, 1 enfant à charge(1) $25 790
    2 adultes, 2 enfants à charge(1) ou plus $28 595

    D’autre part, je n’arrive pas a trouver la mention du ticket moderateur de $25, pourriez-vous m’indiquer ou se trouve la reference?

  4. @Gustave de la Fouchardière: Je ne crois pas que la formation fait l’individu ou l’opinion.

    @derteilzeitberliner: En fait, la TVQ s’applique largement, mais pas à tout ce qui concerne l’alimentation, ceci est véridique. Mais puisque le taux d’épargne augmente avec le revenu, les ménages moins-nantis en paient toujours davantage.

    @JCC: Vous avez entièrement raison. Prenez ces chiffres à titre indicatif. Si on augmentait le revenu de 840 $ (14 040$ – 13 200$), on arriverait tout de même sensiblement au même résultat. La différence de revenu est tellement minime que cela ne change pas le résultat global: le quintile inférieur, et j’ajouterais, suite à votre précision, sous 14 040$, est surpénalisé en comparaison des autres.

    Merci pour vos commentaires.

  5. Je partage totalement votre indignation M. Préfontaine. Et ce, malgré que, comme vous, je n’aie aucune formation formelle en économie.

    Depuis quand faudrait-il laisser aux seuls représentants de la république des experts, le droit de donner leur opinion? Il est encore possible d’apprendre par soi-même, de s’instruire, même lorsqu’on n’a pas les moyens de s’acheter le titre. Comme de nombreux étudiants trichent allègrement en achetant leurs travaux sur le Web, vous devriez vous méfier des titres, cher M. de la Fouchardière.

    Quand à la TVQ, certains pays en fixent le taux selon la nécessité ou le luxe du bien convoité. On devrait taxer les paons, pas les pauvres.

  6. @Louis
    La différence de revenu est tellement minime que cela ne change pas le résultat global: le quintile inférieur, et j’ajouterais, suite à votre précision, sous 14 040$, est surpénalisé en comparaison des autres.

    Donc, les pourcentages exact selon vos calculs devraient alors etre
    13 200$ 41 528$ 109 459$
    1.7% 1.4% 1.24%

    ou, en dollars, selon les meme proportions:
    $224.50 $581.39 $1357.29

    Pour la hausse des tarifs d’Hydro-Quebec, il y aurait du en effet y avoir un peu plus de nuance. Par exemple, en ne faisant qu’indexer les couts d’electricite d’un bloc famillial qui correspond a une utilisation typique, vu qu’il y a peu d’alternative a l’electricite au Quebec pour le chauffage.

  7. On peut toujours chipoter sur les chiffres précis, mais il n’en demeure pas moins que ce budget est un des plus régressif qu’on a vu depuis des années. Il surpasse même à ce chapitre les propositions des économistes du Comité consultatif sur les finances publiques ! Quelle trouvaille que cette taxe-santé ! Inventer une taxe encore plus régressive que la taxe de vente, fallait le faire !

    «on prend du pauvre et on donne au riche.»

    En fait, on a donné aux riches par les nombreuses réductions d’impôts des 10-15 dernières années, comme tu le mentionnes avec pertinence dans le premier paragraphe de ton billet, et on demande ensuite aux pauvres (et à la classe moyenne…) de rembourser !

    Dire que l’économiste de Desjardins vante ce budget… J’ai eu honte de cette supposée coopérative créée justement pour

    Et tu as tout à fait raison de mentionner que les moins nantis seront aussi les plus pénalisés par la baisse des services. On tend trop souvent à ne voir le rôle redistributeur de richesse de l’État que du côté des revennus, tandis qu’il exerce aussi ce rôle par l’offre de services publics.

    Dire que l’économiste de Desjardins vante ce budget… J’ai eu honte de cette supposée coopérative créée justement pour aider les moins favorisés de notre société.

  8. Hélas, Louis, en voulant réagir très vite au budget, je crois que tu as oublié de vérifier certains détails. Cela fait que ton billet comporte des erreurs et des omissions qui orientent le lecteur dans une mauvaise direction.

    Concernant la taxe-santé: comme JCC le précise, les pauvres n’ont pas à payer ce montant. Cela enlève donc 1,52% à la colonne des pauvres.

    Concernant la taxe de vente: comme derteilzeitberliner le précise, la taxe de vente ne s’applique pas à la nourriture (ni au logement, d’ailleurs). Comme ces deux postes de dépenses occupent une assez grande proportion des dépenses des pauvres, on peut dire que la majorité des dépenses des pauvres ne seront pas affectées par cette mesure qui est, contrairement à ce que tu laisses sous-entendre, faiblement progressive. L’écart entre les pauvres et les « moyens » devient de plus en plus faible…

    Concernant le prix de l’électricité: là, c’est une opinion purement personnelle. Et comme mon opinion ne vaut rien de plus qu’un autre, libre à vous de penser ce que vous voulez, je n’ai aucun argument pour prouver mon point. Ce n’est que pure hypothèse. Mais voilà ce que je pense: ce n’est qu’une manoeuvre politique. Pensez-y: ça ne s’appliquera qu’à partir de 2014. Après les prochaines élections. Dans 4 ans, le bloc patrimonial pourrait augmenter de 3,7% si aucun gouvernement ne change d’idée d’ici là. Mais imaginons que juste avant les élections le PLQ annonce qu’il a tellement bien géré la province qu’il n’aura pas besoin de cela… Imaginons qu’en campagne électorale le PLQ promette d’abolir cette hausse… En somme, imaginez que le PLQ soit en train de préparer la prochaine élection. Impossible? Peut-être. Ce n’est qu’une hypothèse. Mais à mon avis la hausse du prix de l’électricité n’est pas chose faite…

    ___________

    Mais il y a aussi des omissions dans ton texte. Tu ne parles pas de la hausse de la taxe sur l’essence (qui affecte les riches mais pas les pauvres) ni du crédit d’impôt pour la solidarité. Ce sont des mesures qui favorisent les pauvres et cela change complètement le portrait (exemple: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/budget/qc2010/blogue_en_direct/index.shtml à 17h33).

    En fait, selon une étude de Radio-Canada, les pauvres (eux ils prennent 30 000 $ comme seuil) sont gagnants suite à ce budget. Gagnants. Ils reçoivent plus que ce qu’ils devront payer suite à ce budget. Récession ou pas, déficit ou pas, le gouvernement sera plus généreux à leur endroit qu’auparavant. En fait, pour les 4 prochaines années, un ménage 2 adultes +2 enfants GAGNERA 278 $ en 4 ans si son revenu est de 30 000 $, alors que s’il gagne 50 000 $ il PERDRA 1200$ sur 4 ans. Et si son revenu est de 100 000$, le budget Bachand lui fait perdre 2 800 $. Source: téléjournal du 30 mars à 9:05 (http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal/2009-2010/)

    Conclusion: suite à ce budget, seuls les pauvres sont favorisés.

  9. Voici un commentaire paru sur le site des nouvelles de Radio-Canada.
    Il résume tout-à-fait les mensonges de celui qui sollicitait d’avoir
    les deux mains sur le volant…Il faut reconnaître toute la lucidité de ce Viateur.

    Envoyé par viateur7

    30 mars 2010 à 19 h 46 HAE

    Qui peut encore croire ce gouvernement ? La méthode de financement de la croissance des coûts de santé est une injustice que tout le monde reconnaît. Mais ce gouvernement est égal à lui-même. La seule chose qui semble assuré dans ce budget c’est que les citoyens vont payer. Les 61% de coupures de ce gouvernement ne sont que des hypothèses. Il faut croire le gouvernement Charest sur parole. Je n’ose même pas imaginé les mauvais coups à lesquels il nous a habitué et qu’on nous prépare. Il faudra être à l’affût. Bien entendu que toute la droite au Québec, le patronat, les lucides, les entrepreneurs qui contribuent à la caisse du PLQ vont trouver ici un bon budget. Ce n’est pas sans raisons que je n’arrive pas à faire confiance à ce gouvernement. Il n’y a pas si longtemps, il nous couvrait de promesses. Quatre (4) petits exemples seulement: 1) IL N’Y AURA PAS DE DÉFICIT (vous vous souvenez de la sacoche de la ministre qui a foutu le camp); 2) PAS DE PERTES EN VUE À LA CAISSE DE DÉPÔT ET DE PLACEMENT DU QUÉBEC (40 milliards de pertes ce n’est pas rien); 3) PLUS D’ATTENTE DANS LES URGENCES SIX (6) MOIS APRES L’ÉLECTION (C’est de pire en pire); 4) LE PLAN NORD (Jamais plus entendu parlé). ON EST PRÊT QU’IL DISAIT … ! Depuis il y a eût plein de scandales montrant un gouvernement corrompu (CPE, PPP , FTQ) notamment les dénonciations de collusion et de corruption dans l’industrie de la construction qui coûtent des centaines de millions $. Plus de 80% des citoyens réclament une enquëte publique. RIEN – Les citoyens n’existe plus pour ce gouvernement. C’est la dictature. –

  10. @Darwin
    « «on prend du pauvre et on donne au riche.»

    En fait, on a donné aux riches par les nombreuses réductions d’impôts des 10-15 dernières années, comme tu le mentionnes avec pertinence dans le premier paragraphe de ton billet, et on demande ensuite aux pauvres (et à la classe moyenne…) de rembourser ! »

    J’ai de la difficultee a comprendre ces affirmations. Commment a-t-on ‘donne aux riches’ ou ‘pris aux pauvres’? Les citoyens sont riches ou pauvres par leur travail. Donc, si les impots des riches baissent, la formulation devrait etre « on transfere de moins en moins des riches vers les pauvres ». Rien n’est donne au riches puisque l’argent etait cree par leur travail au depart. De la meme facon, les pauvres n’avait pas d’argent a donner puisqu’ils recoivent plus qu’ils ne donnent.

    Je ne commente pas sur les bienfait de la redistribution de la richesse, c’est un point de vue qui se defend. Mais de dire qu’on prend du pauvre et on donne au riche tient du sophisme.

  11. Comme ditait Einstein, tout dépend où se situe l’observateur…

    Si on prend comme point de départ la situation au début de ce siècle, les riches donnent beaucoup moins maintenant. L’État leur a remis une partie importante de leur contribution antérieure. Il leur a donc «donné» des baisses d’impôt.

    Maintenant que l’État a en bonne partie en raison de ces baisses d’impôt creusé un déficit, il va rechercher ls sous manquants dans une plus grande proportion qu’avant chez les plus pauvres et chez la classe moyenne. Il s’agit d’un transfert très clair à l’avantage des plus riches.

    On pourrait finalement plutôt dire que le gouvernement prend moins aux riches et compense en prenant plus aux pauvres. Je répète, tout dépend de la position de l’observateur !

  12. Pour les hausses de frais scolaire également je ne suis pas 100% d’accord avec vos chiffre? Un étudiant n’ayant pas de revenu touche les prêts et bourse, une augmentation de 10% des frais scolaire = une augmentation du même montant de ses bourses. Et le 10% venant des plus riches qui ne touchent pas de bourse ira en parti donc au plus pauvre en permettant à l’établissement d’avoir un meilleur service.

    Donc pour cet exemple je crois que c’est donner des plus riches aux plus pauvres. Maintenant que des riches puissent avoir des prêt et bourses en contournant le système est un autre problème.

  13. Il ne faut pas oublier également le crédit pour la TVQ qui reçoivent les personnes à bas revenu et qui leur aideront à couvrir une partie de leurs coûts.

  14. Avec le nouveau budget, le crédit d’impôt pour la TVQ disparaît (tout comme le remboursement d’impôt foncier) et est remplacé par le crédit d’impôt pour la solidarité. Selon les renseignements disponibles, il semble que ce nouveau crédit d’impôt soit plus généreux que les deux crédits qu’il remplace.

    De plus, j’aime mieux le nom et ça diminue la paperasse (il fallait conserver le papier que le propriétaire devait produire).

  15. Si le régime de prêts et bourses est bonifié, comme le suggérait le pacte de financement (http://www.pactefinancementdesuniversites.info/documents/communique.pdf), tu as parfaitement raison.

  16. Une petite précision s’impose.

    Mon but ici n’était pas d’être précis au dollar près, mais plutôt de démontrer une tendance.

    Il est vrai que le seuil pour la taxe-santé est fixé à 14 040$, mais la différence de 840$ est tellement minime qu’elle est presque négligeable. On pourrait simplement utiliser le revenu de 14 040$, et cela ferait (presque) la même chose. Ceci dit, l’utilisation du 13 200$ est plus facile et représentative, car elle représente le quintile inférieur.

    Maintenant, au niveau du « crédit pour la solidarité ». Pour une personne seule gagnant entre 10 000$ et 20 000$, on parle d’un maigre 149$ PAR ANNÉE. C’est très peu. Les calculs précis seront sûrement disponibles ailleurs bientôt, mais s’il est vrai que pour une famille la réduction soit plus intéressante, pour une personne seule, c’est trois fois rien.

    Ceci dit, cela ne change rien au déséquilibre: ce budget pénalise principalement les moins-nantis et la classe moyenne, et épargne les mieux-nantis. La taxe-santé est la pire idée rétrograde depuis des décennies au Québec.

    Bon, j’espère que ça clarifie…

  17. Je suis d’accord: il ne faut pas essayer d’être précis au dollar près. Mais tu dois admettre que ton tableau comporte des erreurs importantes. Voici plutôt ce à quoi ça ressemble:

    Taxe-santé:
    quintile inférieur: 0
    quintile moyen: -200 $, donc -0,48%

    Visites chez le médecin (en admettant, ce qui est probable, que ce soit constitutionnel):
    quintile inférieur: -85 $ (-0,64%)
    quintile moyen: -85 (-0,20%)

    Augmentation de l’électricité (à partir de 2014 en supposant que même après la prochaine élection cette annonce soit maintenue):
    quintile inférieur: -0,70%
    quintile moyen: -0,44%

    Augmentation de la TVQ:
    quintile inférieur: -0,3%
    quintile moyen: -0,5%

    Crédit d’impôt pour la solidarité:
    quintile inférieur: +1,1%
    quintile moyen: 0

    Effet global de ces mesures:
    quintile inférieur: -0,54%
    quintile moyen: -1,6%

    Et je ne tiens pas compte de la taxe sur l’essence.

    Ces chiffres sont bien sûr approximatifs et si quelqu’un peut les améliorer, tant mieux. Mais ils reflètent mieux la réalité que ton tableau.

    Ils arrivent à une conclusion: les pauvres sont moins pénalisés que la classe moyenne.

    Radio-Canada arrivait à la même conclusion.

    Moi j’y vois une tendance…

  18. Non, tes chiffres ne sont pas meilleurs que les miens. Oublie le quintile inférieur; on est à 840$ près: parle de 14 040$. J’avais laissé une note: le but n’est pas d’être au dollar près, mais d’identifier la tendance. Et la tendance est claire: à 14 040$ de revenu, une personne subira une plus lourde augmentation qu’une personne gagnant 40 000$, qui elle-même subira pire qu’une personne gagnant 110 000$. C’est quasi-linéaire.

    Tes chiffres au niveau de la TVQ sont suspects. Le remboursement de la TVQ est minime pour une personne seule, à peine 150$ par année. Une étude de l’IRIS avait déjà démontré que, dans les conditions actuelles, toute hausse de la TVQ pénalise surtout les plus pauvres et la classe moyenne; ce n’est pas ce nouveau crédit qui changera quoi que ce soit.

    Tu ne parles pas non plus du quintile supérieur. Ni même du fait que les personnes plus pauvres sont plus malades, et donc qu’ils vont plus souvent chez le médecin.

    Mon tableau n’est pas parfait, mais il reflète sûrement mieux la réalité que tes chiffres qui ne sortent d’on-ne-sait-où.

    Dans tous les cas, je suis sûr que d’ici quelques semaines des économistes tireront tout ça au clair et on aura le portrait global. Mais je peux te garantir que les mieux-nantis s’en tireront encore mieux et que la classe moyenne et les plus démunis écoperont. C’est ce qu’a démontré mon tableau et je maintiens que la tendance générale est véridique.

  19. Mais encore, Monsieur Préfontaine… Quelle est votre formation? Quel diplôme universitaire avez-vous?

    La formation ne fait pas l’individu, cela se comprend aisément.

    Cela dit, vous avez quel diplôme et dans quelle discipline?

    Un journaliste économique qui a 1 postdoctorat de Harvard, 1 de la London School of Economics et un de Yale, ça peut aider, vous savez.

    Aussi, j’ai remarqué que vous censurez des commentaires anodins. Pourquoi?

  20. […] Budget 2010 : Prendre du pauvre pour donner au riche […]

  21. @Gustave de la Fouchardière

    Vous citer:  »Aussi, j’ai remarqué que vous censurez des commentaires anodins. Pourquoi? »

    Les soviétiques aussi fesaient cela quand ils étaient au pouvoir dans l’empire URSS.

    Vive la liberté de parole!

    Je pense que la Chine aussi d’ailleur…

  22. Le budget a été fait pour une seule chose afin d’une fois pour tout…régler la dette

    http://www.iedm.org/main/main_fr.php

  23. Dans ton tableau, je vois 13 200 $. Et à ce montant, la taxe-santé est de zéro.

    Bon, bien sûr, il n’y a pas beaucoup de différence avec 14 040 $. Si tu veux, on peut parler des « presque pauvres » et là le tableau va peut-être changer. Tu n’as qu’à changer les chiffres de ton tableau et je serai d’accord avec toi. Mais si tu définis les pauvres comme étant le dernier quintile et si tu caractérises le dernier quintile par un revenu de 13 200 $, il faut regarder ce que le budget donne à ce niveau de revenu.

    Mais chiffres pour la TVQ sont suspects, tu as certainement raison. Ce sont des approximations grossières. J’ai estimé qu’un pauvre consacre 70% de son budget à l’alimentation et au loyer (qui ne sont pas taxés). J’ai donc considéré que 30% de leur budget allait à des produits taxables. Pour le quintile moyen, j’ai estimé cette proportion à 50%. Bien sûr je suis prêt à modifier ces estimations si tu me fournis une étude qui démontre que les pauvres dépensent une moins forte proportion de leur budget à l’alimentation et au logement.

    Et je ne parle pas du quintile supérieur parce que je suis d’accord avec toi sur ce point. Là où je pense pouvoir apporter une contribution, c’est là où je diverge d’opinion.

    Et je souligne que je ne suis pas le seul. Si tu as consulté les liens que j’ai suggérés, tu verras que tous les experts de Radio-Canada s’entendent pour dire que les pauvres sortent gagnants de ce budget.

    Bon, les riches aussi, je te l’accorde. C’est la classe moyenne qui se fait saigner.

  24. Ouch! J’ai honte…

    Il faut bien sûr lire « Mes chiffres » et non pas « Mais chiffres ».

    Désolé.

  25. Tout dépend de ceux qu’on considère comme pauvre. Mais pour une personne seule, on perd grandement, alors que pour les autres on perd, mais un peu moins. Ton calcul de la TVQ m’apparait douteux; l’étude de l’IRIS avait déjà calculé que les produits taxables dépassaient ce 30%.

  26. Pour voir l’effet de ce budget sur une petite famille (2 adultes 2 enfants), cyberpresse a préparé un petit tableau.

    On peut voir qu’il faut atteindre 40 000 $ pour que le budget demande de payer quelque chose. Ceux qui ont un revenu inférieur reçoivent globalement de l’argent suite à ce budget.

    Ce ne sont pas les pauvres qui sont les plus pénalisés par ce budget. Au contraire, ils en sortent gagnants.

  27. Tu prends une famille. Prends un individu seul, ou un couple sans enfant. La situation change. Ce sont les mieux-nantis qui sont favorisés, ce que démontre ce tableau. Dire le contraire, c’est faire abstraction des faits. La charge est plus lourde à porter pour la classe moyenne et les moins-nantis que pour les mieux-nantis. C’est aussi simple que cela.

  28. Tu as raison, je prends une famille. Mais ce n’est pas de la mauvaise volonté de ma part, c’est juste que je n’ai trouvé aucune source fiable donnant les calculs pour une personne seule (ou un couple sans enfant).

    Si tu trouves ça, je suis preneur. En attendant, tout ce que je peux faire, c’est du travail d’amateur, mais d’amateur intéressé à connaître la vérité.

  29. Moi aussi je suis un amateur, et moi aussi je suis intéressé par la vérité. S’il peut y avoir objet de débat entre classe moyenne et démunis, je crois qu’on peut s’entendre sur un point: les mieux-nantis s’en sortent mieux que tous les autres.

    Je suis certain que d’ici une semaine ou deux les vrais chiffres sortiront et qu’on y verra plus clair.

    Et mon petit doigt me dit que le 200$ par année ne sera jamais appliqué. C’est trop grossier comme idée. M’enfin, on verra…

  30. […] What’s wrong? Québec Solidaire is doing a good job of pointing out some of the worst bits. Calling the taxe santé a tax, when it really does not fit into the model of progressive taxation, doesn’t do much to help the po’ people, and neither does adding doctor’s visit fees, especially if you consider that poor people are probably sicker more often than the rest of us. […]

  31. De quel genre de diplôme voulez-vous parler? Des faux diplômes qu’on a jamais eu comme votre compatriote Clotaire Rapaille? Un diplôme signifie exclusivement qu’on a eu les moyens financiers de fréquenter une université et non qu’on était le plus doué intellectuellement ou le plus créatif.

    Si vous croyez que seule la noblesse devrait avoir droit de parole, allez discuter sur le site de Mme Bombardier et laissez-nous discuter entre sans-papiers, cher M. de la Particule.

    Et si vos commentaires étaient si anodins, pourquoi parlez-vous de censure? Qui a du temps à perdre à censurer des commentaires anodins? Non, une raison de se débarrasser des commentaires anodins, c’est qu’ils n’apportent rien au débat. Il y a plein de sites que je ne fréquente plus parce que justement, les commentaires étaient répétitifs et stériles.
    Peut-être que Louis essaie simplement de respecter son lectorat?
    Personnellement, ça ne m’apporterait absolument rien de savoir si Louis est diplômé ou non. Je ne suis pas une fétichiste des titres.

  32. On parle ici d’un couple avec deux enfants. À moins de 60 000 $ par année, ce couple n’est pas vraiment riche…

    Voici ce que donne les baisses de revenus du tableau du Soleil en pourcentage (un % négatif signifie une hausse de revenu), à partir de 30 000 $ :

    +145/30000 = -0,48 %
    -245/40000 = 0,61 %
    -501/50000 = 1,00 %
    -1044/60000 = 1,74 %
    -1144/70000 = 1,58 %
    -1134/75000 = 1,51 %
    -1267/100000 = 1,27 %
    -1402/125000 = 1,12 %

    On voit que le % commence à baisser à partir de 60 000 $. Par contre, quand on analyse l’effet de mesures fiscales, on regarde surtout l’effet marginal, c’est à dire le montant qu’on paye en plus avec un revenu supplémentaire. Voici ce que cela donne :

    De 30000 à 40000 : la personne perd sa hausse de revenu de 145 $ et passe à une baisse de revenu de 245 $. Sur le 10 000 $ qu’elle gagne de plus, elle paye donc 390 $ de plus, soit 3,9 %. Poursuivons…

    De 40000 à 50000 : 256 $ de plus, soit 2,56 %
    De 50000 à 60000 : 543 $ de plus, soit 5,43 %
    De 60000 à 70000 : 60 $ de plus, soit 0,60 % (!!!)
    De 70000 à 75000 : 30 $ de plus, soit toujours 0,60 %
    De 75000 à 100000 : 133 $ de plus (sur 25000), soit 0,53 %
    De 100000 à 125000 : 135 $ de plus, soit 0,54 %

    Quand un tel couple gagne 10 000 % de plus, entre 50000 et 60000 $, il payera 5,4 % de plus qu’avant. Quand un autre couple passe de 100000 à 110000, il payera 0,54 %, soit exactement 10 fois moins ! Ça, c’est régressif pas à peu près !

    Et rappelons-nous que ce dernier couple avait bénéficié beaucoup plus des baisses d’impôts accordées de 2003 à 2009, puisque, contrairement à ce système très régressif, les impôts qu’il a payés en moins étaient calculés dans un système au contraire progressif !

    Bref, comme je le disais dans mon premier commentaire sur ce billet, peu importe les imprécisions des calculs présentés, il est clair que le titre et la conclusion de Louis dans son billet sont tout à fait appropriés.

  33. Encore une fois, du côté des riches, il n’y a pas de débat. Tu dis qu’à partir de 60 000 $ le budget est régressif. Louis sera d’accord. Je suis d’accord. Inutile d’en reparler.

    Là où Louis et moi divergeons d’opinion, c’est au début. Selon moi, de 0 à 60 000 $, la tendance est à l’augmentation de la proportion d’impôt payé (de -0,48% à 1,74% pour reprendre tes chiffres). Personnellement, je considère cela comme progressif.

    Ton tableau me semble confirmer ma perception des choses: la classe moyenne (disons de 40 000 $ à 100 000 $) est la plus pénalisée.

  34. @ Steph

    En fait, c’est entre 30 000 $ et 60 000 $ que les effets marginaux sont les plus régressifs. Il est difficile de parler de la classe moyenne, car en 2007, seulement 20 % des couples avec enfants gagnaient moins de 40 000 $ (en fait 50 000 $, si on tient compte des transferts).

    Le constat est simple, dès qu’on n’est plus exempté de la taxe santé et qu’on ne bénéficie plus du crédit d’impôt, l’effet marginal régressif est très fort et il s’adouci par la suite, car pour toute somme dépassant 60 000 $, les couples avec enfants ne subissent plus que l’effet de la TVQ et de la taxe sur l’essence.

    Le tableau du Soleil est confondant, car il ne fournit pas les données correspondantes pour les personnes seules. Là, ce serait entre 14 000 $ et 20 000 $ (peut-être un peu plus) que l’effet marginal serait le plus fort. Là encore, c’est difficile de parler de classe moyenne. Même si la classe moyenne est aussi frappée durement par ce budget, ce sont les membres les moins riches de cette classe qui le sont le plus.

    Chose certaine, ce ne sont pas les 20 % les plus riches qui sont les plus pénalisés par ce budget, nous sommes au moins d’accord là-dessus.

  35. Je crois que je n’utilise pas le mot régressif dans le même sens que toi.

    Pour moi, enlever 1,74% du revenu à une personne moyenne et donner 0,48% du revenu à un pauvre, ce n’est pas régressif. Donner aux pauvres, si on enlève de l’argent à la classe moyenne et au riches, ça avantage les pauvres.

    Ce budget avantage les pauvres en leur donnant de l’argent alors qu’il en enlève à tous les autres contribuables. C’est pourquoi je n’aime pas le titre de ce billet.

  36. Là j’en aie vu de la logique
    1- Les pauvres ne seront pas toucher par les augmentations de taxe
    « logique, il n’ont rien a dépenser ça prend tout si il peuve se nourrir »

    2- La taxe sur l’essence ne toucheras pas les pauvres ce n’est pas eu qui achète le plus d’essence.
    « logique, a qui l’augmentation va être refiler vous penser, au consommateur,
    et cela inlus les denrées alimentaire que les pauvre tente d’acheter »

    Et ça continue comme ça sur plusieurs forums d’ont celui-ci

    Ce qui donne tout compte fait que les pauvres sont bien chanceux de ne pas être toucher par ce budget.
    puisque de toute façon il ne peuve rien s’acheter et presque plus se nourir
    VOUS LES ENVIER SUREMENT

  37. […] Budget 2010: prendre du pauvre pour donner aux riches […]

  38. […] du Québec. Jean Charest, après avoir saigné la classe moyenne et les plus démunis avec son dernier budget, va inaugurer la construction du McGill University Health Centre (MUHC), un super-hôpital qui […]

  39. D’accord, je vais prendre tes chiffres: 1% pour tout le monde. Cela signifie que la proportion des dépenses qui vont à la nourriture et l’habitation est la même que l’on gagne 13 000 % ou 41 000 $. Ce n’est pas mon avis mais je peux faire cette concession.

    Nouveau résultat:
    quintile inférieur: -1,24 %
    quintile moyen: -2,1 %

    Même avec cette hypothèse plutôt discutable les pauvres sont moins touchés que la classe moyenne. Dire le contraire, c’est mentir. Tout simplement.

  40. En passant, ton 149$ par année, il vient d’où? Je n’ai pas réussi à trouver cette information ailleurs qu’ici…

  41. […] constat constitue la pire des critiques adressée au dernier budget provincial. Si l’État n’en fait pas suffisamment, depuis une trentaine d’années, pour […]

Comments are closed.