L'usure de l'opposition

Faible. Et je ne parle pas du gouvernement libéral de Jean Charest. Avec un taux d’insatisfaction dépassant les 70%, son opposition à une enquête publique sur la construction, son refus de convoquer Bellemare devant l’Assemblée pour qu’il explique ce qu’il sait sur le financement du PLQ, son refus de régler définitivement le problème des accommodements raisonnables, son incapacité à gérer le dossier du CHUM, les allégations dans le milieu des garderies et alouette, le gouvernement Charest s’en va nulle part. Mais la vraie faiblesse, face à un parti aussi usé par le pouvoir, ne provient-elle pas de l’opposition?

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En effet, comment se fait-il qu’avec le bilan catastrophique du gouvernement actuel, le Parti Québécois stagne dans les sondages et soit incapable de s’affirmer comme étant une alternative crédible à Jean Charest? Le PLQ a perdu 5% d’intentions de vote, à 32%, mais le PQ est demeuré stable, lui, à 38%, tandis que Québec Solidaire gagnait 4%, à 10%. Pourquoi le PQ ne peut-il pas récupérer la majorité de mécontents du gouvernement actuel? Pourquoi le PLQ, malgré tous les scandales, demeure aussi puissant? Un mot: crédibilité.

Le Parti Québécois manque de crédibilité pour constituer une alternative crédible à Jean Charest. C’est-à-dire: les Québécois regardent le premier ministre qu’ils ont, veulent le remplacer, mais par qui, par quoi, se demandent-ils. Par Marois?

Ce qu’on reproche au PLQ, actuellement, on a pu le reprocher au PQ lorsqu’il était au pouvoir. Charest n’est pas à l’écoute de la population? Et Bouchard, lui, l’a-t-il été quand les infirmières étaient dans la rue en 1999? L’a-t-il été quand on a imposé des fusions municipales forcées à des citoyens qui n’en voulaient pas? Et le cafouillage du CHUM n’a-t-il pas été péquiste avant d’être libéral? Et l’affaire Michaud, où on a vu un premier ministre à genoux devant la minorité juive, ne pourrait-elle pas se comparer aux accommodements consentis par la ministre de l’éducation Courchesne aux écoles juives? Et la pusillanimité de Charest à colmater la brèche dans la loi 101 ouverte par la Cour suprême, qui a invalidé la loi 104, ne se compare-t-elle pas à un Lucien Bouchard affirmant qu’il ne pourrait plus se regarder dans le miroir si le PQ invalidait la loi 86, qui affaiblissait tout autant notre loi fondatrice?

Plus ça change, plus c’est pareil.

On peut comprendre que de nombreux jeunes militent actuellement au Parti Québécois. Ils manquent d’expérience politique, ils manquent du recul d’avoir souffert ce que constitue véritablement un Parti Québécois au pouvoir. Ils n’ont pas expérimenté les reculs importants aux niveaux social, identitaire et linguistique que le gouvernement de Bouchard, suivi par Landry, ont imposé au Québec. Ils n’ont pas connu les manifestations monstres contre un gouvernement péquiste insensible aux revendications des étudiants, des travailleurs, des citoyens. Ils n’ont pas subi ce gouvernement qui prenait en otage les souverainistes en se gavant de leur vote, au son de la mélodie de « conditions gagnantes » qui ne venaient jamais, et qui ensuite ne faisait rien pour la cause. Ils n’ont que peu connu ce gouvernement hautain, méprisant, condescendant, qui avait adopté une idéologie économique somme toute identique à celle du PLQ aujourd’hui… et à celle que le PQ de Pauline Marois espère proposer de nouveau!

Non, les citoyens ne sont pas dupes. Ils savent que sur le fond, le Parti Québécois et le Parti Libéral constituent deux facettes d’un même pouvoir, d’une même insensibilité face à la population, d’une même conviction que la population est malléable, qu’on peut lui faire bouffer n’importe quoi et qu’elle en redemandera.

Si on avait une véritable alternative à l’Assemblée, un parti ne portant pas sur ses épaules le poids des mauvaises décisions du passé, n’y aurait-il pas un engouement pour le changement? Regardons ce qui s’est produit aux États-Unis, en 2004. Après un premier mandat Bush catastrophique, n’a-t-il pas été réélu non pas parce qu’il était bon, mais parce que son opposant ne l’était pas assez? C’est cela qui risque de se produire, ici, avec le Parti Québécois de Pauline Marois. Le PLQ sera réélu non pas parce qu’il constitue un bon gouvernement, mais peut-être simplement parce qu’on préfère toujours un tyran qu’on connaît et qui s’assume à une sauveuse qui cache son jeu et son passé. Dit autrement: on ne veut pas changer quatre vingt-cinq sous pour une pièce d’un dollar.

Ce qu’il manque au PQ, en fin de compte, ce sont peut-être les idées, les valeurs. Les convictions. Le parti végète depuis des années, changeant d’opinions au gré des chefs et des sondages. Aucune stabilité d’idées, aucune solidité des convictions. On regarde Marois ou ses sbires critiquer le Parti Libéral, mais on ne voit que des opportunistes, des carriéristes qui critiquent pour critiquer et qui n’y croient plus vraiment. Ils ont adopté le petit catéchisme néolibéral et ils font le moins de vagues, se contentant de donner la réplique qu’on attend d’eux, et espèrent que le pouvoir tombera comme un fruit mûr.

Après l’usure du pouvoir, on se retrouve maintenant avec l’usure d’une opposition partageant la plupart des valeurs du parti au pouvoir mais qui espère seulement avoir sa chance, elle aussi, de gouverner avec tout autant de mépris que celui affiché par Jean Charest.

À quand du sang neuf? À quand un parti politique véritablement social-démocrate et combatif au niveau de la langue française et de l’identité? À quand un remplacement du vieux Parti Québécois, un parti devenu un véritable clone mollasson du PLQ?

Et si les militants, au lieu de gaspiller leur formidable énergie créatrice au PQ, ne s’organisaient-ils pas en-dehors de celui-ci, afin de véritablement jeter les bases d’un renouvellement du mouvement? Quand René Lévesque a quitté le Parti Libéral en 1967 pour créer le Mouvement Souveraineté-Association, il lui a fallu du courage. C’est peut-être de ce type de courage qu’auraient besoins les militants péquistes qui contribuent, en appuyant les politiques régressives et mollassonnes du PQ, à prendre tous les nationalistes et sociaux-démocrates en otage.

Quand le véhicule est rouillé, prend l’eau, et fait plus de bruit qu’il ne se déplace, il ne faut plus lui appliquer une petite potée pour masquer ses problèmes. Il faut l’envoyer au dépotoir et s’en approprier un nouveau.

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31 Réponses

  1. A la question:

    « Comment se fait-il qu’avec le bilan catastrophique du gouvernement actuel, le Parti Québécois stagne dans les sondages et soit incapable de s’affirmer comme étant une alternative crédible à Jean Charest? »

    Pour ma part, moi qui fut un ardent nationaliste, féministe, social-démocrate et tutti quanti, ce n’est pas une question de crédibilité (mot qui se réfère au terme croire), mais plutôt de fond.

    Le PQ est interventionniste, plus moi. Je veux un gouvernement qui cesse de grossir. Je ne veux rien savoir des CPE, de l’RQAP, de la RRQ, etc.

    Le PQ est socioconstructiviste = pour détruire l’âme des individus, rien de mieux.

    Le PQ aime l’immigration ‘débridée’ = rien de mieux pour déstabiliser la paix sociale.

    Le PQ propose encore plus d’état pour « créer la richesse » = alors que tous ceux qui comprennent l’économie, savent que ça prend moins d’état pour augmenter cette dite richesse.

    Le PQ est anti-démocratique = rien dans son programme cherche à redonner le pouvoir au peuple.

    Le PQ a un passé de « réformateur » dans les ‘systèmes’ d’éducation et de santé = nous voyons les résultats aujourd’hui.

    ***

    Et je pourrais sortir une liste encore pire pour le PLQ ou l’ADQ.

    Le Québec est foutue !

  2. « foutu »

  3. Vous charriez. Gros niveau de frustration. Tous, on connaît l’usure du pouvoir. On connaît cette maladie générée par le pouvoir qui attire tous les opportunistes de ce système. Faudrait quand même pas oublier que ce système ne s’est pas transformé au point de nous promettre un meilleur partage de la richesse. Et que de plus ceux qui en profitent font partie de l’électorat. Intellectualisme critique et parallèle qui ne veut pas regarder la réalité en face. Vous auriez intérêt à pénétrer le PQ et à être aussi opportuniste que ceux qui rongent le pouvoir et implanter vos belles idées. Ou créez ce merveilleux parti, solution miracle. Faut-il être assez blasé pour ainsi admettre le défaite en lançant »FOUTU ».
    Rejoignez le Parti Indépendantiste, allez et prenez le temps de le construire, jusqu’à sa victoire.

  4. En gros ce que tu veux, c’est une sorte d’ADQ mieux foutu que ce qu’on a connu par le passé. Un peu comme les 42% de gens qui ne sont pas allé voter la dernière fois et qui représente l’écrasante majorité des Québécois. Ne t’inquiète pas, tu fais partie de la majorité.

  5. Pour le reste, aussi imparfait soit-il, puisque la perfection est de ce monde, le P.I. demeure pour moi une division des forces. Alors, vous qui avez tant d’années devant vous, foncez, et convainquez-nous, ceux de la génération qui ont construit le P.Q. La balle est dans votre camp.

  6. comment se fait-il qu’avec le bilan catastrophique du gouvernement actuel, le Parti Québécois stagne dans les sondages et soit incapable de s’affirmer comme étant une alternative crédible à Jean Charest?

    Réponse : Population amorphe, désillusionnée, ne voulant pas entendre parler de souveraineté, mais d’argent dans leur poche et des prochaines séries à la télé… et pour eux l’argent dans leur poche, ça passe par le discours des lucides : état moins gros, « tu travailles plus tu gagnes plus », on n’a pas les moyens de nos programmes sociaux, faut dégraisser la grosse vache québécoise, les méchants BS, etc.

    La population est actuellement majoritairement de droite/centre-droit. Pas le PQ aussi bizarre que cela puisse te paraitre. Enfin si peut-être, peut-être que le PQ est de droite, cela ne veut pas dire que tu te trompes, mais pas dans l’impression qu’en retire la population c’est différent et c’est ce qui compte, ce que pense les gens, pas ton opinion.

    Donc le PQ passe encore pour un parti de gauchiste auprès des gens et les gens n’en veulent pas. Bizarre hein ?

  7. Où le PQ pourrait prendre des points additionnels ? Pas dans le 32% des Libéraux restants, qui sont anglos ou allos ou fédéralisses…
    Pas dans ceux et celles qui ne votent jamais mais qui disent n’importe quoi dans un sondage.
    Tenons une élection demain et le PQ gagnerait.

  8. M. Préfontaine,

    Vous exagérez. Si vous continuez à taper sur le P.Q. je vais cesser de vous lire. Vous avez commencé par vanter Q.S., vous avez continué en critiquant le P.Q.. Maintenant vous nous suggérez de partir à zéro à côté du Parti Québécois. Vous agissez comme un véritable espion à la solde des fédéralistes. Mon nouveau crédo est le suivant:

    – On ne critique plus les autres qui veulent aussi un pays du Québec (au point de bloquer les choses).
    – On se concentre sur ce qui unit ceux et celles qui veulent un pays du Québec plutôt que sur ce qui divise ceux et celles qui veulent un pays.
    – On donne la priorité à la reconnaissance d’un pays du Québec plutôt qu’à la façon de l’obtenir et à ce que ressemblera un pays du Québec.
    – On protège et solidarise avec ceux et celles qui veulent un pays.
    – On prône la simplicité dans la promotion du pays du Québec.
    – On reste motivé.

    Daniel Roy, C.A.

  9. Malgré tout le respect que je vous dois M. Préfontaine et les autres qui pensent comme vous, je me dois de vous dire que je trouve très regrettable que vous ayiez choisi ce moment très critique pour diviser le seul parti d’opposition qui pourrait défaire le gouvernement Libéral de Jean Charest.

    Le meilleur exemple fut la dernière élection à la mairie de la ville de Montréal.
    Si le Maire Tremblay a réussi à se faire ré-élire, malgré toute la hargne des Montréalais à son égard, ce fut grâce au parti de M. Bergeron qui divisa les votes d’opposition au parti du Maire Tremblay. On peut soupçonner que M. Bergeron a bien servi la cause du Maire Tremblay et qu’il était de connivence avec lui…

    En créant un nouveau parti d’opposition, on peut supposer que la même chose se reproduirait pour le Québec et qu’une autre fois M. Jean Charest se retrouverait les deux mains sur le volant pour quatre autres années.

    Est-ce que c’est ce que vous souhaitez?

  10. @Sébas: Je ne crois pas que le Québec soit foutu. Contre les vieux partis libéraux et péquistes, une alternative finira pas naître, tout comme le Parti Québécois est né, à l’époque, de la vieille opposition entre le Parti Libéral et L’Union Nationale. Il ne faut pas désespérer. Ceci dit, je ne partage pas du tout ce désir du moins d’État. Partout où cette idéologie a été appliquée, on a vu des reculs majeurs pour le peuple.

    @Martin Lavoie: Le Parti Indépendantiste peut constituer une solution, mais il y en a peut-être d’autres. Ou peut-être faudrait-il en créer une autre. Que se passerait-il si tous les progressistes qui sont au PQ en se pinçant le nez décidaient de se joindre à un nouveau parti? S’ils avaient le courage qu’a eu René Lévesque quand, en 1967, il a réalisé qu’il n’y avait plus de futur pour ses idées au PQ?

    @reblochon: La population n’est pas de centre-droit. La population, à mon avis, est profondément divisée sur ces questions (comme nous tous), elle est manipulée par certains médias, et elle a surtout un profond désir identitaire qui, jusqu’à maintenant, n’a été comblé que par des partis de droite. Le jour où QS sortira de son dogme multiculturel, ce parti obtiendra des chances réelles de prendre le pouvoir.

    @Garamond: Le problème, c’est qu’il n’y aura pas d’élection demain. Et s’il y en avait une et que le PQ gagnerait? On aurait droit aux mêmes hausses de tarifs, au même discours de « création de richesse », aux mêmes dogmes de droite que ceux prônés par le PLQ…

    @Daniel Roy, C.A.: J’écris sur ce que je veux, quand je veux, et de la manière dont je le veux. Je ne cesserai pas de critique les imbéciles parce qu’ils sont d’un côté ou de l’autre; mon combat n’est pas contre le PLQ, mais contre l’idiotie, et si je crois que le PQ de Pauline Marois, avec son programme de droite et qui ne propose rien de concret pour défendre notre langue et notre identité, constitue un danger, je vais continuer de l’écrire, que vous me lisiez ou non.

    @Isabelle Lefebvre: Il faut cesser les petits jeux de division du vote de ceci ou cela. Si René Lévesque avait pensé comme vous en 1967, il n’aurait jamais quitté le PLQ. Ceux qui votent pour un parti « contre » un autre gaspillent leur vote et contribuent à l’immobilisme de la société. Il faut voter par conviction, simplement, et exprimer ainsi sa propre pluralité au sein de la société. Si cela implique le retour de Charest en 2012, et ce sera un mal pour un bien si cela permet de développer une alternative crédible et solide, c’est-à-dire un parti où on ne vote pas, comme pour le PQ, en se pinçant le nez et en faisant des calculs politiques primaires.

    Merci pour vos commentaires!

  11. M.Préfontaine, je suis bien d’accord avec vous qu’il faut voter par conviction,
    mais moi, la seule chose dont je suis convaincu, c’est que je ne voterai jamais
    pour le PLQ, car là, il me faudrait plus que me pincer le nez…

    Si le QS pouvait convaincre Pauline Marois de fusionner le QS et le PQ, ce qui
    donnerait le PQS. ce serait, à mon sens, très bon pour tous et de ce fait
    l’opposition au PLQ en serait de beaucoup renforcée.

    J’ai toujours vu en vous M.Préfontaine une personne honnête qui
    s’exprime avec un grand talent, mais je dois quand-même vous poser cette question:
    Entre ceux vous traitez d’imbéciles et les corrompus, lesquels choisissez-vous?

    Vous me donnez l’impression que vous voulez la disparition du PQ,
    Pourtant c’est le PLQ qui devrait disparaître!

  12. @Alurus52:

    Croyez-vous vraiment que le PQ voudrait de QS dans ses rangs ? Je réponds dans le mille: NON ! Le PQ a « foutu par la fenêtre » le SPQ-libre lors de son dernier colloque, groupuscule existant selon les normes syndicales, et qui dit syndicat dit « gauche » donc, s’ils viennent de mettre dehors le groupe « gauchiste » , pensez-vous qu’ils voudraient se « marier » avec QS ? N’importe quoi, tout le monde est présentement dans un espèce de conflit… le PQ a été crée pour faire l’indépendance, par pour gérer une province !!! Maintenant que le parti a vieilli, il est arrivé à « maturité » et, son idée de base ( clause 1) la souveraineté, a depuis quelques temps été relégué aux oubliettes ! Présentement, monsieur Préfontaine a raison, les deux principaux partis (PLQ et PQ) sont relativement pareil, seulement, un est souverainiste, l’autre pas (mais je me demande lequel, car Charest multiplie les déclarations contre le Canada au sujet du climat depuis quelques mois…hum…)

    La souveraineté doit revenir au coeur des préoccupations du PQ, si cela n’est pas fait, le parti va couler. Il prend déjà l’eau… Plusieurs militants et membres d’exécutifs ne sont au PQ qu’en espérant un 3e référendum… mais il ne vient pas, et les gens sont de plus en plus nombreux à quitter le PQ pour QS… ou pour rien, en laissant tomber ses heures de bénévolat très longues qui ne mènent visiblement pas au but escompté (la souveraineté)

    Plusieurs aussi se dissent qu’en divisant le parti, on donne notre vote au PLQ… bien. Le parti est déjà divisé, il l’est depuis toujours. J’encouragerais donc la création de nouveauX partiS (au pluriel) Nous n’avons présentement que 2 « gros » partis: PAS ASSEZ. Regarder le Canada: 4 gros partis. je préfère cela, et je préfère aussi les gouvernements minoritaires… Pourquoi pas le nouveau parti CAIRE-FACAL-LEGAULT-ALOUETTE ; qui promettrait un référendum mais en étant de DROITE. Et Pourquoi pas un PRQ (Parti Républicain du Québec) qui serait francophile, nationaliste et laïc (mais VRAIMENT!)

    Bref…diviser les votes, ça n’a pas d’importance, de toutes façons, le PLQ sera réelu, laissons les se faire réelire, et donnons ce temps à d’autres partis de vieillir… nous verrons après quelle sera l’option… 😉 L’important, c’est que le jour d’un référendum, tous les votes iront vers un oui ou un non, et si le PQ ne nous amène pas au référendum,et bien qu’il continue sa descente vers le bûcher…

  13. Je ne saurais dire à quel point je suis en accord avec ce commentaire de Fridoline. Il est temps de cesser de garder le PQ sur le respirateur artificiel sous prétexte qu’il se définit comme indépendantiste (sans jamais rien faire de concret). Organisons-nous dans de nouveaux partis, et quand l’indépendance sera à portée de la main, ce sera le temps des alliances… Et même, pourquoi pas, à chaque élection, on s’échange des comtés, etc.

    Il faut tout rebâtir car le PQ a tout pourri depuis la racine. Il faut oeuvrer dans des partis qui veulent réellement défendre la langue française, notre identité, et qui veulent réellement nous libérer de nos chaînes.

    Cessons les calculs misérables et votons avec notre coeur et notre âme! Car mieux vaut Charest un autre quatre ans que de paralyser le Québec une autre décennie avec un Parti Québécois qui, lorsqu’il gère la province, réussit simplement à nous démobiliser et à nous diviser.

    Bravo Fridoline!

  14. Bon sang de bon sang! Que ça fait du bien de lire ça. Il y a longtemps que je suis de cet avis, Monsieur Préfontaine. Mais j’ai l’impression de tourner en rond, en rond, en rond…

    Au fond, je suis attristée de cette situation, et suis surtout extrêmement inquiète pour le Québec que, de toute évidence, Charest cherche à détruire en le dépossédant de tous ses leviers économiques d’importance.

    Très inquiète.

  15. […] This post was mentioned on Twitter by Louis P.. Louis P. said: L’usure de l’opposition https://ledernierquebecois.wordpress.com/2010/03/26/usure-de-l-opposition […]

  16. […] 27/03/2010 18 h 56 ~ L'usure de l'opposition […]

  17. « @Daniel Roy, C.A.: J’écris sur ce que je veux, quand je veux, et de la manière dont je le veux. Je ne cesserai pas de critique les imbéciles parce qu’ils sont d’un côté ou de l’autre; mon combat n’est pas contre le PLQ, mais contre l’idiotie, et si je crois que le PQ de Pauline Marois, avec son programme de droite et qui ne propose rien de concret pour défendre notre langue et notre identité, constitue un danger, je vais continuer de l’écrire, que vous me lisiez ou non. »

    Vous en remettez. Veuillez me retirer de votre liste d’envois.

    Daniel Roy, C.A.

  18. Notre dernière chance : le Parti indépendantiste.(PI)

  19. Je suis en contact régulier avec Bernard Landry, qui n’arrête pas en ce moment, de sillonner le Québec gratuitement et bénévolement en en faisant la pédagogie de l’indépendance nationale, contrairement à Lucien Bouchard qui est devenu associé principal chez le plus gros bureau juif anglophone du Canada, Davis Ward, Philipps Vineberg et qui n’arrête pas de nous répéter qu’il faut renoncer à notre idéal d’indépendance et se serrer la ceinture, alors que cette crise économique a été créée de toutes pièces par les banksters de Wall Street et que le gouvernement fédéral a engrangé des surplus sur notre dos pendant des décennies.

    J’ai participé au congrès de 2005 alors que Landry était président du PQ. Nous avons voté alors un programme d’accession à l’indépendance qui était très simple et très clair : présentation d’un projet de pays lors de l’élection avec un budget d’un Québec indépendant et référendum rapide dans le premier mandat.

    Landry qui est un véritable indépendantiste, était d’accord avec cela.

    C’est le PQBoisclair et le PQMarois qui ont jeté le projet de pays aux poubelles en violant et le programme et les statuts. J’ai expliqué cela en détails dans mes chroniques sur Vigile.

    Que vous soyez déçu du PQ, j’en conviens. Je le suis moi-même. Mais que vous soyez injuste envers Landry, je ne l’admets pas.

    Si vous avez des preuves contre lui ou des faits véridiques ou vérifiés, sortez-les et je lui ferai parvenir. Et il vous répondra.

    Pierre Cloutier

    cloutip@cooptel.qc.ca

  20. C’est le PQ qui nous a divisé. Plutôt les pseudos-indépendantistes qui contrôlent ce PQ.

  21. Le PQ ne fera jamais, jamais, jamais l’indépendance. Il est infiltré depuis belle lurette et avec Pauline, il est maintenant neutralisé.

  22. Pourquoi un titre après un nom ? C.A.

    Louis P. a compris, il n’exagère rien. À votre tour Monsieur Roy de comprendre.

    Yvon Sylva, artiste.

  23. Un référendum est simplement un gros sondage. Il ne fait pas l’indépendance, il donne une deuxième chance à l’adversaire de se reprendre.

  24. Dernière chance : Parti indépendantiste.

  25. Le PQ fourmille de manipulateurs et manipulatrices fédéralistes; et M. Landry n’a rien vu de cela. Ils ont réussi à le faire démissionner et placer leur pion : Pauline.

  26. « La pire erreur : abandonner.» Félix Leclerc

  27. L’équipe des rois, Pauline MaROIs, mais… Je ne dirai rien comme Landry, je pense qu’il a été un de nos meilleurs premiers ministre, et il continue de parler en faveur d’un Québec libre, je l’admire beaucoup.

  28. C’est un autre fort intéressant article Monsieur Préfontaine.

    Je viens d’en faire le relais à partir de ma page Facebook.

    Ce n’est pas la première fois que je viens vous lire.

    Continuer votre bon travail, il est d’une excellente qualité intellectuelle.

    Et nous n’en avons pas de trop au Québec.

    Beaucoup de «Partis-Ânneries»..

    Beaucoup de pressions à droite..

    Un grand manque d’humanisme..

    Et beaucoup de conneries..

    Je vous laisse en lien un de mes articles à titre de contribution à ce débat.

    Merci et bonne continuation,

    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre et militant de Québec Solidaire

    Références :

    Le véritable PQ, c’est «NOUS» : Québec Solidaire !
    L’origine de l’indépendance est une lutte de classe :

    http://www.vigile.net/Le-veritable-PQ-c-est-NOUS-Quebec

    «Tous mes articles chez Vigile.net» :
    http://www.vigile.net/_Montmarquette-Christian_

    .

  29. Le sang neuf existe déjà!

    http://parti-independantiste.org/

    Moi, si le PQ me chie dans les mains lors de son prochain mandat. Mon idée est faite sur la façon d’utiliser mon droit de vote par la suite.

  30. Si vous pensez que c’est si facile de changer les choses
    et que vous pourriez faire mieux que la chef actuelle du PQ,
    alors qu’attendez-vous pour vous impliquer dans ce sens?
    (Je suis convaincu que vous feriez un très bon chef pour le
    Parti Québécois). Sinon arrêtez de parler contre le PQ et sa
    chef, en plus de favoriser une réélection des libéraux et de
    son chef. Après 12 ans de PLQ et Charest, ne pensez-vous pas
    que c’est assez? Vous en voulez encore???

    J’aimerais savoir pourquoi vous parlez toujours et uniquement
    de ce qui est mauvais, et jamais de ce qui va bien dans le PQ,
    il y a aussi du mérite à être dans l’opposition, en plus de faire
    face à un gouvernement libéral qui, on l’a bien vu, ne manque pas
    d’argent, « L’argent c’est le nerf de la guerre »… Les dons
    lui pleuvent dessus et viennent surtout de riches compagnies et
    contracteurs intéressés…

    Par contre, vous ne parlez pas ou très peu du parti qui forme
    le gouvernement. Faut-il vous rappeler tous les exemples de mauvaise
    gestion de ce gouvernement? Cela prendrait plusieurs pages.

    Je trouve dommage que vous n’utilisiez pas davantage tout ce beau
    talent à faire avancer la Souveraineté et à essayer de réunir
    les indépendantistes.

  31. Sérieusement, j’aurais pu mieux faire que le PQ a bien des occasions !

    Quand le Fédéral s’est mis à attaquer la loi 101, je n’aurais pas hésiter une seconde à utiliser la clause nonobstant. Le Cegep en français, cela fait au moins 15 ans que l’on en parle, mais rien ne se fait. Si le Français est en recul, le PQ a une grosse part de responsabilité.

    Alcan coûte plus chère qu’elle ne rapporte à la province. son titre sur SA rivière relève d’un vol. Il y a longtemps qu’Alcan aurait du être nationalisé.

    Mais voilà, ce parti qui avait des couilles a tranquillement disparu.

    J’aime vraiment beaucoup le programme actuel. Mais le PQ aura-t-il le courage d’associer la parole aux gestes. Là je garde des doutes.
    C’est cela que je veux dire quand je parle ‘de nous chier dans les mains’ !

    En passant, votre dernier commentaire est particulièrement déplacé, car l’idée des référendums sectorielles est une idée que je défend depuis plus de 6 ans …

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